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Les charleries

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Ce blogue contient des souvenirs, des anecdotes, des opinions, de la fiction, des bribes d’histoire, des énigmes et des documents d’archives.

Charles-É. Jean

Saint-Mathieu-de-Rioux

par les dates

Par Charles-Édouard  Jean

Page 3/4. Documents de 1938 à 2012

Doc 1938B. Deux décès

Dans son édition du 7 novembre 1938, le journal Le Soleil, quotidien de Québec, fait le compte-rendu de deux décès survenus à Saint-Mathieu-de-Rioux.

 

Dame Édouard Ouellet

« Le 21 octobre, avaient lieu en l’église de Saint-Mathieu les funérailles de dame Édouard Ouellet, née Rosalie Chouinard, décédée le 19 à l’âge de 75 ans et 8 mois.

 

Femme de bien, chrétienne accomplie, le divin Juge l’a trouvée prête à répondre à son suprême appel. Elle laisse beaucoup de regrets car partout où elle a passé, elle a su gagner l’affection de tous par la douceur de son caractère et sa gaieté habituelle.

 

Elle laisse dans le deuil, outre son époux, sept fils MM. Adélard, Ludger, Trefflé de Saint-Mathieu, Hermel de Notre-Dame du Lac, Alphonse, Georges et Armand, de Berlin, N. H. tous mariés, six filles : Mme Louis Vadnais, Rosalie, Lac Humqui, Mme Gonzague Lévesque, née Alice, Rivière-du-Loup, Mme Charles Ouellet, née Délima de Saint-Mathieu, Mme Joe Desjardins, née Anna, Mme Thomas Albert, née Aurore, Cabano, Mme Onil Morault, née Alma, Notre-Dame du Lac et plusieurs petits-enfants.

 

La dépouille mortelle était portée par MM. Paul Létourneau, Jean Ouellet, Pierre Thibault, Narcisse Jean, Émile Ouellet et Émile Théberge. M. Ovide Beaulieu, à la tête du cortège, portait la croix. Le corbillard était conduit par M. Ovide Lagacé. »

 

Alexandre Voisine

« Dieu visite notre paroisse et les deuils se multiplient. Le même jour, 19 octobre, décédait M. Alexandre Voisine, époux d'Héloïse Lebel, à l'âge de 69 ans et 3 mois. Son service et sa sépulture eurent lieu le 21 octobre.

 

Il laisse pour le pleurer, outre son épouse, cinq fils MM Philippe, Alfred Voisine, Berlin N. H., Émile, Adélard et Alphonse Voisine de Saint-Mathieu, quatre filles Mme Antonio Arsenault née Jeanne, Sainte-Félicité, Matane, Mme Denis Rousseau née Marie-Blanche, Mlles Marie-Anne et Alberta Voisine, de Saint-Mathieu.

 

M. J. Moyen portait la croix. MM. François Marquis, Alphonse Lagacé, Ernest Dionne et Majorique Lagacé portaient le cercueil. Le corbillard était conduit par M. Émile Théberge.

 

Il est parti pour l’au-delà recevoir sa récompense. Il fut un époux modèle et un père chrétien. Trois semaines de maladie seulement ont précédé sa mort. Il fut muni des derniers sacrements de notre sainte religion, qu’il se présenta confiant devant son souverain juge. »

 

 

Doc 1938C. La scierie Deschênes

Dans un rapport intitulé Inventaire des ressources naturelles et industrielles 1938 : comté municipal de Rimouski, on peut lire : « La municipalité (de Saint-Mathieu-de-Rioux) compte quatre scieries actuellement en exploitation. Elles fonctionnent respectivement sous les raisons sociales de Deschênes et Frère, Dionne et Dionne, Désiré Dionne, Victor Rousseau. Seule l'entreprise de Deschênes et Frère, la plus importante, est de fondation récente ; son établissement dans les limites de la municipalité date de 1933 seulement. »

 

Un article publié dans l’hebdomadaire de Rimouski, Le Progrès du Golfe du 6 septembre 1935, nous permet de préciser la date d’ouverture. Voici ce qu’on y apprend :

 

« Le moulin à scie des Frères Deschênes de Trois-Pistoles était situé au Lac Neigette. Il fut béni le 28 août 1935 par le curé de Sainte-Françoise, l’abbé Jean-Baptiste Bouchard. Ce dernier était accompagné de huit autres prêtres. Ce grand nombre d’abbés s’explique par le fait que ceux-ci étaient venus prêter main-forte au curé pour les Quarante-Heures à Sainte-Françoise. D’ailleurs la compagnie avait mis deux automobiles à leur disposition pour se rendre au moulin.

 

Une allocution fut prononcée par le curé de St-Luc, l’abbé Louis-Joseph Lavoie, un futur curé de Saint-Mathieu. Ce dernier parla de l’importance du retour à la terre. Il fit une mise en garde contre le blasphème et encouragea la sobriété. Une démonstration du fonctionnement des machines fut faite par les employés. Le moulin a ouvert ses portes le lendemain, soit le 29 août 1935.

 

Les travaux d’une route en pleine forêt d’environ cinq kilomètres avaient commencé en mai. Plus de 90 hommes avaient travaillé à cette route et à l’érection du moulin. Pour le sciage, le camionnage et le chargement du bois, 80 à 85 employés étaient prévus, dix heures par jour à partir de l’ouverture. »

 

 

Doc 1939. Nouvelles de la paroisse

Le Progrès du Golfe publie des nouvelles de la paroisse.

 

Décès de dame Délima Chouinard

« Le 5 février s’éteignait pieusement, après une longue maladie soufferte avec une grande résignation à la volonté de Dieu, dame Délima Chouinard, épouse de feu Napoléon Fournier, à l’âge de 79 ans 9 mois.

 

Elle est partie pour l'au-delà recevoir sa récompense. Sa carrière fut remplie de bonnes œuvres. Elle fut une épouse modèle et une mère chrétienne. Ce fut munie des derniers sacrements de notre sainte religion qu'elle se présenta confiante devant son souverain juge. Elle vivra dans le monument impérissable de ses œuvres et dans la trace lumineuse de sa vie exemplaire.

 

La défunte laisse cinq fils MM. Hermel, Charles-Eusèbe, François, Alexis et Édouard Fournier, et trois filles Mme Loyola Buteau (Alphéda), Mlles Rose-Anne et Emma Fournier.

 

Pour la circonstance, l'église avait revêtu ses plus beaux ornements de deuil. Au chœur, de l'orgue un magnifique programme de chant fut exécuté. La levée du corps fut faite par M. l’abbé Charles Pelletier, curé de la paroisse. M. l'abbé Joseph Gauvin, curé de Saint-Jean de Dieu, chanta le service, assisté de MM. les abbés Charles Pelletier et Eugène Brière, curé de Saint-Simon, comme diacre et sous-diacre.

 

En tête du cortège venait Charles Boulanger portant la croix, M. Émile Théberge conduisait le corbillard. Les porteurs du cercueil étaient : MM. Onésime Dionne, Désiré Dionne, Édouard Bélanger et Paul Parent.

 

Le deuil était conduit par ses enfants : M. François Fournier, Mlles Rose-Anne et Emma Fournier de Saint-Mathieu, Édouard Fournier de Berlin, M. et Mme Hermel Fournier, de Saint-Mathieu, M. Charles-Eusèbe Fournier, de Saint-Léon le Grand, Mme Loyola Buteau (Alphéda) de Québec, M. et Mme Alexis Fournier de Bic.

 

Ses petits-enfants : MM. Hermel, Rosario, Léonard, Mathieu, Donat et Fabien Fournier de Saint-Mathieu, M. Rosaire Fournier, Mlles Germaine et Irène Fournier, de Saint-Mathieu, Mlle Gemma Fournier de Bic.

 

Son beau-frère, M. Édouard Ouellet, sa belle-sœur Mme Honoré Chouinard de Saint-Mathieu. Ses neveux et nièces M. et Mme Adélard Ouellet, M. et Mme Charles Ouellet, M. et Mme Ludger Ouellet, M. et Mme Trefflé Ouellet de Saint-Mathieu, Mme Édouard Ouellet de Ste-Françoise. Autres parents : M. et Mme David Parent, M. et Mme Donat Lavoie, de Ste-Françoise, M. et Mme Désiré Rousseau, de Saint-Mathieu, M. et Mme Napoléon Fournier, M. et Mme Ludger Fournier, de St-Fabien.

 

On remarquait dans l’assistance : M. et Mme Joseph Bélanger, M. Théodore Bélanger, M. et Mme Hyacinthe Plourde, M. et Mme Vézina Jean, de St-Simon et un nombre considérable d’autres personnes.

 

Trois autres décès

- Le 30 janvier, ont eu lieu les funérailles de M. François Ouellet, époux d’Odila Vaillancourt. Il était âgé de 81 ans et 6 mois.

 

- Le 31 janvier, ont eu lieu les funérailles de Thérèse Bélanger, fille de M. Édouard Bélanger et de dame Maria Hammond. Elle était âgée de 9 ans et 10 mois.

 

- Le 14 février, ont eu lieu les funérailles de Marie-Olivette Thibault, fille de Donat Thibault et d’Yvette Rioux. Elle était âgée de 2 jours.

 

Baptêmes

Joseph-Arsène Beaulieu, fils de Paul-Émile Beaulieu et de Marie-Anne Rioux. Parrain et marraine Mathieu Beaulieu et Marie-Rose Beaulieu, frère et sœur du nouveau-né.

 

Joseph-Clovis enfant de Léo Théberge et Lucie D’Auteuil. Parrain et marraine M. et Mme Antonio Théberge.

 

Marie-Agathe Jean, enfant de Fortunat Jean et Annette Rioux. Parrain et marraine, M. et Mme Edmond Dionne.

 

Marie-Audette Jean, enfant de Philippe Jean et de M-Noëlla Devost. Parrain et marraine, M. et Mme Albert Jean.

 

Marie-Olivette Thibault, enfant de Donat Thibault et d’Yvette Rioux. Parrain et marraine, M. et Mme Ernest Cayouette. »

 

Décès de Ludger Ouellet

Le 17 novembre eurent lieu les funérailles de M. Ludger Ouellet, décédé subitement à l’âge de 78 ans.

 

Le défunt laisse son épouse, née Philomène Lévesque, et une fille, Mme Adélard Ouellet (Emma) ; son gendre, M. Adélard Ouellet ; trois petits-enfants, Omer, Réal et Mathieu ; un fils adoptif, M. Edmond Jean.

 

M. l’abbé Charles Pelletier fit la levée du corps et chanta le service. La quête fut faite par M. Roland Rioux, sacristain. Portaient le cercueil : MM. Edmond Jean, Jean Ouellet, Émile Plourde et Eusèbe Côté. Portait la croix, M. Majorique Lagacé, et le drapeau du Sacré-Cœur, M. Désiré Rousseau.

 

Complément. Ludger Ouellet est né le 30 juin 1862 à Saint-Mathieu-de-Rioux. Il est le fils de Narcisse Ouellet et d’Hortense Lagacé qui se sont mariés le 24 novembre 1851 en l’église de Saint-Simon. Il a épousé Philomène Lévesque le 23 janvier 1883 à Saint-Mathieu. Philomène est née le 21 septembre 1866, environ deux semaines avant l’ouverture des registres paroissiaux de Saint-Mathieu. Elle est la fille de Joseph Lévesque et de Sophie Paradis.

 

Ludger Ouellet a été élu marguillier en janvier 1908. En 1911, il est allé chercher fortune aux États-Unis. Il était accompagné de son épouse et d’un fils adoptif, Edmond Jean. Ils sont revenus à Saint-Mathieu en 1913, en même temps qu’Emma, la fille du couple, et son mari Adélard Ouellet.

 

Baptêmes

Berchmans, enfant de M. et Mme Georges Beaulieu (Georgiane Lagacé). Parrain et marraine. M. et Mme Philippe Beaulieu, oncle et tante de l'enfant.

 

Gaétan, enfant de M. et Mme Georges Beaulieu (G. Lagacé). Parrain et marraine, M. et Mme Joseph-Luc Beaulieu, oncle et tante de l’enfant. 

 

Statistiques

De plus, on peut lire dans le Soleil du 19 janvier 1940 les statistiques suivantes : « Il y eut, au cours de 1939, à Saint-Mathieu, 51 baptêmes, 11 mariages et 16 sépultures, dont 9 d’enfants ; 47 110 communions ont été distribuées. La paroisse compte actuellement 1006 âmes et 767 communiants ; 244 enfants fréquentent les écoles. »

 

 

Doc 1940. Nouvelles de la paroisse

En cette année 1940, les journaux ont publié certaines nouvelles concernant Saint-Mathieu-de-Rioux.

 

Baptêmes

Les premiers baptisés de l’année sont deux jumeaux de Mme et M. Désiré Dionne. (Le Soleil, 19 janvier 1940)

 

A été baptisé Pierre-Émile, enfant de M. et Mme Napoléon Saindon. Parrain et marraine. M. et Mme Amédée Dionne, cousins de l’enfant. (L’Action Catholique, 11 mars 1940)

 

A été baptisé Alcide, enfant de M. et Mme Albert Devost (Marie-Laure Lagacé). Parrain et marraine M. et Mme Jos. Lagacé des Trois-Pistoles, grands-parents. (L’Action Catholique, 11 mars 1940)

 

A été baptisée Marie-Georgette, enfant de M. et Mme Albert Jean. Parrain et marraine M. et Mme Joseph Rioux, de Saint-Fabien. (Progrès du Golfe, 19 avril 1940)

 

A été baptisé Joseph-Bertrand, enfant de M. et Mme Arthur Gaudreau. Parrain et marraine M. et Mme Elzéar Ouellet. (Progrès du Golfe, 19 avril 1940)

 

Marguillier

M. Émile Plourde a été élu marguillier en remplacement de M. Charles Ouellet, sortant de charge. Un nouveau marguillier sera élu pour remplacer M. Narcisse Jean. (Le Soleil, 19 janvier 1940)

 

Retraite fermée

Un contingent de retraitants se rendit à la maison de retraites fermées de Mont-Joli, le 7 février pour en revenir le 10. Parmi ces retraitants, on remarquait : MM. Arthur, Joseph, Hormidas et Mathieu Devost, Joseph-Luc et Louis-Jacques Beaulieu, Léon Bérubé, J.-Bte, Jérémie, Adélard Jean et Fortunat Jean, Léonard Dionne, Louis Parent, Donat Thibault, Gérard Fournier, Charles Plourde, Léo et Georges Théberge, Jos. Vaillancourt, Gérard Belzile, Paul Parent, Edmond Bélanger, Philippe Boulanger, David Dubé, Georges Rousseau, Cyprien et Alphonse Desjardins, Alfred Bernier, Gérard, Mathieu, Oliva Ouellet, Cyprien et Émile Plourde, Joseph Côté. (L’Action Catholique, 11 mars 1940)

 

Décès

Les registres de l’année 1940 s’ouvrent par l’enregistrement d'un décès, celui de M. Narcisse Jean, marguillier en charge pour la présente année, qui est décédé le matin de l’Épiphanie, et qui a été inhumé le 8 janvier. (Le Soleil, 19 janvier 1940)

 

Le 15 février eurent lieu les funérailles de Mme Alphonse Lagacé (Marie Devost) décédée à l’âge de 72 ans.

 

Outre son époux, elle laisse dans le deuil ses fils et belles-filles : MM. et Mmes Joseph Lagacé de Trois-Pistoles, Charles et Amédée Lagacé de Saint-Mathieu ; ses filles et gendres : MM. et Mmes Félix Rioux (Alice), François Gagnon (Joséphine) de Trois-Pistoles, Charles-Eugène Bérubé (Éva), Joseph Dionne (Yvonne), Joseph Lévesque (Mathilda). Elle laisse aussi plusieurs petits-enfants.

 

Portaient le cercueil, ses neveux MM. Charles Boulanger, Paul Parent, Xavier Devost et Eugène Devost. Portait la croix, Amédée Dionne. Conduisait le convoi funèbre M. Armand Rioux. La quête fut faite par M. Roland Rioux, sacristain. (L’Action Catholique, 11 mars 1940)

 

Le 15 avril ont eu lieu les funérailles de M. Jean Bérubé, époux de feu Antoinette Gauvin, décédé le 13, à l’âge de 85 ans et 6 mois. (Progrès du Golfe, 19 avril 1940)

 

Le même jour, avaient lieu également les funérailles de Mme Amédée Jean (née Marie-Jeanne Parent), décédée le 12 avril à l’hôpital de Rimouski. Elle était âgée de 26 ans et 11 mois.

 

Tous les paroissiens de Saint-Mathieu assistaient à ces funérailles. De nombreux étrangers, parents et amis des défunts étaient venus se joindre à la population de Saint-Mathieu pour témoigner leur sympathie aux familles éprouvées et leur attachement à ces deux citoyens de bien que le bon Dieu vient de rappeler à lui.

 

M. l’abbé Joseph Gauvin, curé de Saint-Jean de Dieu, ancien curé de la paroisse, chanta le service de M. Bérubé et M. l’abbé Charles-Eugène Parent, frère de Mme Jean, chanta le service de celle-ci. Au chœur, on remarquait, outre M. le curé de la paroisse, M. l’abbé Charles Pelletier, Mgr Lionel Roy, Supérieur du Séminaire, le chanoine S. Édouard Chénard ainsi que MM. les abbés Joseph Gauvin et Léon Beaulieu. (Progrès du Golfe, 19 avril 1940)

 

 

Doc 1944. Décès d’Aurélie Chassé

Dans son édition du 9 novembre 1944, le journal Le Soleil annonce le décès d’Aurélie Chassé.

 

« M. Georges Rousseau, directeur à l’école Saint-Dominique, rue Wolfe, à Bienville, vient d’être plongé dans le deuil par la mort de sa mère, dame Aurélie Chassé, épouse de M. Édouard Rousseau, survenue hier matin, à sa résidence, à Saint-Mathieu de Rimouski, à l’âge de 74 ans et 9 mois. M. Georges Rousseau qui est parti hier pour Saint-Mathieu de Rimouski a reçu de la part du personnel enseignant et des élèves de l’école Saint-Dominique un beau témoignage avant son départ de l’école.

 

Les officiers et membres de la chorale de Bienville, au cours d’une assemblée spéciale tenue hier soir, ont adopté à l’unanimité une résolution de sympathies à M. Georges Rousseau, membre de la chorale, à l’occasion de la mort de sa mère et ont chargé le secrétaire de transmettre copie de cette résolution à M. Rousseau. » (Fin du texte cité)

 

Édouard Rousseau est né en 1866. Il est le fils de Guillaume Rousseau, né le 1er octobre 1817 à Trois-Pistoles, et Clémentine Côté, née le 13 mars 1835 à l’Isle-Verte. Édouard Rousseau épouse Aurélie Chassé le 7 février 1888 à l’Isle-Verte.

 

Aurélie Chassé est née en 1870 à l’Isle-Verte. Elle est la fille d’Onésime Chassé, né le 24 mars 1817, et de Sara Vaillancourt, née en 1824.

 

Le couple a eu 12 enfants : Régina (né en 1888), Victor (1890), Georges (1892), Caroline (1893), Claire (1895), Éva (1897), Rose-Ilda (1898), Albert (1900), Anne (1903), Jean-Luc (1904), Georges (1906), Edgar (1909).

 

Édouard Rousseau est décédé le 9 février 1950 à l’âge de 84 ans.

 

 

Doc 1945A. Initiatives intéressantes

Dans un article paru dans Le Devoir du 31 août 1945 et traitant de l’industrie du bois, le journaliste Émile Benoist loue les initiatives d’hommes d’affaires de Saint-Mathieu-de-Rioux qui utilisent les bois francs à des fins industrielles.

 

« Les seules initiatives nouvelles pour l’utilisation des bois rimouskois, et notamment les bois francs, paraissent être le fait de quelques petits industriels, par exemple, dans la paroisse de Saint-Mathieu, (…), où le bois de bouleau sert à fabriquer les boîtes circulaires à fromage, d'autres bois, les boîtes à beurre et les boîtes à pommes.

 

Dans cette même paroisse de Saint-Mathieu sise en plein dans la forêt de la sei­gneurie Nicolas-Rioux, MM. Onésime et Amédée Dionne ont organisé l’industrie fort intéressante des coffrets d’éco­liers ou plumiers, articles constamment en demande pour Iesquels il existe un marché immédiat et qui se fabriquent avec le bois de hêtre et d'érable.

 

La fabrique Dionne emploie une douzaine de personnes à l’année longue et il lui sera loisible d’augmenter sa production dès qu’il y aura de la main-d’œuvre disponible et qu’il sera possible d'obtenir de l’outillage.

 

Quant à la matière première, elle ne manque pas. La forêt voisine contient des bois francs qui n’ont pas eu jusqu’à présent d’autre utilisation que le chauffage. Il est temps plus que jamais qu’on les fasse servir à l’industrie manufacturière. Sur de vastes étendues, particulièrement dans le bassin du lac Témiscouata, le merisier et le bouleau paraissent frappés d'une maladie mortelle et que la vétusté générale des sujets n’est pas de nature à atténuer.

 

Des industries comme celles de Saint-Mathieu ne contribuent pas à la ruine du pays, comme le font les scieries trop grandes et trop voraces, mais à son enrichissement. Les pouvoirs publics finiront peut-être par s'en rendre compte et sans doute voudront-ils alors mettre fin à la dilapidation de la forêt par ceux à qui on en a concédé la jouissance. »

 

 

Doc 1945B. Les Lacordaire

Il fut un temps où l’abstinence totale était fortement recommandée. Le principal instigateur était le Cercle Lacordaire (section des hommes) et Sainte-Jeanne-D’Arc (section des femmes). Saint-Mathieu-de-Rioux s’est démarquée dans ce domaine en gagnant plusieurs trophées pour avoir le plus grand nombre de membres par rapport à sa population pendant plusieurs années, et ce dans les limites du diocèse de Rimouski.

 

J’ai retrouvé un texte signé par Magloire D’Anjou, secrétaire et Adrien Ouellet, président. Ce texte relate l’historique du Cercle Lacordaire et Sainte-Jeanne-D’Arc jusqu’à 1952. En voici les principaux éléments :

 

1. La première assemblée a lieu le 21 août 1945. Les visiteurs de marque et conférenciers sont : Gaston Bélanger de Rimouski, J.-Albert Gagnon de Rimouski, François Deschênes de Québec, le curé Louis-Joseph Lavoie. À cette occasion, 44 signatures de cartes sont effectuées. Antonio Théberge est élu président et Adrien Ouellet, secrétaire.

 

2. La deuxième assemblée est tenue le 30 août 1945. Huit personnes signent leur carte. Mme Raoul Vignola est élue présidente et Mlle Modeste Rioux, secrétaire.

 

3. Une assemblée d’initiation a lieu le 23 décembre 1945. Deux conférenciers sont invités : Arthur Raymond et J.-Albert Gagnon, tous deux de Rimouski. Lors de cette rencontre, 25 Lacordaire et 13 Jeanne D’Arc sont initiés.

 

4. Le cercle est fondé le 1er octobre 1946 et est classé comme le numéro 372.

 

5. Les aumôniers depuis la fondation sont les curés Louis-Joseph Lavoie et Alfred Bérubé.

 

6. D’autres faits saillants sont relatés.

• Le 19 mars 1947 se tient une grande journée antialcoolique à Saint-Mathieu. Vingt-deux membres sont initiés et 83 cartes sont signées.

• Du 26 au 30 juin 1952, le Cercle organise une semaine antialcoolique. Les Cercles de Trois-Pistoles, Sainte-Françoise et Saint-Simon délèguent de leurs membres.

 

7. Les effectifs sont de 82 Lacordaire et de 102 Jeanne D’Arc.

 

 

Doc 1945C. Mariages Beaulieu-Plourde

Autrefois, il arrivait de temps à autre que deux membres d’une même famille épousent deux membres d’une autre même famille. Cela se faisait parfois le même jour. Aujourd’hui, je vous présente trois mariages entre les membres de deux familles de Saint-Mathieu-de-Rioux.

 

1. Les parents

• Paul-Émile Beaulieu et Anne Rioux

Paul-Émile Beaulieu est né le 26 mars 1899 à Saint-Mathieu. Il est le fils d’Émile Beaulieu et d’Ernestine Chénard dont le mariage a eu lieu à Bic le 8 avril 1891. Paul-Émile a cultivé une terre au rang 3 ouest et a été cantonnier. Il décède le 25 mai 1964 à l’âge de 65 ans. Les Beaulieu sont une des vieilles familles de Saint-Mathieu.

 

Anne Rioux est née le 12 janvier 1899 à Saint-Fabien. Elle est la fille de Louis Rioux et d’Amanda Berger dont le mariage a eu lieu à Saint-Fabien le 6 juillet 1880. Elle décède le 18 décembre 1981 à l’âge de 82 ans.

 

Le couple s’est marié le 20 juillet 1920 à Saint-Fabien.

 

• Émile Plourde et Caroline Rousseau

Émile Plourde est né le 5 août 1889 à Saint-Mathieu. Il est le fils de Joseph Plourde et de Victoria Lévesque dont le mariage a eu lieu le 24 juin 1884 à Saint-Mathieu. Émile a cultivé une terre au rang 5. Il décède le 5 février 1984 à l’âge de 94 ans. Les Plourde sont une des vieilles familles de Saint-Mathieu.

 

Caroline Rousseau est née le 16 novembre 1893 à Saint-Mathieu. Elle est la fille d’Édouard Rousseau et d’Aurélie Chassé dont le mariage a eu lieu le 7 février 1888 à l’Isle-Verte. Elle décède le 28 février 1976 à l’âge de 82 ans.

 

Le couple s’est marié le 9 janvier 1912 à Saint-Mathieu.

 

2. Les trois couples

• Omer Beaulieu et Marie-Ange Plourde

Omer Beaulieu est né le 2 février 1924. Marie-Ange Plourde est née le 22 mai 1921. Leur mariage a eu lieu le 23 juin 1945 à Saint-Mathieu.

 

• Camille Beaulieu et Angèle Plourde

Camille Beaulieu est né le 1er février 1927. Angèle Plourde est née le 7 janvier 1928. Leur mariage a eu lieu le 28 août 1950 à Saint-Mathieu.

 

• Anne-Marie Beaulieu et Simon Plourde

Anne-Marie Beaulieu est née le 22 mai 1928. Simon Plourde est né le 20 juin 1929. Leur mariage a eu lieu le 7 juillet 1951 à Saint-Mathieu.

 

 

Doc 1947A. Décès de Raymond Ouellet

Le décès par la tuberculose d’un jeune homme de Saint-Mathieu qui étudiait au Séminaire de Rimouski a fortement ébranlé la population de la paroisse et ses confrères du collège. Voici ce que rapporte le Progrès du Golfe dans son édition du 13 juin 1947 :

 

« Un émouvant hommage a été rendu, le mercredi 4 juin, à la douce mémoire de Raymond Ouellet, étudiant au Séminaire de Rimouski, enfant de M. et Mme J.-Émile Ouellet, de Saint-Mathieu, décédé au Sanatorium Saint-Georges de Mont-Joli, à l'âge de 20 ans et 3 mois, après 19 mois de maladie.

 

Le défunt a laissé dans le deuil : son père, M. J.-Émile Ouellet ; sa mère Célina Bérubé ; ses frères, M. l’abbé Paul-Émile, assistant-procureur à l'Archevêché de Rimouski, MM. les abbés Mathieu et Ulric, étudiants en théologie au Grand Séminaire de Rimouski, Gérard, Louis, Dominique, Jacques ; ses sœurs : la Rév. Sœur Saint-Edgar, S. M., Adrienne, Marie-Claire ; ses belles-sœurs : Mme Gérard (Germaine Parent), Mme Louis (Laura Vaillancourt) ; son beau-frère : M. Raoul Vignola.

 

Les funérailles eurent lieu à l'église paroissiale, au milieu d'un grand concours de parents et d'amis. La levée du corps fut faite à la demeure du défunt par M. l’abbé Louis-Joseph Lavoie, curé de l’endroit. Le service funèbre fut chanté par le frère du défunt, M. l'abbé Paul-Émile Ouellet, assisté de son cousin, M. l'abbé Élie Beaulieu, économe à l’Archevêché, et de son frère, M. l’abbé Mathieu, ces derniers remplissant l’office de diacre et de sous-diacre. »

 

Suit une liste de 19 membres du clergé qui assistaient au chœur dont Mgr Médard Belzile, représentant de Mgr Georges Courchesne, archevêque de Rimouski, M. l’abbé Donat Crousset, préfet des études au Séminaire de Rimouski et représentant de Mgr Georges Dionne, supérieur du Séminaire, M. l’abbé Raoul Thibault, directeur du Séminaire et plusieurs de ses anciens professeurs au Séminaire.

 

Suit une autre liste de plus de 100 personnes de Saint-Mathieu dont le maire Onésime Dionne, plusieurs oncles et tantes, plusieurs cousins et cousines et les révérendes sœurs du Saint-Rosaire avec leurs élèves. Une autre liste comprend les noms de plus de 100 personnes provenant principalement de Rimouski et des environs de la paroisse de Saint-Mathieu.

 

« Les élèves de Rhétorique du Séminaire de Rimouski, promotion de 1946-47, assistaient tous au service de leur confrère. Ils portèrent la dépouille mortelle, la bannière des Enfants de Marie, la Croix du Tiers-Ordre, le drapeau Lacordaire du Séminaire.

