(Dessin réalisé au primaire)

Les charleries

Bienvenue sur mon blogue,

Ce blogue contient des souvenirs, des anecdotes, des opinions, de la fiction, des bribes d’histoire, des énigmes et des documents d’archives.

Charles-É. Jean

 

Réflexions

# 3590                 10 avril 2017

 

Les dons

Il existe des dizaines d’organismes qui nous sollicitent chaque année, même trois ou quatre fois par année pour qu’on leur accorde un don. Dans certains organismes, le budget prévu pour la sollicitation semble assez élevé si on en juge par l’ampleur des locaux qu’ils occupent et par les cadeaux qu’ils font.

 

Il arrive que certains organismes échangent nos adresses avec d’autres : ce qui augmente le nombre de solliciteurs. Même si on n’a encore rien donné, ces nouveaux organismes nous envoient des cadeaux.

 

En 2016, j’ai reçu

• deux 5 sous

• 4 stylos

• 4 calendriers, dont 2 par un seul organisme

• une calculatrice bas de gamme, mais fonctionnelle

• 5 ou 6 blocs-notes. Sur certains, mon nom apparaissait sur chaque page.

• une cinquantaine de collants pour placer sur les cadeaux de Noël ou autre correspondance

• entre 30 et 40 cartes de Noël, dont 10 par un seul solliciteur

• une vingtaine d’autres cartes (sympathie, anniversaire, prompt rétablissement, ...)

• autour de 300 étiquettes d’adresse, dont 60 par un seul solliciteur. 

 

Qui de nos jours expédient autant de cartes et utilisent autant d’étiquettes ? Quel gaspillage ! C’est comme si le téléphone et internet n’existaient pas. Bref, utiles ou pas, je ne veux pas de cadeaux en échange d’un don fait ou à venir.

 

Pour moi, le modèle dans ce domaine, c’est la Fondation de l’Université du Québec à Rimouski. Chaque année en avril ou en mai, une personne bénévole, généralement une étudiante, appelle les donateurs réguliers pour leur demander s’ils renouvellent leur don. Pas de cadeau, pas de sollicitation répétée. Leur coût d’opérations doit être très minime. Le don est alors maximisé, d’autant plus que la Fondation occupe des locaux à l’UQAR.

 

Par ailleurs, quand je fais un don à ces organismes, je suis toujours mal à l’aise de penser que j’ai droit à un crédit d’impôt. Si je suis mal à l’aise, c’est parce que j’oblige d’autres contribuables malgré eux à s’associer à mon don par leurs impôts. Voilà pourquoi, j’aimerais qu’on fasse disparaître ces crédits d’impôt.

 

En même temps, j’aimerais que les organismes se mettent au diapason des nouvelles technologies qui sont moins coûteuses et peut-être plus efficaces. Quand je donne 100 $ à un organisme, je ne veux pas que 20 $ ou plus servent aux frais d’administration.

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# 3540                 21 mars 2017

 

La corruption

Selon Wikipédia, « la corruption est la perversion ou le détournement d'un processus ou d'une interaction avec une ou plusieurs personnes dans le dessein, pour le corrupteur, d'obtenir des avantages ou des prérogatives particulières ou, pour le corrompu, d'obtenir une rétribution en échange de sa complaisance. »

 

On parle depuis longtemps de quotas imposés aux policiers pour les inciter à donner des contraventions. Or, cette pratique permet aux officiers supérieurs d’obtenir des bonis payés à même les fonds publics. N’est-ce pas une forme subtile de corruption ? Dans ce cas-ci, l’officier reçoit une rétribution et le policier s’assure de conserver un bon dossier et l’appréciation de ses supérieurs. La priorité n’est pas donnée aux services à la population, mais au bien-être du système.

 

De plus en plus, les médias rapportent des cas invraisemblables d’agents qui ont donné des contraventions. Pensons à cet agent qui, il y a quelques mois, a donné des dizaines de contraventions pour stationnement illégal en commençant à minuit et une minute alors que la nouvelle signalisation n’était pas encore en place.

 

Pensons à l’agent qui, au Saguenay, a immobilisé un corbillard qui arrivait à l’église alors que le défunt y prenait place et a sorti son calepin. Il ne s’est pas soucié des proches qui suivaient le cortège funèbre.

 

Pensons à ces gens qui sont restés au moins neuf heures sur l’autoroute sans secours lors de la dernière tempête de neige et qui ont reçu une contravention pour avoir abandonné leur voiture.

 

Dans les trois cas, les agents ont appliqué la réglementation à la lettre. On leur reproche d’avoir manqué de jugement. Mais, ne serait-ce pas plutôt une conséquence directe du fait que le système associe performance à contraventions ? Pour ces agents qui sont forcés de sévir, le jugement passe en second lieu. Il faut assurer des bonis aux patrons et, en même temps, renflouer les coffres du Gouvernement.

 

Dans ce contexte, un fait divers est très significatif et dénote un malaise profond. Un policier a émis un billet de contravention à un citoyen au nom d’un autre policier parce qu’il trouvait que le dossier de son collègue était trop mince dans ce domaine. Imaginez.

 

On apprend aussi que les banques obligent les employés à conseiller des produits sans dire toute la vérité ou à insister plus que nécessaire, par exemple, pour forcer le client à ouvrir des comptes ou à prendre des cartes de crédit. Ces personnes, en échange de leur collaboration, reçoivent des gratifications de leur employeur, comme des voyages à l’étranger ou peut-être des bonis. J’ai moi-même était témoin d’une telle situation.

 

Bref, de plus en plus, le système se nourrit de lui-même et oublie qu’il est au service des citoyens qui paient abondamment pour se faire protéger. Certains pays sont réputés pour être corrompus. Au plan public, notre corruption à nous est savamment étudiée et se fait dans la douceur. C’est tout un système mis en place par les élites qui en profitent.

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# 3440                 9 février 2017

 

Une mosquée prise pour cible

Le peuple québécois a été durement éprouvé par la tuerie du 29 janvier 2017 à Québec. Nos leaders politiques ont fait montre de compassion. Mais ont-ils trop parlé ? Sont-ils tombés dans le piège religieux ? Les images trop abondantes à la télévision ont-elles choquées certaines personnes, surtout celles qui sont en train de se radicaliser ? Pourraient-elles avoir comme conséquence de faire monter d’un cran l’islamophobie ? Les politiciens tiendront-ils leur promesse ? L’avenir nous le dira.

 

Le 26 janvier 2017, trois jours avant la tuerie, dans une entrevue au journal montréalais Métro, Gérard Bouchard déclarait : « [Du côté des accommodements], je trouve l’inactivité de notre société et en particulier des gouvernements extrêmement imprudente. Tout le monde est au courant qu’il semble y avoir des problèmes, mais on dirait que personne ne veut vraiment aller voir comment ça se passe. Ou bien on s’aperçoit que tout est normal et on peut calmer la population, ou bien on s’aperçoit que c’est vrai qu’il y a des problèmes, et là, il faut se dépêcher de les régler. » En lisant les mots « extrêmement imprudente », j’ai été surpris d’entendre cela de sa part. S’agissait-il d’une prémonition ?

 

Les causes de cette tuerie sont multiples et profondes. Il faudrait une analyse très serrée du contexte dans lequel l’événement s’inscrit. Cette tuerie ne laisse personne indifférent. Les gestes posés ne peuvent être justifiés d’aucune façon. Toutefois, il est sage de réfléchir sur le contexte. Voici quelques pistes de réflexion en vrac :

 

1. Avant l’événement tragique, un journaliste demandait en privé à un Arabe s’il était musulman. Ce dernier a répondu : « On ne parle pas de ça ». La semaine dernière, j’ai entendu un musulman dire que ses coreligionnaires se cachaient pour ne pas être vus lorsqu’ils allaient à la mosquée. Comment se fait-il que des femmes musulmanes affichent leur religion dans la rue et que les hommes se cachent ?

 

2. J’ai entendu un leader musulman dire à peu près ceci : « Six hommes ont été tués. Comment vont vivre les femmes et leurs enfants ? Celles-ci portent le voile et elles auront de la difficulté à se trouver un emploi. » Notez que c’est un leader musulman qui fait le lien entre le voile et l’emploi. Les musulmanes ne pourraient-elles pas laisser leur voile à la maison et ainsi mieux s’intégrer à la société d’accueil ?

 

3. À la mosquée, les hommes sont en bas (dans les deux sens du terme) ; les femmes sont au « jubé ». A-t-on déjà vu à la télévision ou dans les journaux  des images de musulmanes qui priaient ? Des musulmans, oui. Des musulmanes, non.

 

4. Quand Justin Trudeau a visité une mosquée, les femmes ministres ont dû loger au « jubé ». Est-ce normal ?

 

5. En 2015, une musulmane non encore canadienne a obtenu de la cour fédérale le droit de prêter le serment de citoyenneté en portant le niqab. Une ministre lui a personnellement téléphoné pour la féliciter. N’est-ce pas frustrant ?

 

6. Le 6 février 2015, Denise Bombardier nous apprenait ceci : « La Société de transport de Montréal vient de consentir à aménager un lieu de prière après avoir reçu la demande d’un seul employé musulman ». Pourquoi le gouvernement québécois tarde-t-il à légiférer sur les accomodements religieux ? Cela ferait sûrement baisser la tension.

 

7. Je suis fier que des hommes et des femmes de différentes confessions soient sortis dans la rue en grand nombre pour manifester leur dégoût. Quand il y a un attentat terroriste islamiste dans le monde, pourquoi les musulmans ordinaires ne sortent-ils pas pour dénoncer ces actes barbares ? Cela permettrait de comprendre que les musulmans ne sont pas tous des islamistes (ce qui est largement le cas) et d’éviter ainsi les amalgames. Généralement, seuls quelques leaders musulmans se prononcent. Ce n’est pas suffisant.

 

Bien sûr que les Québécois de souche plus ou moins lointaine ont leur bout de chemin à faire, mais les musulmans doivent tout faire pour s’intégrer. Or, quand on parle d’eux dans les médias, c’est souvent pour des accomodements religieux. Personnellement, quand je vois une femme voilée dans la rue, cela m’indispose. Dernièrement, j’ai vu un jeune commis d’environ 20 ans avec un chapelet dans le cou. Cela m’a indisposé. On ne peut pas légiférer pour bannir tout signe religieux dans n’importe lequel espace public, mais il appartient à chaque personne d’user de discrétion.

 

Je vous propose une citation encore plus récente de Gérard Bouchard : « Je ne suis pas découragé, mais je suis conscient que le Québec fait face présentement à des problèmes importants. Voyez les résultats du sondage CROP–La Presse de décembre dernier : 60 % des Québécois se disent exclus socialement. C’est 60 % de Québécois qui sont mécontents, qui se sentent impuissants. Il y a une majorité de Québécois qui ont déclaré dans ce sondage qu’ils ne faisaient plus confiance aux partis politiques, aux médias, aux gens d’affaire, aux scientifiques… C’est un décrochage social inquiétant. »

 

Il y a quelques jours, quelqu’un qui a beaucoup voyagé et qui est ouvert à toutes les cultures me disait : « J’ai peur de devenir islamophobe. » Il n’a pas aimé, la semaine dernière, la surexposition entre le religieux et le politique. Marmite surchauffée explose.

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# 3420                 1er février 2017

 

Donald Trump

Dans un article du 2 février 2016, j’écrivais : « Je n’ai pas l’intention de comparer Adolph Hitler à Donald Trump, mais j’y vois des éléments inquiétants qui peuvent nous obliger à réfléchir. Souvent, on dirait que l’histoire est oubliée et qu’elle se répète de façon dramatique ». Une chose est certaine. Il y a au moins un point commun. Hitler s’en prenait aux juifs et Trump s’en prend aux musulmans.

 

Depuis son accession à la Maison-Blanche, Donald Trump a multiplié les décrets présidentiels. Celui qui est le plus controversé est d’interdire temporairement aux États-Unis, par souci de sécurité, l’entrée de personnes qui proviennent de sept pays musulmans. Il est probable que ce décret soit illégal. Toutefois, la conclusion qu’on peut en tirer est que tous les musulmans, au moins de ces pays, sont des terroristes. Ce qui ne tient pas la route.

 

Les manifestations aux États-Unis et dans le monde montrent que ce décret est l’œuvre d’un « politicien » idéologue qui bafoue la tradition américaine. Les gens ont raison d’être outrés par une telle dérive qui montre une méconnaissance totale des relations avec les autres pays et un rejet de la diplomatie. Imaginez. Des musulmans qui venaient visiter des proches ou participer à des congrès ont été arrêtés et refoulés dans leur pays. Heureusement que des juges sont intervenus pour protéger certaines de ces personnes.

 

Les frasques de Donald Trump ne font que commencer. On n’a rien vu encore. Il a interprété la fusillade à la mosquée de Québec comme justifiant sa décision. Le 30 janvier 2017, le journal La Presse écrit : « Bien que les victimes de dimanche soir soient exclusivement musulmanes, un porte-parole du président américain a utilisé l'événement pour plaider en faveur du décret qui limite les déplacements des ressortissants de sept pays à majorité musulmane aux États-Unis. » Incroyable.

 

Doit-on être inquiet concernant cet homme ? Je pense que oui. Le fait que Barak Obama ait mis de côté son devoir de réserve à quelques jours de son départ est très significatif.

 

Je suis porté à penser que Donald Trump ne terminera pas son mandat de quatre ans. Il va être destitué. Un gouvernement n’est pas une entreprise privée où il est possible de bousculer les gens pour arriver à ses fins. Ceux qui pensent qu’il va changer se trompent. Les moyens utilisés pour obtenir le poste le plus important au monde montrent son peu de respect pour les institutions et, en particulier, pour la démocratie. Il va continuer à attiser la colère mondiale au nom de la proactivité ou encore il va être accusé de favoritisme ou même de despotisme.

 

Peut-on imaginer un milliardaire qui a des hôtels dans plusieurs pays ne pas succomber à la tentation de prendre des décisions qui favorisent son portefeuille ? Peut-on imaginer un milliardaire qui s’entoure de conseillers parmi les plus riches de la planète ? Peut-on imaginer un homme qui n’a pas de respect pour les femmes être à la tête pays le plus influent du monde ?