 

À l’orgue, M. l’abbé Fernand Beauchemin. La chorale locale était assistée des confrères séminaristes du défunt. Le corbillard était conduit par M. Georges Théberge, cousin. M. Émile Théberge, oncle et parrain du disparu, portait la croix. »

 

Dans son livre Horace ou l’art de porter la redingote, publié aux Éditions Leméac en 1980, Bertrand B. Leblanc, confrère du défunt au Séminaire de Rimouski, a raconté comment les élèves de sa classe ont vécu cet épisode de maladie contagieuse dans les années 1945-1947.

 

« On constatait bien que plusieurs élèves toussaient comme des coquelucheux, mais on les traitait de petites natures et on ne s’en faisait pas outre mesure. … Dans la classe d’Horace une douzaine de confrères, sur 70 ou 75, prirent le désespérant chemin du sanatorium. …Personne à ma souvenance n’en revint avant un an. …

 

Pour d’autres, c’était plus long encore. Ils en sortaient enfin au bout de deux ou trois ans, verts, émaciés, maigres, fragiles et encore distants de l’énergie insolente qui nous habitait. Pour certains, c’était pire encore. Ils devaient retourner souvent à l’hôpital, passer des examens incessants, se surveiller étroitement, abdiquer les sports, parfois même subir les fameux pneumos qui nous terrifiaient littéralement. Pour quelques-uns, il n’y eut pas de retour. Raymond, un confrère d’Horace, y resta le premier je crois. Une phtisie galopante l’emporta en six mois. On accusa très durement le coup. Au sortir des cours du matin, un maître près des pleurs nous apprit la révoltante nouvelle. … Élève brillant, robuste fils des champs, promis à tout ce qu’on peut imaginer de bien, mort comme une bête en captivité, loin des siens, loin du collège, loin de tous ses rêves.

 

On demanda au directeur d’assister aux obsèques. On nolisa un autobus et on partit sous un soleil arrogant, vers Saint-Mathieu à quelques milles au sud du Littoral, dans les montagnes. L’infinie tristesse d’une petite église froide où des étrangers en noir pleuraient incontrôlablement. Et nous tous, comme des intrus, conscients de perdre vraiment cette fois un confrère, un ami qu’il fallait rendre à sa famille. D’ailleurs, il était méconnaissable. Ça ne pouvait pas être lui le copain dont on espérait le retour. Les mains exsangues, la bouche filiforme, le corps squelettique, il avait déjà la vieillesse indéfinissable de la mort. Et toutes ces gens qui nous donnaient la main, qui nous remerciaient, à qui on faisait certes un peu de bien mais qui ne pouvaient cacher une sourde rancœur, parce que nous rappelions, avec nos redingotes, la machine hideuse qui leur avait arraché un membre.

 

Puis le retour dans les chemins sinueux où l’autocar bousculait nos mornes pensées. On avait perdu un frère. Et tellement bêtement. »

 

 

Doc 1947B. Familles de 13 enfants

Du début de la paroisse jusqu’en 1947, 23 couples ont eu 13 enfants. La liste contient uniquement les couples qui ont eu cette progéniture d’un seul mariage. Les parents et les enfants de ces couples ne sont pas tous nés à Saint-Mathieu-de-Rioux ; mais à un moment ou un autre, on les retrouve dans les actes civils ou religieux touchant cette paroisse. Les voici :

 

1841-1860 (2 couples)

Zacharie Côté et Virginie Lévesque (20 novembre 1855)

Théophile Paradis et Delvina St-Pierre (21 janvier 1865)

 

1861-1880 (2 couples)

Jean-Baptiste Dionne et Aglaé Rioux (26 novembre 1867)

Alphonse Dionne et Adèle Rioux (31 juillet 1877)

 

1881-1900 (8 couples)

Cyrille Jean et Léa Michaud (22 janvier 1884)

Joseph Ouellet et Victoria Bélanger (5 février 1884)

Louis Beaulieu et Marie Jean (8 février 1884)

Cyprien Plourde, marchand, et Symphrose Gauvin (22 juillet 1884)

Cyprien Bélanger et Marie-Louise Boulanger (13 octobre 1885)

Jean-Baptiste Dionne et Exorée Moreau (15 juillet 1890)

Émile Beaulieu et Ernestine Chénard (8 avril 1891)

Philéas Gaudreau et Delphine Dionne (vers 1896)

 

1901-1920 (6 couples)

Ernest Boucher et Marie Lavoie (17 juillet 1903)

Charles Ouellet et Délima Ouellet (10 mai 1909)

Alphonse Bélanger et Marie-Ange Caron (13 janvier 1914)

Narcisse Jean et Marie-Rose Brillant (12 juillet 1915)

Jos-Luc Beaulieu et Yvonne Lagacé (20 juillet 1920)

Étienne Ouellet et Alice Vaillancourt (27 juillet 1920)

 

1921-1940 (3 couples)

Albert Jean et Elmire Rioux (4 mai 1921)

Arthur Gaudreau et Marie-Ange Ouellet (27 novembre 1929)

Omer Ouellet et Rose-Aimée Ouellet (16 mai 1934)

 

1941-1960 (2 couples)

Mathieu Beaulieu et Aline Belzile (6 mai 1944)

Léonard Dionne et Béatrice Lavoie (15 novembre 1947)

 

Les données proviennent en grande partie du livre Naissances, décès et mariages de la paroisse de Saint-Mathieu publié en 1985 par Hélène Chénard.

 

 

Doc 1949A. Première messe de Mathieu et d’Ulric Ouellet

Le 6 février 1949, Mgr Georges Courchesne ordonnait prêtres les deux frères Mathieu et Ulric Ouellet à Rimouski. Le lendemain, ceux-ci disaient leur première messe dans leur paroisse natale, Saint-Mathieu-de-Rioux. Voici de larges extraits d’un texte paru dans le Progrès du Golfe, édition du 11 février 1949 :

 

« C’est toute une paroisse qui a chanté l’hymne de reconnaissance au Seigneur pour avoir choisi trois fils prêtres dans la famille de M. et Mme Émile Ouellet, de Saint-Mathieu.

 

Dimanche matin, en la chapelle du Séminaire, Son Excellence Mgr Georges Courchesne, archevêque de Rimouski, conférait le sacrement de l’Ordre à MM. les abbés Mathieu Ouellet et Ulric Ouellet, les deux frères, originaires de Saint-Mathieu. Le 11 octobre 1942, à Saint-Mathieu, Son Exc. Mgr Courchesne avait élevé à la prêtrise leur frère, M. l’abbé Paul-Émile Ouellet qui étudie maintenant la théologie dogmatique et morale au Collège Canadien de Rome où il séjournera deux ans.

 

Mgr l’Archevêque était assisté dimanche de M. le chanoine Louis Martin, supérieur du Séminaire, et de M. l’abbé Louis Lévesque, directeur du Grand Séminaire. Cérémoniaire : M. l’abbé Édouard Courcy, ecclésiastique. »

 

Suit une liste de 28 noms de prêtres qui occupaient le chœur.

 

« Le parrain d’ordination et le prêtre assistant de M. l’abbé Mathieu Ouellet était M. l’abbé Élie Beaulieu, son cousin ; celui de M. l’abbé Ulric Ouellet était M. l’abbé Louis-Joseph Lavoie, curé de Saint-Mathieu.

 

Le lendemain lundi, les deux jeunes prêtres célébraient leur première messe en l’église de Saint-Mathieu, que remplissait la foule. La chorale paroissiale exécuta la messe du jour et des chants de circonstance. Au prône, M. l’abbé Hermel Pelletier, curé de Saint-Simon, se fit l’interprète des paroissiens de Saint-Mathieu pour féliciter les deux nouveaux élus, les deuxième et troisième de cette même famille, et pour rendre hommage à M. et Mme Émile Ouellet qui se sont imposé de lourds sacrifices afin de répondre à l’appel du Seigneur. Il loua le ministère du prêtre et expliqua la sublime grandeur humaine et divine de la vocation sacerdotale.

 

M. l’abbé Mathieu Ouellet célébra sa première messe à l’autel majeur (Saint-Mathieu) et M. l’abbé Ulric Ouellet à l’autel de la Sainte-Vierge. C’était émouvant et l’assistance, impressionnée par le spectacle de ces deux frères célébrant en même temps leur première messe dans l’église paroissiale, priait avec une piété vraiment édifiante. »

 

Suit une liste de neuf prêtres qui assistaient les deux frères.

 

« Au premier rang de l’assistance, on remarquait les parents des abbés Ouellet, M. et Mme J.-Émile Ouellet (Célina Bérubé), leurs frères et sœurs, Sœur Saint-Edgar s. m. de l’Hôpital Sainte-Marie de Trois-Rivières, M. et Mme Gérard Ouellet (Germaine Parent), M. et Mme Raoul Vignola (Adrienne Ouellet), M. et Mme Louis Ouellet (Laura Vaillancourt), M. et Mme Adrien Ouellet (Marie Ouellet), Mlle Claire, MM. Dominique et Jacques Ouellet, leur tante Sœur Ange-Marie, s. m. »

 

Suit une liste de plus de 80 noms d’oncles et de tantes, de cousins et de cousines.

 

« À l’issue de la messe, un banquet fut servi à la maison paternelle, réunissant autour des deux nouveaux prêtres, un grand nombre de parents et d’amis, y compris tous les prêtres présents à la première messe. »

 

 

Doc 1949B. Visite pastorale à Saint-Mathieu

Du temps où la religion catholique était au centre de la vie des gens, l’évêque du diocèse visitait chaque paroisse tous les quatre ans. Le but principal de cette visite était de donner la confirmation aux jeunes d’âge scolaire. L’évêque en profitait pour faire certaines autres interventions. En 1949, la visite commença le mardi 31 mai. Mgr Georges Courchesne, alors archevêque de Rimouski, était accompagné de son coadjuteur Mgr Charles-Eugène Parent.

 

Dans son édition du 10 juin 1949, le Progrès du Golfe fait un compte-rendu de cette visite. Le voici :

 

« Quatre paroissiens de Saint-Mathieu ont été honorés par Son Excellence Mgr Georges Courchesne, archevêque de Rimouski, lors de sa visite pastorale la semaine dernière, de la décoration du mérite diocésain, la Croix de St-Germain. Ce sont :

Mme Louis Parent, mère de Son Excellence Mgr Parent, évêque auxiliaire de Rimouski, de l’abbé Léonard Parent et de Sœur St-Éleuthère (Irène Parent), des Sœurs de la Charité.

M. et Mme Émile Ouellet, parents de MM. les abbés Paul-Émile Ouellet, étudiant à Rome, Mathieu Ouellet, vicaire à St-Jean-de-Dieu, Ulric Ouellet, assistant-procureur à l’Archevêché et Sœur St-Edgar (Marie-Berthe Ouellet) des Sœurs de la Miséricorde.

Mme Ernest Dionne, mère de 18 enfants, dont la Rév. Sœur Jeanne-Odile (Alberta Dionne) des Sœurs de la Providence.

La cérémonie, qui eut lieu dans l’église paroissiale, commença par la confirmation de 144 enfants. Ensuite, Son Excellence Mgr l'Archevêque remit aux quatre récipiendaires la Croix du Mérite diocésain.

 

On remarquait au chœur MM. les abbés Théodule Desrosiers, Élie Beaulieu, Léonard Parent, F. X. Belzile, Ulric Ouellet, Auguste Lavoie, professeur au Séminaire, Benoît Lantagne, de l’École d’Agriculture, Louis-Joseph Lavoie et Fortunat Blanchet, curé et vicaire de Saint-Mathieu, le chanoine Stanislas Roy, curé de St-Fabien, les abbés Adélard Richard, curé de Trois-Pistoles, Herménégilde Roy, curé de Ste-Françoise, Laurent Lavoie de St-Eugène, et Mathieu Ouellet.

 

Cette cérémonie religieuse, qui fit accourir au temple paroissial les fidèles de la paroisse et des localités avoisinantes fut suivie d’agapes intimes dans chaque famille des décorés, tandis que NN. SS. Courchesne et Parent prenaient le souper au presbytère. Dans la soirée, Son Exc. Mgr Parent rendit visite à sa mère.

 

Mercredi matin, Son Excellence Mgr Courchesne procéda à la bénédiction du couvent du St-Rosaire, de la Caisse Populaire, du magasin « La Familiale », du Syndicat d’achats et ventes, du système de protection contre l’incendie, cinq immeubles érigés dans la paroisse depuis quatre ans, date de la dernière visite pastorale. »

 

Voilà un souvenir pour ceux et celles qui comme moi ont reçu le sacrement de confirmation le 31 mai 1949 dans l’église de Saint-Mathieu-de-Rioux.

 

 

Doc 1949C. Nouvelles de la paroisse

Dans son édition du 29 juillet 1949, le Progrès du Golfe publie des nouvelles sur Saint-Mathieu-de-Rioux.

 

Mariage

Le 2 juillet, fut béni en l'église de Saint-Mathieu le mariage de M. Antoine Beaulieu, fils de M. Paul-Émile Beaulieu, et Mlle Cécile Jean, fille de M. Charles-Hermel Jean. Les chants de la cérémonie furent exécu­tés par les Enfants de Marie.

 

Décès

Le 30 juin, est décédée à Saint-Mathieu Mme Veuve François Ouellet (Odila Vaillancourt). L’inhumation eut lieu au cimetière de l’endroit. Au service funèbre, on remarquait au chœur plusieurs prêtres et, parmi l’assistance, un grand nombre de pa­rents et d’amis. (Voir le complément ci-dessous)

 

Soirée Lacordaire

Le 17 juillet, à la salle paroissiale, les membres des Cercles Lacordaire et Sainte-Jeanne-d’Arc ont tenu une grande assemblée sous la présidence de M. Onésime Dionne. Au cours de cette assemblée, il y eut initiation de nouveaux membres et changement de décoration premier et deuxième degré.

 

La partie récréati­ve fut exécutée par la famille de M. Chalifour, agronome résidant à l’Isle-Verte. Cette famille est réellement bien douée pour le chant et le piano et les membres de nos Cercles souhaitent les revoir encore.

 

Complément. Odila Vaillancourt naît le 25 juin 1868. Elle est la fille d’Olivier Vaillancourt et d’Hélène Émond. Elle décède à Saint-Mathieu-de-Rioux le 29 juin 1949. Elle épouse François Ouellet, qui a 7 enfants, le 19 février 1895 à Saint-Mathieu-de-Rioux.

 

Le couple a eu 11 enfants :

- Rose-Alma, née le 6 décembre 1895, mariée à François-Xavier Bérubé.

- Adélia, née le 15 janvier 1897, mariée à Eugène Jean.

- Aurore, née le 27 avril 1898, mariée à Louis-Gonzague Boulanger.

- Aimée, née le 13 décembre 1899, mariée à Ovide Beaulieu.

- Alice, née le 10 mai 1901, mariée à Auguste Turcotte.

- Louise, née le 17 février 1903, mariée à Albert Ouellet.

- Marie-Anne, née le 12 juin 1904, religieuse de la Miséricorde.

- Philippe, né le 29 janvier 1906, marié à Anna Parent.

- Yvonne, née le 24 octobre 1907, mariée à Wilfrid Omer Parent.

- Arthémise Cécile, née le 24 mars 1910.

- Jeanne Malvina, née le 13 novembre 1911, mariée à Charles Jos Lévesque.

Doc 1951A. Réjouissances à Saint-Mathieu

Dans Le Progrès du Golfe du 3 août 1951, on relate une journée mémorable vécue à Saint-Mathieu-de-Rioux. Le titre de l’article est : Saint-Mathieu accueille Son Exc. Mgr Parent, Grandes manifestations paroissiales. Voici ce qu’on peut lire :

 

« Le 29 juillet (1951), la population de Saint-Mathieu avait le plaisir et l’honneur d’accueillir "officiellement" son illustre enfant devenu archevêque de Rimouski, Son Excellence Mgr Charles-Eugène Parent. Bien que natif de Trois-Pistoles, Mgr l'Archevêque est considéré comme un enfant de Saint-Mathieu. En effet, il y a vécu dès l’âge de 7 ans et sa mère, ses frères et ses sœurs y demeurent encore. Il y fut ordonné prêtre le 7 mars 1925.

 

En la solennité de la fête de sainte Anne, Son Excellence chantait la messe pontificale et donnait l’instruction dans l’église paroissiale. M. l’abbé Alfred Bérubé, curé de la paroisse, remplissait l’office de prêtre assistant, tandis que MM. les abbés Paul-Émile Ouellet, procureur à l’Archevêché, et Mathieu Ouellet, vicaire à St-Jean-de-Dieu étaient diacre et sous-diacre d’honneur. MM. Ulric Ouellet, assistant-procureur à l’Archevêché, et J.-Léonard Parent de Trois-Pistoles servaient diacre et sous-diacre d’office.

 

M. l'abbé Marcel Rioux, secrétaire de Son Excellence, agissait comme maître de cérémonies. M. l’abbé Léonard Parent, frère de Son Excellence, assistait au chœur. Dans la nef, on remarquait la mère de Son Exc., Mme Louis Parent, ses sœurs, la Rév. Sœur St-Éleuthère, des Sœurs de la Charité de Québec, Mmes Joseph Bérubé (Anna), Amédée Jean (Cécile), Gérard Ouellet (Germaine); ses frères, Victor et Louis.

 

Au prône de la messe, M. le curé présenta, au nom des paroissiens, les vœux et les hommages de toute la population. Puis Mgr l'Archevêque donna le sermon, profitant de la fête du jour pour faire ressortir les motifs que nous avons d'honorer sainte Anne et la sainte Vierge.

 

Après la messe, le dîner fut servi à la maison paternelle de Son Excellence, où avaient été invités tous les officiants et les membres de sa famille.

 

À quatre heures de l’après-midi, Son Excellence procéda à la bénédiction d'une nouvelle école, sur le rang 3 est. Il était accompagné de M. le curé Alfred Bérubé, de MM. Hermel Pelletier, curé de St-Simon, Paul-Émile, Mathieu et Ulric Ouellet, et Marcel Rioux, cérémoniaire.

 

Étaient présents le président de la Commission Scolaire, M. Antonio Théberge, le commissaire du rang, M. David Dubé, ainsi que les parents et les enfants de cet arrondissement scolaire. Après la bénédiction, Son Excellence fit une courte visite au plus vieux citoyen de la paroisse, M. Édouard Ouellet (époux de feue Rosalie Chouinard), qui est âgé de 93 ans.

 

Le souper fut servi au presbytère. Outre Son Excellence et M. le Curé, on remarquait MM. David Rioux, V. F., curé de Trois-Pistoles, Hermel Pelletier, Roland Rioux, vicaire à l'Isle-Verte, Paul-Émile, Mathieu et Ulric Ouellet, Léonard Parent et Marcel Rioux.

 

Son Excellence présida au salut solennel du T. S. Sacrement en Cappa magna. Il était assisté de MM. David Rioux et Alfred Bérubé. M. l’abbé Paul-Émile Ouellet chanta le salut, assisté de MM. Roland Rioux et Mathieu Ouellet.

 

Après le salut, Mgr l’Archevêque présidait une réunion mensuelle du Cercle Lacordaire et Jeanne d’Arc local. M. Georges Théberge, vice-président du cercle, agissait comme maître de cérémonie. Il y eut chant : "Jeanne d’Arc, notre patronne" et "Le baiser de la Langue française", une saynète “Dernier amour”, interprétée par Paul et Gilbert Plourde et Clovis Théberge. Après les initiations et changements de décoration, une chorale d’enfants présenta les hommages de la gente écolière, et M. le maire Onésime Dionne présenta les vœux, les hommages et les félicitations de la paroisse à son illustre enfant. M. l’abbé Hermel Pelletier, doyen des prêtres originaires de Saint-Mathieu, se fit le porte-parole de ces derniers pour présenter à Son Exc. les hommages des prêtres.

 

Mgr l’Archevêque remercia vivement tous les organisateurs de cette belle journée familiale et paroissiale. Il en profita pour développer le thème suivant : la pratique de l’abstinence totale des boissons alcooliques favorise grandement la pratique des vertus cardinales et théologales.

 

Le O Canada termina cette veillée familiale. » (Fin du texte cité)

 

 

Doc 1951B. Décès de Mme Ernest Dionne

Nous publions le compte-rendu du Progrès du Golfe, en date du 3 août 1951, concernant les funérailles grandioses d’une dame de Saint-Mathieu-de-Rioux :

 

« Nous apprenons avec regret la mort de Mme Ve Ernest Dionne (Odila Vaillancourt) survenue à l’hôpital de Rivière-du-Loup le 29 juillet 1951. La dépouille a été transportée à Saint-Mathieu en attendant les funérailles qui eurent lieu mercredi matin au milieu d’une foule imposante de parents et d’amis.

 

La regrettée disparue, qui jouissait de l’estime générale, avait été décorée, il y a trois ans, par Son Excellence Mgr Georges Courchesne, de la Croix du Mérite Diocésain St-Germain. Son époux, M. Dionne, l’a précédée dans la tombe il y a quatre ans.

 

Mme Dionne était la mère de MM. Félix Dionne, de Drummondville, Désiré Dionne, de Saint-Mathieu, Onésime Dionne, maire de Saint-Mathieu et préfet du comté de Rimouski, Louis Dionne, de Trois-Pistoles, Omer Dionne, de Rimouski, Roland et Réal Dionne, de Saint-Mathieu, Adrien Dionne, de Rimouski, de la Rév. Jeanne-Odile, des Sœurs de la Providence, Mme Émile Gauvin, de St-Simon, Mme Louis Bérubé, Mme Alphonse Bérubé, de Cacouna, Mme Raoul Lévesque de Montmagny, Mme Charles-Eugène Belzile, d’Edmundston N. B., Mme Georges Gagnon, de Pelletier, Mme Magloire D’Anjou, de Saint-Mathieu.

 

M. le curé Hermel Pelletier de Saint-Mathieu se rendit à la maison mortuaire pour présider la levée du corps, accompagné de plusieurs membres du clergé.

 

Un cortège imposant accompagna ensuite la dépouille mortelle à l’église paroissiale où le service fut chanté par M. le curé Pelletier assisté de M. l’abbé Roland Belzile, curé de Lac-des-Aigles, et du Rév. Père Gagnon, des Pères du St-Sacrement, de Lac St-Jean. La croix était portée par un jeune paroissien.

 

Portaient le corps : MM. Martin, Bernard, Raymond, Claude, Lorenzo Dionne et Léonard Gauvin, petits-fils de la défunte. Les coins du drap étaient tenus par Mmes Louis Parent et J.-Émile Ouellet, deux décorées de l'Ordre du Mérite diocésain, Mme Adélard D’Auteuil et Mme Félix Rioux.

 

Le deuil était conduit par tous les fils et filles de la disparue, accompagnés soit de leur mari et ou de leur épouse, ainsi que par une autre fille de Montréal, la Rév. Jeanne-Odile, des Sœurs de la Providence. On remarquait également les trois frères de la défunte, MM. Félix Vaillancourt, de St-Fabien, Eugène Vaillancourt, de Québec, Ernest Vaillancourt, de Saint-Mathieu ; ses beaux-frères MM. Donat Ouellet et Cyprien Dionne, de Trois-Pistoles, Désiré Dionne, d'Amqui ; de nombreux petits-enfants, neveux et nièces, dont M. Albert Dionne pro-maire de Rimouski, cousins et cousines, sans oublier la plupart des paroissiens de Saint-Mathieu et des paroisses environnantes, de M. Alfred Dubé, M. A .L., de Rimouski, M. T. R. Paradis, gérant des ventes de Chrysler à Québec, et Mme Paradis. Ils avaient tenu à rendre un dernier hommage à Mme Dionne.

 

Un landau de fleurs, précédant le cortège, était conduit par M. Patrice Dionne, petit-fils.

 

Au chœur, on remarquait la présence de quelque vingt membres du clergé diocésain, notamment : MM. les abbés Élie Beaulieu, J.-D. D’Auteuil, de N.-D. du Sacré-Cœur, Joseph Gauvin, de St-Jean-de-Dieu, A. Gagnon, de St-Noël, Armand Lamontagne, Roger Beaulieu, Louis-Philippe, Ulric et Mathieu Ouellet, P.-É. Dubé, de St-Robert. La chorale paroissiale, sous la direction de M. l'abbé Antoine Perreault, maître de chapelle de Rimouski, fit le chant. À l’orgue, M. l’abbé Philippe-Auguste Lavoie, titulaire des orgues du Séminaire.

 

La défunte laisse, outre ses 16 fils et filles, 93 petits-enfants et 8 arrière-petits-enfants.

 

La bannière des Dames de Ste-Anne était portée par MM. Edmond Dionne et Jean Vaillancourt, neveux. Les rubans par quatre nièces : Mmes Félix Ouellet, Amédée Dionne, Edmond Dionne et Jean Vaillancourt.

 

L’inhumation eut lieu dans le cimetière de Saint-Mathieu où les dernières prières furent récitées par M. le curé Hermel Pelletier.

 

Nous prions les membres de la famille d'agréer l'expression de nos sincères condoléances. » (Fin du texte cité)

 

Note. Dans le texte, on mentionne l’abbé Hermel Pelletier comme officiant et curé de la paroisse. M. Pelletier est natif de Saint-Mathieu-de-Rioux, mais il était alors curé de Saint-Simon. On ne mentionne pas le nom et la présence du curé de la paroisse qui était l’abbé Alfred Bérubé.

 

 

Doc 1951C. Un enfant disparu

Le 15 juin 1951, un événement mémorable se produit à Saint-Guy, une petite municipalité de l’arrière-pays dans la région des Basques. Le jeune Alain Boucher, 5 ans, accompagne son père en forêt quand il disparaît. C’est une commotion pour la famille, pour la municipalité et même pour les paroisses environnantes. J’ai 9 ans quand cet événement se produit. Je m’en souviens encore.

 

Des recherches intenses s’organisent. On retrouve ses chaussures en forêt, mais à peu près rien d’autre, sauf des petites pistes. Des gens des environs envahissent la municipalité pour participer aux recherches. À titre d’exemple, la compagnie Dionne & Dionne ferme les portes de son usine de boîtes à beurre, le 22 juin, pour permettre à ses employés de se rendre à Saint-Guy. D’autres employeurs de Saint-Mathieu-de-Rioux font de même.

 

En même temps, des journalistes de partout envahissent la demeure des parents du jeune Alain Boucher et les interrogent. En particulier, Roger Lemelin couvre l’événement pour le Time Magazine, un prestigieux journal de New York.

 

Dans La Presse du 23 juin 1951, on peut lire : « D'intenses recherches se poursuivent toujours dans l'espoir de retrouver mort ou vif le jeune Alain Boucher, de Saint-Guy de Rimouski, disparu depuis une semaine dans la forêt à l’arrière de la demeure de ses parents. Malgré des battues auxquelles ont participé plus de 1800 personnes, comprenant des équipes venues de Trois-Pistoles et de tous les points environnant le village de Saint-Guy, aucun indice susceptible d’orienter les efforts des chercheurs n'a été découvert. »

 

Le même journal continue : « Au cours de la journée de jeudi, des voisins de M. Boucher se sont rendus à Rivière-du-Loup, d’où ils sont revenus avec des médailles bénites et des reliques que leur ont données les Clarisses. Sur recommandation des religieuses, ils ont jeté ici et là dans la forêt ces objets de piété, espérant en une réponse du Ciel à leur foi. Chaque chef d’équipe avait en sa possession une image pieuse au verso de laquelle une prière était écrite et que l’on récitait au hasard d’une halte. Au village, chacun prie avec ferveur pour que l’enfant revienne parmi les siens au plus tôt. »

 

Le 3 août 1951, le journal le Progrès du Golfe revient sur l’événement : « Les racontars circulaient en marge de la disparition du jeune Alain Boucher, dans les bois de St-Guy, il y a deux mois environ. Les rumeurs voulaient que le corps de l’enfant ait été trouvé attaché à une pierre au fond du lac et qu'une arrestation fût imminente. On a fait courir le bruit que le jeune Boucher n'était qu’un enfant adopté et enfin qu'un sadique l’avait entraîné. Toutes ces rumeurs ont été contrôlées et se sont avérées fausses. »

 

La rumeur la plus persistante à l’époque était que le jeune Alain avait été enlevé par un Américain ou encore avait été vendu par son père. La rumeur a circulé si longtemps qu’une quinzaine d’années plus tard, elle reprit vie quand, racontait-on, le jeune Boucher s’inscrivit pour faire son service militaire aux États-Unis.