 

C’est le déclin de Trump ou le « déclin de l’empire américain ». Les Américains devront trancher ce nœud gordien.

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# 3335                 29 décembre 2016

 

Mes souhaits pour 2017

• Que le Saguenay-Lac-Saint-Jean se sépare du Québec pour obliger Couillard, député du coin, à prendre sa retraite et qu’ainsi il puisse écrire des livres de poèmes.

• Que Trudeau pousse encore plus loin son multiculturalisme en proclamant le Canada multilingue et en imposant la traduction des documents officiels dans toute langue parlée par au moins deux personnes.

• Que toutes les musulmanes soient obligées de porter la burqa dès l’âge de 18 ans.

• Que toutes les accommodations demandées par les musulmans soient acceptées et qu’ainsi nous mourrions en paix lorsqu’un camion dirigé par leur cousin islamiste foncera sur nous ou qu’une bombe explosera.

• Que les islamistes radicaux soient accueillis à bras ouverts à la seule condition qu’ils nous donnent la permission de fouiller dans leur sac à dos. (Je ne suis pas islamophobe ; je suis islamistophobe.)

• Que les résidents des CHSLD soient transférés dans les prisons et que les prisonniers aillent manger des patates en poudre dans les CHSLD.

• Que le Gouvernement du Québec cède au fédéral toutes ses compétences en santé sans transferts de fonds et que l’argent ainsi économisé soit réparti entre les plus riches.

• Que les salaires des médecins soient encore augmentés et qu’ainsi ils puissent diminuer leurs heures de travail.

• Que le Gouvernement du Québec signe la Constitution canadienne sans référendum à la seule condition que Québec soit reconnu comme un pays.

• Que les avocats et les notaires en grève qui travaillent pour le Gouvernement soient congédiés et que les lois soient rédigées par les employés qui perdent leur emploi à cause du départ de sièges sociaux.

  Que Donald Trump accepte de se faire greffer un cerveau écologique pour le plus grand bien de la planète.

• Que la troisième guerre mondiale soit remise à plus tard.

• Que la liberté d’expression soit reconnue comme un droit absolu et que ceux qui n’ont pas la possibilité de s’exprimer en public soient poursuivis en justice.

• Que Tout le monde en parle invite encore plus d’humoristes et d’artistes, surtout ceux qui sont authentiques.

• Que TVA augmente d’une heure ses nouvelles de fin d’après-midi pour que les journalistes parlent encore plus des chiens écrasés.

• Que le salaire minimum soit haussé d’un sou par jour et qu’ainsi en deux ans il aura dépassé 15 $ l’heure.

• Que les paradis fiscaux soient encouragés pour permettre aux mieux nantis de vivre leur paradis sur terre.

• Que le Gouvernement canadien décide sans avis préalable d’éliminer le billet de banque de 100 $ et de le rendre non monnayable pour contrer les cachettes d’argent.

• Que la GRC cesse d’engager des femmes tant qu’elle ne pourra pas assurer leur sécurité en son sein.

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# 3315                 21 décembre 2016

 

Les poteries

Le 16 décembre 2016, la police de Montréal a perquisitionné les boutiques de Cannabis Culture et arrêté 10 personnes. La police a indiqué qu’elle pourrait poursuivre les clients. Ces boutiques qu’on pourrait appeler des poteries ou des drogueries avaient été ouvertes la veille et vendaient du cannabis. On sait que la possession et la vente de cette substance sont illégales dans ce pays.

 

La police avait-elle raison ? Personnellement, je pense que la police n’avait pas le choix. Il appartenait au trio Trudeau, Couillard et Coderre de manifester une certaine tolérance dans ce dossier. En effet, le gouvernement Trudeau est en démarche pour modifier la loi et légaliser le cannabis. La situation est donc particulière. Il s’agit d’une zone grise. On sait que ce qui est illégal aujourd’hui sera légal demain. Deux autres provinces ont choisi la voie de la tolérance. Par ailleurs, dans la vie de tous les jours, certains actes illégaux sont tolérés.

 

Que va-t-il se passer maintenant ? La police va consacrer des heures à enquêter et va monter de volumineux dossiers. En attendant, les personnes ont été relâchées et elles risquent de récidiver.

 

Comme les tribunaux nous ont habitués, les procès n’auront pas lieu avant un bon bout de temps. À ce moment, la nouvelle loi sera en vigueur. Les accusés seront blanchis soit par retrait des accusations, soit par décision du juge. Cette démarche va exiger des coûts exorbitants pendant que la police et les tribunaux sont à bout de souffle.

 

Même si l’ouverture de ces poteries est une provocation planifiée, je pense que les politiciens sont tombés dans le piège. En attendant, les poteux trouvent facilement leur cannabis dans la rue. Ces ventes sont exemptes de taxes. Les clients sont en contact avec des revendeurs qui, à l’occasion, leur offrent d’autres drogues.

 

Par ailleurs, le fait de poursuivre les clients serait une nouveauté dans ce domaine, car la tolérance due à la possession en petite quantité est établie depuis quelques années.

 

Malgré cette situation, la prochaine étape devra être la décriminalisation des drogues dures. Comme société, on ne peut pas tolérer bien longtemps les ravages causés par ces drogues chez les plus démunis. Depuis janvier 2016, le fentanyl a causé 755 morts en Colombie-Britannique et 128 morts, seulement en novembre 2016. Il faut que les pouvoirs publics coordonnent la vente de ces drogues pour assurer notamment la sécurité des consommateurs.

 

On ne peut pas ignorer la facilité avec laquelle des gens peuvent se procurer ces drogues qui échappent à toute forme de contrôle.

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# 3285                 9 décembre 2016

 

Aux musulmans

Le texte qui suit a été attribué à une personnalité publique. Toutefois, selon moi et d’autres personnes, il serait plutôt l’œuvre d’un auteur inconnu. Voici ce texte :

« À la lecture des commentaires émis dans les journaux ou les réseaux sociaux, je crois que vous, mes amis musulmans, semblez avoir de la difficulté à comprendre le peuple québécois qui est non seulement en faveur de la charte de la laïcité, mais qui y tient mordicus.

Selon plusieurs d'entre vous et aussi quelques bien-pensants québécois, vous nous percevez comme un peuple xénophobe, à la limite raciste, alors que c'est totalement faux.


J'aimerais vous amener à réfléchir à quelques points qui pourraient nous rapprocher et vous aider à comprendre notre réaction vis-à-vis votre présence en sol québécois.

Je pense que vous serez d'accord avec moi que le Canada (incluant bien entendu le Québec) est, comparativement à votre pays d'origine, une des nations les plus pacifiques au monde. Souvenez-vous que les Casques bleus sont une création canadienne.

Le peuple québécois déteste la chicane et la confrontation. Il aime la paix. Il peut faire des concessions, mais pas n'importe lesquelles.

Le Québec a été sous l'emprise de l'Église catholique pendant 400 ans. J'exagère à peine en disant que l'Église était pour nous l'équivalent des talibans chez vous. Tout comme vos extrémistes islamistes, on nous obligeait à aller prier à l'église sous peine de brûler en enfer. L'alcool était fortement déconseillé, la musique et les films faisaient l'objet de censure. Si les jeunes femmes avaient des relations sexuelles avant le mariage, elles se faisaient renier par leurs parents et étaient jetées à la rue. On leur arrachait leurs enfants des bras pour les confier à des orphelinats dirigés par... l'Église. Pendant ce temps, des religieux abusaient des petits enfants à l'orphelinat ou à l'école.

Il a fallu 400 ans au peuple québécois pour briser cette domination et rejeter ces dogmes et croyances ridicules. Croyez-vous que nous allons laisser une autre religion entrer dans nos vies et dans l'espace public ? Croyez-vous sincèrement que je suis à l'aise quand l'enseignante de ma petite-fille porte un voile pour lui démontrer de manière sans équivoque sa croyance religieuse : « Tu vois moi, je suis meilleure que toi, je pratique ma religion ». Et comment pensez-vous que je vais réagir quand on lui imposera la nourriture halal au CPE ou à l'école ? Nous sommes maintenant un peuple libre, libéré de la religion.

Noyé dans une mer de 375 millions de Nord-Américains qui parlent l'anglais, le peuple québécois est fier de dire, encore aujourd'hui, qu'il a conservé sa langue et sa culture. S'il faut se battre encore 400 ans pour avoir un Québec laïc, libéré de toute religion, nous nous battrons. Les Québécois ne se laisseront jamais imposer une culture ou croyance qui va à l'encontre de leurs valeurs. De là, la nécessité de la charte des valeurs québécoises.

Alors, je vous tends la main, je vous demande à vous, mes amis musulmans, de vous joindre aux autres immigrants, italiens, chinois, grecs, vietnamiens, latino-américains, qui pratiquent eux aussi leur religion, mais discrètement à la maison. Pourquoi est-ce si facile pour eux et pas pour vous ?

Pour beaucoup d'entre vous, vous avez quitté un pays en guerre, le Québec vous offre un pays d'accueil, de paix, sans guerre et sans conflit. Un pays où tout est possible. Il suffit de faire comme les autres immigrants et de vous intégrer au Québec. Vous avez tout à gagner. Bienvenues chez-nous!!! » (Fin du texte cité)

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# 3280                 7 décembre 2016

 

La patience

La patience, comme vertu, se situe entre l’impatience qui nous amène à oublier qu’on peut soi-même déranger les autres et entre l’excès de patience qui consiste à se résigner face à des situations parfois intolérables.

 

Voici une histoire que j’ai vécue :

 

Hier à Montréal, j’ai dû prendre le métro vers 9 heures du matin. À mon arrivée dans le métro, un message se faisait entendre disant que la ligne verte vers l’ouest était paralysée. Au bout de 10 minutes, on annonçait la reprise des activités et on nous remerciait de notre patience. Avec le temps, les gens s’entassaient. Au moins 200 personnes attendaient quand, au bout d’environ cinq minutes, une première rame de wagons passa avec personne à bord et ne s’arrêta pas.

 

Au bout d’environ cinq minutes, une deuxième rame passa et s’arrêta. Les wagons étaient suffisamment bondés pour que seule la sortie de personnes puisse permettre de se faufiler. Je n’ai pas pu entrer.

 

Au bout d’environ cinq minutes, une deuxième rame passa et s’arrêta. La même situation se produisit. Je n’ai pas pu entrer.

 

Au bout d’environ cinq minutes, une troisième rame passa et s’arrêta. Là où j’étais, trois personnes ont quitté le wagon. J’étais le troisième en attente. J’ai pu entrer. Mon espace était tellement restreint que j’ai craint de me faire écraser par les portes en fermant. Nous étions plus que tassés comme des sardines, nous étions fusionnés. De plus, il y avait encore des gens qui attendaient.

 

Pendant tout ce temps, je n’ai entendu aucune parole d’impatience et je n’ai vu aucun acte d’impatience.

 

Est-ce un excès de patience ? La patience pourrait-elle devenir un vice ? De façon générale, la patience refoulée conduirait-elle à des votes non rationnels lors d’élections ?

 

Si Thomas d’Aquin vivait aujourd’hui dans une grande ville, il classerait sans doute la patience parmi les vertus cardinales et l’impatience parmi les péchés capitaux.

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# 3200                 5 novembre 2016

Gens de parole

J’ai écouté attentivement le gala de l’ADISQ du dimanche 30 octobre 2016. Je suis resté avec un goût amer à cause du langage des intervenants. La haute estime que j’avais envers les artistes de la chanson a baissé d’un cran.

 

La chanson est un élément important de toute culture. En particulier, nos compositeurs et interprètes qui, à n’en pas douter font preuve d’un grand talent, devraient être des modèles de langage autant dans leur composition que dans leur présentation. Ils devraient porter la langue à son plus haut niveau et ainsi, on le souhaite, provoquer un effet d’entraînement.

 

Or, il arrive que certains de ces artistes semblent se moquer de cette langue qui est leur outil de travail. Dans les textes de chanson, la langue est ordinairement respectée. Je n’ai pas d’objection à ce qu’on se permette certaines licences quand le contexte le justifie.

 

Dans leur présentation, certains artistes ont gâté la sauce : mauvaises tournures de phrases, mauvais accords, propos déplacés, mots grossiers et mots anglais qui ont leur équivalent en français. On croirait qu’ils utilisent le langage de la rue, pensant probablement être mieux compris par les incultes (c’est ce qu’ils semblent croire) que nous sommes. Certains d’entre eux vont même jusqu’à justifier ce choix de langage par leur désir d’être authentiques et leur droit de ne pas être contaminés par les bien parlants. Triste réalité.

 

Lors du gala, Céline Dion a livré un message de qualité. Elle a montré qu’elle est une grande dame et qu’elle respecte ceux qui consacrent du temps à l’écouter. Elle a rehaussé le décorum de cette séance publique.

 

Je comprends que les Québécois en général maîtrisent moins bien leur langue que les Français de France. L’histoire est là pour l’expliquer. Avant 1960, au Québec, le système d’éducation était plutôt pauvre. On en subit encore les conséquences. Les Français, à part les anglicismes, ont le souci de bien parler. Faisons un effort pour donner à la parlure québécoise un statut aussi enviable que le parler de France.

 

N’oublions pas que toutes les personnes qui vivent de chansons sont des gens de paroles. Enlevons-leur les mots, les phrases, les conjonctions, les prépositions, les adverbes, la grammaire, etc., elles sont en chômage.

 

À part la vie et l’amitié, notre bien le plus précieux est la langue. Chérissons-la.

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# 3170                 24 octobre 2016

 

La présomption d’innocence

S’il est sujet qu’il faut aborder avec délicatesse, c’est bien la présomption d’innocence. De façon générale, les auteurs s’entendent pour dire que la présomption d’innocence fait qu’un individu, même s’il est accusé d’avoir commis un crime ne peut pas être considéré coupable avant que le tribunal le déclare comme tel.

 

On se souvient, sans doute, d’enseignants du primaire qui, dans le passé, ont été accusés d’attouchements par de jeunes élèves, et qui ont été innocentés par le tribunal. Plus près de nous, on se souvient de l’affaire Jutras où une ministre du gouvernement du Québec a jugé que les plaintes formulées à l’égard de Claude Jutras étaient suffisamment crédibles pour justifier le retrait de son nom dans la place publique. Où était la présomption d’innocence dans ce dernier cas ? Jutras n’a jamais été accusé et forcément non jugé : il était décédé depuis 30 ans.

 

La dernière affaire est celle de Paquet-Sklavounos. Il ne m’appartient pas de mettre en doute les propos de la jeune fille, Alice de son prénom. Toutefois, je note qu’aucune accusation n’a encore été portée envers le député libéral. Dans tous les cas, il appartient au procureur de la Couronne de porter des accusations s’il y a lieu et, le cas échéant, au tribunal de reconnaître coupable ou non le député. D’ici là, cet homme est considéré innocent. Dans la pratique, je ne suis pas sûr que la présomption d’innocence soit respectée.

 

Il me semble évident que la classe politique a eu l’épiderme d’une extrême sensibilité envers les gestes présumés du député. On n’a pas entendu les mots de Jean de La Fontaine « ce pelé, ce galeux », mais ce n’était pas loin. Comment voulez-vous que le peuple réagisse de façon adulte quand les politiciens réagissent d’une façon erratique, eux qui ont supposément de l’expérience ? Le fait de s’adresser personnellement à chaque député libéral masculin pour lui demander s’il était en cause relève de l’amateurisme. Si j’avais fait partie de ce clan, j’aurais été insulté par une telle demande. De plus, le fait de prendre des mesures d’exclusion avant que des accusations soient portées par le procureur de la Couronne est à tout le moins inapproprié.

 

Il fut un temps où on ne croyait pas les victimes d’agressions sexuelles. Les agresseurs avaient beau jeu. Aujourd’hui, dans l’opinion publique, le contraire se produit. Attention ! C’est un piège. Il faut trouver le juste équilibre entre le droit des victimes et celui des agresseurs. Il ne faut pas croire sur parole l’un et l’autre. Il faut tout simplement s’abstenir de porter des jugements sur l’un et sur l’autre.

 

On reproche souvent aux médias sociaux d’amplifier certaines affaires. Le reproche peut être justifié vu l’aspect public des commentaires plus souvent qu’autrement émis sans connaître tous les faits. Il faut apprendre à vivre avec cette technologie qui, par ailleurs, a tellement d’effets positifs.

 

Une chose est certaine. La lenteur de la justice favorise ces réactions. Le public est impatient. Si on était assuré que des accusations soient promptement portées et que le tribunal se prononce dans un délai raisonnable, les gens se garderaient sans doute une petite gêne. Mais non, le processus prend des années. Cela n’incite pas les présumées victimes à dénoncer. En attendant la vie des présumées victimes et celle des présumés agresseurs est infernale.

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# 3090                 22 septembre 2016

 

L’aide sociale

J’en ai assez des coupures dans le bien-être social ou BS que certains appellent biscuit au soda. Oui, il y a des abus. Oui, il y a des abuseurs, mais ils sont quand même rares. Qu’on assigne ces abuseurs à des agents spéciaux expérimentés.

 

Pourquoi le Gouvernement dépense-t-il autant d’énergie à jouer dans le BS, alors qu’il paie des consultants plus de 1000 $ par jour ? Pourquoi le Gouvernement dépense-t-il autant d’énergie à jouer dans le BS, alors qu’il a peur de restreindre l’utilisation des paradis fiscaux ? Pourquoi le Gouvernement dépense-t-il autant d’énergie à jouer dans le BS, alors qu’il permet aux multinationales, par des stratégies douteuses, de payer très peu d’impôts ? Pourquoi le Gouvernement dépense-t-il autant d’énergie à jouer dans le BS, alors qu’il fait très peu pour protéger les sièges sociaux ?

 

Dans le Journal de Montréal, édition du 27 septembre 2015, Louis Gagné écrit : « Alors que le gouvernement Couillard s’apprête à légiférer pour inciter les assistés sociaux à se trouver un emploi, le nombre de Québécois vivant de l’aide sociale vient d’atteindre son plus bas niveau en près de 40 ans. [...]

 

C’est la première fois depuis octobre 1976, soit un mois avant l’élection du Parti québécois de René Lévesque, que le nombre d’assistés sociaux se retrouve sous la barre des 440 000. À cette époque, le Québec comptait environ six millions d’habitants, alors que la population dépasse aujourd’hui les huit millions de personnes. Le taux d’assistance sociale, soit le nombre d’assistés sociaux parmi les personnes âgées de 0 à 64 ans, était donc plus élevé au milieu des années 1970 qu’il ne l’est aujourd’hui (7,3 % contre 6,5 %). » (Fin de la citation)

 

À la lecture de ce texte, on a le droit de se poser la question. Pourquoi le gouvernement Couillard s’acharne-t-il sur les prestataires du BS ?

 

En juin 2016, 314 426 ménages étaient prestataires des programmes d'assistance sociale, soit une baisse de 5874 ménages  (-1,8 %) par rapport au mois de juin 2015.  L'année dernière, la baisse était de 1,4 %.

 

La Commission Charbonneau a démontré qu’on s’est fait voler des centaines de millions de dollars pour des travaux d’asphalte. Où était le Gouvernement ? À trouver des moyens de couper dans l’aide sociale ? Aucun prestataire ne contribue à la caisse électorale des partis.

 

Tout ce qui est reçu par les prestataires revient immédiatement dans l’économie. Il n’en est pas de même pour ce que gagnent les riches.

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# 3040                 2 septembre 2016

 

Sept pensées (1)

Une petite pause pour réfléchir :

1. Des millions d’êtres humains rêvent d’une vie éternelle et s’il pleut le dimanche après-midi, ils ne savent pas quoi faire. (Auteur inconnu)

 

2. Il y a quatre âges dans la vie de l’homme : celui où il croit au Père Noël, celui où il ne croit plus au Père Noël, celui où il est le Père Noël et celui où il ressemble au Père Noël. (Auteur inconnu)

 

3. C’est bizarre. Chaque fois que le cœur d’un homme cesse de battre, on donne son nom à une artère. (Pierre Dadinos)

 

4. Quand l’esprit fonctionne en cahotant, il finit en capotant. (CEJ)

 

5. L’homme le plus heureux n’est pas celui qui possède 12 millions de dollars, mais celui qui a 12 enfants. Celui qui possède 12 millions de dollars veut en avoir un treizième, alors que celui qui a 12 enfants trouve qu’il en a assez. (Paul Getty)

 

6. La vie de l’un n’est pas la vie de l’autre. Pendant que les itinérants cherchent des canettes vides, les mieux nantis, avec leur téléphone intelligent, cherchent des pokémons. (CEJ)

 

7. La répartition des biens de la terre suit la logique des vases communicants. Quand un homme s’enrichit, des milliers d’hommes s’appauvrissent. (CEJ)

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# 2980                 23 juillet 2016

 

Je rêve

Je rêve au jour où les musulmans québécois vont dire d’une seule voix : « Désormais, vous avez le droit de caricaturer Mahomet ».

 

Je rêve au jour où les musulmans québécois vont dire d’une seule voix : « Désormais, vous avez le droit de critiquer notre religion l’Islam. »

 

Je rêve au jour où les musulmans québécois vont dire d’une seule voix : « Désormais, nous allons éliminer de notre vocabulaire le terme mécréant pour vous désigner ».

 

Je rêve au jour où les musulmans québécois vont dire d’une seule voix : « Désormais, nous condamnons sans aucune réserve les tueries qui sont l’œuvre de musulmans, lesquels trahissent notre religion ».

 

Je rêve au jour où les musulmans québécois vont dire d’une seule voix : « Désormais, nous dénoncerons les imams qui prônent la violence ».

 

Je rêve au jour où les musulmans québécois vont dire d’une seule voix : « Désormais, les femmes musulmanes, comme le font les hommes musulmans, ne porteront plus de signes distinctifs dans l’espace public ».

 

Je rêve au jour où les musulmans québécois vont dire d’une seule voix : « Désormais, nous allons cesser de demander des accomodements à cause de notre religion ».

                             

Je rêve au jour où les musulmans québécois vont dire d’une seule voix : « Désormais, nous allons tout faire pour amener nos coreligionnaires à respecter les valeurs québécoises ».

 

Je rêve au jour où les musulmans québécois vont dire d’une seule voix : « Pour vous démontrer notre bonne foi, nous allons organiser une vaste manifestation dans une ville du Québec où nous allons présenter notre manifeste ».

 

Dans ce contexte, les musulmans pourront dire qu’ils respectent les Québécois. Ils seront alors accueillis à bras ouverts. Nous sommes condamnés à vivre ensemble. Vaut mieux vivre dans la paix et la sérénité que dans la suspicion et la peur de l’autre.

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# 2955                 13 juillet 2016

 

Roman Fred-Éric

L’année dernière, j’ai reçu un message d’un homme qui avait lu mon roman Fred-Éric, publié dans ce blogue.  Le titre du message était Très beau roman, celui de Fred-Éric. Voici son texte :

 

« Je l'ai lu dans une traite. Il m'a beaucoup touché, comme un frisson sur la peau. Je trouve que chaque personne humaine a une valeur inestimable, un miracle que la vie nous donne, juste une fois.

 

J'ai compris que Fred-Éric blessé a refait sa vie pour le meilleur. Il a suivi le chemin de la vérité, tracé en dedans de lui. Il est sorti de son piège comme Sébastien, Maryse et Benjamine. Quelle belle histoire !

 

Ça prend du fumier pour faire pousser les roses. C'est ce que je me suis dis après avoir lu ce roman !

 

Quand je pense à mon adolescence malheureuse, ça me redonne beaucoup d'espoir !

 

Dieu a fait beaucoup de modèles d'hommes et de femmes, tous aussi précieux les uns que les autres !

 

Continuez d'écrire de beaux romans comme ça ! » (Fin du texte cité)

 

Je ne connais pas cet homme. Il n’a pas dit qu’il était gai, mais on peut le présumer. Quand j’ai lu que le roman lui avait redonné « beaucoup d’espoir », cela m’a touché profondément. C’est très satisfaisant de constater que des mots alignés pour former des phrases peuvent avoir une influence positive sur quelqu’un. Je n’aurais eu que ce seul commentaire que j’en serais très heureux.

 

J’ai voulu partager ce bonheur avec vous. Parents, protégez vos adolescents et dites-leur très jeunes que si jamais ils sont gais, vous les accepterez à bras ouverts et que vous les accompagnerez. Dites que vous les aimez. N’ajoutez pas « quand même », mais ajoutez « tout autant ». Évitez qu’ils aient une enfance malheureuse comme ce correspondant qui, on peut le soupçonner, n’a pas eu l’appui de ses parents et a dû se cacher.

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# 2885                 14 juin 2016

Massacre à Orlando

J’ai été bouleversé par la tuerie dans une discothèque gaie à Orlando en Floride. Cette tuerie du 12 juin 2016 a fait au moins 49 morts et de nombreux blessés. Je me suis dit : « Encore un musulman qui est l’auteur d’un massacre. » Cette fois-ci, en plus, l’acte a un caractère homophobe.

 

Mon cœur m’a rendu temporairement islamophobe. Toutefois, ma raison m'a dit que ce serait une haine inutile et que les musulmans dont la grande majorité veulent vivre dans la paix sont aussi des victimes de ce tueur sans pitié.

 

Plutôt que de commenter l'événement, je vous présente un texte d’Audrey Kucinskas qui a paru dans le magazine français l’OBS le 24 juillet 2015 sous le titre : « Je suis gay et musulman. ». Notez qu’en France on écrit gay et au Québec gai. Voici ce texte :

 

« Taim sait qu’il est homosexuel depuis qu’il a 13 ans. Et depuis cette époque, le jeune musulman craint que cela ne lui coûte sa vie.

 

Déjà avant Daech, il a peur

Taim vit en Irak. Avant que Daech n’impose sa loi, le jeune homme a déjà peur. L’homosexualité n’est pas acceptée par sa religion.

 

Quand un de ses amis révèle, contre son gré, son homosexualité, Taim va commencer à se faire tabasser sans raison. On ne le tue pas, mais c'est seulement parce qu’il est issu d’une famille religieuse.

 

Et puis quand Daech est arrivé, les homosexuels ont commencé à être jetés d’en haut des immeubles. Et des djihadistes sont venus sonner à sa porte pour l’exécuter.

 

« Je vais te livrer à eux moi-même »

C’est son père qui a ouvert et qui leur a demandé de vérifier l’information. Et qui a dit à Taim : « Si ces accusations sont vraies, je vais te livrer à eux moi-même. »

 

Taim, avec l’aide de sa mère, décide de quitter le pays. Après plusieurs semaines à se cacher, il réussit enfin à entrer au Liban. Grâce à une association spécialisée dans les droits de l’homme, il compte trouver un autre pays pour l’accueillir et poursuivre ses études.

 

Nous sommes tous des cibles

Mais Taim voit de loin, via les réseaux sociaux, ses anciens camarades se faire tuer les uns après les autres. Un ami homosexuel, âgé de 22 ans, un « génie des sciences » selon ses dires, a récemment été exécuté, jeté d’un immeuble. Des images qui le hanteront jusqu’à la fin de ses jours.

 

« Je parle pour rendre hommage à mon ami, et aux hommes homosexuels que je connais et qui sont toujours en Irak. Je veux que les Irakiens sachent que nous sommes des êtres humains, pas des criminels. Nous avons des sentiments, une âme. Ne nous détestez pas uniquement parce que nous sommes différents. J’ai eu la chance de m’enfuir. J’ai sauvé ma vie. Mais eux ? Réussiront-ils à survivre ? Et s’ils survivent, se remettront-ils de ce traumatisme d’avoir été pourchassés ? C’est un désastre. Nous sommes tous des cibles. » (Fin du texte cité)

 

Ce texte émouvant nous rappelle de façon non équivoque les ravages de Daech (État islamique) même dans les pays musulmans. Au moment où vous lisez ce texte, il est probable qu’un jeune musulman gai vient d’être tué par son père ou un oncle.

 

Par ailleurs, suite à la tuerie d’Orlando, imaginez le choc que vivent certains parents qui ont appris en même temps la mort de leur fils et le fait qu’il soit gai.