 

En 2011, Marcel Lebel a écrit un livre sur cette triste histoire : La coulée bleue dans la forêt montagneuse de Saint-Guy. Il arrive à la conclusion que le jeune Alain a été dévoré par les ours. Voici ce qu’il écrit : « Des pistes et d’autres indices témoignent de son errance, mais tombé sous la gueule des ours affamés du printemps, on ne pouvait rien trouver de lui, puisque ces omnivores traînent leurs proies au loin, les dévorent et camouflent les restes. »

 

 

Doc 1952. Nouvelles de la paroisse

En 1952, le Progrès du Golfe publie des nouvelles sur Saint-Mathieu-de-Rioux. Les voici avec la date de parution :

 

Baptêmes

M. et Mme Édouard Bérubé annoncent la naissance d’une fille sous les prénoms de Marie-Nicole. Parrain et marraine, M. et Mme Hervé Bérubé de Saint-Simon, oncle et tante de l’enfant. Porteuse, Mlle Thérèse Bérubé. (Progrès du Golfe, 3 octobre 1952)

 

A été baptisé Marc-André, fils de M. et Mme Omer Ouellet. Parrain et marraine, M. J.-Paul Ouellet et Mlle Clarisse Ouellet, frère et sœur de l’enfant. Porteuse, Mme Gérard Parent. (Progrès du Golfe, 3 octobre 1952)

 

Visite paroissiale

Dernièrement, M. le curé a fait sa visite paroissiale. Voici le recensement de la paroisse : 1102 âmes réparties en 170 familles. (Progrès du Golfe, 3 octobre 1952)

 

Rues éclairées

Depuis jeudi soir dernier, le village de Saint-Mathieu possède son système d’éclairage dans les rues. (Progrès du Golfe, 3 octobre 1952)

 

Promenade

Mlle Jeannine Plourde qui était en service à Rimouski est venue passer une semaine dans sa famille. Actuellement, elle travaille à Saint-Simon. (Progrès du Golfe, 19 septembre 1952)

 

Deux accidents

Samedi le 13 septembre 1952, à Saint-Simon, une camionnette est allée frapper une autre camionnette sta­tionnée au bord de la route. Le conducteur M. Marcel Rioux ainsi que Mlle Pierrette Plourde et Mme Léo Plourde, tous de Saint-Mathieu, souffrent de légères blessures. (Progrès du Golfe, 19 septembre 1952)

 

M. Émile Paradis a capoté avec son auto dans le chemin conduisant à Sainte-Françoise. Heureusement il s'en est tiré indemne ainsi que son père M. J.-Baptiste qui l'accompagnait. (Progrès du Golfe, 19 septembre 1952)

 

Service funèbre

Les funérailles de Jean-Magloire D’Anjou ont eu lieu en l’église de Saint-Simon le 21 juin 1952. Il est décédé le 11 juin à l’âge de 75 ans. Conduisaient notamment le deuil son fils, Magloire D’Anjou, son épouse Valentine Dionne, de Saint-Mathieu, son petit-fils André D’Anjou. Parmi les personnes qui assistaient aux funérailles, venant de Saint-Mathieu, on remarquait le maire Onésime Dionne et Mme Dionne (Gratia Ouellet), M. et Mme Désiré Dionne (Alice Caron), M. et Mme Roland Dionne (Thérèse Théberge), M. et Mme Réal Dionne (Ida D’Auteuil), M. et Mme Lucien Ouellet (Albina D’Auteuil), M. et Mme Maurice Théberge (Lucille Lavoie), M. Adrien Ouellet, M. François Fournier, M. Émile Lagacé, Mme Elzéar Ouellet (Rose Ouellet). (Progrès du Golfe, 27 juin 1952)

 

Réunions du conseil municipal

1. Lundi le 2 septembre, le conseil municipal a tenu sa séance régulière. Le secrétaire, après la lecture du procès-verbal, a présenté quelques comptes se rapportant à la municipalité et à l’aqueduc, qui furent acceptés à l’unanimité.

 

2. Lecture du référendum pour la lumière dans les rues lequel fut accepté et on autorisa le secrétaire à communiquer avec la Cie de Pouvoir pour conclure Ies arrangements pour cette installation.

 

3. Autorisation fut aussi donnée au secrétaire de communiquer avec le ministère de la Voirie de Mont-Joli pour l’installation d’un câble métallique servant de garde dans le chemin appelé route du moulin à farine.

 

4. Plainte a été faite à cette occasion contre les personnes qui conduisent les animaux dans le village et règlement a été passé que si les animaux salissent le trottoir que le propriétaire devra le nettoyer le plus tôt possible. (Progrès du Golfe, 19 septembre 1952)

 

Le 12 septembre, le conseil de Saint-Mathieu se réunit à nouveau en séance spéciale à 8 h 30 du soir pour donner avis de motion de passer un règlement d'emprunt pour la réparation du système d'aqueduc qui ne peut plus suffire à la dépense d’eau actuelle du village. (Progrès du Golfe, 19 septembre 1952)

 

 

Doc 1953A. Marche au catéchisme

Du 23 février au 20 mars 1953, des cours de préparation à la communion solennelle ont été donnés par le curé Alfred Bérubé à Saint-Mathieu. Ces cours avaient lieu en avant-midi seulement et étaient dispensés dans la sacristie. On appelait cela « marcher au catéchisme ».

 

Étant en 7e année, j’ai suivi ces cours. J’ai noté dans un cahier les noms des jeunes qui étaient alors présents. Les élèves de 1ère année sont ceux qui, comme moi, étaient en 7e année. Les élèves de 2e année n’avaient pas fait leur communion solennelle l’année précédente.

 

Voici les noms des jeunes qui ont marché au catéchisme cette année-là et le nom de leur père entre parenthèses :

 

Garçons (1ère année)

Lorenzo Beaulieu (Louis-Jacques)

Origène Beaulieu (Ovide)

Jean-Paul Bérubé (Cyrice)

André Dubé (David)

Fernand Dubé (David)

Réjean Dionne (Roland)

Wilbrod Dionne (Désiré)

Germain Gagnon (Philippe)

Gervais Gagnon (Philippe)

Jean-Paul Gagnon (Gérard)

Charles-Édouard Jean (Edmond, rang 5)

Ghislain Jean (Philippe)

Réginald Létourneau (Héliodore)

Marc Ouellet (Romuald)

Maurice Ouellet (Philippe)

Odilon Ouellet (Elzéar)

Paul-Armand Ouellet (Édouard)

Valmont Ouellet (Trefflé)

Norbert Rousseau (Omer)

Donald Saindon (Napoléon)

Claude Thibault (Thomas)

Garçons (2e année)

Élisée Bérubé (Joseph)

Marcel Devost (Hermel)

Bruno Girouard (Octave)

Donald Jean (Albert)

Richard Jean (Joseph)

Rodrigue Lagacé (Amédée)

André Ouellet (Philippe)

Yvon Ouellet (Omer)

Clément Paradis (Émile)

Clément Rioux (Armand)

Julien Rousseau (Omer)

Onil Rousseau (Denis)

 

Filles (1ère année)

Monique Belzile (Gérard)

Béatrice Boulanger (Charles)

Lina Desjardins (Ernest)

Claudine Dionne (Onésime)

Denise Dionne (Edmond)

Aline Fournier (Hermel)

Yvette Gaudreau (Arthur)

Claudette Jean (Philippe)

Éliette Jean (Edmond, village)

Raymonde Jean (Alphonse)

Marguerite Lagacé (Amédée)

Laurette Ouellet (Thomas)

Marielle Ouellet (Ludger)

Simone Plourde (Léo)

Yvette Rousseau (Jean-Luc)

Lisette Vaillancourt (Charles, rang 5)

Thérèse Vaillancourt (Joseph)

Yolande Vaillancourt (Félix)

Jeanne-Aimée Voisine (Émile)

 

Filles (2e année)

Anita Desjardins (Ernest)

Pauline Dionne (Roland)

Mariette Jean (Charles-Hermel)

Renelle Jean (Joseph)

Roselle Jean (Edmond, village)

Solange Jean (Amédée)

Ida Lagacé (Amédée)

Gisèle Ouellet (Robert)

Marielle Ouellet (Ludger)

Denise Parent (Gérard)

Cécile Rousseau (Jean-Luc)


Doc 1953B. Nouvelles de la paroisse

En 1953, le Progrès du Golfe publie des nouvelles sur Saint-Mathieu-de-Rioux. Les voici :

 

Baptême

A été baptisé Joseph-Michel enfant de M. et Mme Lucien Vaillancourt (Cécile Bérubé). Parrain et marraine M. et Mme Cyrice Bérubé, oncle et tante de l'enfant. Porteuse Mme Eugène Moreau. (Progrès du Golfe, 20 février 1953)

 

Partie de cartes

Dimanche le 15, à la salle paroissiale eut lieu une partie de cartes organisée par le cercle Lacordaire au profit de la salle paroissiale. Plusieurs prix ont été décernés, entre autres, trois prix de présence, à M. Edmond Dionne, un panier de provisions, à M. Léopold Gaudreau et à M. Laurent Ouellet. (Progrès du Golfe, 20 février 1953)

 

Les jeunes éleveurs

Le Cercle des Jeunes éleveurs de Saint-Mathieu vient de se réorganiser avec seize membres actifs lors de l'assemblée au cours de laquelle la somme de 134 $ fut distribuée en primes à ceux qui remportèrent des prix lors de l’exposition locale.

 

L'exécutif du Cercle se compose de MM. Roland Dionne, président, Laurent Ouellet, vice-président, Mlle Denise Dionne, secrétaire. Les animateurs seront MM. Edmond Dionne, Gérard Gagnon et Philippe Rioux.

 

M. l'abbé Alfred Bérubé, curé, demeure l'aumônier du mouvement. (Progrès du Golfe, 13 mars 1953)

 

Confirmation

Son Exc. Mgr Charles-Eugène Parent a célébré, dimanche dernier, à Saint-Mathieu, sa paroisse, le 9e anniversaire de son élévation à la plénitude du Sacerdoce, le 24 mai 1944, jour où il fut sacré évêque de Diana et auxiliaire de Rimouski.

 

De nombreux membres du clergé ont assisté à la manifestation de dimanche qui a coïncidé avec la visite pastorale à Saint-Mathieu de Son Exc. Mgr C.-E. Parent, maintenant archevêque de Rimouski. Mgr l’Archevêque avait confirmé environ 200 enfants au cours de l'après-midi. Le soir, il y a eu séance présentée en l’honneur de Son Excellence, par les élèves du couvent paroissial.

 

Au premier rang de l’assistance, on remarquait Mme Louis Parent, mère de Son Exc. Mgr l’Archevêque, et MM. les chanoines J. Gauvin, curé de Bic, Léo Lebel, chancelier de l’Archevêché, René Roy, procureur, MM. les abbés Élie Beaulieu, écono­me, Marius Côté, aumônier du secrétariat de l’Enfance, Louis-Philippe Saintonge, aumônier de l’Action catholique, Marcel Rioux, cérémoniaire, Lucien Rioux, professeur à l’École d'Agriculture, Louis-David Rioux, curé de Trois-Pistoles, Hermel Pelletier, curé de Saint-Simon, Benoit Lantagne, vicaire à Trois-Pistoles, et Ulric Ouellet, vicaire à Bic.

 

Étaient également présents, le maire de la paroisse, M. Onésime Dionne, préfet du comté de Rimouski, plusieurs autres dignitaires et une assistance remplissant entièrement la salle. Mgr l’Archevêque a adressé la parole à ses anciens coparoissiens qu’il a assurés d'une place de prédilection dans son cœur paternel. (Le Soleil, 30 mai 1953)

 

 

Doc 1954A. Accident mortel à Saint-Simon

Un accident de la route fauche la vie de trois personnes de Saint-Mathieu en 1954. Cet événement tragique qui s’est déroulé à Saint-Simon a marqué à tout jamais la population de la paroisse. Dans son édition du 24 décembre 1954, le Progrès du Golfe raconte ce qui s’est passé :

 

« Une tragédie survenue lundi midi, le 20 décembre, vers 1 heure, à un passage à niveau de St-Simon, à quelque 400 pieds de la gare, a plongé dans le deuil plusieurs familles de Saint-Mathieu et entraîné la mort de M. Siméon Thibault, 27 ans, père de famille, de Mme Émilien Vaillancourt (Madeleine Bérubé) et Mme Lucien Lagacé (Marie Bérubé), deux sœurs et les seules filles de M. et Mme Alfred Bérubé (Aimée Ouellet), de Saint-Mathieu. Une autre victime, Mme Elzéar Ouellet (Marie-Rose Ouellet), quinquagénaire, est dans un état sérieux à l'Hôpital St-Joseph de Rimouski.

 

Le conducteur du véhicule, Émilien Vaillancourt, à l'emploi de l'Électrification Rurale, a subi quelques blessures mais a pu réintégrer son domicile dès lundi soir après radiographies et examens à l'hôpital de Rimouski. L'accident survint lorsque les voyageurs, qui avaient pris place dans une Pontiac, filaient vers St-Simon faire des emplettes.

 

Après avoir dévalé une côte, l’auto fut happée par la locomotive d’un train d’immigrants qui filait vers l'ouest à vive allure. La visibilité était difficile pour le chauffeur, vu le givrage des vitres d’auto. L'automobile fut démolie ; M. Thibault, Mmes Vaillancourt et Lagacé succombèrent sur-le-champ. 

 

À l’enquête du coroner, présidée dans l'après-midi même, à St-Simon, par M. le Dr Raoul Bélanger, en présence du Dr Liguori Richard, de St-Fabien, un verdict de mort accidentelle fut rendu. Les restes mortels furent ensuite acheminés vers Trois-Pistoles à la morgue de l’endroit. Des funérailles seront faites à M. Thibault, jeudi à 9 heures, et aux deux sœurs Bérubé à 10 heures en l’église de Saint-Mathieu.

 

Les restes mortels de M. Thibault furent exposés à la demeure de ses beaux-parents, M. et Mme Georges Rousseau. Quant aux deux sœurs Bérubé, leur dépouille mortelle fut exposée au foyer de leurs parents M. et Mme Alfred Bérubé. » (Fin du texte cité)

 

Siméon Thibault laissait dans le deuil son épouse, Irène Rousseau, leurs deux enfants Yvan, né le 14 juin 1952, Chantale, née le 14 mai 1954, sa mère Mme Vve Jean-Baptiste Thibault (Alice Bélanger) et ses beaux-parents M. et Mme Georges Rousseau.

 

Madeleine Bérubé laissait dans le deuil son mari Émilien Vaillancourt, leur fille Lise, née le 1er novembre 1954, ses parents M. et Mme Alfred Bérubé (Aimée Ouellet), sa belle-mère Mme Charles Vaillancourt (Marie-Anne Albert), ses deux frères Paul-Émile et Réal.

 

Marie Bérubé laissait dans le deuil son mari Lucien Lagacé, ses parents M. et Mme Alfred Bérubé (Aimée Ouellet), ses beaux-parents, M. et Mme Joseph Lagacé (Élisa Vaillancourt), ses deux frères Paul-Émile et Réal.

 

 

Doc 1954B. Familles de 12 enfants

Du début de la paroisse jusqu’en 1954, 36 couples ont eu 12 enfants. La liste contient uniquement les couples qui ont eu cette progéniture d’un seul mariage. Les parents et les enfants de ces couples ne sont pas tous nés à Saint-Mathieu-de-Rioux ; mais à un moment ou un autre, on les retrouve dans les actes civils ou religieux touchant cette paroisse. Les voici :

 

1841-1860 (3 couples)

Louis Parent et Élizabeth Côté (29 octobre 1844)

Édouard Lagacé et Desanges Bérubé (5 février 1850)

Thomas Vaillancourt et Apolline Jean (22 janvier 1856)

 

1861-1880 (7 couples)

Séverin Dubé et Émélie Bélanger (12 février 1866)

Jean-Baptiste Michaud et Zoé Létourneau (27 novembre 1866)

Jean-Baptiste Dionne et Marguerite Gaudreau (7 mai 1867)

Majorique Rousseau et Marie Lagacé (15 octobre 1872)

François Parent et Emma Dionne (25 novembre 1873)

Léon Gagnon et Angèle Boucher (5 mars 1878)

Joseph Boulanger et Eugénie Rioux (4 février 1879)

 

1881-1900 (6 couples)

Ferdinand Parent et Clarina Devost (15 août 1882)

Narcisse Jean et Caroline Tardif (3 février 1886)

Ferdinand Jean et Wilhelmine Gauvin (3 août 1886)

Édouard Rousseau et Aurélie Chassé (7 février 1888)

Philéas Dubé et Marie Lepage (28 septembre 1892)

Alexandre Voisine et Démerise Lebel (vers 1894)

 

1901-1920 (9 couples)

Adélard D’Auteuil et Elmire Gaudreau (16 juillet 1907)

After Bérubé et Virginie Jean (18 février 1908)

Louis-Gonzague Dionne et Marie Parent (15 mars 1909)

Ferdinand Parent et Édith Pelletier (30 octobre 1911)

Hermel Fournier et Joséphine Thériault (31 mars 1913)

Georges Rousseau et Marie-Rose Boulanger (7 janvier 1919)

Charles-Eugène Boulanger et Clairina Parent (22 juillet 1919)

Charles-Hermel Jean et Éva Rioux (23 août 1920)

Joseph Rioux et Léa Bélanger (21 septembre 1920)

 

1921-1940 (7 couples)

Thomas Ouellet et Marie-Anne Vaillancourt (29 mars 1921)

Cyprien Desjardins et Régina Jean (15 octobre 1923)

Ovide Beaulieu et Aimée Ouellet (30 juin 1924)

Edmond Dionne et Valentine Jean (21 juillet 1926)

Philippe Ouellet et Marie-Anna Parent (1 juillet 1930)

Joseph Viel et Marie-Jeanne Vaillancourt (31 décembre 1935)

Gérard Belzile et Marie-Jeanne Gagnon (27 juillet 1940)

 

1941-1954 (4 couples)

Antonio Fournier et Cécile Bernier (14 septembre 1942)

Omer Thibault et Agnès Rousseau (22 novembre 1944)

Maurice Plourde et Jeanne Ouellet (16 septembre 1950)

Henri Rousseau et Aline Caron (5 mai 1954)

 

Le tableau qui suit contient le nombre de couples ayant eu de 12 à 25 enfants dans l’histoire de la paroisse.

 

Enfants

12

13

14

15

16

17

18

19

25

TOTAL

Couples

36

23

11

12

4

5

3

4

1

99

Total

432

299

154

180

64

85

54

76

25

1369

 

Au total, ces 99 couples ont eu 1369 enfants : ce qui fait une moyenne de 13,8 enfants par famille. C’est beaucoup, si on considère que, pendant cette période, la moyenne de population de Saint-Mathieu-de-Rioux a été d’environ 900 habitants.

 

Les données proviennent en grande partie du livre Naissances, décès et mariages de la paroisse de Saint-Mathieu publié en 1985 par Hélène Chénard.

 

 

Doc 1956A. Décès de Jean-Baptiste Paradis

L’Action catholique du 20 février 1956 annonce le décès de Jean-Baptiste Paradis, fils de Joseph Paradis et de Lucrèce Michaud, de Saint-Mathieu.

 

« Le 19 janvier dernier, la paroisse de Saint-Mathieu perdait l’un de ses doyens et plus estimés citoyens en la personne de M. J.-B. Paradis, décédé à son domicile à l'âge de 93 ans et 6 mois. Originaire de Saint-Mathieu où il demeura toute sa vie, il prit une part active dans l’administration publique en remplissant tour à tour les charges de conseiller municipal, marguillier et commis­saire d’écoles.

 

Il était l'époux de feue Mme Géraldine Ouellet. Il laisse plusieurs enfants : MM. Charles, Joseph, Arthur, Thomas Paradis, d’Hartford, Connecticut ; Mme Arthur Boucher (Émilie), du même endroit ; MM. Ernest, de l’Ontario ; Antoine, de Sainte-Françoise ; Alphonse, de Montréal, et Émile Paradis, de Saint-Mathieu ; ses gendres et belles-filles : M. Arthur Boucher et Mmes Thomas, Joseph, Arthur et Antoine Paradis, ainsi que de nom­breux petits-enfants. Un frère lui survit également, M. Jean Paradis, de Saint-Narcisse, comté de Rimouski.

 

Ses funérailles eurent lieu le 23 janvier, à 9 heures, en l’église de Saint-Mathieu. La levée du corps fut faite par M. l’abbé Alfred Bérubé, curé de la paroisse. Officiait au service, M. l’abbé Élie Beaulieu, aumônier de la maison N.-D. des-Anges, des Trois-Pistoles. Agissaient comme diacre et sous-diacre, MM. les abbés Alfred Bérubé et Hermel Pelletier, curé de Saint-Simon.

 

La croix était portée par M. Joseph Paradis, de Sainte-Françoise, et le cercueil, par MM. Omer, Philias, Lucien, Emmanuel Paradis et Louis Bérubé. La collecte, au cours du service, fut faite par MM. Émile Théberge et Émile Ouellet. Une foule de parents, d’amis et de concitoyens assistèrent aux funérailles. L’inhumation eut lieu au cimetière paroissial. »

 

 

Doc 1956B. Décès de Marie-Cécile Lavoie

Marie-Cécile Lavoie naît le 25 novembre 1876 à Trois-Pistoles. Elle est la fille de Pamphile Lavoie et de Basilisse Leblond qui se sont mariés le 28 février 1876 à Trois-Pistoles. Elle épouse Louis Parent à Trois-Pistoles le 24 avril 1900. Le couple a 12 enfants. Elle décède le 8 avril 1956 à Saint-Mathieu-de-Rioux. Un très grand nombre de membres du clergé sont présents lors de ses funérailles.

 

Dans son édition du 13 avril 1956, le Progrès du Golfe fait un compte-rendu de ses funérailles. Le voici :

« De nombreuses personnalités religieuses, dont plusieurs évêques, assistaient, hier matin, en l'église de Saint-Mathieu, aux obsèques de Mme Louis Parent (Marie-Cécile Lavoie), mère de Son Exc. Mgr Charles-Eugène Parent, archevêque de Rimouski, et de M. l’abbé Léonard Parent, de Rimouski. Les stalles du sanctuaire étaient remplies de prélats domestiques, chanoines, représentants de diverses communautés religieuses d’hommes de l’archidiocèse.

 

Dans la nef, avec la parenté, des notables de toute la région, de nombreux membres du clergé diocésain qui n’avaient pas pu trouver place au chœur, des religieuses des communautés du diocèse, des amis, des paroissiens et représentants de nombreuses localités du diocèse. Son Excellence Mgr l'Archevêque officiait au service. Son Exc. Mgr Louis Lévesque, évêque de Hearst, Ontario, était aussi présent ainsi que le Vicaire Général du diocèse, Mgr Eudore Desbiens.

 

La distinguée défunte, âgée de 79 ans et 5 mois, avait été décorée de la Croix St-Germain en 1949 par Son Exc. Mgr Georges Courchesne, archevêque de Rimouski. Originaire de Trois-Pistoles, fille de feu Pamphile Lavoie et Basilisse Leblond, elle demeurait à Saint-Mathieu depuis 1912. Son mari l’avait précédé dans la tombe il y a 28 ans. Elle jouissait d’une santé excellente jusqu’à la maladie qui l’avait terrassée il y a trois semaines.

 

Mme Parent laisse, outre Son Excellence Mgr l’Archevêque de Rimouski, ses fils MM. Victor Parent, où elle demeurait, et Louis Parent de Saint-Mathieu ; M. l’abbé Léonard Parent, assistant-aumônier à l’hôpital St-Joseph de Rimouski ; ses filles, la Rév. St-Éleuthère (Irène), des Sœurs de la Charité de Québec (Hôpital Laval), Mmes Joseph Bérubé (Anna), Amédée Jean (Cécile), Gérard Ouellet (Germaine) de Saint-Mathieu ; ses gendres MM. Joseph Bérubé, Amédée Jean et Gérard Ouellet (Germaine) de Saint-Mathieu ; (…) sa bru, Mme Vve Gérard Parent (Émilienne Ouellet) de Saint-Mathieu. Lui survivent également de nombreux petits-enfants et treize arrière-petits-enfants. (Suivent les noms de ses frères et sœurs, de ses beaux-frères et belles-sœurs.)

 

Mgr Eudore Desbiens V. F. présidait l’absoute. Le service fut chanté par Son Excellence C.- E. Parent, archevêque, assisté de Mgr Louis Martin P. D. Agissaient comme diacre et sous-diacre d’honneur le R. P. Lucien Alary, rédemptoriste, et M. le curé Fortunat Gagnon, d’Amqui. Diacre d’office, M. l’abbé Léonard Parent. Sous-diacre d’office, M. l’abbé J.-P. Bérubé. (Suivent les noms de plus de 45 prêtres ou religieux principalement du diocèse de Rimouski.)

 

Le chant fut exécuté par la chorale paroissiale dirigée par M. l’abbé Norbert Roussel, de Trois-Pistoles. À l’orgue, M. l’abbé Philippe Roy, de Rimouski. Une garde d’honneur, formée des Ambulanciers St-Jean de Bic, Trois-Pistoles, Rimouski, accompagnait le convoi. M. Onésime Dionne, préfet du comté, portait la croix, et les porteurs étaient les marguilliers de Saint-Mathieu. »

 

Mgr Philippe Saintonge, dans le Centre St-Germain, a écrit : « C’était une mère de famille exemplaire. Tous ceux qui l’ont connue ont loué sa grande charité et son exceptionnelle affabilité. Elle a fait l’édification des siens par sa foi intrépide. On n’oubliera jamais le respect dont elle entourait le jour du Seigneur. Elle passait toujours le dimanche dans la prière et le plus grand recueillement. C’est sans doute par une attention spéciale de la divine Providence qu’elle a eu la consolation d’assister à la messe du dimanche jusqu’à la fin de sa longue vie. »

 

 

Doc 1956C. Décès d’Eugène Vaillancourt

Le Soleil du 3 octobre 1956 annonce le décès d’Eugène Vaillancourt, fils de Léon Vaillancourt et de Félécité Dionne.

 

« Nous apprenons la mort soudaine d’un citoyen estimé de Québec dans la personne de M. Eugène Vaillancourt, époux de dame Laura Théberge. Il habitait à 604, Joffre depuis au-delà de 30 ans. M. Vaillancourt, chef d’une famille distinguée, est le père de 20 enfants dont 14 lui survivent.

 

Natif de Saint-Mathieu, Rimouski, il vint s’établir à Québec il y a plus de 33 ans. En 1931, il entra au Ministère des Terres et Forêts, service de la Protection, et devenait il y a quelques années surintendant du garage du Service situé dans la rue Vallière.

 

M. Vaillancourt est décédé dans l’exercice de ses fonctions au cours d’un voyage d’inspection sur la Côte-Nord. »

 

 

Doc 1956D. Décès de Victoria Lévesque

Victoria Lévesque naît le 2 juillet 1865 à Saint-Simon. Elle est la fille de Joseph Lévesque et de Sophie Paradis, mariés le 15 janvier 1861 à Saint-Simon. Elle épouse en premières noces Joseph Plourde le 24 juin 1884 à Saint-Mathieu-de-Rioux. Le couple a eu 19 enfants. Elle décède le 10 décembre 1956. Son époux était décédé le 4 avril 1913, soit 43 plus tôt.

 

Le Progrès du Golfe, dans son édition du 21 décembre 1956 fait un compte-rendu des funérailles de cette dame :

« Nous apprenons la mort de la doyenne de Saint-Mathieu, Mme Victoria Lévesque, épouse en premières noces de Joseph Plourde et en secondes noces de Louis-Joseph Gagnon. Sa disparition afflige une famille avantageusement connue et estimée. Elle était âgée de 91 ans et la doyenne de la paroisse.

 

La défunte laisse sept fils et deux filles : MM. Émile Plourde, de Saint-Mathieu, Vézina Plourde, de Rimouski, Cyprien, Delphis et Léo Plourde, de Saint-Mathieu, Alphonse Plourde, de Trois-Pistoles, Philippe Plourde, de Rimouski, Mme Elzéar Gagnon (Marie), de Bic, et Mme Georges Desjardins (Yvonne), de Cacouna. Lui survivent également ses gendres, ses brus, ses beaux-enfants, de nombreux petits-enfants et arrière-petits-enfants. Les funérailles ont eu lieu jeudi matin en l’église de Saint-Mathieu. »

 

Cinq de ses fils ont passé leur vie à Saint-Mathieu-de-Rioux.

• Émile Plourde, né le 5 août 1889. Il épouse Caroline Rousseau le 9 janvier 1912.

• Cyprien Plourde, né le 29 juillet 1890. Il épouse Aurore Théberge le 1er juillet 1913 et Marie Gagné le 15 juillet 1919.

• Delphis Plourde, né le 10 octobre 1892. Il décède le 27 février 1985 à l’âge de 92 ans.

• Charles Plourde, né le 4 novembre 1893. Il épouse Rose Alphonsine Gagné le 12 juillet 1921.

• Léo Plourde, né le 24 décembre 1904. Il épouse Émilienne Vaillancourt le 2 juillet 1930.

 

 

Doc 1956E. Décès de Marie Parent

Sous le titre Le député de Rimouski Albert Dionne en deuil de sa mère, le Progrès du Golfe du 21 décembre 1956 annonce le décès de Marie Parent. Voici ce texte :

 

« La mort de Mme Gonzague Dionne (Marie Parent), de Saint-Mathieu plonge dans le deuil une famille avantageusement connue dans la région du Bas-St-Laurent. La distinguée défunte, qui était âgée de 74 ans, a succombé, samedi, â sa résidence de Saint-Mathieu. Son mari l’a précédée dans la tombe il y a une vingtaine d’années.

 

Mme Dionne laisse, pour pleurer sa perte, sept fils et deux filles : M. Albert Dionne, député de Rimouski â l’Assemblée Législative, MM. Edmond, Amédée, Joseph, Georges et Léonard Dionne, de Saint-Mathieu, Gérard Dionne, de Rimouski, les RR. SS. Ste-Apollinie (Rosa-Anna), des Sœurs de la Charité à Giffard, Ste-Marie de Gonzague (Thérèse), des SS. du St-Rosaire à Paspébiac. Lui survivent également ses belles-filles Mmes Edmond Dionne (Valentine Jean), Joseph Dionne (Yvonne Lagacé), Albert Dionne (Cécile Jean), Georges Dionne (Jeanne Lavoie), Amédée Dionne (Yvonne Rioux), Léonard Dionne (Béatrix Lavoie), Gérard Dionne (Clarina Jean).

 

Elle laisse également ses frères MM. Louis Parent et Johnny Parent, de Trois-Pistoles ; sa sœur Mme Ve J.- B. Pelletier (Adèle), de Trois-Pistoles ; ses beaux-frères et belles-sœurs Mmes Louis Parent, F. Parent, MM. Cyprien Dionne, de Trois-Pistoles également, Désiré Dionne, d’Amqui. Lui survivent aussi de nombreux petits-enfants, neveux et nièces.

 

La défunte était la cousine de Son Exc. Mgr C.- E. Parent, archevêque de Rimouski, de M. l’abbé Léonard Parent, aumônier de l’Hôpital St-Joseph et la tante de M. l'abbé Guillaume Dionne, du Séminaire.

 

Ses obsèques, qui furent imposantes, eurent lieu, mardi matin, en l’église de Saint-Mathieu. De nombreuses personnalités religieuses et civiles y assistaient. Officiait au service funèbre, M. l’abbé Léonard Parent, professeur au Séminaire, neveu. Agissaient comme diacre et sous-diacre MM. les abbés Robert Lebel, cousin et Rosaire Dionne, petit-fils, tous de Rimouski. Le clergé diocésain était largement représenté dans les stalles du sanctuaire de l’église de Saint-Mathieu. »

 

 

Doc 1957A. Jean Jean (1874-1957)

Personne du vivant de cet homme n’a connu Jean Jean. Étonnant, n’est-ce pas ? Lorsqu’il a été baptisé le 1er août 1874 à Saint-Mathieu-de-Rioux, ses parents, son parrain ou sa marraine avaient décidé de l’appeler Johnny. À l’époque, parfois les parrains étaient mandatés pour donner le prénom de l’enfant si bien qu’il est arrivé que deux enfants aient le même prénom dans la même famille.

 

Le curé, gardien de l’orthodoxie, refusa de lui attribuer le prénom de Johnny. Il a probablement dit : « Appelez-le comme vous voulez, mais moi j’écris Jean Jean dans les registres paroissiaux. »

 

Ses parents l’ont toujours appelé Johnny. Comme en ce temps-là, on n’avait pas besoin de baptistère au cours de sa vie, Johnny n’a jamais su que son vrai prénom était Jean. Ses descendants l’ont appris quand il est décédé.

 

Lors de son mariage à Saint-Mathieu-de-Rioux, on peut penser que le curé n’a pas consulté les registres paroissiaux ou encore qu’il ait pris ce prénom comme acquis si bien que son mariage a été enregistré sous le prénom de Johnny.

 

Johnny Jean est le cousin germain de mon grand-père Théophile Jean qui était marié à Élise Boucher. En 1892, à Saint-Mathieu-de-Rioux, il épouse Elmire Boucher, la sœur d’Élise. Nos liens parentaux sont donc doubles. Johnny Jean est mon grand-oncle par alliance.

 

Quand j’étais en Versification (Sec. IV) au Séminaire de Rimouski, j’ai appris qu’il était à l’hôpital de cette ville pour la fracture d’une jambe. En mai 1957, moi et mon cousin Rémi Thibault avons décidé d’aller le visiter. Avant de partir, à notre grande surprise, on nous a avertis : « Ne parlez pas de sa femme. Ne lui dites pas qu’elle est décédée en février. Il ne le sait pas. »

 

Je le vois encore couché sur le dos, la jambe retenue en hauteur par un palan. Après les présentations d’usage, il nous a parlé de sa souffrance de rester ainsi cloué au lit. Puis, il nous a demandé si on avait des nouvelles de sa femme. Bien sûr, qu’on n’en avait pas. Il nous a dit qu’il avait hâte de retourner dans son petit logis attenant à la maison de sa fille Cécile (Albert Dionne) à Rimouski et de vivre avec sa femme qui était trop malade pour venir le visiter. Inutile de dire que nous étions peu loquaces et que la visite fut très courte. Il est décédé quelques mois plus tard à Rimouski, soit le 8 août 1957. Il avait 83 ans.

 

Johnny Jean aura été un rare personnage à ne pas connaître son nom de baptême. Dans les documents que j’ai consultés et qui lui sont postérieurs, on lit parfois Jean, parfois Johnny. Par déférence envers cet homme, il faut se souvenir de Johnny Jean.

 

Johnny Jean est le petit-fils de Michel Jean, le premier défricheur de Saint-Mathieu-de-Rioux. Il a d'ailleurs été élu marguillier de cette paroisse en 1941.

 

 

Doc 1957B. Nouvelles de la paroisse

Le Progrès du Golfe du 20 septembre 1957 publie des nouvelles sur Saint-Mathieu-de-Rioux.

 

Baptême

Est baptisé Jeannot Ouellet, en­fant de M. et Mme Albert Ouellet (Jeannine D’Amours). Parrain, Trefflé Ouellet ; marraine, Éva Vaillancourt, grands-parents. Por­teuse, Mme Raymond Vaillancourt, tante.

 

Mariage Létourneau-Dionne

Samedi, le 3 août, en l’église paroissiale, M. l'abbé Roland Rioux a béni le mariage de son neveu M. Gervais Dionne, fils de M. et Mme Amédée Dionne, et Mlle Fernande Létourneau, fille de M. et Mme Héliodore Létourneau. Les nouveaux époux sont partis en voyage de noces au Lac Saint-Jean, Chicoutimi et Qué­bec après une réception à l'Hôtel Canada, à Trois-Pistoles. Au dé­part, madame Dionne portait un costume bleu paon, un chapeau de plumes même ton, accessoires bruns et parure de vison brun. Au retour, ils résideront à Saint-Mathieu.

 

Mariage Boucher-Fortin

Le 3 septembre a été béni le mariage de M. Noël Boucher, fils de M. et Mme Ernest Boucher, de Saint-Fabien, avec Mlle Rose-Aline Fortin, fille de M. et Mme Eugène Fortin, de Saint-Mathieu. Le nouveau couple résidera à Rimouski.

 

Mariage Ross-Ouellet

Le 4 septembre, a été béni le mariage de M. Ulfranc Ross, fils de M. et Mme Jean-Baptiste Ross, de Rimouski, avec Mlle Cécile Ouellet, fille de M. et Mme Albert Ouellet, de Saint-Mathieu. Les nouveaux époux demeureront à Rimouski.

 

Ours capturé

Un ours de 200 livres a été pris au piège sur le terrain de M. Edmond Dionne.

 

Adieux du préfet de comté

En ouvrant la séance (du Conseil de Comté de Rimouski), M. Onésime Dionne fit ses adieux et signa le procès-verbal de la dernière assemblée de juin. M. Chénard (le nouveau préfet) fut alors invité à prendre place sur la tribune d’honneur et à diriger les délibé­rations.

Doc 1958A. Une assemblée Lacordaire

Le Progrès du Golfe du 14 février fait le compte-rendu d’une assemblée Lacordaire :

« L’assemblée générale des cercles d'abstinents de Saint-Mathieu s’est tenue dimanche, le 9 février, à la salle paroissiale,

 

M. Roland Ouellet souhaita la bienvenue à l’assistance qui a applaudi ensuite des artistes locaux dans l’interprétation de quelques chants : MM. Adrien Ouellet, Maurice Théberge, Rénald Thibault.

 

On procéda ensuite aux élections. M. Antonio Théberge fut élu président pour succéder à M. Roland Ouellet, qui a assumé la vice-présidence à la demande générale. Les directeurs élus sont MM. Magloire D’Anjou, Lucien Ouellet, Joseph Rioux, Amédée Beaulieu, Antoine Fournier, ce dernier représentant les Jeunes Abstinents.

 

La présidence du Cercle des Jeanne d’Arc a été confiée à Mme Lucien Ouellet qui remplacera Mlle Gisèle Théberge, sortant de charge, la vice-présidence à Mlle Éliane Ouellet. Les conseillères élues furent Mlle Martine Ouellet, Mmes Georges Théberge, Émilienne Parent, Raoul Vignola, Rénald Thibault.

 

Avant la présentation de quatre films de courts métrages, il y eut changement de décoration de 1, 3, 5 et 10 ans, plus adhésion de plusieurs nouveaux membres. »

 

 

Doc 1958B. Décès de Félix Vaillancourt

Le Progrès du Golfe du 28 février 1958 fait un compte-rendu des funérailles de Félix Vaillancourt :

 

« À St-Fabien est décédé, à l'âge de 83 ans et 2 mois, M. Félix Vaillancourt, époux de feu Claudia Coubron. Ses imposantes funérailles eurent lieu en l’église de St-Fabien, le 11 février, au milieu d'une foule considérable de parents et d'amis. Le service fut chanté par M. l'abbé Bernier, curé de la paroisse, assisté comme diacre et sous-diacre par MM. les abbés Gauvin et D’Astous. Au chœur, on remarquait : M. l'abbé Pelletier, curé de St-Simon.

 

La croix était portée par M. Alphonse Michaud et le cercueil par MM. Philippe Théberge, Alphonse Morais, Jean Philippe Cloutier, Paul-Léon Belzile, Edgar Bellavance et Omer Rousseau. Le drapeau du Sacré-Cœur était porté par M. Deslauriers Voyer et la quête fut faite par MM. Alphonse Gagnon et Voyer.

 

M. Vaillancourt laisse, pour pleurer sa perte, ses enfants : Mmes Camille Bélanger (Marie- Ange), Cacouna, Wilfrid Desjardins (Rose-Alma), Cacouna, Léo Plourde (Emilienne), de Saint-Mathieu, Louis-Philippe Dionne (Bertha), de Trois-Pistoles, Roger Gaudreau (Simone), de Trois-Pistoles. MM. Omer, de Rivière-du- Loup, Félix, de Québec, Léo, de Cacouna, Henri, de St-Fabien : ses gendres, MM. Camille Bélanger, Wilfrid Desjardins. Léo Plourde, Ls-Ph. Dionne, Roger Gaudreau ; ses belles-filles, Mmes Omer, Félix, Léo et Henri Vaillancourt ; son frère, M. Ernest Vaillancourt, de Saint-Mathieu.

 

Il laisse aussi beaucoup de neveux et nièces, petits-enfants, cousins et cousines. La sépulture eut lieu au cimetière de Saint-Mathieu où les dernières prières furent récitées par M. l’abbé Bérubé. La direction des funérailles avait été confiée à M. Hilaire Ouellet, de St-Fabien. »

 

 

Doc 1959A. Baptêmes dans la paroisse

Le Progrès du Golfe publie une liste de 17 enfants qui ont reçu le baptême en l’église Saint-Mathieu au cours de l’année 1959.

 

- Carol, enfant de M. et Mme Omer Beaulieu (Marie-Ange Plourde). Parrain et marraine, Antoine Beaulieu et Cécile Jean, oncle et tante de l’enfant.

 

- Marcel, enfant de M. et Mme Léonard Fournier (Brigitte Jean). Parrain et marraine, Conrad Beauchêne et Magella Jean, de St- Fabien, oncle et tante.

 

- Linda, enfant de M. et Mme Clément Bérubé (Cécile Beaulieu). Parrain et marraine, Léon Bérubé et Isabelle Pelletier, oncle et tante.

 

- Mario, enfant de M. et Mme Charles Beaulieu (Thérèse Fournier). Parrain et marraine, Bertrand et Marie-Marthe Beaulieu, oncle et tante. (Progrès du Golfe 13 mars 1959)

 

– Marie-Chantal, enfant de M. et Mme Maurice Plourde (Jeanne Ouellet). Parrain et marraine, Étienne Plourde et Madeleine Rousseau, oncle et tante. Porteuse, Mlle Gilberte Plourde.

 

- Marie-Arianne, enfant de M. et Mme Paul Plourde (Lucienne Rousseau). Parrain et marraine, Omer Rousseau et Alice Bélanger, grands-parents.

 

- Marie-Nicole, enfant de M. et Mme Romuald Plourde (Marie-Rose Lavoie). Parrain et marraine, Désiré Lavoie et Joséphine Bélanger. (Progrès du Golfe 8 mai 1959)

 

- Joseph-René, enfant de M. et Mme Lionel Lagacé (Béatrice Rioux). Par­rain et marraine, Laurent Rioux et Gabrielle Rioux, de Trois-Pistoles, oncle et tante.

 

- Jean-Guy, enfant de M. et Mme Mathieu Rousseau (Lucie Rioux). Parrain et mar­raine, Omer Thibault et Agnès Rousseau, oncle et tante.

 

- Gérald, enfant de M. et Mme Roger Ouellet (Gemma Thibault). Parrain et mar­raine, Raynald Thibault et Rita Saindon, oncle et tante. Porteu­se, Mme Auguste Thibault, grand-maman.

 

- Marie-Renée Donate, enfant de M. et Mme André Four­nier (Rosanne Bélanger). Par­rain et marraine, Antonio Fortin et Germaine Bélanger, de Saint-Fabien, oncle et tante. Porteuse, Jeanne D’Arc Fortin. (Progrès du Golfe 12 juin 1959)

 

- Pauline, fille de M. et Mme Rosario Fournier (Germaine Gagnon). Parrain et marraine, Charles et Jeanne Gagnon.

 

- Jean-Claude, enfant de M. et Mme Jean-Eudes Dionne (Cécile Gaudreau). Parrain et marraine, Lionel Jean et Valérie Dionne, oncle et tante.

 

- Marie-Andrée, enfant de M. et Mme Louis Ouellet (Huguette Bouchard) de Labrieville. Parrain et marraine, Maurice Plourde et Jeanne Ouellet, oncle et tante de l’enfant.

 

- Yves-Marie, enfant de M. et Mme Marcel Jean (Thérèse Bélanger). Parrain et marraine, Robert Belzile et Éliane Bélanger.

 

- Jean-Roch, enfant de M. et Mme Antoine Beaulieu (Cécile Jean). Parrain et marraine, Oscar Bélanger et Éliane Jean, oncle et tante.

 

- Joseph-Langis, enfant de M. et Mme Léopold Gaudreau (Denise Dionne). Parrain et marraine, Arthur Gaudreau et Marie-Ange Ouellet, grands-parents. (Progrès du Golfe, 9 octobre 1959)

 

 

Doc 1959B. Nouvelles de la paroisse

À quatre occasions en 1959, le Progrès du Golfe a publié des nouvelles sur Saint-Mathieu-de-Rioux

 

Décès d’Alfred Bérubé

Le 6 janvier, est décédé à Saint-Mathieu, M. Alfred Bérubé, époux de Dame Aimée Ouellet. Il était âgé de 67 ans. Ses funérailles ont eu lieu en l’église paroissia­le en présence de nombreux pa­rents et fidèles.

 

Le défunt, qui était avantageu­sement connu, laisse, outre son épouse, deux fils MM. Émile Bé­rubé, de Saint-Mathieu, Réal Bérubé, de Rimouski ; ses belles-filles, Mme Émile Bérubé (Gabrielle Théberge) et Mme Réal Bérubé (Jeanne Lagacé). Il était le frère de MM. Ofter Bérubé, de Saint-Ma­thieu, Fabien Bérubé, de Saint-Fabien, Auguste Bérubé, de Saint-Mathieu, Mme Arthur Lagacé (Emma), mairesse de Saint-Narcisse, Mme Sirois (Mérilda) de Saint-Médard. (Progrès du Golfe, 16 janvier 1959)

 

De retour

M. et Mme Onésime Dionne et leur fille Claudine sont revenus d’un séjour de quelques semaines en Floride. (Progrès du Golfe, 13 mars 1959)

 

Coopérative agricole

La Coopérative Agricole de Saint-Mathieu a réalisé, au cours du dernier exercice, un chiffre d'affaires de 213 202 $, soit une augmentation de 31 000 $ sur l'année précédente. L’actif de l’entreprise s’établit à 97 434 $. La répartition des ventes dans les trois départements s'établit ainsi : 96 852 $ au magasin de consommation, 73 306 $ à la meunerie et 43 044 $ aux consignations d’animaux vivants. Les opérations ont laissé un surplus net de 8991 $, ce qui a permis de distribuer des ristournes aux membres coopérateurs, une centaine.

 

Visite

M. l’abbé André Caron, de Saint-Alexis, était en visite au presbytère, récemment.

 

Assemblée Lacordaire

M. Maurice Martin était le conférencier invité à la dernière assemblée Lacordaire. Il y eut changement de décorations de 10 et 5 ans et initiation de nouveaux membres. La partie récréative combla de joie le nombreux auditoire, notamment la pièce organisée par Mme la présidente, l’exécution de mélodies sur accordéon par la jeune Ginette Létourneau. (Progrès du Golfe 8 mai 1959)

 

Bénédiction de l’orgue

Son Excellence Mgr C.-E. Parent, archevêque de Rimouski, a béni, dimanche au soir de la fête du Sacré-Cœur, les nouvelles orgues de Saint-Mathieu, sa paroisse natale. Plusieurs membres du clergé avaient pris place au chœur dont deux fils de la paroisse les abbés Léonard Parent et Rosaire Dionne. Un récital d’orgue fut donné à cette occasion par une personnalité du monde musical canadien, M. Auguste Guillemette. Son Excellence, après avoir félicité la population pour sa générosité à son église, parla de son récent voyage ad limina à Rome. (Progrès du Golfe, 12 juin 1959)

 

Mariages

A été béni le mariage de M. Gilbert Jean, fils de M. et Mme Edmond Jean et Mlle Martine Ouellet, fille de M. et Mme Étienne Ouellet.

 

Sera béni le mariage de M. Benoît Charron, de l’Isle-Verte, fils de M. et Mme Omer Charron et Mlle Gisèle Lagacé, fille de M. et Mme Charles Lagacé, de Saint-Mathieu.

 

Départ du pasteur

Les paroissiens ont exprimé leur gratitude et leurs vœux à leur pasteur depuis 10 ans, M. l’abbé Alfred Bérubé qui les quittait pour assumer la cure de Saint-Anaclet. La soirée d’hommages, le 27 septembre, rallia des représentants de toutes les familles de la paroisse, même des familles entières. M. l’abbé Rosaire Dionne, un fils de la paroisse, lut l’adresse de circonstance. M. le curé Bérubé reçut ensuite, comme don tangible de ses ouailles, une bourse de 1000 $.

 

Il y eut présentation d’un Livre d’or de Saint-Mathieu. La première signature apposée au bas de la miniature fut celle de l’abbé Bérubé, puis celle du maire et des personnalités présentes à la soirée. M. Onésime Dionne donna l’historique de la paroisse de Saint-Mathieu.

 

Des chants furent interprétés par les étudiants et la chorale paroissiale. Tous furent ensuite conviés à la résidence du maire Réal Dionne pour un buffet froid.

 

Mardi, le 29 septembre, après la reddition des comptes de la fabrique, eut lieu la cérémonie d’installation du nouveau pasteur, l’abbé Gérard Cayouette. (Progrès du Golfe, 9 octobre 1959)

 

Mariage double

M. et Madame Normand Lagacé (Gilberte Beaulieu), dont le mariage a été béni, samedi, en l'église de Saint-Mathieu. À l’issue d’une réception à l'Hôtel Canada de Trois-Pistoles, les nouveaux époux partirent en voyage en Gaspésie. Au retour, ils ont élu domicile à Saint-Mathieu. Le marié est le fils de M. et Mme Joseph Lagacé, et la mariée, la fille de M. et Mme Louis-Jacques Beaulieu.

 

En l'église de Saint-Mathieu, M. Gérard Beaupré, fils de Mme Joseph Beaupré, a épousé Mlle Bernadette Lagacé, fille de M. et Mme Joseph Lagacé, tous de Saint-Mathieu. Les nouveaux époux partirent en voyage dans la Gaspésie après une réception à l’Hôtel Canada de Trois-Pistoles. Ils résideront à Saint-Mathieu. (Progrès du Golfe, 16 octobre 1959)

 

 

Doc 1960A. Noyade de Bruno Dionne

Une noyade a lieu le 30 mai 1960 dans la rivière Batiscan. Il s’agit de Bruno Dionne, 26 ans, fils de Désiré Dionne et d’Alice Caron. Il est né le 5 septembre 1933 à Saint-Mathieu-de-Rioux. Il avait obtenu son diplôme comme technicien en 1954 à l’École de Papeterie de la Province de Québec. Par la suite, il a travaillé pour la Consolidated Paper Corporation.

 

Dans son édition du 23 juillet 1960, le Nouvelliste, un journal de Trois-Rivières, fait le point sur cette noyade.

 

« Le corps de M. Bruno Dionne qui s’était noyé dans la rivière Batiscan au cours d’une excursion de pêche le 30 mai dernier, a été repêché jeudi dernier par un groupe de draveurs qui travaillent actuellement à la drave sous la direction de MM Roland Béland de St-Paulin et Henri Gauthier de St-Tite.

 

Il a été repêché environ sept milles plus bas que le lieu de la tragédie sous un amoncellement de bois de pulpe. Le père de la victime, M. Désiré Dionne de Saint-Mathieu de Rimouski, se trouvait sur les lieux lorsqu’on découvrit le cadavre. Malgré son long séjour dans l’eau, on a pu l'identifier par sa bague de graduation et sa montre-bracelet.

 

Des recherches intenses s'étaient poursuivies sans cesse sur la demande du père de la victime depuis le jour de la tragédie. L’enquête du coroner se tiendra à la Morgue Alphée St-Arnaud de Ste-Thècle. »

 

De son côté, le Progrès du Golfe apporte des précisions dans son édition du 29 juillet 1960.

« La dépouille mortelle de M Bruno Dionne, 26 ans, noyé le 30 mai, au cours d’une excursion de pêche sur la rivière Batiscan a été découverte par un draveur à quelque sept milles en aval du lieu de la tragédie.

 

Un verdict de mort accidentelle a été rendu lors de l’enquête du coroner tenue à la morgue de Ste-Thècle de Champlain avant le transport des restes mortels à Saint-Mathieu pour l’inhumation dans le lot familial Désiré Dionne.

 

M. Dionne, employé de la Cie Wayagamack, de Trois-Rivières, occupait une embarcation de fibre de verre qui fut entraînée par les eaux gonflées de la rivière et chavira à la tête d’un rapide. Son compagnon, Guy Lamy, réussit à atteindre la rive. »

 

Dans le Nouvelliste du 17 juin 1960, Désiré Dionne avait promis une récompense de 200 $ à quiconque retrouverait le corps de son fils.

 

 

Doc 1960B. Décès de Félix Rioux

Dans son édition du 23 septembre, le Progrès du Golfe fait un compte-rendu des funérailles de Félix Rioux.

 

« Un citoyen avantageusement connu, M. Félix Rioux, est décé­dé à Saint-Mathieu le 14 septembre, à l'âge de 74 ans. Il laisse, dans le deuil, outre son épouse (Alice Lagacé), trois fils et neuf filles : M. l'abbé Roland Rioux, curé de Saint-François-Viger, MM. Armand et Marcel Rioux, Mme Amédée Dionne (Yvonne), Mme François Côté (Blanche), de Saint-Mathieu, Mme Amédée Rioux (Marie), de Rimouski, Mme Roland Verrier (Cécile), de Drummondville, Mlle Modeste Rioux, de Drummondvil­le, Mme Léonard Lagacé (Odile), de Saint-Robert-Bellarmin, Mme Ro­muald Rioux (Florence), de Hauterive , Mlle Marielle Rioux, de Drummondville.

 

Lui survivent aussi ses frères Omer, de Saint-Guy, Joseph, de Saint-Mathieu, Charles, de Winnipeg, Paul et Alphonse, de Trois-Pistoles ; ses sœurs Mme Charles-Hermel Jean de Saint-Mathieu, Mme Philéas Bélanger, de Trois-Pistoles.

 

Ses funérailles, qui furent imposantes, eurent lieu samedi, le 17 septembre. M. l'abbé Rioux officiait au service funèbre de son père. Il était assisté des abbés Robert Lebel et Sylvio Lévesque, comme diacre et sous-diacre.

 

M. l'abbé Gérard Cayouette présida la levée du corps. La croix fut portée par M. Roland Côté et le cercueil par MM. Alain Dionne, Gervais et Julien Dionne, Clément et Yvon Rioux, Florian Bérubé.

 

Outre Mgr Eudore Desbiens et le chanoine Émile Guimont de l’Isle-Verte, 21 prêtres avaient pris place au chœur. »

 

Complément. Félix Rioux est né le 20 novembre 1885. Il a épousé Alice Lagacé le 22 novembre 1910. Il est le fils de Narcisse Rioux et d’Arthémise Jean. Narcisse est né le 18 février 1858 et est décédé le 10 février 1935. Arthémise est née le 13 janvier 1867 et est décédée le 10 novembre 1953.

 

 

Doc 1960C. Décès d’Émile Théberge

Émile Théberge est né le 29 août 1882 à Saint-Mathieu-de-Rioux. Il est le fils d’Alfred Théberge et de Rose Rousseau qui ont eu 11 enfants. Ses deux frères plus âgés sont décédés en bas âge. Il épouse Marie-Luce Ouellet le 25 janvier 1905 à Saint-Mathieu. Le couple a 11 enfants. Marie-Luce est décédée le 22 mai 1945 à l’âge de 66 ans. Émile décède le 31 octobre 1960.

 

Deux filles du défunt sont décédées avant lui :

• Marie-Ange. Née le 2 octobre 1908, elle décède le 17 septembre 1943 à Saint-Mathieu.

• Bernadette. Née le 15 janvier 1923, elle décède le 10 mai 1927 à Saint-Mathieu.

 

Le Progrès du Golfe a fait un compte-rendu des funérailles d’Émile Théberge :

 « Le 30 octobre décédait à Mont-Joli à l’âge de 78 ans, M. Émile Théberge, époux de feu Marie-Luce Ouellet. Ses funérailles ont eu lieu le 3 novembre en l’église paroissiale de Saint-Mathieu. M. l’abbé Ernest Couillard officiait au service funèbre. Il était assisté des abbés Élie Beaulieu et Paul-Émile Ouellet, comme diacre et sous-diacre. M. le curé Gérard Cayouette avait présidé la levée du corps.

 

La croix était portée par M. Gilbert Jean et le cercueil par MM. Paul-Armand Ouellet, André Ouellet, Pierre Dionne, Charles-Édouard Jean, Clovis Théberge, Wilbrod Théberge. M. Armand Rioux portait la croix du Tiers-Ordre. Avaient pris place au chœur MM. les abbés Hermel Pelletier de St-Simon et Roland Belzile.

 

M. Théberge laisse dans le deuil quatre fils et cinq filles : MM. Léo, Antonio, Maurice et Georges Théberge, Mme Edmond Jean (Marie-Laure), Mlle Candide Théberge, Mme Édouard Ouellet (Lucienne), Mme Roland Dionne (Thérèse), Mme Paul-Émile Bérubé (Gabrielle), tous de Saint-Mathieu. Il était le frère de Mme Laura Théberge. »

 

 

Doc 1960D. Décès de Philomène Morin

Dans son édition du 23 décembre, le Progrès du Golfe fait un compte-rendu des funérailles de Philomène Morin, épouse d’Alfred Vaillancourt.

 

« Le 9 décembre, en l’église de Saint-Mathieu, en présence de nombreux parents et fidèles, eurent lieu les obsèques de Mme Alfred Vaillancourt (Philomène Morin) décédée à sa résidence à l’âge de 87 ans.

 

M. le curé Gérard Cayouette officiait au service funèbre. Il était assisté des abbés Oscar Thibault, curé de Saint-Eugène-de-Ladrière, et l’abbé Jean-François Drapeau, vicaire à Saint-Fabien. La croix était portée par M. Adrien Ouellet et le cercueil par MM. Clément, Roland, Fernand et Ovila Vaillancourt, Rénald et Gilles Ouellet, tous petits-fils de la défunte.

 

La bannière était portée par MM. Philippe et Albert Ouellet et les rubans par Mmes Armand Rioux, Albert Ouellet, Alfred Bérubé et Félix Rioux. M. l’abbé Hermel Pelletier, curé de Saint-Simon, avait pris place dans le chœur.

 

La défunte laisse ses fils et filles, Joseph, Hermel, Félix, Charles et Roger Vaillancourt de Saint-Mathieu, Lisa, Emma, Éva, Alice, Jeanne et Émilienne. »

 

Complément. Philomène Morin est née le 2 septembre 1873. Elle épouse Alfred Vaillancourt le 9 février 1891 à Saint-Mathieu. Elle est la fille de Michel Morin et d’Éliza Pelletier qui se sont mariés le 13 juillet 1863 à Saint-Arsène.

 

 

Doc 1960E. Nouvelles de la paroisse

À cinq occasions en 1960, le Progrès du Golfe publie des nouvelles sur Saint-Mathieu-de-Rioux.

 

Chez les Lacordaire

Lors de l'assemblée générale des cercles d'abstinents de la paroisse, on a fait le choix des officiers pour 1960-61. M. Charles Vaillancourt jr a été choisi président, M. Antonio Théberge, vice-président, Rénald Thibault, Antonio Fournier, Patrice Roy, Raoul Vignola, directeurs. Mme Magloire D'Anjou dirigera les destinées du Cercle Sainte-Jeanne d’Arc comme présidente. Elle a pour adjointes Mlle Éliane Ouellet, vice-présidente, Mlle Rachel Théberge, Mme Georges Théberge, Mme Joseph Rioux, Mme Maurice Théberge, directrices.