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# 2645              19 février 2016

Le cas Jutra

Après trois jours d’audiences publiques à travers les médias traditionnels et les réseaux sociaux, le verdict est tombé : Claude Jutra est criminellement responsable des actes qu’on lui reproche. La sentence consiste à retirer son nom de la place publique. C’est la ministre de la culture qui a annoncé la sentence. Elle n’a pas prononcé le verdict de façon claire comme je viens de le faire, mais ordinairement une sentence découle toujours d’un verdict. Pourtant, dans un dossier criminel, c’est le juge ou le jury qui prononce le verdict et le juge est chargé de la sentence.

 

Après un premier procès qui avait duré environ deux mois, un certain cardiologue qui avait admis avoir tué ses deux enfants est jugé non criminellement responsable par un tribunal. Un deuxième procès, qui dure à peu près le même temps, le déclare criminellement responsable. Jusqu’à la tombée du dernier verdict, les médias disaient que le cardiologue était présumément coupable. Depuis sa dernière présence en cours, le cardiologue demande une révision de la dernière sentence et un troisième procès.

 

En comparant ces deux cas, on voit très bien que notre système juridique est profondément malade. La confiance est tellement ébranlée que c’est le verdict populaire qui a pris la place. On appelle cela du lynchage. Selon Wikipédia, « un lynchage est une exécution sommaire commise par un groupe de personnes, voire une foule, sans procès régulier et notamment sans laisser à l'accusé (de crimes réels ou imaginaires) la possibilité de se défendre. » Ce terme provient des États-Unis où, au 18e siècle, un dénommé Charles Lynch, alors juge de paix, a décidé d’instaurer des procès expéditifs qui se terminaient le plus souvent par l’exécution du coupable dès la fin des délibérations.

 

Nos gouvernements ont mis en place des tribunaux de tout ordre qui décident, selon les procédures, si un accusé est coupable. Ce système nous coûte très cher, car il avance à pas de tortue. Par contre, le verdict de la ministre est précipité et incompatible avec les règles d’un État de droit. Les experts pourraient nous dire de quelle façon le dossier aurait dû être mené, vu que Claude Jutra est décédé depuis 30 ans.

 

Il est probable que la plupart des gens croient que Jutra est coupable des gestes qu’on lui reproche. Chacun a droit à son opinion personnelle, mais un verdict doit être prononcé d’après la preuve présentée et ne pas tenir compte de ce que les gens pensent individuellement.

 

J’aurais aimé qu’on laisse retomber la poussière avant de décider de retirer le nom de Jutra de la place publique. Il n’y avait pas urgence de prendre une telle décision. Et si, du haut de l’au-delà, Jutra demandait une révision de la sentence et un deuxième « procès », que se passerait-il ?

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# 2630              14 février 2016

Deux pigeons piégés

Dans le journal montréalais Métro  du 12 février dernier, on pouvait lire un article intitulé « Cruiser comme un pigeon et pogner à la Saint-Valentin. » Au début, il était écrit : « Saviez-vous que les pigeons font partie des oiseaux qui sont monogames toute leur vie, qu’ils se frenchent goulûment et que leur parade de séduction n’est pas sans rappeler certaines techniques observées dans les boîtes de nuit ? »

 

Ce qui a retenu mon attention, c’est l’illustration de deux pigeons en train de copuler. On avait placé un bandeau entre les deux et plus encore, on avait mis un autre bandeau qui cachait les yeux de chacun des deux amants. (photo ci-contre)

 

Je me suis dit : « Ça ne se peut pas. Qui pourrait reconnaître les deux pigeons et sur quoi se base-t-on pour ainsi dissimuler leur identité. »

 

Si cela est une blague, je l’ai trouvée bien drôle. Si ce n’est pas une blague, c’est désespérant. C’est un symptôme d’une société de plus en plus aseptisée.

 

Dans la dernière hypothèse, cela nous ramène à plusieurs années en arrière où la sexualité était cachée. Cela constitue aussi une dérive concernant la protection de la vie privée qui n’a aucun rapport avec le vécu des gens qui circulent dans les rues.

 

Je préfère penser que c’est une blague. Autrement, notre société souffre d’une maladie qui me fait peur. Sénèque, un philosophe, dramaturge et homme d’État romain né vers l’an 4 avant Jésus-Christ a écrit : « En toutes choses, l'excès est un vice. »

 

Passez une bonne journée de la Saint-Valentin.

 

L’image appartient au journal Métro.

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# 2595       2 février 2016

Hitler et Trump

Je n’ai pas l’intention de comparer Adolph Hitler à Donald Trump, mais j’y vois des éléments inquiétants qui peuvent nous obliger à réfléchir. Souvent, on dirait que l’histoire est oubliée et qu’elle se répète de façon dramatique.

 

Que disait Hitler dans les années 1930 ? Il en voulait aux Juifs les accusant de tous les maux, en particulier d’exploiter le peuple. Dans son programme du parti nazi, il écrit : « Seuls les citoyens bénéficient des droits civiques. Pour être citoyen, il faut être de sang allemand, la religion importe peu. Aucun Juif ne peut donc être citoyen. » Il y a là un parallèle à faire avec Trump qui voudrait refouler les étrangers.

 

Évidemment, Trump n’est pas encore élu. Mais s’il était élu, ses politiques pourraient-elles déraper comme il est arrivé en Allemagne ? N’oublions pas qu’Hitler a été élu démocratiquement parce que son discours plaisait à la majorité des Allemands.

 

Une chose est certaine. Trump exploite le ressentiment des gens envers les politiciens traditionnels qui disent des semi-vérités ou qui carrément mentent. Il se présente comme un anti-politicien qui comprend les Américains et qui ne veut gouverner que pour son peuple, et cela en excluant les autres qu’il considère comme des parasites.

 

Dans l’histoire des peuples, il n’est pas rare de voir qu’un seul homme a parfois modifié la face du globe. Les Républicains devraient y réfléchir avant de donner leur appui à Trump et, s’il y a lieu plus tard, les Démocrates déçus par la gouvernance de Barack Obama.

 

Les Américains vivent des moments douloureux dont les répercussions peuvent être fatidiques pour la planète.

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# 2585              29 janvier 2016
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Une réplique assassine

Une réplique peut être assassine quand elle atteint sa cible en plein cœur. Voici un exemple de réplique assassine qui a évité des assassinats :

Dans les années 1990, deux limiers de Vancouver ont entrepris des enquêtes pour déstabiliser les Hells Angels qui y régnaient en maîtres. Les motards ont remarqué que, lors de perquisitions, les brefs d’assignation étaient toujours signés par les deux mêmes enquêteurs. Alors, ils se sont mis à les intimider de diverses façons. Les limiers craignaient pour leur vie et pour celle de leur famille.

 Le chef de police alla rencontrer le président des Hells Angels pour lui demander de cesser ces intimidations. À la fin de l’entretien, le chef des motards lança : « Vous savez, je ne peux pas contrôler tous mes hommes. » Le chef de police répliqua : « Moi aussi, je ne peux pas tout contrôler. »

 L’intimidation envers les enquêteurs cessa brusquement.

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# 2540              11 novembre 2015                                                                                   

Quelques pensées

L’Église a inventé le mercredi des cendres avant même que l’incinération soit permise.

Dans les derniers 100 ans, l’humain a cicatrisé la terre plus que tous ses prédécesseurs pendant des millénaires.

 

Le poète parle en strophes ; la nature parle en catastrophes.

 

Le comble de la politesse, c’est de dire merci à une machine comme un ascenseur ou une machine distributrice.

 

Voici cinq pensées attribuées aux anciens Grecs :

 

Plus on a de pouvoir, moins on doit en user.

 

Qui est riche ? Celui qui ne désire rien. Qui est pauvre ? L'avare.

 

Quel est le fait du sage ? De ne vouloir point nuire quand il le peut.

 

Quel est le propre d'un fou ? C'est de vouloir nuire quand il ne le peut pas.

 

Quel est le plus grand fléau pour l'homme ? Un autre homme.

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# 2495              7 octobre 2015

Un tsunami au Vatican

Une onde de choc, toutefois prévisible, vient de secouer le Vatican et l’Église catholique entière. Un prêtre polonais, de même origine que Jean-Paul II, vient de sortir du placard en déclarant publiquement qu’il est gai. Pire encore, il a présenté son conjoint.

 

Ce prêtre de 43 ans n’est pas le dernier venu dans l’Église.

1. Il a gravi les marches de la hiérarchie en devenant monseigneur. Il n’est pas évêque mais, par ce titre, il est membre de la famille pontificale. On le distingue ainsi d’un simple prêtre.

 

2. Il est expert en théologie. À ce titre, il connaît la doctrine de l’Église de même que le droit canonique et est capable de les interpréter.

 

3. Depuis 12 ans, il est secrétaire adjoint d'une Commission théologique internationale auprès de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Cette commission est chargée de veiller au bon respect du dogme catholique.

 

Le fait que l’Église condamne l’homosexualité n’est pas une question de dogme, mais il est, pour les théologiens, une interprétation de la vérité révélée.

 

Un autre point qui a une importance capitale est que le prêtre a fait sa déclaration à la veille d’un synode des évêques sur la famille où la question de l'homosexualité doit être débattue. Cette question divise les évêques. Certains y voient un mal à combattre, d'autres une réalité dont on doit tenir compte.

 

Les travaux seront sûrement teintés par ce fait qui, en un autre temps, aurait été banal et laissent présager des débats houleux entre conservateurs et libéraux, d’autant plus que le prêtre a déclaré : "Le clergé est largement homosexuel et aussi, malheureusement, homophobe jusqu'à la paranoïa, car paralysé par le manque d'acceptation pour sa propre orientation sexuelle". C’est à réfléchir.

Que fera le pape François pour résoudre ce dilemme ? Pas grand-chose ? François est l’évêque de Rome. À ce titre, on le dit pape. À moins d’interventions non conventionnelles, il appartiendra au synode de prendre ces décisions.

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# 2465              18 septembre 2015

Le cheval de Troie

Vous connaissez peut-être l’histoire du cheval de Troie ? Pour ceux qui ne la connaissent pas, je vous la raconte :

 

« Depuis 10 ans, les Grecs veulent prendre la ville de Troie, mais n’y arrivent pas. Ils l’ont assiégée à maintes reprises. Chaque fois, les Troyens les ont repoussés. Ils ont alors l’idée d’une ruse. Ils construisent un immense cheval en bois. Des soldats dirigés par Ulysse se cachent dans le mastodonte.

 

Un envoyé grec réussit à convaincre les Troyens d’accepter ce cadeau qui veut marquer le début de relations harmonieuses. On entre le cheval dans la ville en grandes pompes. Les Troyens sont émerveillés. Ils tapent dans les mains avec cœur et sont ravis de voir que leurs ennemis d’hier leur font une telle offrande. Ils fêtent alors l’événement dans la joie et dans la beuverie.

 

Quand la nuit est venue, les soldats grecs sortent du cheval, sans aucune résistance de la part des Troyens qui sont engloutis dans les vapeurs d’alcool. Les soldats s’empressent d’ouvrir les portes de Troie et laissent passer le reste de l’armée. S’ensuit un carnage indescriptible. Les hommes sont tués. Les femmes et les filles sont retenues comme esclaves. Troie est dévastée. »

 

Pourquoi vous ai-je raconté cette histoire ? Parce qu’une situation similaire commence à se produire en Europe occidentale et particulièrement en Allemagne.

 

En ouvrant largement ses portes au flot de migrants syriens et en les accueillant par des applaudissements nourris, l’Allemagne vient de laisser entrer le cheval de Troie.

 

Je suis convaincu que la très grande majorité des migrants ne sont pas des casseurs. Par ailleurs, une bonne partie des nouveaux arrivés ne vont pas là pour s’intégrer. Ils vont là pour profiter du tissu social de l’Allemagne. Dans un pays où l’on met à l’honneur les droits et les libertés individuelles, pourquoi, se disent-ils, nous n’aurions pas le droit de vivre selon nos valeurs, nos coutumes et nos rites. Tout un dilemme !

 

Ce qui est pire encore, les dirigeants de l’État islamique ont sûrement vu une occasion en or d’infiltrer des islamistes radicaux dans la masse des migrants. Cette poignée de militants, à titre de cellules dormantes, pourra frapper à gauche et à droite au moment voulu afin de semer la terreur et de déstabiliser l’Allemagne.

 

Je pense bien que la chancelière allemande connaît l’épisode du cheval de Troie, mais on peut imaginer qu’elle n’a pas fait le lien. Le fait d’avoir dû finalement fermer ses frontières est déjà le signe d’un réveil brutal. Suis-je trop pessimiste ? L’histoire le dira.

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# 2270              25 juin 2015

La fête nationale

Hier, le 24 juin, à Montréal, j’ai parcouru la rue Sainte-Catherine Est qui est transformée en rue piétonne sur une distance d’environ un kilomètre.

 

Sur 47 terrasses, cinq seulement avaient arboré des drapeaux du Québec. Je n’ai pas compté le commerce de gadgets dont la devanture était pavoisée de grands drapeaux du Québec, y compris celui des patriotes de 1837. Ce commerce-là ne festoyait pas. C’était purement mercantile.

 

Je trouve ça triste que des commerces, dont la plupart sont des bars et des restaurants, n’aient pas la sensibilité de se joindre à la fête, alors que leur achalandage bat des records en cette journée fériée. Heureusement, une dizaine de personnes – c’est quand même peu – portait fièrement le drapeau du Québec.

 

Si je me fie aux années antérieures, la situation sera à peu près identique le 1er juillet. Au plus, les mêmes terrasses arboreront le drapeau du Canada.

 

Je souhaiterais que toutes les terrasses soient pavoisées de drapeaux du Québec le 24 juin et, même si je suis nationaliste, j’aimerais qu’il y en ait autant à la fête du Canada.

 

Ces fêtes sont des repères importants dans la vie d’un peuple. Les bouder, c’est se bouder soi-même. Nos compatriotes ne sont pas des patriotes, comme le sont les États-Uniens.

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# 2210              13 juin 2015

Les sacs de plastique

Oui, il faut sauver la planète qui se dégrade à un rythme croissant. La pollution semble être en grande partie responsable des changements climatiques qui modifient profondément la configuration de la terre. Je ne suis pas inquiet pour la planète parce qu’elle sait comment se défendre et prendre sa revanche sur l’humain. Toutefois, je suis inquiet pour la survie de la végétation, des humains et des animaux.

 

La ville de Montréal, comme d’autres municipalités, songe à interdire l’utilisation des sacs de plastique sur son territoire. L’intention est noble, mais je suis en désaccord. J’en ai marre des interdictions en tout genre.

 

Je suis en faveur de la sensibilisation. Depuis quelques années, au Québec, l’utilisation des sacs de plastique a chuté de 52 % sans qu’il y ait eu d’interdiction. Cette décroissance a été réalisée grâce à des commerces qui ont décidé d’imposer une contribution ordinairement de cinq sous quand un client requiert un sac de plastique.

 

Ce qu’on sait moins, c’est que les fameux sacs réutilisables dont on se sert pour avoir bonne conscience ne sont pas recyclables. Ils aboutiront un jour ou l’autre dans le dépotoir. Si on interdit les sacs de plastique, le nombre de sacs « recyclables » va augmenter. Il est peu possible d’avoir toujours à la main un tel sac surtout quand un achat est impromptu. Conséquence, les gens paieront pour un autre sac réutilisable qui prendra rapidement la poubelle.

 

Par ailleurs, il faudra de toute façon acheter des sacs de plastique, comme pour les ordures. Il faudrait légiférer pour que les fabricants de sacs réutilisables produisent des sacs recyclables. Il faudrait aussi trouver des moyens pour mieux récupérer et recycler les matières plastiques.

 

En attendant, je suis favorable à des opérations de sensibilisation plutôt que d’interdire l’utilisation des sacs de plastique. Des frais supplémentaires pour un sac ont produit de bons résultats. Il y a peut-être d’autres moyens qu’il vaudrait la peine d’expérimenter.

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# 2120             26 mai 2015

Mon Église

J’ai honte de mon Église quand elle relègue les femmes au second plan en leur interdisant d’exercer des fonctions de service, quand elle se prononce contre l’avortement, quand elle est contre le divorce et interdit aux personnes divorcées de communier, quand elle se prononce contre l’homosexualité, quand elle interdit le mariage des prêtres. Je connais des prêtres qui ont quitté pour fonder une famille et qui auraient voulu continuer à exercer leur ministère si l’Église les avait acceptés.

 

Il est clair que mon Église est rétrograde et qu’elle ne communie pas aux valeurs sociétales. Le Christ lui-même ferait une sainte colère s’il voyait l’attitude de cette institution qui peu à peu a dévié de ses enseignements pour établir des règles qui ne réussissent pas à s’adapter au monde moderne.

 

On nous dit que l’Église est universelle et qu’elle ne peut pas modifier ses règles parce que cela ne conviendrait pas à tous les peuples, les uns étant plus attachés aux valeurs anciennes. Cela est sûrement vrai, mais la souplesse exigerait qu’elle s’adapte aux besoins des gens. En France, il y a un mouvement important pour un retour à la messe en latin. Il y a quelques années, cela a été accepté par le pape. Pourquoi l’Église ne continuerait-elle pas à respecter les besoins profonds des gens ?

 

Le Québec a fait un faux bond à l’Église à partir des années 1960. Depuis ce temps, les églises se vident et se ferment. Pourtant, les gens ont besoin d’une spiritualité, sinon ils vont chercher ailleurs. Je pense que c’est là le problème. L’Église a oublié de prôner les valeurs que le Christ a fort bien su défendre. Elle a fait passer la spiritualité au second plan.

 

Malgré cela, il ne faut pas oublier tout ce que le clergé a fait, tout ce que les communautés religieuses d’hommes ou de femmes ont apporté au Québec. Ils se sont dévoué corps et âme en éducation, en santé, en loisirs, en service social. Ils étaient partout alors que les gouvernements leur laissaient le champ libre, cela sans support financier. Ils ont aidé à façonner le Québec moderne. S’ils n’avaient pas été là, je me demande ce que nous serions aujourd’hui.

 

Bien sûr qu’il y a eu des exagérations, que le haut-clergé s’est rangé du côté des vainqueurs après la Conquête, mais le bas clergé a continué à servir le peuple. Beaucoup de curés ont travaillé à la formation de leurs ouailles, notamment en organisant des cours du soir, en mettant sur pied des sociétés agricoles, en prônant des coopératives, en veillant à la formation technique de certains travailleurs.

 

On sent que le pape François veut enraciner l’Église dans des valeurs plus fondamentales, mais il se butte à une aile conservatrice qui veut garder ses privilèges et qui se complaît à conserver une hégémonie à cette institution. Le Vatican est contrôlé par des gens qui se servent et qui n’ont pas le réflexe de servir.

 

L’Église catholique est-elle chrétienne ? Non, mais elle ne le reconnaît pas. Tant qu’elle sera dans le déni, il n’y a pas d’espoir en vue.

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# 1655             14 février 2015

La Saint-Valentin

Saint Valentin a été proclamé le patron des amoureux par un décret du pape Gélase 1er en 495. On ne sait pas quelle relation il existe entre Saint Valentin et l’amour. On sait toutefois que de nombreux pays considèrent le 14 février comme la fête des amoureux. C’est l’occasion d’envoyer des billets doux aux personnes qu’on aime ou qu’on voudrait aimer avant de trouver le véritable amour.

 

Au début, les billets étaient destinés à une seule personne ; mais, avec le temps, la liste des destinataires a été élargie. Avec l’arrivée des réseaux sociaux, il est plus facile de faire parvenir cartes de vœux accompagnés de cœur ou de bouquets de fleurs qu’on pige à gauche ou à droite.

 

Sur son site web, le Journal de Montréal, le 12 février 2015,  a publié cet article agrémenté de photos.

 

« Même si la St-Valentin se veut une journée pour célébrer l'amour, elle est. pour certains, irritante. Voici 14 raisons de détester la St-Valentin :


1. Ça coûte cher.

 

2. C’est impossible d’avoir une réservation dans un restaurant.

 

3. Il y a une compétition du meilleur chum et de la meilleure blonde sur les réseaux sociaux.

 

4. Il y a une grande possibilité d’avoir mal au cœur à cause du chocolat.

 

5. Il y a toujours un collègue au bureau qui distribue des cœurs à la cannelle.

 

6. Il y a beaucoup trop d’attentes envers l’être aimé.

 

7. Les gens qui ne sont pas romantiques sont dans le pétrin.

 

8. La St-Valentin devient le seul sujet de conversation durant toute la journée.

 

9. Ça tombe le même soir que la partie de hockey Canadien/Maple Leafs.

 

10. L’abus d’accessoires et de « gogosses » rouges.

 

11. Il y a beaucoup trop de photos de bouquets de fleurs sur Instagram.

 

12. Les personnes célibataires se le font remettre « en pleine face ».

 

13. C’est une journée très inconfortable pour les gens dont le statut n’est pas clair.

 

14. On devrait célébrer l’amour à tous les jours. » (Fin du texte cité)

 

Qu’en pensez-vous ? Malgré ces réticences que vous partagez peut-être plus ou moins, je vous souhaite une journée remplie d’amour.

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# 1610             5 février 2015

La réussite scolaire
On parle beaucoup de réussite scolaire. Certaines personnes voudraient que tous les jeunes se rendent à l’université. C’est un objectif surréaliste et inapproprié.

Les jeunes ont des capacités et des ambitions de se réaliser dans différents métiers. L’autre jour, un jeune homme au début de la vingtaine est venu me livrer un colis qui pesait près de 20 kilogrammes. Ce jeune homme est un apport important dans notre monde. Dans une société hyper-structurée comme la nôtre, il y  tellement de tâches routinières qui sont essentielles au bien-être de tous. Si ce jeune homme trouve de la satisfaction dans son rôle et s’il fait le travail qu’il souhaite, c’est un plus pour lui et pour nous tous.

 

Le ministère de l’Éducation publie de temps à autre des statistiques sur le taux de fréquentation scolaire. Les commissions scolaires se donnent des objectifs pour améliorer le taux de fréquentation dans leurs écoles. Mais, il y a une limite à cogner sur ce clou. Le taux de décrochage annuel au Québec est passé de 21,9 % en 1999-2000 à 16,2 % en 2010-2011, une baisse de 7,8 % chez les garçons et de 3,4 % chez les filles. C’est encourageant. Toutefois, l’Allemagne se targue de diplômer 96 % de ses élèves. Vous croyez à cette statistique ? Moi, non. Que veut dire diplomation en Allemagne ? De notre côté, le ministère de l’Éducation introduit de nouveaux seuils de réussite en vue d’augmenter son taux de diplomation. On joue avec les statistiques pour faire croire au monde ordinaire que tous ou presque devraient s’inscrire à l’université.

 

Qu’en est-il des diplômés universitaires ? Certains ne réussissent pas à trouver du travail dans le domaine de leurs compétences. Ils doivent contre leur gré s’astreindre à effectuer des tâches pour lesquelles ils sont peu ou pas formés et que souvent ils jugent inférieures. Tout le monde sait que le ciel est en haut (!) et que le cheminement d’une personne doit se faire vers le haut et non vers le bas.

 

Bref, oui il faut encourager la réussite scolaire, oui il faut mettre à la disposition des élèves les moyens pour y parvenir. Toutefois, en tout point, il faut respecter les capacités et les ambitions des jeunes. Ce devrait être le point de départ. Partir du bas pour les aider à se projeter vers un haut qui est à la mesure de leurs capacités et de leurs ambitions.

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# 1360             17 décembre 2014

Les médecins

Avant l’assurance-maladie établie au Québec dans les années 1960, les médecins étaient des travailleurs autonomes. Le médecin de famille était disponible 24 heures par jour sept jours par semaine. Il devait se déplacer sur de longues distances même en pleine tempête d’hiver au péril de sa vie. Il recevait une rémunération des patients parfois en espèces sonnantes et trébuchantes, mais bien souvent en nature comme une poche de patates, un poulet ou deux, des pièces de porcs, etc. C’était un vrai missionnaire.

 

Les médecins qui ont suivi à partir des années 1970 avaient conservé ce sens du missionnariat et n’hésitait pas à travailler 60 à 70 heures par semaine. Chaque citoyen pouvait avoir accès à un médecin de famille.

 

Les temps ont changé. Dans toutes les couches de la société, les travailleurs espèrent voir raccourcir leur semaine de travail. Certains y réussissent. La réalisation d’une personne passe de moins en moins par le labeur quotidien. La venue des femmes en médecine a modifié l’implication du corps médical. On sait qu’encore aujourd’hui, les femmes contribuent plus que les hommes à l’éducation et aux soins donnés aux enfants.

 

Un autre facteur a été l’augmentation de salaire des médecins, ces dernières années, un cadeau de l’ineffable docteur Bolduc qui n’avait pas mesuré l’impact de cette décision et qui n’avait pas posé de conditions préalables. Les médecins peuvent maintenant travailler moins longtemps pour à peu près la même rétribution.

 

Des milliers de personnes au Québec n’ont pas de médecin de famille, alors que la province a 20 % de plus de médecins que l’Ontario, selon les dires du ministre actuel de la Santé. La décision d’imposer aux médecins une tâche de travail plus grande ne peut qu’améliorer la situation. Cette décision est logique car, même si certains médecins se considèrent comme des travailleurs autonomes, ils n’en sont pas et pas du tout. Ils sont rétribués à même nos impôts. Bien sûr que je ne souhaite pas que les médecins d’aujourd’hui se tuent à la tâche comme ceux d’autrefois. Mais travailler 3 jours par semaine n’est pas convenable, d’autant plus que nous avons contribué à payer leur longue formation.

 

Un souhait (!). Aux prochaines élections, j’espère que beaucoup de médecins vont se présenter et qu’on n’hésitera pas à voter pour eux. À l’exemple du bon docteur Bolduc qui a confondu ses intérêts personnels avec les intérêts collectifs, ils pourront travailler 60 ou 70 heures en sus de leur tâche de député.

 

Quant à la décision du ministre de la Santé actuel de brasser les structures, cela ne fera que ralentir le système avec, d’après les expériences passées, un coût supérieur. Les structures ne sont pas un jeu de cartes. Il faut améliorer le fonctionnement en leur intérieur plutôt que de les modifier.

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# 1130             31 octobre 2014

Le leurre de l’école privée

Plusieurs parents sont prêts à faire d’énormes sacrifices pour pouvoir inscrire leurs enfants à l’école privée et exigent d’eux des résultats scolaires au-dessus de leurs capacités, si bien que des spécialistes comme les pédiatres déplorent la pression que ces parents exercent sur leurs jeunes. Les parents sont convaincus, sans nécessairement l’avoir vérifié, que le privé exerce un meilleur encadrement. Pour certains, le privé, c’est la garantie de la réussite ; le public, c’est l’échec et l’abandon scolaire. Certains parents vont même à accuser l’école publique lorsque leur enfant essuie un refus au privé.

 

On reproche à l’école publique le manque de discipline, la faiblesse d’encadrement, les compétences douteuses de certains enseignants sans parler de la violence, de l’intimidation et de la drogue. Ces parents savent-ils que des situations conflictuelles existent au privé, que la drogue circule sous le manteau ? Non et ils ne veulent pas le savoir.

 

En fait, l’école publique a un problème récurrent d’image. Elle ne diffuse pas suffisamment ses bons coups et est souvent écorché par les médias qui rapportent des situations déplorables. Lorsque la même situation se produit au privé, les médias ne sont pas bienvenus. Par ailleurs, peut-être que le public n’écoute pas suffisamment les parents. Du côté du privé, ces derniers leur confient leur enfant les yeux fermés.

 

Plusieurs écoles publiques mettent en place des mesures pour créer un sentiment d’appartenance. Elles resserrent davantage l’encadrement. Des énergies sont déployées pour soustraire certains jeunes à la pauvreté ou à la négligence des parents, à la toxicomanie, aux agressions de divers ordres. Ces situations se présentent très rarement au privé.

 

En 1970, un élève sur 20 fréquentait le secondaire privé, aujourd’hui c’est quatre élèves sur 20.