 

La causerie fut donnée par Mlle Monique Belzile, institutrice, qui insista sur la nécessité de la sobriété en toute circonstance. M. Jérôme Bouffard traita de l'alcoolisme, de ses méfaits, ajoutant que le mouvement Lacordaire, qui s’appuie sur les vertus de cou­rage et de charité, est tout désigné pour aider les victimes à acquérir des habitudes de sobriété, encourager les sobres à persévérer et propager partout les avantages de la tempérance en tout et partout. (Progrès du Golfe, 4 mars 1960)

 

Soirée Lacordaire

L’ouvertu­re de la semaine antialcoolique fut soulignée dans la paroisse, le 25 septembre, par une soirée qui réunissait des abstinents et sympathisants de Sainte-Françoise, Saint-Simon, Trois-Pistoles et Saint-Mathieu. La salle paroissiale était remplie à sa capacité. Après la causerie de M. Bélanger, il y eut chants, allocution de M. le curé Gérard Cayouette et adhé­sion de nouveaux membres. (Progrès du Golfe, 7 octobre 1960)

 

Carnaval d’hiver

Pour la première fois, dans les annales de Saint-Mathieu, un festival d’hiver a été organisé. Il a remporté un succès qui dépasse toutes les prévisions. M. le curé Gérard Cayouette en était l’animateur en coopération avec plusieurs de ses ouailles.

 

Trois candidates participèrent au concours de popularité : Mlles Gabrielle Gaudreau, Yvonne Ouellet et Rachel Théberge. C’est Mlle Rachel Théberge qui fut proclamée Reine du Carnaval, au soir du 21 février, lors d’une soirée récréative à la salle paroissiale. Le billet choisi par le jeune Normand Ouellet désigna Mlle Théberge au titre de souveraine 1960.

 

Malgré une température inclémente, le 28 février, une foule nombreuse se rendit à la patinoire de la paroisse pour assister aux diverses compétitions sportives entre jeunes et moins jeunes de la localité. Le couronnement de Sa Majesté Rachel 1ère se fit ensuite à la salle paroissiale avant le repas canadien offert à la nombreuse assistance.

 

Un orchestre formé d'artistes de Rimouski était au programme récréatif. Les emblèmes de la royauté furent présentés à Sa Majesté Rachel 1ère par l’une de ses duchesses Gabrielle Gaudreau. Il y eut ensuite distribution des prix aux vainqueurs des jeux sur glace : patinage de vitesse, course en traîneaux, sauts en hauteur, mascarade, course à pieds. Mlle Yvonne Ouellet faisait partie aussi du cortège royal avec le prince consort Réginald Létourneau et les intendants Oneil Rousseau et Mathieu Ouellet. (Progrès du Golfe, 11 mars 1960)

 

Consécration de l’église

Une impressionnante cérémonie liturgique s’est déroulée à Saint-Mathieu le 21 septembre, jour de la fête du patron de la paroisse.

 

Son Exc. Mgr C.-E. Parent, archevêque de Rimouski, présida dans l’après-midi en présence de nombreux fidèles, la cérémonie de consécration de l’église paroissiale. Plusieurs membres du clergé diocésain l’accompagnaient dont le pasteur de Saint-Mathieu, M. l’abbé Gérard Cayouette. Son Excellence était assisté, pour accomplir les rites d’usage, de M. le chanoine Louis-David-Rioux, curé de Trois-Pistoles et de M. le chanoine Félix Jean, aussi de Trois-Pistoles. Agissaient comme diacre et sous-diacre d’honneur M. le chanoine Raoul Thibault, du Séminaire diocésain, et M. l’abbé Rosaire Dionne, un fils de la paroisse. (Progrès du Golfe, 7 octobre 1960)

 

Quarante-Heures

Les fidèles ont suivi avec piété les exercices des Quarante-Heures prêchés par le R. P. G. Hébert, s. j., de Rimouski. (Progrès du Golfe, 4 novembre 1960)

 

 

Doc 1960F. Baptêmes de l’année

Le Progrès du Golfe publie la liste de 17 enfants qui ont reçu le baptême en l’église Saint-Mathieu au cours de l’année 1960.

 

- Marie-Sylvie, fille de M. et Mme Lucien Ouellet (Albina D'Auteuil). Parrain et marraine, Vincent Ouellet et Lisette Ouellet, frère et sœur de l'enfant.

 

- Francis, enfant de M. et Mme Louis Bérubé (Marianne Paradis). Parrain et marraine, Léon Bérubé et Isabelle Pelletier, oncle et tante. (Progrès du Golfe 4 mars 1960)

 

- Marie-Line, en­fant de M. et Mme Clément Jean (Simone Paradis). Parrain et mar­raine, M. et Mme Joseph Jean, grands-parents.

 

- Pierre, enfant de M. et Mme Charles Vaillancourt (Hélène Plourde). Parrain et marraine, Ro­dolphe Ouellet et Adrienne Vaillancourt, oncle et tante.

 

- Marie-Louise, enfant de M. et Mme Lorenzo Dionne (Yvette Gaudreau). Parrain et marraine. M. et Mme Arthur Gaudreau, grands-parents.

 

- Marie-Chantal, enfant de M. et Mme Gilbert Jean (Martine Ouellet). Parrain et marraine, M. et Mme Étienne Ouellet, grands-pa­rents.

 

- Marie-Claudine, enfant de M. et Mme Adrien Ouellet (Marie Ouellet). Parrain et marraine, M. et Mme Gilbert Jean, oncle et tante.

 

- Paul-André, enfant de M. et Mme Gérard Gagnon (Albina Rioux). Parrain et marraine, Jean-Paul et Thérèse Gagnon, frère et sœur de l'enfant.

 

- Denis, enfant de M. et Mme Clément Rioux (Claudette D'Astous). Parrain et marraine. M. et Mme Armand Rioux, grands-pa­rents.

 

- Christine, enfant de M. et Mme Emmanuel Bérubé (Germaine Jean). Parrain et marraine, M. et Mme Arsène Dubé, oncle et tante.

 

- Marie-Line-Danielle, enfant de M. et Mme Léopold Jean (Marie-Paule Saindon). Parrain et marr­aine, M. et Mme Ernest Simon, de Saint-Eugène de Ladrière, oncle et tante. (Progrès du Golfe, 23 septembre 1960)

 

- Marie-Guylaine, fille de M. et Mme Raymond Lagacé (Bernadette Ouellet). Parrain et marraine, Donat Lagacé et Thérèse Beaulieu, oncle et tante.

 

- Marie-Linda, enfant de M. et Mme Jean-Paul Rioux (Yolande Parent). Parrain et marraine, Léonard et Antoinette Parent, de Trois-Pistoles, oncle et tante.

 

- Marie-Normande-Doris, enfant de M. et Mme Normand Lagacé (Gilberte Beaulieu). Parrain et marraine, Louis-Jacques Beaulieu et Ézilda Lagacé, grands-parents.

 

- Joseph-Michel, fils de M. et Mme Antonio Fournier (Cécile Bernier). Parrain et marraine, Ghislain et Jocelyne Fournier, frère et sœur de l’enfant.

 

- Joseph-Daniel-Mario, enfant de M. et Mme Romuald Plourde (Marie-Rose Lavoie). Parrain et marraine, Fernando Gagnon et Maria Plourde.

 

- Marie-Roselle-Linda, fille de M. et Mme Simon Plourde (Anne-Marie Beaulieu). Parrain et marraine, Mathieu Beaulieu et Aline Belzile, oncle et tante. (Progrès du Golfe, 4 novembre 1960)

 

 

Doc 1960G. Une étude démographique

En septembre 1960, la Voix nationale publie un article de l’agronome Albert Rioux. Cet article présente les résultats d’une étude démographique touchant la paroisse de Saint-Mathieu-de-Rioux et s’étendant des années 1945 à 1958. En voici un extrait :

 

« L’auteur étudie d’abord minutieusement la situation démographique de la paroisse pendant ces 13 années. Le nombre d’enfants est de 6,9 par famille chez les cultivateurs, soit un de plus que chez les autres. Avec un taux de natalité de 34,8 % et un taux de mortalité de 6,1 %, l’accroissement naturel de la population, pour cette période de 13 ans, s’est chiffré à 28,7 %.

 

En prenant pour base la population de 1945 (qui était de 1035) et en y ajoutant l’excédent annuel des naissances sur les décès, on devrait retrouver à la fin de 1958 une population minimum de 1452 âmes, alors qu’on en compte 1171 seulement. La paroisse a donc enregistré une perte de 281 personnes en 13 ans, soit une moyenne annuelle de 22 départs.

 

L’exode affecte les plus de 20 ans et les jeunes filles en plus forte proportion, de sorte que les moins de 20 ans forment 56,6 % de la population. Il y a donc déséquilibre entre la population et les ressources de la paroisse.

 

Sur 153 familles, 80 cultivent une ferme. De ces 80 cultivateurs, 22 tirent de leur terre un revenu suffisant pour faire vivre leur famille et 58 doivent chercher à l’extérieur des gains supplémentaires. L’auteur étudie d’une façon instructive la situation des deux groupes.

 

Ceux qui vivent complètement de l’agriculture ont une ferme un peu plus étendue, possèdent une plus faible proportion de sol inculte, emploient plus d’engrais chimique, mécanisent davantage leurs travaux, pratiquent un système de rotation, obtiennent un rendement supérieur à l’âcre, gardent plus d’animaux, ont une formation scolaire un peu plus élevée et la valeur totale de leur ferme est plus considérable. »

 

Sans aucun doute, les résultats d’une étude démographique qui s’étendrait sur les 13 dernières années, soit de 2001 à 2014, seraient diamétralement opposés.

 

 

Doc 1961A. Nouvelles de la paroisse

En 1961, le Progrès du Golfe a publié trois articles sur Saint-Mathieu : 10 mars, 28 avril et 18 août.

 

Réussite du carnaval

Le carnaval d’hiver de Saint-Mathieu a remporté un éclatant succès. Les diverses manifestations furent présidées par la Reine du Carnaval, Sa Majesté Bernadette 1ère, dont l’escorte royale était formée du prince consort, M. Maurice Ouellet, des duchesses Gaétane Dionne et Madeleine Ouellet, accompagnées de MM. Odilon Ouellet et Norbert Rousseau.

 

Le défilé parcourut les rues du village précédé du bonhomme carnaval (M. Jean-Eudes Dionne) et du maire Son Honneur M. Réal Dionne. La foule se rassembla ensuite à la patinoire locale pour diverses compétitions sportives. Il y eut partie de ballon-balai, joute de hockey entre jeunes et aînés, course en patins, sauts en hauteur, défilé des majorettes, souque-à-la-corde.

 

 Après quoi, l’assistance se rendit à la salle paroissiale pour une soirée récréative où les vainqueurs des divers tournois reçurent trophées et prix. C’est là que la reine du Festival de 1960, Mlle Yvonne Ouellet remit à Mlle Bernadette Beaulieu les emblèmes de la royauté. Il y eut ensuite goûter agrémenté de musique.

 

Le président de l’OTJ exprima ses remerciements à tous ceux qui avaient participé de près ou de loin au succès de ce carnaval. Un cadeau fut ensuite offert à la reine, Mlle Beaulieu, et à ses duchesses. (Progrès du Golfe, 10 mars 1961)

 

Décès de Lucien Rousseau

Le 15 avril, décédait, à l’âge de 29 ans, M. Lucien Rousseau, fils de M. et Mme Omer Rous­seau (Alice Bélanger). Outre ses parents, lui survivent ses frères André, Julien, Norbert, Martin, de Saint-Mathieu ; ses sœurs Mme Étienne Plourde (Madeleine), de Saint-Robert-Bellarmin, Mme Paul Plourde (Lucienne), de Saint-Mathieu, Mme Amédée Beaulieu (Marie-Marthe), de Rivière-du-Loup, Mlle Juliette Rousseau, i. l., de Thetford-les-Mines.

 

Ses funérailles eurent lieu, le 18 avril, en l'église paroissiale, en présence de nombreux parents et amis. M. l’abbé Gérard Cayouette officiait au service funèbre. Il était assisté de MM. les abbés Hermel Pelletier, de Saint-Simon, et Jean-François Drapeau, de Saint-Fabien. La croix était por­tée par M. Emmanuel Rousseau et le cercueil par MM. Odilon Ouellet, Conrad Plourde, Rose-Albert Rousseau, Oneil Rousseau, Adéodat Vaillancourt et Guy Plourde.

 

Le deuil était conduit par la plupart des parents ci-dessus nommés ainsi que par M. et Mme Hervé Rousseau, de Québec, M. Thomas Bélanger, de Saint-Jean de Dieu, M. David Parent, Mlle Ali­ce et M. Roland Parent, de Sainte-Françoise, M. et Mme Roger Des­jardins, de Notre-Dame du Sacré-Cœur, Mme Eugène Drapeau, de Saint-Jean de Dieu. (Progrès du Golfe, 28 avril 1961)

 

Complément. Lucien Rousseau est né le 5 mai 1931. Son père Omer Rousseau est né le 2 janvier 1905. Il a épousé Alice Bélanger le 8 février 1928 à Saint-Jean-de-Dieu. Les parents d’Omer sont Désiré Rousseau et Caroline Drapeau.

 

Noces d’argent de Victor Parent

Le 23 juillet, M. et Mme Victor Parent (Anne-Marie Fournier), qui comptaient 25 ans de mariage, furent l’objet d’un repas familial pour souligner ce jubilé d’argent, à la résidence de leur fille Mme Réal Rioux (Nicole).

 

Son Excellence Mgr C.-E. Parent, archevêque de Rimouski, M. l’abbé Léonard Pa­rent, frères du jubilaire, étaient présents ainsi que M. et Mme Donat Bérubé, Mme Patrice Four­nier. M. et Mme Louis-Jacques Roy, M. et Mme Amédée Jean, M. et Mme Joseph Bérubé, M. et Mme Louis Parent, M. et Mme Gérard Ouellet, Me Louis Fournier, Mme Gérard Parent ainsi que les enfants des jubilaires. Il y eut hommages et vœux ainsi que pré­sentation de cadeaux durant la soirée qui suivit. (Progrès du Golfe, 18 août 1961)

 

 

Doc 1961B. Le cercle Lacordaire

Au cours de l’année 1961, le Progrès du Golfe s’est intéressé au cercle Lacordaire de Saint-Mathieu-de-Rioux. Il a publié un article le 17 mars et un autre le 29 septembre 1961.

 

Auprès de l’exécutif diocésain

« M. Charles Vaillancourt, M. E. L. de Saint-Mathieu vient d’être nommé vice-président des Cercles Lacordaire et Sainte-Jeanne d’Arc auprès de l’exécutif diocésain de Rimouski.

 

Lacordaire depuis mars 1946, M. Vaillancourt a été élu directeur du cercle de Saint-Mathieu en 1947 ; il exerça ce poste jusqu’en 1951. Son apostolat Lacordaire se manifesta surtout par des contacts individuels. Il travailla toujours dans l’esprit du mouvement et savait défendre ses convictions.

 

En janvier 1960, il accepta la présidence du cercle de sa paroisse ; par la suite, il se vit attribuer en février dernier le titre de vice-président diocésain pour remplacer M. Julien Boisclair de Mont-Joli qui accéda au Conseil central. » (Progrès du Golfe, 17 mars 1961)

 

Quinzième anniversaire

« Le 15e anniversaire des cercles Lacordaire et Sainte-Jeanne d’Arc à Saint-Mathieu fut rehaussé par la présence du chef spirituel du diocèse, Son Excellence Mgr C.-E. Parent, archevêque de Rimouski, fils de la paroisse.

 

Quarante-deux abstinents, fidèles à la doctrine Lacordaire, furent honorés par le Centre diocésain, lors de ces manifestations en recevant un diplôme d’honneur de longue observance. Nommons le maire de Saint-Mathieu, M. Réal Dionne, le président régional, M. Adrien Ouellet et Mme Ouellet, le président fondateur M. Antonio Théberge, le vice-président M. Charles Vaillancourt, et son épouse, Mlle Éliane Ouellet, vice-présidente, Mme Maurice Théberge, Mme Raoul Vignola, directrices.

 

La soirée de clôture mettait fin à la semaine antialcoolique dans la région de Trois-Pistoles. Deux messes avaient été célébrées, le matin. M. l’abbé Pierre Bélanger, aumônier diocésain, fit le sermon. Les Jeunes Abstinents furent convoqués, dans l’après-midi, à un ralliement général.

 

Après la bénédiction du cimetière et du calvaire par Mgr l’Archevêque, il y eut heure d’adoration prêchée par l’aumônier diocésain avant la soirée récréative du 15e anniversaire. La chorale mixte de la paroisse exécuta plusieurs chants de circonstance pour les noces de cristal du cercle paroissial Lacordaire.

 

M. Antonio Théberge fit l’historique comme président-fondateur du cercle qui compte maintenant 123 Jeanne-D’Arc et 116 Lacordaire. Un succulent buffet froid fut servi à tous au couvent paroissial. » (Progrès du Golfe, 29 septembre 1961)

 

Note 1. Le président du cercle Lacordaire était M. Raynald Thibault et la vice-présidente, Mme Magloire D’Anjou.

 

Note 2. On compte 239 adultes dans les deux cercles : Lacordaire et Ste-Jeanne d’Arc. La population de Saint-Mathieu-de-Rioux était alors de 1113 habitants. C’est presque toute la population adulte de la paroisse.

 

 

Doc 1962A. Baptêmes en 1962

Le Progrès du Golfe publie la liste de 13 enfants qui ont reçu le baptême à l’église Saint-Mathieu au cours de l’année 1962.

 

- Marie-Lucie-Diane, enfant de M. et Mme Raymond Girouard (Jeannine Caron). Parrain et marraine, M. Léonard Caron et Mlle Lucie Rioux.

 

- Marie-Sonia, enfant de M. et Mme Antoine Ouellet (Jacqueline Lepage). Parrain et marraine, M. Oliva Ouellet et Mlle Marie-Anne Vaillancourt.

 

- Marie-Maude, enfant de M. et Mme Paul Plourde (Lucienne Rousseau). Parrain et marraine, M. et Mme Charles Plourde (Rose Gagné), grands-parents de l'enfant. (Progrès du Golfe, 11 mai 1962)

 

- Gilbert, enfant de M. et Mme Raynald Vaillancourt (Laurianne Berger). Parrain et marraine, Émile Berger et Bernadette D'Astous, oncle et tante.

 

- Cécile-Pierrette, enfant de M. et Mme Mathieu Rousseau (Lucie Rioux). Parrain et marraine, Louis Lavoie et Cécile Rousseau, oncle et tante.

 

- Suzie, enfant de M. et Mme Roger Jean (Armande Roy). Parrain et marraine, Hector Roy et Blanche Bélanger, grands-parents.

 

- Marlène-Josée, enfant de M. et Mme Léonard Ouellet (Olivette Sirois). Parrain et marraine, Robert Simard et Véronique Ouellet, oncle et tante.

 

- Yvan, enfant de M. et Mme Maurice Ouellet (Bernadette Beaulieu). Parrain et marraine, Philippe Ouellet et Marianna Parent, grands-parents.

 

- René, enfant de M. et Mme Paul-Émile Bérubé (Gabrielle Théberge). Parrain et marraine, Antonio Théberge et Gertrude Thériault, oncle et tante.

 

- Pierrette, enfant de M. et Mme Patrice Bérubé (Suzanne Jean). Parrain et marraine, Edmond Jean et Marie-Laure Théberge, grands-parents.

 

- Véronique, enfant de M. et Mme Charles Beaulieu (Thérèse Fournier). Parrain et marraine, Valmont Coulombe et Simone Fournier, oncle et tante.

 

- Urbain-Guy, enfant de M. et Mme Amédée Beaulieu (Gaétane Denis). Parrain et marraine, Normand Lagacé et Gilberte Beaulieu, oncle et tante.

 

Le 10e enfant

 M. et Mme Camille Saindon (Simone Léves­que) comptaient, le 15 août, un dixième enfant, José-Line, qui fut baptisée en l’église de Saint-Mathieu le 18 août. Elle eut pour parrain et marraine, M. et Mme Jean-Eudes Dionne, de la paroisse. Mlle Louisette Saindon portait sa sœur sur les fonts baptismaux. C’est la troisième naissance de la fa­mille Saindon enregistrée un 15 août. Raynald, 16 ans, Denis, 4 ans, et José-Line, la benjamine née le 15 août dernier. (Progrès du Golfe, 21 septembre 1962)

 

 

Doc 1962B. Réunion de la Coop

Dans son édition du 30 mars 1962, le Progrès du Golfe fait un compte-rendu d’une assemblée générale où étaient présents les membres de la Coopérative Agricole de Saint-Mathieu.

 

« Le jeudi 14 mars dernier, les membres de la Coopérative Agricole de Saint-Mathieu, sous la présidence de M. Georges Théberge, se réunissaient pour la tenue de leur assemblée générale annuelle.

 

Le rapport financier fut présenté aux membres par M. Gabriel Belzile, agronome vérificateur des comptes de cette société. D'après ce rapport, la coopérative a réalisé un chiffre d'affaires de 229 251 $, dont 107 687 $ au magasin et 121 564 $ à la meunerie. La part des membres dans ce chiffre d'affaires fut de 178 523 $ ou 78 % du total.

 

Le bilan de la Société indique un actif de 125 124 $ avec un passif de 70 000 $. Le capital payé par les membres est de 22 807 $. Les réserves et excédents s'élèvent à 32 252 $.

 

Les directeurs élus pour l’année 1962 sont MM. Georges Théberge, Gérard Ouellet, Adrien Ouellet, Maurice Plourde et Antoine Beaulieu.

 

Allocutions

L’agronome du comté, appelé à prendre la parole, félicita les administrateurs et les membres. Il leur parla de la nécessité de produire le plus possible pour nourrir leurs animaux. La mauvaise récolte des provinces de l’Ouest est la cause de la hausse du prix des grains et moulées. Les cultivateurs seraient bien avisés d'augmenter leurs ensemencements de céréales afin de compter un peu moins sur les importations de l’Ouest.

 

Par ailleurs, les animaux d’engraissement, comme les porcs et les volailles gardées pour la ponte ou la production de la chair, devraient être choisis avec soin dans les lignées les plus économiques. En effet, l’enregistrement supérieur ou R. O. P. permet de choisir les lignées les plus avantageuses.

 

M. Paul Plourde, agronome représentant les abattoirs Legrade Ltée, exposa le plan d’intégration du porc. Il expliqua les avantages de bénéficier de cette aide offerte par la Coopérative Fédérée, qui permet de régulariser la production et qui diminue les risques.

 

M. l'abbé Cayouette, curé de la paroisse, encouragea les cultivateurs à travailler ensemble pour mieux réussir dans leurs entreprises. »

Doc 1963A. Une histoire d’élections

Dans son édition du 29 mars 1963, le Progrès du Golfe révèle la liste des candidats officiels en vue des élections fédérales devant se tenir le 8 avril suivant. On y trouve six candidats dont trois portent le même nom : Gérard Ouellet. À l’époque au fédéral, le bulletin de vote n’indiquait pas le parti. En cas de noms identiques, le métier et le lieu de résidence étaient donnés. Voici ce que le journal raconte :

 

 « La présentation officielle des candidats, le lundi 25 mars, a créé une certaine stupéfaction chez les électeurs du comté de Rimouski. Outre les candidats des quatre partis engagés dans la présente campagne, deux autres citoyens ont posé leur candidature, ce qui portait à six le nombre des candidats.

 

Mais on a vite senti un remous dans l'opinion publique quand on a appris que les deux candidats, dits indépendants, portaient également le nom du candidat officiel du Crédit Social, M. Gérard Ouellet. Les observateurs ont vu, dans cette manœuvre, une tactique pour créer de la confusion parmi les électeurs et diviser les votes.

Mais dès mercredi matin, Me Derome Asselin, président d'élection dans le comté de Rimouski, nous révélait qu’un candidat libéral indépendant du nom de Gérard Ouellet, journalier de Saint-Mathieu, s'était retiré de la lutte. Enfin, jeudi matin, Me Asselin nous confirmait qu'un autre fantôme, candidat créditiste indépendant celui-là, s'était retiré de la lutte. Ce qui laisse donc sur les rangs quatre candidats officiels dans la circonscription de Rimouski. 

 M. Gérard Légaré, député sortant de charge, brigue à nouveau les suffrages sous l'étendard libéral. M. Raymond D'Auteuil, de Rimouski, se présente sous l'étiquette NPD. M. Fernand Dionne, de Mont-Joli, est le candidat du parti Progressiste-Conservateur. M. Gérard Ouellet (cultivateur) de Saint-Mathieu est, cette année encore, candidat officiel du Crédit Social. Les porte-étendards NPD et PC en sont à leur première tentative électorale. » (Fin du texte cité)

 

Outre Gérard Ouellet qui n’a pas retiré sa candidature et qui est un citoyen de Saint-Mathieu-de-Rioux, un autre candidat Fernand Dionne est natif de la même paroisse. Il est le fils de Gracia Ouellet et d’Onésime Dionne, ancien maire de Saint-Mathieu pendant 20 ans et préfet du comté de Rimouski pendant huit ans. Des quatre candidats à cette élection, Gérard Ouellet en sortit vainqueur.

 

Selon le document des mises en candidature, deux Gérard Ouellet résidaient à Saint-Mathieu et le troisième à Sacré-Cœur (Rimouski).

 

(Les images appartiennent au Progrès du Golfe)

 

 

Doc 1963B. Décès de Gérard Belzile

Le Progrès du Golfe, dans son édition du 5 juillet 1963, rapporte le décès de Gérard Belzile. Voici le texte :

 

« Le 18 juin, décédait, terrassé par une crise cardiaque, M. Gérard Belzile, époux de Dame Jeanne Gagnon. Âgé de 52 ans, M. Belzile avait été beurrier pendant 25 ans.

 

Il laisse, outre son épouse, ses fils et filles Monique, i. d., Jeanne d’Arc, t. d. s . f., Marie-Paule, é. i., Gilles, Régis et Fidèle, étudiants au Séminaire de Rimouski, Martine, Henriette, Colette, Marcel, Michel et Jean-Yves, de Saint-Mathieu ; ses frères M. Charles-Eugène Belzile, industriel, d'Edmundston, M. Albert Belzile, inspecteur de beurrerie de Rimouski, M. Georges Belzile de Squatteck, M. l'abbé Roland Belzile, curé de Sully, M. Fénelon Belzile de Marie-Reine, Alberta, sa sœur Hélène, de Saint-Mathieu.

 

C'est M. l’abbé Roland Belzile, de Sully, qui officiait au service funèbre de son frère, le défunt. Agissaient comme diacre et sous-diacre le R. P. Jean-Guy Gagnon, p. s. c. et M. l'abbé Rosaire Dionne. C’est le curé de la paroisse l’abbé Gérard Cayouette qui avait présidé la levée du corps. La croix était portée par M. Charles Plourde et le cercueil par MM. Lucien Ouellet, Omer Rousseau, Georges Théberge, Antonio Théberge, Roland Dionne et Jean Vaillancourt.

 

Avaient pris place au chœur : M. l'abbé Pascal Parent, directeur du Pavillon de Philosophie à Rimouski, M. l'abbé Georges Côté, curé de St-Jean de Dieu, l'abbé Lazare Lebel, curé de St-Damase, cousin, l'abbé Hermel Pelletier, de Trois-Pistoles, ancien curé, l'abbé Roland Rioux, de St-François-Viger, le R. P. Jean-Berchmans, capucin, et autres. »

 

 

Doc 1963C. Nouvelles de la paroisse

Les faits divers révèlent souvent le mode de vie des habitants d’une communauté. Ces glanures qui ont trait à Saint-Mathieu-de-Rioux sont tirées de journaux régionaux.

 

Faits divers

• Incendie de la grange-étable de Mathieu Rousseau, ainsi qu’un hangar et un poulailler.

 

• Réunion parents-maîtres, lors de la semaine de l’Éducation, sous la présidence d’Adrien Ouellet. Des ateliers de travail traitent notamment de l’avenir des jeunes, puis de l’amour et des relations entre les jeunes gens et les jeunes filles.

 

• Fête champêtre au profit de l’OTJ (Organisation des terrains de jeux). Dimanche, le 4 août, souper champêtre incluant fèves au lard et cipâtre, puis présentation d’un feu d’artifice, don du maire Réal Dionne.

 

• Le Cercle Lacordaire gagne le trophée Lucien-Deschênes qui est remis pour la première fois. Raynald Thibault est le président du Cercle Lacordaire. Éliane Ouellet est la présidente des Jeanne-D’Arc. Mgr Charles-Eugène Parent assiste à la cérémonie.

 

• Le 17 novembre, l’abbé Henri Veilleux, de la société des Missions étrangères prononce le sermon et récolte 180,49 $.

 

• Paul Plourde est nommé agronome du comté de Rimouski.

 

• Lors d’une assemblée Lacordaire, le 22 décembre, bénédiction par le curé Gérard Cayouette de la salle paroissiale rénovée. Les conférenciers invités sont Charles Vaillancourt, Marie-Marthe Parent et Lisette Ouellet.

 

Naissances

Denise Bérubé, fille de Florian Bérubé et de Lauréanne Fournier.

 

Alain Ouellet, fils de Gérard-Omer Ouellet et de Bernadette Beaulieu.

 

Nelson Plourde, fils de Simon Plourde et de Marie-Anne Beaulieu.

 

Robin Beaulieu, fils de Mathieu Beaulieu et d’Aline Belzile.

 

Marie-Suzanne, enfant de M. et Mme Henri Rousseau (Aline Caron). Parrain et marraine, Mathieu Rousseau et Lucie Rioux, oncle et tante.

 

Hélène, enfant de M. et Mme Gérard Ouellet (Germaine Parent). Parrain et marraine, Rodrigue et Françoise Ouellet, cousin et sœur de l’enfant.

 

Mariages

Yves Chayer et Léonie Bérubé, fille de Joseph Bérubé et d’Anna Parent.

 

Albert Gagnon, de Trois-Pistoles, et Monique Ouellet, fille de Louis Ouellet et de Laura Vaillancourt.

 

Décès

Berthilde Boucher, fille de Benoît Boucher et de Germaine Fournier, à l’âge de 7 ans.

 

Edmond Jean, époux d’Alexina Fournier, à l’âge de 57 ans.

 

Léonard Lagacé, époux d’Odile Rioux, à l’âge de 39 ans. Il était le fils de Joseph Lagacé et d’Élisa Vaillancourt.

 

Sœur Rita Bélanger, née Ernestine Bélanger, des Sœurs de la Charité à l’âge de 68 ans. Elle était la fille de Cyprien Bélanger et de Marie-Louise Boulanger.

 

Elzéar Ouellet, barbier, époux de Marie-Rose Ouellet, à l’âge de 77 ans.

 

Marguillier

M. Joseph Bérubé a été élu marguillier en remplacement de M. Paul-Émile Beaulieu. Il siégera avec MM. Magloire D'Anjou et Charles Vaillancourt (rang 5).

 

Chez les dames rurales

À la récente assemblée des dames de l’UCFR, M. le curé Gérard Cayouette parla de la mission de l’Église dans le temporel. Elle agit dans le temporel à la façon d’un ferment par l'annonce de l’Évangile, par les laïques qui sont appelés à exercer leurs activités de façon chrétienne. Il remercia le cercle du don d'un uniforme d’ambulancier Saint-Jean. La soirée, des plus intéressantes, se termina par un tirage qui favorisa Mme Maurice Théberge.

 

Statistiques

Les 164 familles de la paroisse totalisent 1125 personnes, dont 910 communiants. Trois-cent-huit élèves fréquentent nos écoles, dont 136 garçons. Dix-neuf étudiants vont au Séminaire de Rimouski. En 1962, il y eut 25 baptêmes, 13 mariages et 1 sépulture d'adulte.

 

 

Doc 1964A. Sept décès en 1964

 

1. Décès de Joseph Lagacé

Dans son édition du 20 mars 1964, le Progrès du Golfe annonce le décès de Joseph Lagacé. Voici ce qu’on y écrit :

 

« Un citoyen avantageusement connu, M. Joseph Lagacé, de Saint-Mathieu, est décédé, à son foyer, le 29 février, après une longue maladie. Il était âgé de 67 ans et l’époux de Mme Élisa Vaillancourt.

 

Il laisse, dans le deuil, outre son épouse, ses fils Benoit, de Barraute, Abitibi, Yvon, de Mont-Laurier, Normand, de Saint-Mathieu ; ses filles Mme Gérard Beaupré (Bernadette), de Saint-Mathieu, Mme Réal Bérubé (Jeanne), de St-Robert, Mme Zébédée Beaulieu (Laurette), de Rimouski.

 

(Aussi), ses gendres MM. Beaupré, Bérubé, Beaulieu ; ses brus Mmes Benoit, Yvon, Normand Lagacé ; ses frères Arthur, de St-Narcisse, Émile et Elzéar, de Saint-Mathieu, Antoine, d’Abitibi, Étienne, de St-Fabien : ses sœurs Clairida, des États-Unis ; Rose-Aimée (Mme Arthur Charron), de l’Isle-Verte, Mme Charles Dionne (Adrienne), de Saint-Mathieu.

 

(Aussi), ses beaux-frères et belles-sœurs M. Joseph Vaillancourt, de Saint-Mathieu, M. et Mme Hermel Vaillancourt, M. et Mme Charles Vaillancourt, M. Roger Vaillancourt, M. et Mme Étienne Ouellet (Alice Vaillancourt), M. et Mme Trefflé Ouellet (Éva Vaillancourt), de Saint-Mathieu, M. et Mme Albert Ouellet (Jeanne Vaillancourt), de Rimouski, M. et Mme Ernest Berger (Emma Vaillancourt), de Rimouski, M. et Mme J.-Paul Lebel (Émilienne Vaillancourt), de Trois-Pistoles.

 

M. le curé Gérard Cayouette officiait au service funèbre, assisté des abbés Rosaire Dionne, fils de la paroisse et directeur des élèves au Séminaire de Rimouski et Ernest Lepage, curé de St-Simon, comme diacre et sous-diacre. La croix était portée par M. Raoul Vignola, surintendant de la brigade ambulancière, et le cercueil par MM. Gérard Boulanger, Gilbert Jean, Camille Saindon, Gérard-Omer Ouellet, Rémi Rioux et Gervais Dionne, ambulanciers. La quête fut faite par MM. Roland Ouellet et Julien Dionne, ambulanciers. » (Fin du texte cité)

 

Joseph Louis Gonzague Lagacé est né le 21 juin 1896. Il est le fils de Majorique Lagacé et d’Angèle Ouellet dont le mariage a lieu le 24 novembre 1890 à Saint-Mathieu-de-Rioux. Il épouse Élisa Vaillancourt le 26 août 1919 à Saint-Mathieu-de-Rioux. Élisa est la fille d’Alfred Vaillancourt et de Philomène Morin, mariés le 9 février 1891.

 

2. Décès de Paul-Émile Beaulieu

Dans son édition du 20 mars 1964, le Progrès du Golfe rapporte le décès de Paul-Émile Beaulieu de Saint-Mathieu-de-Rioux. Voici le texte :

 

« Le 25 mai, décédait à l’âge de 65 ans M. Paul-Émile Beaulieu, époux de Dame Marie-Anne Rioux. Lui survivent ses fils Mathieu, Omer et Antoine de Saint-Mathieu, Camille, Robert et Victorien, de St-Simon, Georges, de Rimouski, Arsène de Saint-Mathieu; ses filles Mme Lucien Caron (Marie-Rose) de Trois-Pistoles, Mme Simon Plourde (Anne-Marie), Mme Clément Bérubé (Cécile) de Saint-Mathieu, Mme Benoit Rousseau (Juliette) de Trois-Pistoles, Mme André Cayouette (Yvonne) de Hauterive.

 

Il était le frère de M. et Mme Joseph-Luc, M. et Mme Georges, M. et Mme Louis-Jacques Beaulieu; lui survivent également ses gendres MM. Caron, Bérubé et Cayouette; ses brus Mme Mathieu Beaulieu (Aline Belzile), Mme Omer Beaulieu (Marie-Ange Plourde), Mme Antoine Beaulieu (Cécile Jean), Mme Camille Beaulieu (Angèle Plourde), Mme Robert Beaulieu (Noëlla Théberge), Mme Victorien Beaulieu (Carmen Théberge), Mme Georges Beaulieu (Rolande Dionne) de Rimouski.

 

C’est M. le curé Gérard Cayouette qui officiait au service funèbre, assisté de l’abbé Rosaire Dionne et de l’abbé Maurice Roy, comme diacre et sous-diacre. La croix et le cercueil étaient portés par des neveux du défunt. M. l’abbé Hermel Pelletier avait pris place dans le sanctuaire. »

 

3. Décès de Clara Berger

Au Sanatorium de Mont-Joli, le 29 juin, à l’âge de 84 ans, est décédée Mme Désiré Rousseau (Clara Berger). Outre son époux, lui survivent ses fils Omer et Her­vé et leur famille. M. l’abbé Cayouette, curé, officiait au ser­vice funèbre en l’église parois­siale, le 2 juillet.

 

4. Décès de Gervais Bérubé

« Le 20 août, décédait accidentellement, à l'âge de 17 ans, Gervais Bérubé, étudiant, fils de M. et Mme Cyrice Bérubé (Madeleine Bérubé). Lui survivent, outre ses parents, son grand-père M. Ofter Bérubé, ses frères et sœurs Jean-Paul et son épouse Pierrette Charette, Léonard, de Québec, Gilles, de Chibougamau, Claude, Serge, Pierre, Rosaire, de Saint-Mathieu. Réjeanne, Claire-Mance, Ghislaine, aussi de Saint-Mathieu.

 

C’est M. l’abbé Gérard Cayouette, curé, qui officiait au service funèbre. La croix était portée par Michel Rioux et le cercueil par Mario Dionne, Normand Rioux, Jacques Fournier-Rioux, Raynald Dionne, Gérald Dionne et Jean-Claude Gaudreau, confrères de classe du défunt. L’abbé Rosaire Dionne avait pris place dans le sanctuaire. Nos sincères condoléances à la famille en deuil. » (Progrès du Golfe, 4 septembre 1964)

 

5. Décès de Cyprien Desjardins

« Le 11 décembre, décédait, au Sanatorium de Mont-Joli, à l’âge de 35 ans, M. Cyprien Desjardins, fils de M. et Mme Ernest Desjar­dins (Délima Gaudreau). Il a suc­combé à une longue maladie.

 

Outre ses parents, lui survivent, ses frères et sœurs Philias, de Saint-Mathieu, Roger, de Notre-Dame du Sacré-Cœur, Jean-Louis, étu­diant à Rimouski et Gilles ; Mme Joseph Nadeau (Laurette), de Ri­mouski, Mme Jean-Guy Morin (Yolande), de Manic 5, Mme Gil­les Charron (Anita), de Rimous­ki, Mme Hector Bouchard (Lina), de Manic 2, Mme Guilmont Trem­blay (Georgette), de Baie-Comeau, Armande, de Saint-Mathieu, ses belles-sœurs Mmes Philias, Roger Desjardins ; ses beaux-frères MM. Nadeau, Morin, Charron, Bou­chard et Tremblay.

 

C’est M. le curé Gérard Cayouette qui officiait au service funèbre. La croix et le cercueil furent portés par MM. Roland Gaudreau, Omer Jean, Gérard Boulanger, Conrad Plourde, Ri­chard Jean, Onil Rousseau et Charles-Eugène Desjardins.

 

M. l’abbé Ro­saire Dionne, directeur du Sémi­naire de Rimouski, fils de la pa­roisse, avait pris place dans le chœur. Le deuil était conduit par les parents ci-dessus auxquels s’étaient joints Mme Joseph Des­jardins, de Montréal, M. et Mme Louis Mercier, de Mont-Joli, Mme Ernest Jean, de Trois-Pistoles, M. et Mme Alphonse Desjardins, M. et Mme Désiré Dionne, de Ri­mouski. » (Progrès du Golfe, 25 décembre 1964)

 

6. Décès d’Anna Parent

Anna Parent est née le 14 décembre 1903 à Trois-Pistoles. Elle est la fille de Louis Parent et de Marie-Cécile Lavoie, dont le mariage a eu lieu à Trois-Pistoles le 24 avril 1900. Anna a épousé Joseph Bérubé le 13 novembre 1922 à Saint-Mathieu-de-Rioux.

 

Voici ce qu’on peut lire dans le Progrès du Golfe du 26 juin 1964 :

 

« Son Excellence Mgr C.- E. Parent, archevêque de Rimouski, officiait, mercredi, le 17 juin, en l'église de Saint-Mathieu, au service funèbre de sa sœur Mme Joseph Bérubé (Anna Parent), décédée à l'âge de 60 ans. De nombreux membres du clergé diocésain avaient pris place dans le sanctuaire.

 

La défunte laisse, outre son époux, quatorze fils et filles : Benoit, de Trois-Pistoles, Emmanuel, de St-Simon, Mathieu, de St-Maurice, Trois-Rivières, Patrice, de Saint-Mathieu, Rodrigue, de Montréal, Élisée, Laurent et Elzéar, de Saint-Mathieu ; Mme Laurent Bérubé (Gabrielle), de Trois-Pistoles, Mme Joseph Samuel (Béatrice), de Rivière-au-Renard, Mme Marcel Bolduc (Céline), de St-Nicolas, Mme Yves Chayer (Léonie), Rita, de Québec, Clémence, de Saint-Mathieu.

 

Outre ses gendres et brus, lui survivent également ses frères S. E. Mgr Parent, l'abbé Léonard Parent, Victor et Louis, de Saint-Mathieu ; ses sœurs Mme Amédée Jean (Cécile), Mme Gérard Ouellet (Germaine), de Saint-Mathieu, Sœur St-Éleuthère, des Sœurs de la Charité à Québec, ainsi que plusieurs beaux-frères et belles-sœurs dont M. et Mme Paul Jean, de Rimouski, M. et Mme Xavier Bérubé, Mme Jules Bélanger, de Trois-Pistoles, M. et Mme Chs-Eugène Bérubé, M. et Mme Émile Bérubé, M. et Mme Arthur Fournier, de Saint-Mathieu. »

 

7. Décès de Mme Charles Ouellet

« Le 22 décembre, décédait, subitement, à son domicile de Saint-Mathieu, à l'âge de 75 ans, Mme Charles Ouellet (Rose-Délima Côté).

 

Lui survivent ses fils Alfred, d’Edmundston, Oliva, de Québec, Léo et Marcel, de Rimouski, Arsène, de Saint-Mathieu, Donat, de Lac-des-Aigles, Nazaire, de Sept-Îles ; ses filles Jeannette, Louisonne et Lisa, de Montréal, Mme Gérard Ouellet ; ses brus Mmes Léo, Marcel, Arsène, Donat Ouellet.

 

Lui survivent aussi ses frères Adélard, d’Amos, Hermel, de Notre-Dame du Lac, Armand, de Berlin, N. H., Ludger et Trefflé, de Saint-Mathieu ; ses sœurs Mme Amédée Rioux (Rosalie), de St-Zénon du Lac-Humqui, Mme Jos. Desjardins (Anna), Mme Onil Moreault (Rose-Alma), de Notre-Dame du Lac, Mme Phydime Migneault (Alice), de Saint-Mathieu, Mme Georges Ouellet. » (Progrès du Golfe, 1er janvier 1965)

 

 

Doc 1964B. Activités publiques en mars

Au cours du mois de mars de 1964, le Progrès du Golfe a publié des nouvelles sur Saint-Mathieu-de-Rioux. Les voici :

 

Le festival

Mlle Francine Plourde sera couronnée Reine du Festival de Saint-Mathieu, le dimanche 16 fé­vrier, au cours d'une brillante manifestation populaire, en soi­rée, sur la patinoire locale. Il y aura danse, démonstra­tions de patinage de fantaisie, courses et jeux divers. Sa Majesté Francine 1ère se­ra accompagnée de M. Mario Rioux, prince consort. La cour d'honneur sera formée des du­chesses Pauline Beaulieu et Fran­cine Jean et de leurs chevaliers MM. Nelson Gagné et Fernand Vaillancourt. Cette soirée mettra fin aux festivités de l'Œuvre des Ter­rains de Jeux qui se tiennent à Saint-Mathieu depuis le 14 janvier.

 

Chez les abstinents

Les membres des cercles Lacordaire et Ste-Jeanne d’Arc se sont réunis, mercredi, le 26 février, pour élaborer le programme des activités de la saison et discuter de problèmes particuliers à l’Association. L’assemblée était sous la présidence de M. le curé Gérard Cayouette.

 

Tout l’exécutif des deux cercles était présent, soit M. Raynald Thibault, président, M. Magloire D’Anjou, secrétaire, M. Antonio Théberge, vice-président régional, MM. Amédée Beaulieu, Rodolphe Ouellet, Raynald Vaillancourt, Gilbert Jean, Lauréat Ouellet, Jos. Rioux, directeurs, Lucien Ouellet, trésorier.

 

Les Jeanne d’Arc comptaient toutes leurs officières : Mlle Éliane Ouellet, présidente, Mme Joseph Rioux, vice-présidente, Mlle Monique Belzile, secrétaire, Mmes Georges Théberge, Rodolphe Ouellet, Gervais Ouellet, Antonio Théberge, Patrice Lafrance et Mlle Estelle Ouellet, directrices.

 

2. Progrès du Golfe, 20 mars 1964

Réunion des coopérateurs

M. Georges Théberge présidait, au Centre paroissial de Saint-Mathieu, récemment, l’assemblée générale de la Société Coopérative de Saint-Mathieu.

 

MM. Adrien Ouellet, secrétaire, et Gabriel Belzile, vérificateur, firent connaître le bilan 1963. Le chiffre d’affaires réalisé par la Société, durant l’année fiscale 1963-64, atteint les 262 002,69 $.

 

M. Paul Plourde, de Saint-Mathieu, agronome officiel du comté de Rimouski, parla de la loi ARDA et de l’élevage du mouton qu’il faut promouvoir dans la région agricole de Saint-Mathieu.

 

Il y eut élection du président et des directeurs pour l’année 1964. Quatre prix furent attribués dans l’assistance. Les bénéficiaires sont MM. Gérard Ouellet, Antonio Fournier, Antonio Théberge et Charles-Eugène Bérubé.

 

Avec l’exécutif, qui avait pris place au premier rang, on remarquait aussi MM. Antonio Théberge, Roland Ouellet et Mlle Éliane Ouellet, du magasin coopératif, MM. Raynald Thibault et André Ouellet, préposés à la meunerie coopérative.

 

L’actif s’élève à 125 991,95 $ et le capital payé par les sociétaires à 25 118,98 $, avec une réserve générale de 36 630,68 $, prouvant la vitalité de l’entreprise. L’assemblée vota une ristourne de 4,4 % aux sociétaires sur leurs achats de l’année.

 

 

Doc 1964C. Nouvelles de la paroisse

Au cours de l’année, le Progrès du Golfe publie des nouvelles sur Saint-Mathieu-de-Rioux.

 

1. Progrès du Golfe, 6 mars 1964

La fabrique

David Dubé a été élu marguillier en rempla­cement de M. Magloire D’Anjou, sortant de charge. Le banc se compose maintenant de MM. Charles Vaillancourt, Joseph Bérubé et David Dubé.

 

Mariage

Le 8 février, en l’église de Sainte-Philomène de Montréal, fut béni le mariage de M. Michel Parent, fils de M. et Mme Raoul Parent, de Saint-Jacques de Montréal, et Mlle Rolande Fournier, fille de M. et Mme Hermel Fournier (Bernadette Jean), de Saint-Mathieu.

 

La commission scolaire

M. Georges Dionne a été choisi président de la Commission scolaire à la suite de la disqualification de M. Philippe Gagnon.

 

Fiançailles

On annonce les fiançailles de M. André Ouellet, fils de M. et Mme Édouard Ouellet (Lucienne Théberge), et Mlle Yvette Vaillancourt, fille de M. et Mme Charles Vaillancourt (Ernestine Ouellet), de Saint-Mathieu, survenues le 15 mars.

 

À Rimouski, le 29 mars, eurent lieu les fiançailles de Mlle Micheline Doucet, fille de M. et Mme Georges Doucet, de Rimouski, et M. Rémi Ouellet, fils de M. et Mme Édouard Ouellet (Lucienne Théberge), de Saint-Mathieu.

 

À l’Esprit-Saint, à Pâques, les fiançailles de Mlle Lise Boucher, fille de M. et Mme Élias Boucher (Amanda Michaud), de l’Esprit-Saint, et M. Jean-Marc Ouellet, fils de M. et Mme Étienne Ouellet (Alice Vaillancourt), de Saint-Mathieu.

 

Le 29 mars, à Saint-Mathieu, les fiançailles de Mlle Laurence Ouellet, fille de M. et Mme Rodolphe Ouellet (Adrienne Vaillancourt), et M. Pierre-Paul Jean, fils de M. et Mme Edmond Jean (Marie-Laure Théberge), tous de Saint-Mathieu. (Progrès du Golfe, 3 avril 1964)

 

Baptêmes

Marie-Johanne, enfant de M. et Mme Gervais Ouellet (Jeannine Berger). Parrain et marraine, M. et Mme Arthur Berger, de Saint- Eugène de Ladrière, grands-parents.

 

Marie-Nancy, enfant de M. et Mme Gaston Doucet (Gemma Ouellet) de Rimouski. Parrain et marraine, M. et Mme Édouard Ouellet (Lucienne Théberge) de Saint-Mathieu, grands-parents.

 

Première messe

La paroisse de Saint-Mathieu était en liesse le dimanche 21 juin, alors que le R. P. Arthur Beaulieu célébrait sa première messe en l’église paroissiale, à 11 heures. Il est le fils de M. et Mme Joseph-Luc Beaulieu, de Saint-Mathieu. (Progrès du Golfe, 26 juin 1964)

 

Mariage et jubilé

Le samedi 11 juillet, fut béni le mariage de Mlle Laurence Ouellet, fille aî­née de M. et Mme Rodolphe Ouellet, et M. Pierre-Paul Jean, fils de M. et Mme Edmond Jean. Il y eut réception à l’Hôtel Laval de Bic. À la même réception, les parents de la mariée, M. et Mme Rodolphe Ouellet, reçurent cadeaux et vœux à l’occasion de leur 25e anniversaire de mariage.

 

Souper champêtre

Dimanche soir, le 12 juillet, une fête fut organisée à Saint-Mathieu par le cercle Lacordaire et Jeanne d'Arc. Il y eut diverses attractions après le repas au centre paroissial. (Progrès du Golfe, 24 juillet 1964)


Doc 1964D. Faits divers au 20e siècle
Lors de mes recherches dans les journaux régionaux concernant Saint-Mathieu-de-Rioux, j’ai trouvé, dans le Progrès du Golfe, des faits divers qu’on peut considérer comme intéressants. En voici quelques-uns :

Progrès du Golfe, 14 mars 1913

« À vendre. Un cheval reproducteur, canadien, enregistré, pesant 1200 livres. Poil rouge brun. Trotteur. S’adresser à Philias Dubé. St-Mathieu. »

 

Progrès du Golfe, 22 août 1919

« On demande une institutrice, ayant diplôme modèle et quelques années d’expérience de préférence, pour l’école du village. Bon salaire. Pour toute autre information, s’adresser à Antoine Dionne, Commissaire d’école. »

 

Progrès du Golfe, 27 janvier 1922

« M. Majorique Lagacé, cultivateur, de St-Mathieu, comté et district de Rimouski, informe le public qu’il n’est et ne sera pas responsable des dettes de ses enfants mineurs, contractées sans autorisation écrite de sa part.

Majorique Lagacé, St-Mathieu »

 

Progrès du Golfe, 31 août 1934

On nous apprend que, lors de l’exposition agricole régionale de Rimouski, Désiré Dionne de St-Mathieu a obtenu le deuxième prix dans la classe des chevaux percherons enregistrés, section des juments de cinq ans. De plus, il a reçu un sixième prix dans le Concours Club de Percherons, section des juments sans poulains.

 

Progrès du Golfe, 9 août 1951

Une exposition locale est tenue à Saint-Mathieu en vue de choisir, chez les jeunes éleveurs, les cinq meilleurs exhibits qui pourraient figurer à l’Exposition régionale de Rimouski le 24 août suivant.

 

Progrès du Golfe, 20 février 1953

« Refus d’un permis à Napoléon Saindon à Rimouski. Étude de la demande No 53-10, en date du 30 janvier 1953, soumise par Napoléon Saindon, de St-Mathieu, désirant construire une maison jumelée avec mur coupe-feu sur la rue St-René, dans la zone R-6. Les plans soumis ne sont pas trouvés suffisants ; le permis ne peut être accordé pour le moment. »

 

Progrès du Golfe, 13 septembre 1957

Lors de l’Exposition agricole régionale de Rimouski, « huit exhibits furent primés dans la race Percheron. M. Désiré Dionne, de St-Mathieu, obtint pour les mâles, le grand championnat, et pour les femelles le grand championnat, le championnat senior, les championnats de réserve junior et senior et le premier prix pour progéniture d’une jument. »

 

Progrès du Golfe, 15 novembre 1957

On nous apprend que la famille Alfred Vaillancourt compte maintenant cinq générations. Il s'agit de Mme Alfred Vaillancourt, 83 ans, son fils, M. Joseph Vaillancourt, 64 ans, Mme Joseph Viel (Marie-Jeanne Vaillancourt), 42 ans, Mme Fabien Fournier (Lisette Viel), 19 ans et sa jeune fillette, Nicole Fournier, 7 mois. Tous sont de Saint-Mathieu.

 

Progrès du Golfe, 8 mai 1959

« À vendre — À St-Mathieu, une terre avec le roulant, 32 bêtes à cornes, 14 vaches, 4 chevaux, 10 truies d'élevage, silo, tracteur et tous les instruments pour la culture. Voisin de l'école et du moulin à scie, 1 mille du village. Cause de vente, trop âgé et pas d'aide. S'adresser à Désiré Dionne, St-Mathieu. »

 

Progrès du Golfe, 2 février 1962

On nous apprend que Désiré Dionne, autrefois de Saint-Mathieu, Ernest Vaillancourt, de Saint-Mathieu, et quatre citoyens de Trois-Pistoles sont en voyage à Haïti et en Jamaïque. Ils ont « pris le départ à Trois-Pistoles, par un convoi du CN, en vue de s'envoler à Dorval sur les ailes d'un avion de la B.O.A.C. pour un séjour de dix-sept jours à La Jamaïque et à Port-au-Prince, à Haïti. Ils reviendront dans leurs localités respectives le 12 février prochain. »

 

Progrès du Golfe, 12 juin 1964

« Blessé dans une chute. Claude Bérubé, 15 ans, fils de M. et Mme Cyrice Bérubé de St-Mathieu, a été blessé alors qu’il fit une chute de sa bicyclette. Ses blessures nécessitèrent son hospitalisation à Rimouski. »

 

Progrès du Golfe, 12 juin 1964

« Le camion radiologique de Mont-Joli était de passage dans la localité, vendredi dernier. L'an passé, 445 personnes, sur une possibilité de 1160 personnes, s’étaient présentées à ces examens gratuits. Ce fut le meilleur pourcentage pour toutes les paroisses du comté de Rimouski. »

 

Progrès du Golfe, 4 septembre 1964

« Gagnant. La cape de fourrure, mise en rafle par M. Georges Rousseau, de St-Mathieu, a été gagnée par Mario Raîche, C. P. 57, Bic, qui détenait le no. 62. »


Doc 1964E. Un bâtisseur

Avec l’entrée sur le marché des boîtes de carton, l’année 1964 marque la fin de la production des boîtes à beurre en bois à Saint-Mathieu-de-Rioux. Les copropriétaires de l’entreprise Dionne & Dionne sont alors Réal Dionne et Onésime Dionne.

 

Pour sa part, Réal Dionne ne baisse pas les bras. Il projette de créer une petite entreprise à base de bois dans la paroisse. Le Progrès du Golfe du 21 février 1964 écrit :

 

« M. Réal Dionne vient de passer quatre jours dans la métropole pour étudier sur place les possibilités de créer une nouvelle industrie dans sa localité. Il s’agirait d'une petite industrie concernant la production de panneaux ou de petites boites pour produits de beauté, lotions, etc.

 

M. Dionne peut déjà, par des échantillons-modèles, faire connaître les nouveaux produits qu’il se propose de lancer sur le marché et qui donneront de l'emploi à d'autres messieurs de Saint-Mathieu. »

 

Malheureusement, le projet ne se réalise pas. Mais, en 1966, Réal Dionne met sur pied l’entreprise La Carrière Saint-Mathieu. Cette entreprise utilise la pierre comme matière première. Elle donnera du travail à des gens de Saint-Mathieu pendant 18 ans.

 

 

Doc 1965A. Décès de Mme Cyrice Bélanger

« C’est en l'église de Saint-Mathieu, le 15 juillet, que M. l'abbé Laurent Lavoie, curé de Saint-Léon-le-Grand, officiait au service funèbre de Mme Cyrice Bélanger (Marie-Laure Lagacé), décédée à l’hôpital de Rimouski à l'âge de 63 ans.

 

Agissaient comme diacre et sous-diacre les abbés Gérard Cayouette, curé de Saint-Mathieu, et Charles Morin, professeur au Séminaire. La croix était portée par M. Florian Bérubé et le cercueil par MM. Léon Bérubé, Maurice Bérubé, Charles et Léopold Beaulieu. Fernand Bélanger, Marcel Devost.

 

Avaient pris place au chœur, les abbés Hermel Pelletier, Clovis Théberge, fils de la paroisse élevé à la prêtrise le 4 juillet, Pierre Moreault, directeur du Grand Séminaire de Rimouski.

 

Madame Bélanger laisse, outre son mari, ses fils Lionel, Augustin et Alexandre de Saint-Mathieu, sa fille Mme Léonard Roussel (Lucille) de St-Valérien ; son frère M. Camille Lagacé, de Québec ; ses sœurs Mme Émile Bérubé (Alice), Mme Jos. - Luc Beaulieu (Yvonne), Mme Louis-Jacques Beaulieu (Azilda), de St- Mathieu, Mme Georges Beaulieu (Georgianne), de Québec, son gendre M. Léonard Roussel.

 

Ses beaux-frères et belles-sœurs M. et Mme Charles Bélanger, de St- Simon, M. l'abbé Émile Bélanger, de St-Eusèbe, la R.S. St-Jean l'Évangéliste, la R.S. St-Augustin, la R. S. Marie-Andrée, de l’Institut des Sœurs Ste-Marthe de St- Hyacinthe, la R.S. St-Léon, Ursuline, de Rimouski, toutes quatre belles-sœurs de la défunte, M. Joseph Bélanger, M. et Mme Gérard Bélanger, de St-Damase, M. et Mme Damase Fournier d’Amqui, M. et Mme Hermel Devost (Marie-Anne Bélanger), de Trois- Pistoles, MM. Jos. - Luc, Louis- Jacques, Georges Beaulieu et Émile Bérubé. » (Progrès du Golfe, 30 juillet 1965)

 

 

Doc 1965B. Décès d’Arthur Fournier

« En l'église de Saint-Mathieu, le 16 septembre, M. l'abbé Gérard Cayouette, curé, officiait aux fu­nérailles de M. Arthur Fournier, décédé à l'Hôpital Saint-Joseph de Rimouski, à l'âge de 79 ans. Agissaient comme diacre et sous-diacre, les abbés Rosaire Dionne et Clovis Théberge, deux fils de la paroisse.