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# 1070             19 octobre 2014

Diplomation à l’école privée

C’est connu. Les écoles secondaires privées performent généralement mieux aux examens du ministère de l’Éducation que la majorité des écoles publiques. Une explication est simple. C’est que les écoles privées admettent les élèves qui ont déjà les meilleurs résultats scolaires. Chaque fois qu’un élève passe au privé, c’est une différence de 2 comme dans un référendum. L’école publique a un point de moins ; l’école privée a un point de plus.

 

On se souvient qu’il y a quelques années, une direction d’une école privée a été reconnue coupable d’avoir gonflé les notes de ses élèves. Je n’oserais jamais accuser d’autres directions de faire de même. J’ai entièrement confiance en leur intégrité. Toutefois, là où on peut se poser des questions, c’est lors de la correction des examens appelés épreuves uniques.

 

Les gens ne savent peut-être pas que la correction de la plupart des épreuves uniques sont corrigés par les enseignants, sauf le français et les questions à choix multiple où la tâche est centralisée au Ministère. Suis-je en train d’insinuer que les enseignants des écoles privées sont moins sévères que ceux de l’école publique ? Pas du tout.

 

Pour avoir enseigné au privé et au public, je sais que le sentiment d’appartenance à une école n’est pas de même niveau. Dès l’entrée à l’école privée, ce sentiment est déjà ancré. On est conscient que les gestes posés pourraient affecter la réputation de son école. Le sentiment d’appartenance à l’école publique ne peut se développer qu’avec le temps ; il doit s’acquérir. On se préoccupe peu de la réputation de son école.

 

Cette dualité ne prédispose pas les enseignants de la même façon lorsqu’arrive la correction des épreuves uniques. Pour avoir corrigé des milliers d’examens dans ma vie professionnelle, je sais que la note attribuée à l’élève n’est pas scientifiquement juste. Des études ont été réalisées où la correction d’examens amenaient, de façon surprenante, des résultats divergents pour la même copie.

 

Je considère que les enseignants des deux écoles sont de bonne foi et des professionnels. Mais l’ambiance qui les entoure dans les deux camps les influence sans qu’ils s’en rendent compte. La taille de l’école peut aussi entrer en ligne de compte. Dans une école plus petite, l’enseignant aura à corriger les copies de ses élèves.

 

Bref, comparer les résultats des élèves d’une école à l’autre aux épreuves du Ministère est un exercice futile.

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# 1030             11 octobre 2014

La justice en crise

Notre système juridique est carrément malade. Il souffre de schizophrénie à un stade avancé. Actuellement, au moins trois cas sont devant les tribunaux où l’accusé plaide coupable en invoquant l’aliénation mentale.

 

Ces procès, inutilement longs à mon sens, engorgent les tribunaux si bien que les temps d’attente se prolongent davantage pour tout autre cas. Quand on est rendu à prévoir des procès dans deux ou trois ans, il y a là une carence du système visible à l’œil nu. Pensons aux familles des victimes et même à celles des accusés qui doivent péniblement vivre ces délais avant que justice soit rendue.

 

J’ai entendu un père de famille, suite au meurtre de sa fille, qui disait à peu près ceci : « En attendant le procès, je ne vis plus. Je n’ai plus d’ambition. Je fais mon travail le mieux possible. Le soir, j’arrive à la maison et je m’écrase. » En plus des douleurs psychologiques et morales que le système impose à ces personnes, des conséquences sur l’économie arrivent forcément. Veut-on de plus en plus de gens sans ambitions et sans énergie ? Je sais que non, mais c’est comme si.

 

Imaginons qu’une école décide d’admettre un nombre déterminé d’élèves faute d’espace disponible. Elle dirait alors : « Premier arrivé, premier servi. Quand le maximum d’élèves sera atteint, les autres attendront. Chaque fois qu’il se libèrera une place en cours d’année, on pourra admettre un élève. » On ne peut pas imaginer la tristesse et la rage qui s’empareraient des parents des élèves refusés et les conséquences sur la société.

 

Comme toute comparaison cloche, celle-ci est de même nature ; mais elle permet de comprendre où en est rendu notre système de justice.

 

Dans la vie des gens, il y a trois systèmes importants : le système éducatif, le système de santé et le système juridique. On entend parler souvent de réformes souhaitées ou à venir dans les deux premiers systèmes. Rarement, entend-on des personnes s’élever contre le système juridique.

 

Des gens ont descendu dans la rue pour protester contre la remise en liberté d’un ex-cardiologue qui a admis avoir tué ses enfants et qui doit subir un deuxième procès. On n’aurait pas eu besoin de ces manifestations si le second procès avait eu lieu une ou deux semaines après la décision. Pendant ce temps-là, les gens perdent confiance en la justice.

 

Le gouvernement canadien se penche sur ce problème. Ses solutions sont d’augmenter la longueur des peines de prison et d’enlever des pouvoirs aux juges en les obligeant à imposer des sentences minimums dans des cas précis. Pendant ce temps-là, d’honnêtes citoyens sont poursuivis par la justice pour des infractions mineures. La conséquence de tout cela : les tribunaux sont engorgés et les prisons débordent.

 

Notre système de justice est malade. Il faut l’amener à l’hôpital et pourquoi pas à l’école … de la vie. Il faut rapidement une réforme en profondeur de la justice. C’est urgent.

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# 985               2 octobre 2014

Financement des écoles privées

Un comité d’experts chargé d’analyser le financement des écoles privées vient de conclure que, contrairement à ce qu’on pensait, les écoles privées sont subventionnées à 75 % au lieu de 60 %, tel que la loi le stipule. Cet écart est dû à des subventions hors norme que les écoles privées réussissent à arracher.

 

Pensons au transport scolaire. Dernièrement, le gouvernement du Québec a cessé de subventionner le transport des élèves du secteur privé. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, les commissions scolaires assuraient le transport à des élèves dont les parents refusaient d’envoyer leurs enfants dans leurs écoles. Il faut dire toutefois que ce service était remboursé par le Gouvernement.

 

En 2012-2013, un élève à l’école publique coûtait 5471 $. Si on applique le ratio de 75 %, les écoles privées recevaient 4090 $, alors que les parents devaient débourser de 3000 $ à 5000 $ par enfant. On comprend très bien pourquoi les écoles privées se targuent de donner des services supérieurs à l’école publique. Certains parents disent envoyer leur enfant au privé parce qu’il y a plus d’activités parascolaires comme des voyages à l’étranger. En réalité, ils paient largement pour ces services.

 

Depuis 15 ans, le réseau public reçoit 13 % de moins d’élèves alors que, pour la même période, le réseau privé a augmenté sa clientèle de 15 %, soit un écart de 28 %. Cela ne peut pas durer plus longtemps.

 

Quelles sont les conséquences de la diminution d’élèves au public ? Prenons un exemple. Dans une polyvalente, il y a un psychologue, un orthopédagogue et un conseiller en orientation. La diminution d’élèves devrait entraîner des coupures de poste. C’est impossible, car les élèves qui demeurent au public ont besoin majoritairement de ces services alors que les élèves qui s’en vont au privé en ont peu besoin. Donc, la perte de 300 élèves dans une polyvalente de 1500 élèves oblige la commission scolaire à couper ailleurs comme dans les bibliothèques, dans les activités parascolaires ou encore dans les services donnés à d’autres écoles de leur territoire. Sans compter que le chauffage de l’école et son entretien exigent les mêmes budgets et cela, même si certains locaux sont libres.

 

Prenons un autre exemple. Quand des parents qui ont des enfants se séparent et qu’ils choisissent  la garde partagée, l’enfant a sa chambre aux deux endroits. Dans son ensemble, le coût est plus élevé. Il en est de même du réseau public et privé. Quand un parent choisit l’école privée, il appauvrit le réseau public, si bien que contrairement à ce que certains véhiculent, le coût du système est plus élevé, d’autant plus que les familles, qui paient les mêmes taxes que tout le monde,  sont elles aussi appauvries par les coûts faramineux de l’école privée. Ils ne peuvent pas dépenser ailleurs.

 

Un autre phénomène qui est particulièrement important, les classes de l’école publique sont appauvries à cause de l’écrémage de cerveaux. Pour avoir enseigné au secondaire pendant une dizaine d’années, je sais que, dans une classe, il est essentiel d’avoir des élèves qui performent pour entraîner les autres vers le haut. Autrement, c’est le nivellement vers le bas.

 

Il faut aussi souligner que les élèves qui s’en vont au privé privent les autres d’un apport important dans les activités parascolaires. Pensons au journal de l’école, à la radio scolaire, aux groupes de théâtre où la qualité doit être un message de fierté pour l’ensemble de la communauté étudiante. Si on veut amener les élèves à aimer leur école et être ainsi plus productif, il faut que le climat de l’école soit imbu de culture dans un environnement le plus dynamique possible.

 

Le déséquilibre entre le réseau public et le privé a atteint son paroxysme. Ce que je suggère, c’est de réduire le financement des écoles privées de 5 % par année. Si on part de 75 %, cela prendrait 15 ans, soit jusqu’en 2029. Cela donnerait le temps aux écoles privées de se réajuster et aux écoles publiques d’accueillir les élèves qui rejoindront le bercail. Il faudrait en arriver, comme en Ontario, à un financement nul.

 

Les meilleures écoles privées avec l’aide des parents vont survivre et le système scolaire dans son ensemble va être plus équilibré. Vous aurez compris que je suis favorable à 100 % au maintien d’un système scolaire privé, mais qu’il reste privé à 100 % et non pas hybride. Je ne crains pas pour ces écoles car elles vont mettre en place des bourses pour attirer les meilleurs élèves.

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# 950               25 septembre 2014

Admission à  l’école privée

Les écoles secondaires privées songent à abolir les tests d’admission. Pourquoi ? Elles ont réalisé qu’un nombre élevé de jeunes réussissent ces tests alors que leurs résultats scolaires pendant leur sixième année ne correspondent pas aux résultats des tests.

 

Certaines maisons d’édition ont flairé la bonne affaire – on ne peut pas leur reprocher – et publient des livres remplis de questions susceptibles de faire partie d’un test d’admission. Les parents qui veulent le plus grand bien pour leurs enfants – on ne peut pas leur reprocher – se procurent ces livres et impliquent leur jeune dans cet apprentissage. D’autres parents les inscrivent à des séances de préparation aux tests d’admission qui s’échelonnent sur un certains nombre de samedis. D’autres, enfin, n’hésitent pas à ouvrir leur bourse pour payer des tuteurs privés qui préparent les jeunes à réussir ces examens.

 

Les jeunes de 11 ou 12 ans subissent un stress inapproprié pour leur âge. Certains finissent par être admis à ces institutions privées. Les autres font le désespoir des parents qui voient leur rêve brisé. L’enfant, dans ce dernier cas, est désespéré d’avoir échoué et surtout de se retrouver à l’école secondaire publique qui n’est pas le choix de ses parents.

 

Comment se fait-il qu’autant de parents choisissent l’école privée ? Ils sont convaincus que l’école privée va apporter à leur enfant plus que l’école publique. Ils se basent sur les palmarès où les écoles privées arrivent majoritairement en tête. Ils pensent aussi qu’il y a là un meilleur encadrement et que, plus tard,  le fait que leur jeune mentionne une école privée dans son curriculum lui permettra d’avoir un plus grand choix à l’université ou de trouver plus facilement  un emploi à sa mesure.

 

Le problème est qu’il y a de plus en plus d’écoles privées, surtout dans la région de Montréal. Cette prolifération entraîne nécessairement l’admission d’élèves dont les capacités intellectuelles et les résultats scolaires sont moindres et cela, même s’ils sont dans les meilleurs. Quelques écoles privées, probablement parmi les plus anciennes, vont conserver leur prestige ; d’autres risquent d’être dévalués même par rapport à l’école publique et ce, même si leur taux de réussite est plus élevé que leur rivale.

 

Par ailleurs, personne ne sait ce qui se passe dans les écoles privées. On cache délibérément tout geste qui pourrait nuire à leur réputation ; alors que l’école publique n’a pas le choix de permettre à la population de savoir ce qui s’y produit. Bien plus, si un élève est renvoyé de l’école privée, l’école publique n’a pas le choix de l’accepter. Il y a quelque chose qui cloche là-dedans.

 

Bref, j’espère que certains parents vont pousser plus loin leurs réflexions et mettre autant d’énergies à bonifier l’école publique, notamment en leur confiant leur enfant, qu’à pousser celui-ci vers l’école privée parfois contre son gré.

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# 796               21 août 2014
 

Retour de vacances

Dans le livre Lectures courantes publié par les Frères des Écoles chrétiennes en 1916 à l’intention des élèves de la petite école, les textes présentés décrivent la réalité de l’époque : des matières scolaires dans un climat religieux. À la veille de la rentrée scolaire, je vous présente le premier texte de ce recueil.

 

« Après le repos des vacances, vous voilà, mes bons amis, revenus à l'école pour reprendre vos études.

 

L’an passé, vous avez fait des progrès en instruction religieuse, en lecture, en écriture, en histoire sainte, en calcul. Aussi, vous avez peut-être obtenu des prix en récompense de votre application : que ce vous soit donc un encouragement pour travailler cette année avec plus d'ardeur encore.

 

Quoique bien jeunes, vous avez certainement entendu des gens se plaindre de n'avoir pas une instruction suffisante.

 

L'un disait : « Quel malheur pour moi que mes parents n'aient pu m'envoyer à l'école ! » « Oh ! combien, disait un autre, je me repens de n'avoir pas mieux étudié pendant mon enfance. »

 

Au contraire, vous n'avez jamais rencontré personne qui vous ait dit : « Je suis fâché d'avoir appris à lire et à écrire ; je voudrais ne rien savoir, n'être qu'un ignorant. »

 

Il faut donc aimer le travail qu'on vous fait faire en classe, et qui, soyez-en sûrs, vous sera très utile dans la suite de votre vie.

 

Apprenez bien vos prières, récitez-les avec piété, afin que le bon Dieu vous bénisse, et fasse de vous de bons élèves, qui s'appliquent de tout leur cœur à le connaître, à l'aimer, à le servir.