 

La croix était portée par M. Onésime Dionne et le cercueil par MM. Réal Dionne, Victor Parent, Antonio Théberge, Joseph Jean, Philippe Ouellet et Armand Rioux.

 

Le défunt laisse son épouse (Lydia Bérubé) ainsi que ses fils et filles M. et Mme André Fournier, de Saint-Mathieu, M. et Mme Joseph Lagacé (Isabelle) de Saint-Cyprien, Mme Edmond Jean (Alexina) de Saint-Mathieu, Mme Benoit Boucher (Germaine), de Saint-Mathieu, M. et Mme Léopold Jolicoeur et M. Gérard Fournier de Québec. Il était le frère de M. Eugène Fournier, de Trois-Rivières, M. Isidore Fournier de Saint-Fabien. Lui survivent également ses beaux-frères et belles-sœurs Mme Achille Fournier, Mme Joseph Fournier de Saint-Fabien, M. et Mme Joseph Bérubé, Mme Émile Bérubé, M. et Mme Charles-Eugène Bérubé, de Saint-Mathieu, Mme Jules Bélanger de Trois-Pistoles, M. et Mme Paul Jean de Rimouski. » (Progrès du Golfe, 15 octobre 1965)

 

 

Doc 1965C. Activités publiques

Au cours de 1965, le Progrès du Golfe a fait le compte-rendu de manifestations populaires à Saint-Mathieu-de-Rioux dans trois éditions, le 9 avril, le 28 mai et le 26 novembre.

 

Course au lac Saint-Mathieu

Dimanche le 28 mars 1965 avait lieu au lac Saint-Mathieu une grande course de traînes mobiles. Près de 600 personnes assistaient à cette manifestation haute en couleur. Cinq courses étaient au programme. Quelque vingt-cinq conducteurs de traînes mobiles, tous de grande classe, se rendirent sur les lieux afin de participer à cette compétition.

 

Cette manifestation prit de l'importance lorsqu’on enregistra un record de vitesse. M. David Langis à bord de sa traîne mobile Bombardier fila à une allure de 60 milles à l’heure sur la piste glacée. C'est la première fois que l’on enregistre dans notre région une telle vitesse en traîne mobile.

 

MM. Roger Desjardins et Charles Gagné se signalèrent également pour leur magnifique performance. Pour terminer en beauté cet événement sportif, des trophées furent décernés aux vainqueurs des différentes catégories. Les gagnants sont MM. David Langis, Roger Desjardins, Charles Gagné, Égide Jean, Damien Michaud, Normand Dionne et Lucien Desjardins, qui reçurent leurs prix des mains des notables de l’endroit et des commanditaires.

 

Tous les organisateurs de cette compétition remercient le maire et ses assistants pour leur entière collaboration à la réussite de cette manifestation sportive. L’année prochaine, on projette une autre manifestation de ce genre à Saint-Mathieu. Le site est magnifique et se prête très bien à une telle compétition.

 

Confirmation à Saint-Mathieu

Son Exc. Mgr Louis Lévesque, archevêque-coadjuteur de Rimouski, présidait, le 13 mai, en l'église de Saint-Mathieu, une cérémonie religieuse au cours de laquelle il a conféré le sacrement de confirmation à 85 enfants de la paroisse. M. David Dubé, marguillier, et son épouse, agissaient comme parrain et marraine de confirmation.

 

Mgr Lévesque était accompagné, pour cette visite pastorale, de M. le chanoine Omer D’Amours, de Trois-Pistoles, M. l’abbé Élie Beaulieu, de la même localité, M. l’abbé Aubin Fougère, curé de Rivière Trois-Pistoles, M. l’abbé Rosaire Dionne, directeur au Séminaire de Rimouski, M. l’abbé Ernest Lepage, curé de Saint- Simon.

 

M. l’abbé Gérard Cayouette avait accueilli Mgr Lévesque à son presbytère pour la durée de la visite pastorale à Saint-Mathieu. (Progrès du Golfe, 28 mai 1965)

 

Soirée d’amateurs

Mlle Nicole Théberge animait avec tact et brio la soirée d’amateurs donnée au Centre paroissial, le 28 février, sous les auspices des cercles Lacordaire et Ste-Jeanne d'Arc. M. Rénald Thibault présidait la soirée qui révéla à la nombreuse assistance des talents locaux fort prometteurs et un travail efficace qui s’effectue dans l’ombre au domaine des arts populaires.

 

Nommons le groupe de jeunes filles, les cinq, les KATHLEEN, Mlles Monette Boucher, Louisette Vaillancourt, M. Lauréat Ouellet, Mlles France Boucher, Andrée Côté, i. d., Ghislaine Théberge, Michèle Caron (Trois-Pistoles), Nicole Théberge, Monette Boucher, MM. Rénald Thibault, Roland Gaudreau. (Progrès du Golfe, 9 avril 1965)

 

Les 20 ans du cercle Lacordaire

Les abstinents de Saint-Mathieu ont bellement souligné les vingt ans d’existence de leurs cercles Lacordaire et Jeanne d'Arc, le 14 novembre. Après la messe d'action de grâces, célébrée par l'aumônier diocésain, l’abbé Pierre-Noël Hallé, des agapes réunissaient plus de 200 convives.

 

À la table d’honneur, nommons M. Arthur Raymond, ex-président, M. Georges-H. Gagnon, M. D., président diocésain, M. l'abbé Hallé, M. le curé Gérard Cayouette, M. Charles Vaillancourt, vice-président diocésain. Une soirée éducative et récréative couronna cette journée-anniversaire. M. Raynald Thibault, président du cercle local, invita les jeunes à joindre les rangs du mouvement, dont le but premier est d'aider les autres. Les élèves du couvent donnèrent un tour de chant et un sketch humoristique.

 

Une trentaine de personnes furent décorées pour leurs 20 années de fidélité à la doctrine Lacordaire et une quinzaine, pour 10 ans.

 

De brèves allocutions furent prononcées par les abbés Hallé et Cayouette. (Progrès du Golfe, 26 novembre 1965)

 

 

Doc 1965D. Nouvelles de la paroisse

En 1965, le Progrès du Golfe a publié quelques nouvelles concernant Saint-Mathieu-de-Rioux. Les voici :

 

Salle de quilles

M. l’abbé Gérard Cayouette bénissait, dimanche dernier le 9 mai, une salle de quilles à Saint-Mathieu, et coupa le ruban symbolique qui fermait l’accès. Il était entouré de M. Réal Dionne, maire, MM. Roland Ouellet et Amédée Beaulieu.

 

Les responsables du Comité des loisirs furent invités par M. Ouellet à lancer les premières balles, soit MM. Réal et Julien Dionne, Amédée Beaulieu et Lucien Ouellet.

 

Sise au sous-sol du Centre paroissial, la salle de quilles, confiée à la direction de M. Louis-Jacques Beaulieu, est née d'une collaboration étroite entre le Comité de Loisirs et toute la population. (Progrès du Golfe, 14 mai 1965)

 

Chez les Dames de la Sainte-Famille

Le dimanche 25 juillet, à l’occasion de la fête de Sainte-Anne, il y eut cérémonie d’initiation dans les rangs de la congrégation des dames de la Sainte-Famille. Furent reçues Mme Paul Lafontaine et Mme Pierre-Paul Jean. Le conseil d’administration est formé de Mme Raoul Vignola, présidente, Mme Léonard Fournier, secrétaire, et Mme Maurice Théberge, trésorière. (Progrès du Golfe, 13 août 1965)

 

Naissances

M. et Madame Antonio Théberge annoncent la naissance d’une fille sous le prénom de Julie. Parrain et marraine, M. et Mme Réginald Létourneau (Rachel Théberge), beau-frère et sœur de l’enfant. Mlle Nicole Théberge portait sa sœur sur les fonts baptismaux. (Progrès du Golfe, 14 mai 1965)

 

M. et Mme Adrien Ouellet (Marie Ouellet) annoncent la naissance de leur fils Guy. Parrain et marraine, M. et Mme Jean-Marc Ouellet (Lise Boucher), oncle et tante. Mlle Berthe portait son frère sur les fonts baptismaux. (Progrès du Golfe, 13 août 1965)

 

Johanne, enfant de M. et Mme Gervais Ouellet (Jeannine Berger), annonce la naissance de son frère Marius. Parrain et marraine, M. et Mme Édouard Ouellet (Lucienne Théberge), grands-parents. Mlle Marie-Marthe Ouellet portait son neveu au baptême conféré par M. le curé Gérard Cayouette en l'église paroissiale. (Progrès du Golfe, 26 novembre 1965)

 

Mariages

En l’église de Saint-Mathieu, a été béni le mariage de Francine Dionne, fille de M. et Mme Réal Dionne (Ida D’Auteuil) à Beaudoin Rousseau, fils de feu Omer Rousseau et de Mme Annette Roy, de Saint-Fabien. La bénédiction nuptiale leur fut donnée par M. l’abbé Gérard Cayouette, curé de Saint-Mathieu. (Progrès du Golfe, 17 septembre 1965)

 

A été béni le mariage de Fernande Ouellet, fille de M. et Mme Romuald Ouellet (Rose Ouellet) et Roland Lévesque, fils de M. et Mme Adrien Lévesque (Eliza Lavoie) de Rimouski. (Progrès du Golfe, 17 septembre 1965)

 

A été béni le mariage de Mariette Gagnon, fille de M. et Mme Gérard Gagnon (Albina Rioux), de Saint-Mathieu à Mario D’Amours, fils de M. et Mme Omer D’Amours (Julienne Marquis) de Trois-Pistoles. La bénédiction leur fut donnée par M. l’abbé Gérard Cayouette, curé de Saint-Mathieu. La réception eut lieu à l’Hôtel Bienvenue de Rivière-Trois-Pistoles. (Progrès du Golfe, 17 septembre 1965)

 

 

Doc 1966A. Messe du centenaire

« C’est par une messe concélébrée, en plein air, sur le parvis de l’église, samedi après-midi (2 juillet 1966) à quatre heures, que s’ouvrent les fêtes du centenaire de Saint-Mathieu.

 

Un enfant de la paroisse, Monseigneur Charles-Eugène Parent, alors archevêque de Rimouski, a concélébré avec d’autres fils de Saint-Mathieu.

• M. l’abbé Hermel Pelletier (premier prêtre à recevoir le sacerdoce à Saint-Mathieu, le 25 juillet 1921)

• M. l’abbé Paul-Roland Belzile, curé de Rivière-Bleue

• M. l’abbé Paul-Émile Ouellet, curé de Saint-Modeste

• M. l’abbé Roland Rioux, curé de Saint-François-Xavier de Viger

• M. l’abbé Ulric Ouellet, procureur de l’évêché de Hearst

• MM. les abbés Rosaire Dionne et Clovis Théberge, du Séminaire de Rimouski

• Le Révérend Père Arthur Beaulieu, de la Congrégation Voluntas Dei

• Le Révérend Père Godfroi (Clovis Devost), Capucin

Le Révérend Père Wilbrod Dionne (fils de Désiré), de la Société des Pères Blancs, remplissait la fonction de diacre.

• Vianney Théberge, étudiant en théologie chez les Rédemptoristes, animait le chant de la foule.

 

Assistaient également à cette messe

• M. le Chanoine Omer D’Amours, curé des Trois-Pistoles et vicaire forain

• Le Révérend Monsieur Gérard Cayouette, curé actuel de Saint-Mathieu

• Le Révérend Monsieur Charles Pelletier, ancien curé

• Le Révérend Ernest Lepage, curé de Saint-Simon

• M. l’abbé Pierre Bélanger, aumônier diocésain des Cercles Lacordaire

• M. l’abbé Léonard Parent (frère de Mgr Parent), fils de Saint-Mathieu.

 

Ces rites augustes se déroulèrent, sous un ciel radieux, en présence de plus de 800 personnes, parmi lesquelles on pouvait compter plusieurs « anciens » faisant halte au berceau de leur enfance, après avoir vécu de nombreuses années, soit dans les communautés religieuses, masculines et féminines, soit dans diverses professions ou métiers, aussi bien aux États-Unis qu’au Canada.

 

Immédiatement avant la messe, Monsieur le curé Cayouette souhaita la bienvenue à tous les paroissiens et visiteurs groupés en face de l’autel. Après la lecture de l’Évangile, Monseigneur Parent remercia M. le curé de sa cordiale bienvenue au nom de l’assistance et prononça l’homélie. »

 

(Extrait d’Échos du centenaire de la paroisse de Saint-Mathieu par Mgr Charles-Eugène Parent)

 

 

Doc 1966B. Cantate du centenaire

Lors du centenaire de Saint-Mathieu-de-Rioux en 1966, Sœur Rollande Girard de la communauté des religieuses du Saint-Rosaire a composé une cantate sur l’air de Carillon de fête. Voici cette cantate :

 

I

J’aime du carillon,

entendre la chanson.

J’aime le tintement de la simple clochette,

Et j’aime du bourdon

la plus grave façon ;

J’aime ces messagers de bonheur et de fête.

Mais la cloche est aussi le merveilleux appel

Emporté par les vents aux confins de la terre ;

Invite au souvenir, à la joie, aux prières,

C’est un appel touchant qui nous tombe du ciel.

 

Chœur

Le carillon – écho de notre Histoire –

Égrène au loin, sa joyeuse chanson

Pour rappeler un siècle plein de gloire,

Un long passé dont voici la moisson.

Petite cloche au bourdon grandiose,

Ton chant nous vient alors plus empressé ;

Ton carillon vibre en apothéose

Pour mieux fêter un Centenaire aimé !

 

II

Cloche, tu sais vibrer

Au souffle du passé,

Aux vents de l’avenir, dans le ton du concile !

Le rajeunissement

– Jeunesse de cent ans –

Dans un joli duo, chantent nos chefs de file.

La cloche exalte encore nos prêtres vénérés,

Nos ancêtres bénis et toute la famille.

C’est la fraternité, le bonheur qui scintille,

C’est un beau CENTENAIRE !

O carillon, sonnez !

 

 

Doc 1966C. Jeu du centenaire

En 1966, Saint-Mathieu-de-Rioux fête le centenaire de l’arrivée du premier curé résident. À cette occasion, les religieuses du Saint-Rosaire avec la collaboration des élèves du couvent montent un spectacle historique appelé Jeu du centenaire dont le thème est : « Voici que le semeur sortit pour semer... » (Mt XIII, 3). Le spectacle est écrit et réalisé par Bérangère Rousseau (Sœur Marie-Thérèse-de-France). Il est présenté à la salle paroissiale le dimanche 3 juillet.

 

Une équipe de jeunes acteurs s’est impliquée pour faire un succès du spectacle historique. Le rôle de meneur a été confié à Viateur Viel. Trois chœurs ont été formés. Le premier se compose de Louisette Vaillancourt, Diane Morin, Lucie Vaillancourt, Ghislaine Théberge, Cécile Théberge. Le deuxième chœur : Françoise Ouellet, Diane Rioux, Denise Bérubé, Berthe Ouellet, Sylvain Théberge. Le troisième chœur : Carol Dionne, Yvon Ouellet, Serge Bérubé, Paul-Émile Vignola, Jean-Claude Gaudreau et Réginald Ouellet.

 

Voici le prologue :

Le meneur       Frères qui m'écoutez, une étape importante de notre histoire locale se clôt aujourd'hui.

                        Célébrer un centenaire, c'est faire œuvre pieuse, car le passé comme le présent appartient au Seigneur. C'est Lui qui a tout imprégné du parfum de sa grâce et de sa vertu rédemptrice.

Témoin des défaillances et des relèvements de son peuple, Il l'est aussi de ses fidélités et de ses dévouements.

                        Ensemble, magnifions le Seigneur !

 

Tous                TE DEUM LAUDAMUS

1er chœur        Pour un passé de dur labeur.

2e chœur         Pour un présent chargé de beaux fruits mûrs.

1er chœur        Et pour des lendemains dont Tu restes le Maître,

Tous                NOUS TE LOUONS, SEIGNEUR !

 

Le meneur       Grâce à l'heureuse initiative du premier curé résidant, Messire Antoine Chouinard, prêtre en même temps que poète, vous connaîtrez, peut-être pour la première fois, les origines de notre paroisse.

1er chœur        L'histoire de la paroisse de Saint-Mathieu de Rimouski, c'est l'histoire répétée du grain minuscule jeté en terre certain jour de printemps...

2e chœur         Et qui, après un été laborieux, a produit cent pour un, comme il est dit dans l'Évangile.

Le meneur       Puisse le divin Moissonneur recueillir avec amour l’immense gerbe que nous lui portons en ce beau jour de jubilé.

 

Jeu du centenaire : Le premier défricheur

À l’occasion du centenaire de Saint-Mathieu-de-Rioux en 1966, Bérangère Rousseau (Sœur Marie-Thérèse-de-France) a réalisé un spectacle historique appelé Jeu du centenaire. Voici les débuts de la première partie intitulée Printemps prometteur.

 

LES QUATRE SAISONS de Vivaldi, musique bien douce - celle de l'hiver - cette musique va decrescendo jusqu'à ce qu'on n'entende plus rien.

 

1.1 L'hiver a fui... Le long hiver, plusieurs fois millénaire, a disparu.

1.2 Le bon hiver qui, en sourdine, a préparé la terre à recevoir la semence. Le bon hiver, dis-je, a cédé la place à la saison nouvelle.

1.3 Les calendriers mentent, qui disent les saisons en longueur pareilles.

 

Musique du printemps : on l'écoute quelques instants et le jeu continue. 

2.1 Saluons avec joie le printemps plein de promesses.

2.2 L'audacieux printemps qui jette dans le semeur toute sa confiance. (fin de la musique).

 

Tous                LA CHANSON DES BLÉS

Paroles : Sœur Sainte-Gertrude du S.-C., p.m.

Musique : Sœur M.-Thérèse-de-France, r. s. r.

 

                        1.   Chantons les blés de mai

                              Les blés qu'on lance

                              En un geste rythmé

                              Au champ immense.

                              Chanson les blés de mai

                              Qui vont germer

                              Chantons les blés qui naissent

                              Et qui paraissent.

 

2.3 Audacieux et brave aussi le premier habitant qui osa s'aventurer par les Trois-Pistoles jusque dans les concessions de Saint-Simon, au cœur de l'ancienne et vaste Seigneurie de Nicolas Rioux.

2.4 Le site est merveilleux. Il attire par son mystère. Sans doute quelque fée a établi là sa demeure, à moins qu'il ne s'agisse d'un gentil manitou.

 

Le meneur       « Pour celui qui veut lire dans le grand livre de la nature, assure le chroniqueur, la page où il est question du lac Saint-Mathieu est pleine d'intérêt. Admirez le bassin qui se soulève au souffle des vents, cette nappe d'eau étincelante tantôt de l'éclat du saphir, tantôt de celui de l'émeraude ».

  Les oiseaux accourent des rives verdoyantes au premier Blanc venu partager leur solitude.

 

1.4 Michel-Pierre Jean, c'était son nom. Natif de Saint-Jean-Port-Joli, tout comme celui à qui l'évêque de Québec confiera la direction de la paroisse naissante.

1.5 Aucune entente préalable, simple coïncidence : Les gens de là-bas seraient-ils bâtis pour l'héroïsme ?

2.5 Jusqu'alors les Peaux-Rouges régnaient en maîtres. Leur domaine ? La forêt. À peine défrichent-ils quelques lopins de terre auxquels ils laissent pourtant leur nom.

1.1 On appelle « Jardin des Sauvages », l'endroit où s'éleva le premier moulin à farine.

1.2 Quant à la pointe sud qui s'avance dans le lac, on la baptisa « Cimetière des Sauvages », ou encore « Pointe à la Croix », parce que, dit-on, quelques Indiens y furent enterrés.

2.5 Tous ces détails, c'est Michel Jean lui-même qui les a donnés. Seul avec sa famille, pendant trois ans, il resta toujours en bons termes avec les Micmacs, ses devanciers.

1.4 Abraham René, le père Jeannot, le fils Isaac René, grand buveur devant l'Éternel.

1.5 Et d'autres encore, qu'on croit survivants de l'Île-au-Massacre.

2.3 « Notre pionnier se met à l'œuvre. Il manie la hache au milieu de la forêt comme le chevalier du Moyen-Âge. L'épée qu'il a reçue en présence de sa dame pour la défense de la religion et de son suzerain. »

2.4 « Le sol gémit, les arbres géants s'affaissent, entraînant dans leur chute une foule de sujets. La terre boit à longs traits les sueurs du vaillant défricheur. »

2.5 Peu à peu, le soleil se fait jour dans l'épaisse forêt.

2.1 Après trois ans de travail pénible, le père Jean exhibe avec fierté ses produits sur le marché de Trois-Pistoles.

2.2 Ce que voyant, d'autres s'apprêtent à suivre son exemple.

Tous    La semence jetée en terre n'a pas été stérile. La colonie va vivre.

         

2.                     Chantons les blés de juin

                        Qu'un zéphyr berce,

                        Qu'une aile de satin

                        Frôle et traverse.

                        Chantons les blés de juin

                        Frêles et fins.

                        Chantons les blés qui lèvent,

                        Les blés qui rêvent.

 

Le groupe 3 peut être composé de garçons : ils arrivent chacun leur tour et peuvent se placer au milieu avec chacun une date - 1866 au centre.

3.1 1852 : À l'occasion d'une visite pastorale à Saint-Simon, sa Grandeur Mgr Baillargeon est mis en face d'un grave problème : la difficulté qu'ont les habitants de la 3e concession à remplir leurs devoirs religieux, à cause des routes impraticables. Doit-on, oui ou non, leur permettre de se bâtir une chapelle ?

3.2 Les moyens de communications mettent du temps et les décisions vont au même rythme. Sept ans plus tard, en 1859, Monseigneur, qui a repensé au projet, députe le curé de l'Isle-Verte sur les lieux. Mais c'est l'abbé Marceau, desservant de la paroisse concernée qui a le dernier mot au sujet de l'emplacement de la chapelle dédiée à l'évangéliste saint Mathieu.

3.3 15 juin 1861 : Messire Julien Rioux, curé de Saint-Éloi, célèbre une première messe dans la chapelle qu'il vient de bénir.

3.4 M. le curé des Trois-Pistoles est invité à son tour à bénir la première cloche à laquelle il donne les prénoms de Marie, Anne, Clémentine, Victoire, en l'honneur de ses parrains et marraines. C'est le 18 décembre 1862.

3.5 1865 : La paroisse reçoit son érection civile. Il est temps de faire pression pour obtenir un curé résidant.

3.6 Ce n'est pourtant qu'en l'automne 1866 que la faveur est accordée. Le sort tombe sur le révérend Antoine Chouinard, jusqu'alors missionnaire à Sainte-Félicité.

 

1.1  La tâche est imposante.

Tous Il n'a pas peur !

1.2  C'est un artiste sensible à la beauté...

Tous Il souffrira dans tout son être !

1.3  Les déceptions l'attendent...

Tous Il est prêt!

2.5 Les actes de l'état civil ne tardent pas à s'inscrire dans les registres.

2.4 Octobre 1866 : Le premier baptême dont il est fait mention est celui de Denis Mercier, fils d'Amable et d'Arthémise Bélanger ;

Parrain : Magloire Roy dit Desjardins

Marraine : Marcelline Langlois.

2.3 En mars 1867, on annonce au prône le mariage de François-Régis Caron, veuf majeur de la défunte Françoise Théberge de Saint-Simon d'une part, et de Philomène Dionne, fille majeure de Maxime Dionne et de Léocadie Briand d'autre part.

 

1.4 1er acte de sépulture : Marie Anctil dite St-Jean, 33 ans. La défunte est la première enterrée au cimetière du nord.

1.5 11 juillet 1869 : La paroisse est en liesse. C’est la visite du premier pasteur du diocèse. À cette occasion, Mgr Langevin, évêque de Rimouski depuis deux ans, exhorte les fidèles à payer à leur curé le supplément imposé par l’autorité épiscopale : Obligation de religion et de justice, dit-il. La confirmation est donnée à 100 enfants dont voici quelques noms pris au hasard :

- Pierre, fils de Damase Devost et d’Éléonore Landry

- Alphonse, fils d’Élie Dionne et d’Archange Jean

- Ursule, fille d’Éloi Plourde et d’Euphémie Bélanger

- Anne, fille de Narcisse Ouellet et d’Hortense Lagacé

Soit en tout 48 garçons et 52 filles.

 

2.5 1871 : Une épreuve frappe la jeune paroisse. Mgr lui retire son prêtre résidant.

Tous Mais elle sortira victorieuse. Les requêtes se multiplient. On veut une église. On veut un prêtre.

1er chœur Vu le zèle des paroissiens, un nouveau curé est envoyé l'année suivante.

2e chœur Grâce à lui, les travaux vont bon train et le 5 septembre 1872, la pierre angulaire de la future église est bénite.

Le meneur Toutefois, c’est le successeur qui verra l’achèvement du temple de Dieu : 

Tous Le 28 janvier 1875.

1er chœur L'avenir religieux de la paroisse est assuré.

2e chœur Son avenir temporel est aux mains d'hommes consciencieux tels que : Joseph Bélanger, Michel Parent, François Vaillancourt, pour ne nommer que ceux-là...

1er chœur La commission scolaire s'organise avec Narcisse Jean, Édouard Bérubé, Narcisse Ouellet, présidents, Théophile Lévesque et Auguste D’Anjou, secrétaires-trésoriers.

2e chœur D'habiles institutrices venues des alentours distribuent le pain de la science : Eugénie Chamberland, Emma Gauvin, Elmire Roy.

Tous Nous saluons en vous les institutrices de la première heure.

Le meneur En parlant des hardis colonisateurs des Bois-Francs, l'Abbé Trudelle avait noté avec justesse : « Le courage ne consiste pas seulement à braver la valeur d'un ennemi, il se montre encore et bien plus dans cette fermeté inébranlable que l'homme de cœur sait déployer pour lutter contre les ennuis, les dégoûts, les privations de l'indigence et contre ces mille obstacles journaliers qu'un travail dur et opiniâtre seul parvient à surmonter... ».

1er chœur Honneur et reconnaissance aux hommes valeureux venus dans le printemps.

2e chœur À force d'amour, à coups de volonté, ils ont façonné l'âme de la paroisse en même temps qu'ils préparaient sa subsistance.

Tous    Honneur à eux.

 

Voici la deuxième partie intitulée Un été laborieux :

Musique de l'été qu'on écoute quelques instants, qui diminue et se tait finalement.

 

Tous                 3.   Chantons les blés discrets

                              Qui se balancent

                              Qui s'inclinent muets

                              Sous le ciel dense,

                              Les grands blés de juillet

                              Simples et frais.

                              Chantons les blés qui pensent

                              Dans le silence.

 

Le meneur  « Les rayons d'un soleil dur ont fécondé la souffrance. »

1er chœur  « Les paroisses, nous dit-on, gagnent leur vie en vieillissant. Elle est faite de souvenir et de beauté, d'obscurs sacrifices et de glorieux renoncements. »

1.1  Date mémorable que le 12 août 1875 : Une belle grappe d'enfants grandis sur notre sol s'approchent de la Table eucharistique pour la première fois. Voyez aux premiers rangs ces petits de 10 ans :

1.2  Joseph Rioux, Alphonse Charest, Géraldine Ouellet, Emma Paradis. Leur ferveur est à l'égale de leur fraîcheur.

1.3  En cette même année 1875, on installe une nouvelle cloche à côté de l'ancienne.

1er chœur  Marie, Mathieu, Théophile, Arthémise, Étienne, Rachel, il te faudra désormais chanter à ta manière la louange de Dieu.

2e chœur  Et la vie continue à un rythme qui s'accélère.

 

2.1  Dieu vient, de temps à autre, éprouver son peuple. 1887 : Cette fois, c'est l'incendie qui fait rage et détruit de fond en comble le presbytère et le hangar de la fabrique.

2.2  L'église est épargnée de justesse.

2.3  Si la consternation règne dans la paroisse, l'esprit de foi prend vite le dessus et de tous les cœurs jaillit l'acte de résignation :

Tous  Que votre volonté soit faite, mon Dieu !

1.4  À côté de ce qu'on qualifierait humainement de reculs, s'enregistrent des progrès de tous genres.

1.5  Une demoiselle de la paroisse, Adèle Rousseau, détentrice d'un diplôme élémentaire, prend la direction de l'école en face de l'église. Elle reçoit la somme de 60 $ par année, salaire bien respectable pour l'époque.

2.4  Au cours des années 1890, on sent le besoin de se grouper en société pour l'établissement d'une fromagerie d'abord et d'une beurrerie ensuite.

2.5  Un bureau local de santé s'installe et l'on prend des mesures pour construire un aqueduc.

 

1.1  Pendant que le conseil municipal se préoccupe de la santé physique des habitants, des prêtres zélés veillent à leur bien-être moral.

2.1  Et le temps file, file. C'est maintenant au galop que passent les années. Un siècle neuf a culbuté l'ancien et l'on n'y prend pas garde, habitué que l'on est aux perpétuels recommencements.

2.2  Après avoir consacré les foyers à la Sainte-Famille, on songe maintenant à placer la paroisse entière sous la protection du Sacré-Cœur auquel on a érigé, en 1917, une statue sur la place publique.

Le meneur  L'herbe verte qui tremblait au vent peu à peu devint tige frêle et frissonnante et puis chaume au bout duquel se balançait l'épi. Dans l'épi, on voit maintenant se former et grossir les grains drus et savoureux du froment. Ce geste qui aboutira à la moisson appelle de loin les faucilles.