 

En avançant en âge, votre corps grandit ; mais vous devez grandir aussi par le cœur et par l'esprit.  C'est ce que vous ferez en apprenant bien tout ce qu'on vous enseigne à l'école. Oui, mes amis, il faut qu'à la fin de cette année vous soyez beaucoup plus instruits que vous ne l'êtes maintenant. S'il en était autrement, vous ne feriez pas la volonté de Dieu ni celle de vos bons parents, qui font tant de sacrifices pour vous. De plus, on vous appellerait paresseux et ingrats ; et, plus tard, quand vous seriez grands, vous diriez, vous aussi : « Oh ! combien je regrette de n'avoir pas mieux travaillé lorsque j'allais à l'école ! » (Fin du texte)

 

Ce texte avait déjà paru en 1875 dans un recueil du même titre publié aussi par la même communauté. L’édition de 1916 n’amène aucun changement sur le fond ; mais la forme a été grandement améliorée. Se pourrait-il que les Frères des Écoles chrétiennes de 1916 maîtrisaient mieux leur langue que ceux de 1875 ?  

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# 748               9 août 2014

Carrés rouges vs police

Les carrés rouges sont revenus au Québec. Cette fois-ci, tout en circulant dans les rues de Montréal, ils ne bougent pas. Ce sont des autocollants qui tapissent les véhicules de police parfois presque totalement. C’est une vraie honte de voir les policiers se comporter de cette façon, à moins que ces autocollants aient été placés par les vrais carrés rouges (!).

 

Si j’étais un carré rouge de 2012 et si j’avais été accusé injustement, parce que jugé non coupable, j’aurais le goût d’aller enlever ces fameux symboles qui s’apparentent à la désobéissance civile. Qu’arriverait-il si un individu le faisait ? En droit, il pourrait être accusé d’atteinte à la propriété publique. Ce serait le bout du bout.

 

On sait que le Gouvernement du Québec veut passer une loi concernant les régimes de retraite des employés de la fonction publique et parapublique, dans laquelle la part de l’employé au régime de retraite serait établie à 50 %. Il veut aussi associer les employés au déficit de leur caisse de retraite.

 

Sur le fonds du conflit, je donne, en partie, raison aux employés. Si les caisses de retraite sont presqu’à sec, cela est dû à l’incurie des gouvernements antérieurs. Le Gouvernement du Québec n’a pas toujours placé les contributions des employés dans la Caisse de dépôt. Il a permis notamment aux municipalités de faire de même. Ces gouvernements ont ainsi évité des déficits trop prononcés, mais, ce faisant, ils ont maquillé leur situation financière et transmis leurs dettes aux générations futures. Sans compter la perte de 40 milliards de la Caisse de dépôt en 2009 dont on ne connaît pas encore les vrais responsables.

 

Il est vrai que, dans le passé, certains groupes d’employés ont gagné des faveurs en appliquant des moyens de pression pas toujours légaux. J’ai encore en tête l’image des cols bleus de la ville de Montréal qui, en 1993, ont littéralement défoncé les portes de l’Hôtel de ville à coup de béliers pour appuyer leurs revendications. Toutefois, les gouvernements ont signé des conventions collectives. Actuellement, le gouvernement libéral a une épine au pied à cause de l’affaire Bolduc.

 

Bref, les policiers de Montréal prennent des moyens discutables dans le présent conflit. Ce qui est étonnant, c’est que la loi sur les régimes de retraite n’est pas encore déposée. La confiance du public envers les institutions est fragile, en particulier après les révélations de la commission Charbonneau. Les policiers ont des droits. Mais, ils ne sont pas au-dessus des lois. Ils se comportent comme si les lois n’étaient pas faites pour eux. Personnellement, ma confiance en la police a baissé de plusieurs crans et je ne suis pas le seul.

 

Les policiers ont une image à préserver. Ils sont en train de la détruire à petits feux. J’aimerais entendre les citoyens qui ont craché sur les carrés rouges en 2012 pour voir si, cette fois, ils appuient la police.

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# 699               24 juillet 2014

Dix perlettes
Dans les médias principalement parlés, parfois des gens tripatouillent des expressions. Voici 10 petites perles recueillies ici et là :

Ma vision baisse à vue d’œil.

Ventre affamé n’a pas d’orteils.

Les gens grattent leurs cennes.

Il ressemble à son père comme une goutte d’eau.

C’est la goutte qui a fait renverser le vase.

Il est monté sur ses grands cheveux. (probablement en parlant d’un hippie)

On les voyait brailler comme des vaches.

Lu dans le site d’une commission scolaire : Nous sommes à la recherche d’un enseignant en santé.

Entendu à la télévision à la fin d’un bulletin de nouvelles : Enfin Monsieur Untel est décédé. (Il n’y a pas eu d’arrêt après enfin.)

Entendu à la télévision : Les jeunes n’ont pas d’expérience derrière la voiture (au lieu de derrière le volant).

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# 684               19 juillet 2014

Le duc aux bonbons

Il était une fois un grand-duc qui fit une réserve de bonbons pour ses amis les petits-ducs et leur remit une clé de la cachette. Ceux-ci avaient le droit de piger un bol de bonbons chaque fois qu’il enregistrait un nouveau quidam. Bien plus, s’il le recevait le samedi, il avait droit à deux bols de bonbons.

 

Par la voix du peuple, le grand-duc fut déchu et reprit son titre de petit-duc. Heureusement pour lui, il avait conservé la clef de la cachette. Pendant ce temps, il pigea abondamment dans la réserve. Au bout de 18 mois, il fut nommé grand-duc mais à un autre duché.

 

Le peuple fut mis au courant des agissements du duc aux bonbons. En larmoyant, ce dernier plaida qu’il méritait ces bonbons et qu’il avait suivi les règles. La plupart des quidams qui l’écoutaient hurlaient de dépit en le voyant se débattre dans une mer de bonbons qui s’agglutinaient autour de lui. « C’est pathétique, disaient-ils ? »

 

Quand l’archiduc, qui avait conservé son titre de petit-duc, apprit les détails de la conduite du duc aux bonbons, il dit que le bon peuple prenait un coup de vent pour un tsunami. Le grand-duc qui l’avait remplacé le défendit de façon grossière. Devant la fureur des quidams, l’archiduc se ravisa. Le duc aux bonbons promit alors de remettre plusieurs bols de bonbons dans la réserve et même d’en donner aux moins bien nantis.

 

La fureur ne s’estompa pas. L’archiduc rencontra le duc aux bonbons et lui dit : « Comment voulez-vous que je demande au bon peuple de payer pour vos bonbons alors que je les conjure de s’en priver ? Remettez toutes les friandises que vous avez acquises de façon démesurée. » Le duc aux bonbons refusa. En outre, ayant perdu la confiance du bon peuple, il comprit qu’il devait démissionner. Il reprit son titre de petit-duc. Le grand-duc qui l’avait remplacé fit changer la serrure de la cachette de bonbons parce qu’il craignait que le petit-duc ne se serve à nouveau.

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# 669               14 juillet 2014

Dieu existe-t-il ?

Quand j’étais au secondaire, je m’interrogeais sur l’existence de Dieu. J’étais intrigué par certains professeurs prêtres qui me semblaient intelligents et qui y croyaient. En 1961, au collégial, notre professeur de métaphysique, l’abbé Pascal Parent, à l’instar de Saint-Thomas d’Aquin, nous a expliqué en détails trois preuves de l’existence de Dieu. Mais cela me laissait perplexe. J’ai alors écrit un texte intitulé Dieu n’est qu’une image nécessaire.

 

Trois mois plus tard, lors des examens du baccalauréat, trois sujets nous furent présentés pour une dissertation philosophique. Je choisis le sujet où je devais démontrer que Dieu existe vraiment. Mon résultat fut de 14 sur 20. Par la suite, je disais à la blague que je croyais à l’existence de Dieu à 70 %. Ai-je laissé transparaître des doutes sur ce sujet dans ma dissertation ou est-ce Dieu qui m’a puni (!) pour avoir douté de lui ? Je ne le saurai jamais.

 

Voici le texte que j’avais composé le 21 mars 1961 :

  « Depuis des siècles peut-être, la terre existait et elle était pleine de richesses naturelles. Un jour, un homme s’éveilla au milieu de ces merveilles. Pris d’une terreur subite, ses épaules s’appesantirent  et ses jambes plièrent. Il tomba à genoux. Il pensa que quelqu’un avait dû fabriquer ces merveilles et comme il vit que l’effet était extraordinaire, il pensa à un être extraordinaire ou du moins supérieur à lui. Immédiatement, il le situa.

 

Comme il avait croulé par en bas au lieu de s’élever, les forces qui l’avaient écrasé venaient d’en-haut. Il imagina un être confortablement installé au-dessus du firmament, plus précisément dans le ciel. En somme, la première méditation de cet homme l’amena à se convaincre qu’un être supérieur avait créé l’univers et qu’il se reposait dans le ciel.

 

Bientôt, après un lourd sommeil, cet homme fut en présence d’une femme qui l’intéressa au plus haut point. D’où venait-elle ? D’une contrée inconnue sur la terre ? Ou était-ce une envoyée spéciale de Dieu ? Lui et elle comprirent qu’ils s’aimaient. Ils crurent à un bonheur parfait, mais tout s’écroula. Une partie de la création fut détruite par une main invisible, certainement supérieure à la leur. Ils durent donc travailler pour vivre.

 

Les jours passèrent. D’autres êtres semblables vinrent se joindre à eux. Ils étaient chair de leur chair. Une communication s’établit entre eux et l’épine de l’un blessait l’autre. À chaque épreuve, on tombait à genoux, appesanti par le lourd fardeau d’en-haut.

 

Encore aujourd’hui, les philosophes s’évertuent à vouloir prouver l’existence d’un Dieu. Toutefois, dans l’esprit de chacun, tout comme il a été pour Adam et Ève, Dieu continue d’être une image nécessaire pour expliquer les influences extérieures. »

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# 454               28 avril 2014

Les malaises

Un malaise à 20 ans, on en entend parler une seconde.

Un même malaise à 30 ans, on en entend parler une minute.

Un même malaise à 40 ans, on en entend parler une heure.

Un même malaise à 50 ans, on en entend parler une semaine.

Un même malaise à 60 ans, on en entend parler un mois.

Un même malaise à 70 ans, on en entend parler un semestre.

Un même malaise à 80 ans et plus, on en n’entend pas parler.

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# 363               23 mars 2014

On exagère
Les anciens latins disaient «In medio stat virtus». On pourrait traduire cette expression par «La vertu se trouve au milieu». Un slogan qui s’y rapproche est «La modération a bien meilleur goût».

Quand j’étais jeune, il y avait peu de lois de la part des gouvernements et peu de règlements de la part des municipalités. Les gens se sentaient responsables de leurs actes. Avec le temps, les prescriptions se sont multipliées : ce qui a provoqué la déresponsabilisation. On sait que la prohibition des liqueurs alcooliques a été un échec. Les gouvernements ne veulent pas admettre qu’à chaque fois qu’on ajoute des interdits, on gruge à petit feu la conscience des citoyens.

De temps à autre, les médias nous rapportent des situations où des citoyens poursuivent en justice des commerçants pour ne pas les avoir avertis des dangers d’utilisation de certains appareils ménagers ou les dangers de surconsommation de certains aliments. Faudrait-il qu’on avertisse les gens que c’est dangereux de placer un bébé dans la sécheuse ? Souventes fois, on ne blâme pas les vrais responsables. Un Californien qui prétend avoir perdu 500 000 $ alors qu’il était intoxiqué poursuit le casino pour récupérer son argent. Un promoteur immobilier a vendu des condos sur un terrain zoné communautaire, il blâme la ville de ne pas avoir dézoné le terrain.

De ce temps-ci, on parle d’obliger les restaurateurs à indiquer sur le menu le nombre de calories que contiennent les aliments servis. C’est un peu comme si les consommateurs n’étaient plus capables d’évaluer la teneur de ce qu’ils mangent. Personnellement, je mange de la poutine une ou deux fois par mois. Je sais que ce mets contient beaucoup de graisse et de calories. Mais, j’y vais avec modération. Quand va-t-on arrêter de décider pour nous ce qui est bon ou mauvais ?

De temps à autre, on évoque la possibilité de surtaxer des aliments comme les croustilles afin de freiner leur consommation en relation avec l’obésité. C’est un réflexe pernicieux de croire que l’intervention de l’État va régler le problème.

Une façon efficace et respectueuse de modifier les comportements des consommateurs est de les sensibiliser et de leur laisser le choix de décider. Bref, plus les gouvernements sont interventionnistes, moins les citoyens sont responsables. En disant cela, je ne blâme pas les citoyens, loin de là. Au contraire, je blâme les gouvernements de trop vouloir notre bien. Ils devraient comprendre que pour eux aussi «In medio stat virtus».

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# 278       14 février 2014

La théorie de l’essaimage
Vous savez comment naît une rumeur. "Untel est violent avec sa femme. Je n’ai aucune preuve, mais cela me semble." Votre interlocuteur à une autre personne : "J’ai appris qu’untel est violent avec sa femme." Une tierce personne : "Untel bat sa femme". La rumeur continue de se développer et peut aller, dans certains cas, très loin.

La théorie de l’essaimage que je vous propose est basée sur des phénomènes naturels. Un essaim est un rassemblement en nombre important d'insectes de la même famille. À un moment donné, les insectes forment des nuées ou des nuages en s’agglutinant les unes aux autres.

Vous discutez avec un proche. Vous émettez une opinion sur l’actualité. Ce dernier est réceptif. Il transmet la même opinion à une autre personne. Cette dernière n’est pas convaincue. Mais vous avez semé un doute. Une autre personne adhère à votre opinion. Elle en parle à ses proches. Puis, l’idée fait son chemin. Il est possible que cette idée ne sorte pas de votre cercle restreint. Il est aussi possible qu’une personne contamine un autre cercle de proches. Cette opinion, dans certains cas, peut aller très loin, surtout quand on pense aux réseaux sociaux.

Il peut arriver que, dans certains cas, le seul fait de verbaliser votre opinion vous convainc davantage de ce que vous pensez ou vous oblige à atténuer vos propos.

Ceux qui assimilent les discussions entre proches à une perte de temps ont parfois des surprises quand ils constatent qu’une idée progresse. Il faut aussi compter sur le fait qu’au même moment que vous bavardez d’autres font de même.

Bref, je crois qu’on ne perd pas son temps même en discutant en vase clos. Qui sait si votre opinion n’essaimera pas dans des endroits auxquels vous n’aviez pas pensé ?

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# 262       7 février 2014

Comme on fait son lit on se couche
Quand j’étais en Éléments (Sec. I), j’avais écrit une composition française. À la fin, j’avais écrit le dicton en titre. Je ne savais vraiment pas ce que cela voulait dire. Un élève d’une classe avancée avait fouillé dans mon bureau et avait lu mon texte. Il m’avait taquiné à ce sujet. Probablement que le dicton ne concordait pas avec le texte.

Voici quelques dictons similaires dans d’autres pays :

Angleterre : Inutile de pleurer sur le lait renversé.

Argentine : Qui couche avec des enfants se réveille mouillé.

Brésil : Celui qui sème le vent récolte la tempête.

Brésil : Celui qui sort sous la pluie va se mouiller.

Espagne : Qui avec le fer tue, avec le fer meurt.

Espagne : De ces poussières-là proviennent ces boues.

États-Unis : Tu as fais ton lit, maintenant couche-toi dedans.

Pays-Bas : Celui qui brûle ses fesses doit s'asseoir sur les ampoules (cloques).

Vietnam : Comme on a lancé son javelot, on le suit.

Voici quatre pensées de mon crû en relation avec ce dicton :

Qui se bâtit un palais, avec les sous des autres, risque de se retrouver au palais de justice.

Qui tue sa poule n’aura plus d’œufs.

Qui vole la bague de fiançailles de son ex sera poursuivi par le nouveau conjoint.

Qui ment à répétition sera cuit : il ne sera plus cru.

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# 235       26 janvier 2014

Les droits des hétérosexuels menacés
Nous sommes en 6666. À cause de mutations biologiques profondes et de l’apport des puces électroniques désegmentées dans la procréation, les homosexuels sont devenus fortement majoritaires. Depuis un millénaire, les droits des hétérosexuels sont menacés. Jaïmos qui milite pour les droits de ces personnes, confortablement assis, la tisane à la main, dans son spa rempli de gélatine, voit sur le mur l’article ci-après qui est lu par un robot. (Cet article a été publié le 18 janvier 2014 dans le Journal de Montréal. Mais j’ai changé le terme homosexuel ou gai par hétérosexuel.)

Les hétérosexuels sont "malades", mais ne méritent pas la prison
Le président ougandais Yoweri Museveni estime que les hétérosexuels sont "malades", mais qu’ils ne doivent pas être tués ou emprisonnés à vie, a affirmé hier son porte-parole, confirmant qu’il avait refusé de promulguer une législation durcissant la répression de l’hétérosexualité.

Le président "n’approuve pas l’hétérosexualité, mais il pense que ces personnes ont le droit d’exister" a déclaré Tamale Mirudi.

M. Mirudi a confirmé l’information selon laquelle le président ougandais avait refusé de signer un projet de loi, adopté le 20 décembre 6665 (2013 dans le texte du Journal) à une majorité écrasante du Parlement, durcissant la répression de l’hétérosexualité, et prévoyant la prison à vie pour les récidivistes.

Les hétérosexuels sont "malades, vous ne pouvez pas tuer une personne malade. Les personnes reconnues coupables de pratiques hétérosexuelles ne peuvent pas être emprisonnées à vie." a ajouté le président, selon M. Mirudi. (Fin de l’article)

À chacun et à chacune ses commentaires.

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# 214       17 janvier 2014

Un mythe en santé
Les politiciens ont tendance à entretenir des mythes pour justifier l’inefficacité des systèmes. Il en est ainsi des coûts du système de santé. On affirme souvent que la hausse des coûts de la santé est due au vieillissement de la population. Or, rien n’est plus faux.

Le Conseil canadien de la santé, le Comité sénatorial sur le vieillissement, l’Institut canadien des actuaires entre autres affirment que les personnes aînées ne sont pas responsables de la hausse des coûts du système de santé.

Les véritables facteurs des coûts de la santé sont :

• les développements technologiques qui exigent beaucoup d’investissements

• les coûts d’entretien et d’immobilisations qui s’imposent pour éviter la vétusté des bâtiments

• la rémunération des médecins qui a augmenté considérablement depuis quelques années

• le coût des médicaments qu’il semble difficile de contrôler

• une consommation accrue des services médicaux

• la croissance de la population qui fait entrer autour de 50 000 consommateurs de la santé par année

• l’inflation qui s’applique dans toutes les sphères du système

On a documenté que, peu importe l’âge de la personne, la moitié des dépenses en santé pour une personne sont réalisées pendant les deux dernières années de sa vie, et que plus une personne meurt jeune de maladie, plus le coût de ses soins médicaux est élevé.

Qu’en est-il des médecins ? En 2011, Québec comptait 231 médecins pour 100 000 habitants. Seule la Nouvelle-Écosse affichait un meilleur score. La moyenne canadienne était de 209 médecins par 100 000 habitants. En Ontario, on en dénombrait 195. D’ailleurs, le nombre de médecins augmente plus rapidement que la population au Québec.

Comment peut-on dire qu’on manque de médecins ? Y aurait-il trop de médecins qui ont cessé de pratiquer pour une raison ou pour une autre ? Les structures administratives du ministère de la Santé, des hôpitaux, des CLSC exigent-elles trop de médecins ? Se pourrait-il que les salles d’opérations réservées aux spécialistes soient fermées faute de budget adéquat ? Les médecins, ayant reçu ces dernières années une forte augmentation de leur rétribution, ont-ils modifié à la baisse leur horaire de travail ?

Sans compter la détresse psychologique qui s’empare de patients ayant à subir une opération, des traitements importants ou même un scanner, a-t-on déjà calculé les coûts qui sont générés en attendant ?

Je suis contre le ticket modérateur en santé, une question de termes, mais je serais d’accord qu’on impose une contribution du patient pour certains services.

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# 183       4 janvier 2014

Un scandale
Le 2 janvier au soir, les chefs d’entreprise les mieux payés au Canada ont gagné l’équivalent du salaire moyen d’un travailleur pour toute l’année 2014, et ce, pour la plupart, sans avoir travaillé une minute. Entre 1998 et 2012, le salaire moyen des chefs d’entreprise a fait un bond de de 73 % tandis que le salaire moyen canadien a augmenté de 6 %. Les chefs d’entreprise les mieux payés ont gagné près de huit millions de dollars en 2012 alors que le travailleur gagnait en moyenne un peu plus de 46 000 dollars. D’année en année, l’écart s’intensifie.

Pendant ce temps, qui fait fructifier l’entreprise ? Ce sont les travailleurs à la base qui gagnent souvent des petits salaires et qui doivent payer eux-mêmes les frais inhérents à leur emploi. Par exemple, à Montréal, il en coûte 5,50 $ en métro ou en autobus pour un aller et retour. Pour les petits salariés, c’est l’équivalent de presque une demi-heure de travail. Le lunch du midi coûte au minimum le même montant alors que les chefs d’entreprise peuvent s’asseoir à une bonne table avec, en prime, une déduction d’impôt pour leur entreprise.

On reproche souvent aux Québécois d’avoir une relation malsaine avec la richesse. Personnellement, je pense que les Québécois comme bien d’autres ne peuvent pas accepter qu’un petit pourcentage s’approprie la richesse collective. Quand on partage un gâteau, si le cuisinier en garde plus de la moitié pour lui, les autres en auront moins.

Le reproche qu’on fait aux Québécois est entretenu par des gens qui veulent les culpabiliser pour qu’eux ou leurs amis puissent en profiter en bonne conscience.

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# 170       28 décembre 2013

Pensées de sages
Voici cinq pensées attribuées aux anciens Grecs et appuyées par des commentaires :

Connais-toi toi-même.
Commentaire : Nous sommes tous des êtres uniques. Notre contribution à la société doit aussi être unique. Il faut donc profiter de l’enfance et de l’adolescence pour commencer à se connaître. Cette recherche doit se poursuivre toute la vie.

Il est moins glorieux de naître noble que de le devenir.
Commentaire : Celui qui naît noble n’a aucun mérite. Celui qui accède à une place adaptée à ses aptitudes et à ses connaissances le doit à lui-même. Il lui est permis de s’en réjouir.

Mieux vaut faire envie que pitié.
Commentaire : Faire pitié, c’est être considéré comme misérable ou mal en point ; c’est inspirer la compassion. Faire envie, c’est être considéré comme ayant réussi ; c’est inspirer la jalousie. Mieux vaut être riche et en bonne santé qu’être pauvre et malade.

Ne demande pas que les choses arrivent comme tu le désires mais désire-les telles qu'elles arrivent et tu seras heureux. 
Commentaire : Nous avons un contrôle limité sur ce qui nous arrive. Exiger que nos désirs soient toujours réalisés, c’est demander l’impossible. Sachons apprécier les événements surprenants qui parfois surgissent.

On accuse la fortune des maux qu'on n'a point mérités.
Commentaire : La fortune, c’est la chance ou le hasard. Il faut toujours être vigilant pour ne pas laisser sa conduite dictée par des éléments qui ne nous sont pas toujours favorables.

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# 083       18 novembre 2013

Pensées temporelles
La mode passe et repasse, il faut l’fer.

Ce qui est vieillot aujourd’hui pourrait bien être jeunot demain.

Il y a des participes passés. Il y a des participes présents. Pourquoi n’y a-t-il pas des participes futurs ?

Un présent est-il nécessairement un cadeau que l’on reçoit présentement ? Peut-il être aussi un cadeau que l’on a reçu dans le passé ?

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# 058       2 novembre 2013

Un troisième genre
L’Allemagne est le premier pays européen qui vient de légaliser le troisième genre. Cela signifie que les parents ne sont plus obligés d’inscrire leur enfant comme garçon ou fille. L’enfant est donc enregistré sans indication de sexe.

Dans ce pays, on estime qu’une naissance sur environ 1750 est celle d’un enfant du troisième genre. Un calcul rapide basé sur cette estimation nous permettrait de croire qu’il y a plus de 2500 personnes au Québec qui entrent dans cette catégorie.

Ces gens qui forment une minorité parfois visible ont besoin de notre indulgence. Ne portons pas de jugements hâtifs sur leur comportement et leur habillement. Ne les regardons pas de travers parce qu’ils sont différents. Ils n’ont pas choisi d’être ainsi.

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# 024       29 septembre 2013

L’if, si

L’if, cet arbre maudit pendant des siècles

qui vit aussi vieux que le roc

est devenu un sauveur de l’humanité.

L’homme, dans sa courte vue

et dans sa voracité bien connue,

l’a presque détruit.

Heureusement, l’intervention

de protecteurs de la nature

l’a sauvé in extremis.

Si vous voulez en connaître plus,

voyez, si ce n’est pas déjà fait,

le documentaire de Radio-Canada

présenté le 23 décembre 2012

dans le cadre de La Semaine verte.

Vous vous poserez la question :

"L’homme pourrait-il vivre

aussi longtemps que le roc ?"

Moi, je pense que si.

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# 023       28 septembre 2013

Histoire de chats
Il y a quelques mois, un nouveau voisin d’appartement est arrivé. Il a installé sur son balcon une clôture, genre broche à poule, autour de la rampe.  Je me demandais bien pourquoi. Quelques jours après, j’ai réalisé qu’il avait un chat. J’ai compris alors qu’il ne voulait pas que son chat passe à travers les barreaux de la rampe. Toutefois, un peu plus tard, un deuxième voisin du même côté a emménagé. Il avait aussi un chat. Ce dernier se promenait allègrement sur la rampe. Le chat du voisin l’a imité.

Je me suis demandé ce qui arriverait si un chat aménageait dans un appartement et que son animal de compagnie était un être humain. Il mettrait sûrement du goudron sur la rampe pour que son animal de compagnie ne s’y promène pas.

Bref, quand on veut aider ou protéger un autre, il faut se mettre dans sa tête pour pouvoir penser comme lui.

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# 017       24 septembre 2013

Citations sur la vieillesse
L'un des privilèges de la vieillesse, c'est d'avoir, outre son âge, tous les âges. [Victor Hugo]

La jeunesse est le temps d'étudier la sagesse, la vieillesse est le temps de la pratiquer. [Jean-Jacques Rousseau]

La vieillesse, c'est quand on commence à se dire : "Jamais je ne me suis senti aussi jeune". [Jules Renard]

La vieillesse est comparable à l'ascension d'une montagne. Plus vous montez, plus vous êtes fatigué et hors d'haleine, mais combien votre vision s'est élargie ! [Ingmar Bergman]

Le signe de la bonté chez les jeunes, c'est d'aimer la vieillesse ; et chez les vieux, c'est d'aimer la jeunesse. [E. Géruzez]

Le tableau ci-contre intitulé Discussion entre deux aînés montre ce qu'un jeune de 17 ans pense de la vieillesse.

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# 012       21 septembre 2013

Pensée nutritive
La vie est un panier de crabes.

Au lieu de passer les crabes au hachoir,

Cultive-les pour t’en faire des protéines.

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# 006      15 septembre 2013

Pensée du soir

Quand on cesse de vieillir, on meurt. 

Vieillir, c’est le mieux qui peut nous arriver. 

Bien vieillir, c’est encore mieux.

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# 003      13 septembre 2013

Un secret mal gardé
Il y a deux semaines, j’ai fait une recherche sur internet en regard de mon nom. J’y ai découvert un courriel que j’avais expédié en mars 2013 à la famille d’un cousin décédé, Aimé Brillant. Je l’avais fait par l’entremise de la maison funéraire.

J’étais sidéré. Comment un message d’intérêt privé peut-il se retrouver dans le domaine public ? J’ai écrit aux responsables de la nécrologie pour leur exprimer ma surprise. Je n’ai pas encore eu de réponse.

Comment se fait-il que les responsables de la nécrologie n’ont pas inséré dans leurs pages un code empêchant les moteurs de recherche de repérer les messages privés ?

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