Les 2 chœurs  

 

4.   Chantons les blés très blonds

                              Pleins de lumière :

                              Ils semblent des rayons

                              De l'aube claire.

                              Chantons les blés très blonds

                              Que nous fauchons

                              Les blés qui nous enchantent,

                              Les blés qui chantent.

1er chœur  Tristesse des blés coupés, joie des moissons odorantes : les deux s'entremêlent.

2e chœur  Et dans la vie paroissiale, fêtes et deuils aussi.

1.2  La mort, faucheuse avide, ne respecte ni rangs ni personnes.

Tous  Il lui faut des victimes à tout prix.

1.3  En l'automne 1918, les deuils s'alignent, chacun en leur date sombre. D'un coup habile, neuf sont tombés.

2e chœur  La cruelle est-elle satisfaite ?

1er chœur  Non !

2.2  Au printemps suivant, elle revient en traître et abat d'un coup de maître le chef de la vaillante chrétienté.

2.3  Monsieur le Curé Réal-Alphonse Cayouette est mort.

2.4  En entendant cette nouvelle, le clocher gémit avec l'Amen libérateur des fidèles consternés.

2.5  Vingt ans d'humble service, on ne peut l'oublier. La lumière de ses enseignements a percé nos ignorances et la chaleur de son amitié a réconforté nos solitudes.

2e chœur  Ah ! qui donnera les vraies dimensions d'une âme de prêtre...

1.5  1922 : Grâce à de généreux dons de tous les paroissiens, en particulier de Messieurs Gonzague, Antoine et Ernest Dionne, Jean Jean et François Ouellet, un beau carillon prend place au clocher. C'est lui qui, désormais, se fera l'écho fidèle de notre histoire.

1.4  Et la vie paroissiale continue sous l'égide de pasteurs dévoués.

1.3  Giguère, Gauvin, Pelletier et vous de plus tard : Lavoie, Bérubé. Nous garderons en mémoire tous vos gestes d'éternité.

2.1  Grâce à votre initiative, les retraites paroissiales raniment la ferveur.

2.2  Et les cultivateurs sentent le besoin de grouper leurs intérêts pour une même cause.

1.1  L'UCC a rendu de grands services à notre paroisse agricole.

1.2  Et l'industrie du bois, aux mains d'hommes habiles, a fait vivre son monde sans difficulté.

Tous La paroisse est prospère. La paroisse est bénie de Dieu.

 

Voici la troisième partie intitulée Automne fructueux :

 Musique de l'automne : Même procédé que pour les autres saisons.

 

Tous                 5.   Chantons les blés rompus

                              Là sous la meule,

                              Les grands blés devenus

                              Farine seule.

                              Chantons le blé fait pain

                              Calmant la faim

                              Le blé qui se consomme

                              Le blé fait homme.

 

1.4  Bien des lustres ont passé et les moulins anciens, épuisés de tourner, ont fait place à un moulin jeunet dont le tic-tac joyeux annonce à tout venant qu'il est bâti pour moudre, pour moudre sans arrêt - si on lui prête vie - jusqu'au beau centenaire.

2e chœur   Le moulin du temps, lui, moud tous les grains qu'on lui porte. Offrons-lui sans détour les fruits d'or des dernières moissons.

1er chœur  Avec la meilleure volonté, on ne peut nommer tous les ouvriers.

Tous   Moissonneurs anonymes soyez ici remerciés.

2e chœur   1943 : On confie aux Sœurs de Notre-Dame du Saint-Rosaire la direction de l'école du village. Cela aussi, c'est un beau commencement dont il faut faire mention.

1.1  Mais où logeront-elles ? L'a-t-on d'abord prévu ?

2.1  On perce deux lucarnes dans le toit et pendant six longues années, les bonnes Sœurs bravent au grenier les intempéries des quatre saisons.

1.2  Mais hâtons-nous d'ajouter que si le confort est absent, la bonne volonté des élèves, leur ardeur à s'instruire, les attentions délicates dont elles sont parfois l'objet, finissent par faire oublier les difficultés du début.

2.2  Si bien que pour entrer dans leur beau couvent neuf, les religieuses quitteront avec regret leurs petites chambres grises au plafond oranger.

1.3  « Ma sœur, je vous oblige à mettre un tapis en dessous de vos pieds pour faire la classe ». Vous devinez d'où vient cet ordre qui n'a rien de sévère ? Ni plus ni moins que de notre bon Archevêque !

2.3  Mais chut ! Fermons la parenthèse. Le moment n'est pas venu d'en dire plus long sur celui que nous vénérons.

Le meneur  Nous lisons avec intérêt la note suivante laissée au registre des visiteurs par Monsieur l'Inspecteur : « Dernier examen dans la vieille école qui renferme de très nombreux souvenirs ; entre autres, je me plais à évoquer le souvenir des grands hommes passés ici, dont Mgr Parent et nombre de prêtres dont les enfants actuels s'inspirent. Beau travail ! Succès dans toutes les classes. Compliments à nos dévouées religieuses et à leur aide séculière, Mlle Cécile Rioux. »

Tous  Nous les félicitons !

 

1.4  Et pendant que ces éducatrices donnent aux plus jeunes les rudiments de la science, quelques aînés - et le nombre va toujours croissant - poursuivent à l'extérieur une formation plus complète.

2.4  L'essor est donné : On veut s'enrichir pour mieux servir.

1.5  Des professionnels sérieux, quelle acquisition pour une localité !

1er chœur  Et pour une province, de bons députés !

2e chœur  L'un des nôtres a siégé à Ottawa et l'autre à l'Assemblée législative.

Tous   C’est un honneur qui rejaillit sur tous.

1.1  Maire pendant vingt ans, préfet de comté pendant neuf ans, Monsieur Onésime Dionne est l'homme à qui l'on n'a pas eu peur de confier les destinées temporelles de la paroisse.

1.2  Avec son frère, notre maire actuel, ils méritent tous deux nos plus chaleureux applaudissements.

1.3  Il vous tarde sans doute comme à moi de louer le digne Pasteur de nos âmes, notre bon Curé actuel.

1.4  De ses devanciers, il a le zèle, l'ardeur et la piété.

1.5  Faisons vite le bilan de ses initiatives. C'est le temps ou jamais en ce soir de Jubilé.

 

3.5  Nous lui devons la restauration de l'église et sa consécration.

3.4  L'agrandissement du cimetière et son embellissement.

3.3  La restauration du presbytère en ces derniers temps.

3.2  Mais le plus beau monument à son actif n'est-il pas celui que son amour de Dieu et des âmes aura élevé dans le cœur de ses paroissiens ?

3.6  Hommage cordial et respectueux à celui qui est l'âme de ce centenaire.

3.1  Et comme l'a conseillé le divin Maître, nous avons gardé pour la fin notre gerbe la plus précieuse, la plus digne d'une moisson séculaire : notre belle gerbe de consacrés, fils et filles grandis sur notre sol.

 

Tous                 6.   Chantons le blé fait Dieu

                              À plein ciboire

                              Que l'on mange au saint Lieu

                              Gage de gloire.

                              Chantons le Christ-Jésus

                              Pain des élus

                              Chantons de Dieu-Hostie

                              L'Eucharistie.

 

1er chœur  Les vocations mûrissent dans le silence et le renoncement, elles sont en germe déjà dans le cœur des mamans.

2e chœur  Après Marie qui fut bénie entre toutes, dites : y eut-il mère plus grande que celle du prêtre, du consacré ?

Le meneur   Le prêtre est roi, il a tout pouvoir sur les âmes. Le religieux est riche : il a choisi le Seigneur pour partage.

Tous   Gloire aux vaillantes mamans qui ont su façonner ces cœurs d'apôtres. Généreuses mamans, soyez remerciées et félicitées.

1er chœur   Vos fils et vos filles seront fiers de voir rejaillir sur vous tous leurs mérites.

2e chœur   Mais dans votre modestie, vous saurez bien vous défendre : C'est librement qu'ils sont montés à l'autel et leur don a été sans repentance.

Tous   Honneur à nos religieux ! Honneur à nos prêtres ! Honneur enfin à celui qui les résume tous, à notre bien-aimé archevêque !

1.1  Aurions-nous eu que cet épi ? La gerbe serait quand même magnifique.

2.1  Notre Archevêque, c'est un autre Christ. Il en a reçu tous les pouvoirs.

1.2  Son vœu le plus cher est résumé dans sa devise :

Tous   Ut sint unum ! Qu'ils soient Un !

2.5  C'est le testament même du Sauveur qui se réalise en ce beau soir de fraternité où nos amitiés forment des remparts inébranlables.

Tous   Sois béni, Seigneur, pour tes dons incalculables ; ceux d'hier, ceux d'aujourd'hui, ceux de demain. Pour ceux que tu déverses inlassablement sur les quatre saisons. Sois béni éternellement. Magnificat ! (FIN)

 

Doc 1966D. La chorale de Saint-Mathieu

Le texte qui suit a été écrit en 1966 par Maurice Théberge, fils d’Émile Théberge et de Marie-Luce Ouellet. Il a été publié dans l’album-souvenir du centenaire de la paroisse.

 

« La chorale de Saint-Mathieu vit le jour dès les débuts de la paroisse. Le premier maître-chantre fut, sans doute, Ovide Thibault qui était bedeau. Même s’il ne gagnait que 15 $ par année, il chantait gratuitement. Le seul avantage qu’il en retirait, c’était de loger dans une petite maison qui appartenait à l’abbé Antoine Chouinard.

 

D’autres chantres ont fait partie de notre chorale. Ce sont, pour ne nommer que quelques anciens : Joseph Bélanger, le premier maire, Louis Parent, père de Mgr Charles-Eugène Parent, Nicolas Chamberland, forgeron, Georges Parent, menuisier, Cyprien Plourde, marchand, Pierre Chamberland, forgeron, François Parent, Michel Parent, Narcisse Rioux, Jérémie Jean, Jean (Johnny) Jean, Joseph Ouellet, Désiré Rousseau, Ferdinand Parent, tous cultivateurs et Désiré Théberge, plombier.

 

Jusqu’en 1930, l’ancien chant y était surtout pratiqué. À cette époque, M. l’abbé Pierre Bérubé, prêtre du diocèse, vint donner des cours de solfège grégorien à nos chantres. En 1957, à la demande de Mgr Charles-Eugène Parent, des cours de chant populaire furent organisées dans six centres du diocèse (de Rimouski) sous la direction de M. Claude Tessier, professeur à l’Université Laval. La première session fit 10 diplômés : MM. Maurice Théberge, Paul Plourde, Louis Parent, Antonio Théberge, Dominique Ouellet, Adrien Ouellet, Georges Théberge, Raynald Thibault, André Ouellet et Émile Ouellet.

 

Mais, avec le renouveau liturgique et la messe en français, notre chorale a dû modifier son répertoire. Aujourd’hui, elle est aidée dans ses fonctions par un chœur féminin.

 

La chorale est sous la direction de M. Maurice Théberge. » (Fin du texte cité)

 

 

Doc 1966E. Trois décès en 1966

En 1966, des nouvelles provenant de Saint-Mathieu-de-Rioux ont été publiées dans Le Progrès du Golfe et le journal l’Action de Québec.

 

Décès de Mme Désiré Théberge

Le 15 janvier, décédait Madame Veuve Désiré Théberge (Rosalie Parent). Elle était âgée de 73 ans.

 

Ses funérailles eurent lieu en la chapelle de la Maison de la Charité à Notre-Dame du Sacré-Cœur, puis un Libéra fut célébré en l’église de Saint-Mathieu, par M. le curé Gérard Cayouette avant l’inhumation dans le cimetière paroissial. La croix était portée par M. Léo Théberge et le cercueil par MM. Antonio Théberge, Georges Théberge, Paul-Émile Bérubé, Rodolphe Ouellet, Étienne Ouellet et Charles Vaillancourt (rang 5).

 

Madame Théberge laisse son fils Armand, de Rouyn, ses filles Sœur Jeanne-Odile Théberge, Franciscaine de Marie à Baie-Saint-Paul, Sœur Thérèse Théberge, des Sœurs de la Charité de Montréal, Simone et Bernadette, de Montréal. Elle était la sœur de MM. Antonio et Alphonse Parent, de Mmes Maria et Anne-Marie Parent du Bic. Lui survit aussi sa bru Mme Armand Théberge.

 

Décès de Laura Théberge

Sont allés à Québec, le 22 janvier pour assister aux funérailles de Mme Eugène Vaillancourt (Laura Théberge), décédée à l'âge de 76 ans : M. Onésime Dionne, M. et Mme Réal Dionne, M. et Mme Léo Théberge, M. et Mme Antonio Théberge, Mme Édouard Ouellet, M. et Mme Roland Dionne, Mme Edmond Jean, Mme Maurice Théberge, Mme Georges Théberge, Mme Paul-Émile Bérubé, Mlle Candide Théberge.

 

La dépouille mortelle de Mme Vaillancourt, native de Saint-Mathieu, fut inhumée dans le cimetière Belmont, à Québec. (Progrès du Golfe, 4 février 1966)

 

Complément. Laura Théberge est décédée le 19 janvier 1966 à Québec. Elle est la fille d’Alfred Théberge et de Rose Rousseau. Elle est la belle-sœur de Rosalie Parent (Désiré Théberge).

 

Décès d’Ernest Vaillancourt

À l’hôpital Laval de Québec, le 28 avril 1966, à l’âge de 73 ans et 7 mois, est décédé M. Ernest Vaillancourt de Saint-Mathieu de Rimouski. Les funérailles ont eu lieu lundi le 2 mai.

 

M. Ernest Vaillancourt, célibataire rentier, était le fils de M. Léon Vaillancourt et de Félicité Dionne, décédés. Il a toujours demeuré à Saint-Mathieu et laisse un souvenir d’un parfait gentilhomme à tous ceux qui l’ont connu. Il avait été marguillier de sa paroisse.

 

C'est M. le curé Gérard Cayouette qui a officié au service funèbre, assisté de diacre et de sous-diacre. Des ambulanciers Saint-Jean de la paroisse portaient le cercueil soit MM. Gilbert Jean, Normand et Lionel Lagacé, Julien Dionne, Camille Saindon, Gervais Dionne, Gérard-Omer Ouellet, Léonard Gagnon. (L’Action, 30 avril 1966)

 

Complément. Ernest Vaillancourt est le beau-frère de Laura Théberge.

 

 

Doc 1966F. Nouvelles de la paroisse

En 1966, des nouvelles concernant Saint-Mathieu-de-Rioux ont été publiées dans le Progrès du Golfe et dans la Gazette officielle du Québec.

 

Baptêmes

- Roberto, enfant de M. et Mme Julien Dionne (Nicole Dionne), né à l'Hôpital Saint-Joseph de Rimouski. Parrain et marraine, M. et Mme Albert Dionne, de Trois-Pistoles. Mlle Francine Dionne portait son neveu au baptême. (Progrès du Golfe, le 13 mai 1966)

 

- Lise, enfant de M. et Mme Henri Rousseau. Parrain et marraine, M. et Mme Arthur Roussel, du Bic.

 

- Joseph-Narcisse, enfant de M. et Mme Patrice Ouellet. Parrain et marraine, M. et Mme Ludger Ouellet, grands-parents. Porteuse, Mme Joseph Rioux, tante.

 

- Yves-Denis, enfant de M. et Mme André Ouellet (Carmen Rioux). Parrain et marraine, M. et Mme Roland Rioux (Cécile Ouellet). (Progrès du Golfe, 27 mai 1966)

 

Visite canonique

« Le R. P. Jean-Berchmans, capucin, de Cacouna, commissaire districtuel de Tiers-Ordre, a présidé la plupart des exercices de piété du triduum tenu à Saint-Mathieu les 11 et 12 octobre.

 

Il y eut chemin de croix, à l’église, commenté, réunion du discrétoire, cérémonie de réception de nouveaux cordigères, messe communautaire. À l’homélie, le Père Jean-Berchmans mit en lumière l’esprit de charité et de paix qui habitait le fondateur de L’Ordre, saint François d’Assise. Il insista sur la nécessité de l’apostolat des laïcs dans l’Église. Puis il procéda à la cérémonie de profession de cinq novices-tertiaires. Les malades eurent également la visite du Père visiteur. » (Progrès du Golfe, 27 octobre 1966)

 

 

Doc 1966G. Carrières de grès

Depuis ses débuts, le bois fut une ressource naturelle importante dans le développement économique de Saint-Mathieu-de-Rioux. Une autre ressource plus méconnue est le grès.

 

On peut lire dans le Progrès du Golfe de Rimouski en juillet 1966. « La carrière sera exploitée, selon la décision récente du propriétaire M. Réal Dionne, par une corporation qui vient d’obtenir ses lettres patentes de la Province. La Carrière Saint-Mathieu Inc., dont le siège social sera à Saint-Mathieu, fera commerce de l’ardoise, de la pierre, du granit et de tous les produits des carrières. Ses membres Jean Beauvais, Jean-Marie Bouchard et Robert Truchon, avocats de Québec, pourront posséder un capital de 40 000 $ divisé en 25 000 actions ordinaires d’une valeur nominale de 1 $ chacune et en 1500 actions privilégiées d’une valeur nominale de 10 $ chacune. » (Fin du texte cité)

 

La Carrière Saint-Mathieu qui a été constituée le 13 mai 1966 a été dissolue le 27 avril 1984.

 

Voici un texte puisé sur le site du ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles du Québec :

 

« Près du lac Saint-Mathieu, deux carrières de grès ont été exploitées pour produire de la pierre de construction. La pierre de la carrière Dionne a été employée pour la construction de résidences et de deux monuments à Saint-Mathieu alors que celle de la carrière Gagnon a servi pour la construction des églises de Saint-Mathieu et de Sainte-Françoise, et pour les piliers du pont de chemin de fer au-dessus de la rivière Trois-Pistoles. De nos jours, ce grès est utilisé comme pierre de décoration pour parterres (dallage, muret), pierre de construction pour foyers et façades de maison. Une nouvelle carrière (Grès Basques) a été ouverte en 2005 pour les mêmes usages.

 

La roche exploitée appartient à la Formation de Robitaille. Il s’agit essentiellement d'arénite quartzitique, à grains variant de fins à moyens et en lits mal définis de 10 à 20 cm d'épaisseur. La couleur varie du brun rosé, au rouge et au blanc crème, la roche étant parfois rubanée rouge et blanc crème. » (Fin du texte cité)

 

 

Doc 1966H. Les marguilliers

La fabrique de Saint-Mathieu-de-Rioux fut instituée légalement en 1861 par l’évêque de Québec, soit trois ans après l’érection canonique de la paroisse et cinq ans avant la nomination d’un curé résident. Jusqu’en 1966, la fabrique fut administrée par le curé et trois marguilliers. Le dernier marguillier à faire partie d’un groupe de trois fut Robert Ouellet, du rang 4.

 

Les premiers marguilliers furent Élie Dionne, Maxime Dubé et Louis Parent. La paroisse fut alors divisée en trois secteurs : le village, le rang 3, les rangs 4 et 5. La coutume, dans cette paroisse, voulait qu’un homme devienne marguillier par ordre d’ancienneté d’âge dans chaque secteur. Pour les rangs 4 et 5, il y avait alternance d’un mandat à l’autre. Avec le temps, la répartition en trois secteurs est devenue injuste parce qu’il y avait autant, sinon plus, de chefs de famille au village que dans le reste de la paroisse.

 

À l’église, les marguilliers occupaient un banc de quatre places en avant de l’église du côté de l’épître, soit du côté droit de l’allée centrale, comme le voulaient les règlements ecclésiastiques. La chaire était située du côté de l’évangile. Cette vieille règle est encore en application et correspond aux côtés où sont lus aujourd’hui les deux textes.

 

Ce banc, qu’on appelait banc d’œuvre, était réservé aux marguilliers lors des cérémonies religieuses où les paroissiens occupaient leur propre banc pour lequel ils payaient une rente annuelle. Le marguillier en charge, soit le plus ancien dans ce poste, prenait la place du côté de l’allée, tout comme d’ailleurs les hommes dans leur propre banc.

 

Théoriquement, les marguilliers étaient responsables de l’administration de la fabrique. Toutefois, dans la pratique, ils s’en référaient plus souvent qu’autrement au curé soit par manque de confiance en leurs capacités ou par une propension du curé à prendre la place. Par ailleurs, le marguillier en charge et le curé pouvaient, dans certaines circonstances, prendre des décisions en dehors des assemblées.

 

De temps à autre, il y avait réunion des marguilliers après la messe du dimanche. Le curé l’annonçait au prône. Il invitait les marguilliers en poste, les anciens marguilliers et les franc-tenanciers. Ce dernier terme désignait les hommes qui étaient propriétaires d’une terre ou d’un immeuble.

 

Les marguilliers avaient la tâche de faire la quête à tour de rôle à la grand-messe du dimanche et des fêtes religieuses dites fériées. C’était un jour spécial quand le nouveau marguillier au moment de l’offertoire prenait le panier et passait par tous les bancs. Les gens surveillaient ses moindres gestes pour voir s’il ne ferait pas de gaucheries.

 

Les changements légaux de 1966 faisaient passer le nombre de marguilliers de trois à six et permettaient aux femmes de devenir marguillières. En 1966, le conseil de fabrique est composé d’Omer Beaulieu, Charles Dionne, Onésime Dionne, Jeanne Gagnon (Gérard Belzile), Julien Lagacé et Lionel Lagacé.  

Doc 1979. Associations de la paroisse

Dans un encart du bulletin paroissial en décembre 1979, le curé de Saint-Mathieu-de-Rioux, Gabriel Langlois, fait la liste des associations de la paroisse. Voici ce qu’il écrit :

 

Fabrique

Président : Gabriel Langlois

Marguilliers : Omer Beaulieu, Maurice Théberge, Henri Rousseau, Amédée Beaulieu, Mesdames Martin Jean et Lionel Lagacé.

Sacristain : Jean-Paul Rioux

Responsable du cimetière : Maurice Théberge

 

Municipalité

Maire : Simon Plourde

Secrétaire : Roland Ouellet

Conseillers : Maurice Plourde, Norbert Rousseau, Mathieu Rousseau, Julien Lagacé, Gérard-Omer Ouellet

Responsable aux incendies : Gervais Ouellet

Responsable pour les vidanges : Normand Lagacé

Inspecteur municipal : Charles-André Ouellet

Population : 715 âmes

 

Les Loisirs Fleurs de Lys (Autrefois l’Œuvre des terrains de jeux)

Président : Yves St-Amant

Vice-présidente : Mme Roger Jean

Secrétaire : Raynald Beaulieu

Trésorière : Mme Gilbert Jean

Directeurs : Fernand Beaulieu, Alain Bélanger, Jean-Yves Belzile, Gertrude Dionne, Henriette Dionne, Gilles Fortin, Madeleine Fortin, Paul-André Gagnon, Martin Jean, Gilberte Lagacé, Mario Ouellet, Gérard-Omer Ouellet, Nelson Plourde, Mathieu Rousseau, Alain Saindon, Francis Théberge, Bernard Vachon, Rénald Vaillancourt

 

Chorale des dames

Directeur : Maurice Théberge

Organiste : Mme Philippe Ouellet

Membres : Mesdames Maurice Théberge, Paul-Émile Bérubé, Jean-Paul Rioux, Léonard Fournier, Gérard-Omer Ouellet, Joseph Rioux, Gervais Ouellet, Georges Fournier, Paul Lafontaine, Moïse Rioux, Fernand Gagnon, Rénald Vaillancourt, Léopold Ouellet, Benoît Boucher, Mlle Thérèse Bérubé

 

Armée de Marie

Présidente : Mme Benoît Boucher

Secrétaire : Mme Rénald Vaillancourt

Choriste : Mme Jean-Paul Rioux

 

À ce moment, plusieurs associations, dont certaines ont été très populaires à l’époque, ont disparu à Saint-Mathieu-de-Rioux. Nommons la Commission scolaire, le Cercle Lacordaire, Les Jeanne D’Arc, les Dames de la Ste-Famille, les Dames de Ste-Anne, le Tiers-Ordre, l’Union catholique des cultivateurs (UCC), l’Union catholique des Femmes rurales (UCFR), l’Association féminine d’éducation et d’action sociale (AFÉAS).

 

 

Doc 1980. Adrien Ouellet : mérite forestier

Dans son édition du 15 février 1980, Le Soleil annonce qu’Adrien Ouellet de Saint-Mathieu-de-Rioux est l’heureux gagnant du deuxième prix du Mérite forestier du Bas-St-Laurent-Gaspésie. Voici ce texte :

 

« Le gagnant du Mérite forestier BSL-Gaspésie reçoit 1000 $. C'est en homme d’affaires que M. Adrien Ouellet gère les 62 hectares de forêt privée qu'il possède. Forêt productive qui ne cesse d'étonner puisque la ressource ligneuse semble inépuisable.

 

Son père qui la possédait avant lui, depuis 1927, avait cependant toujours pris soin de n'extraire que les sujets propres à la coupe se refusant constamment à raser un secteur quelconque de la forêt.

 

Le fils, lorsqu'il s'en portera acquéreur en 1966 continuera de la même façon, en y ajoutant, cependant la dimension aménagement qui devait lui faire obtenir une médaille de bronze du Mérite forestier en 1973.

 

Cependant il est un homme très affairé. Adrien Ouellet cumule les fonctions de président de la Société d‘exploitation des Ressources des Basques, président de Les Produits forestiers Basques Inc. (usine de charbon de bois à Saint-Mathieu), administrateur au Syndicat des producteurs de bois du Bas-Saint-Laurent, membre du Comité de concertation des agents économiques de la région des Basques. Il assume, en outre, le poste de gérant de la Caisse populaire de Saint-Mathieu.

 

C'est pourquoi, notre gagnant confiait en 1967 l'exécution des travaux sylvicoles à un ouvrier. Celui-ci, assisté des fils de M. Ouellet, a procédé au nettoyage de la forêt et à des coupes d'éclaircie et ce, jusqu’en 1973.

 

Méthode de travail

Lorsque M. Ouellet décida cette année-là d'inscrire son lot à la SER des Basques, le plus gros du travail de base était fait. La Société fit donc des coupes d'éclaircie commerciale et pré-commerciale. Elle traita également l'érablière, mais Adrien Ouellet encore là l’avait devancée en éliminant les hêtres et les résineux qui s’y trouvaient. Déjà il avait noté que l'aménagement permettait à la sève de couler une heure plus tôt le matin.

 

Aujourd'hui, le propriétaire surveille étroitement l’activité de son érablière où il entaille chaque printemps près de 3000 érables. La sève recueillie dans des chaudières est emmagasinée dans des réservoirs de 64 litres pour être acheminée ensuite à la cabane à sucre au moyen de tubes.

 

Si les produits de l'érable servent à la famille d'abord, le surplus est vendu sur le marché de détail et à la Coopérative des producteurs de sucre d’érable du Québec.

 

Par ailleurs, la récolte de résineux est mise en marché par le Syndicat des producteurs de bois du Bas-Saint-Laurent. Provenant de la récupération du chablis, des arbres malades ou nuisibles, peu de matière ligneuse est acheminée au sciage. Quant aux feuillus, hêtres, bouleaux, ils servent comme bois de chauffage.

 

La forêt de M. Ouellet est sillonnée d'un réseau de chemins totalisant 5 km. Ces voies doivent emprunter un pont de métal, cinq en ciment et six ponceaux de bois. À certains endroits, il a fallu creuser des canaux d’irrigation et la rivière qui traverse cette propriété boisée a été nettoyée.

 

Protection contre le feu

Le sous-bois nettoyé, les débris sectionnés et étendus sont autant de précautions qui écartent les risques d’incendie dans la forêt d’Adrien Ouellet. En outre, les herbes folles qui entourent souvent les points d'eau, ont depuis longtemps, laissé place aux cèdres.

 

Au centre de la forêt serpente une rivière, tumultueuse au printemps mais riche en eau tout au cours de l’été. Elle constitue, avec le lac Neigette, celui de 2e Neigette et un ruisseau jamais tari, des coupe-feu idéaux, tout en assurant un réservoir utile en cas de feu. Une pompe de 3F est disponible dans le camp d’en bas ainsi que les outils nécessaires à éteindre les premières flammes.

 

Chemins d’accès, canaux d’irrigation, plans d'eau nombreux sont des facteurs sérieux de réduction des risques d'incendie.

 

Protection contre les insectes et les maladies

Chaque année, on procède à la récupération des arbres victimes du vent, les arbres pourris, morts. « Même qu'en 1976, alors que tout avait été ramassé et que je me réjouissais, un vent terrible m’obligea à tout recommencer », me disait Adrien Ouellet.

 

Cette mesure évite l’éclosion d’insectes destructeurs et de maladies. Cependant, la terrible tordeuse des bourgeons de l’épinette, bien que découragée par la diversité des peuplements mélange de sapins, d'épinettes, de bouleaux et de cèdres a quand même fait quelques ravages qui ont tué toute régénération naturelle dans un secteur côté sud.

 

Par ailleurs, le peuplement pur qu’est devenue l’érablière a subi durant deux ans les attaques de l’arpenteuse, mais on ne constata des répercussions que dans la coulée d'un printemps.

 

Protection contre l'homme

L’accès à la forêt n’est possible qu'à la famille Ouellet et aux travailleurs. Une barrière métallique rouge attachée au moyen d'un cadenas interdit l’entrée, et le terrain est en partie clôturé. Cependant, l'hiver, les motoneiges ont fait leur piste d'un chemin d'accès mais ils respectent la propriété.

 

Adrien Ouellet considère sa forêt au même titre qu'un champ de blé qu'il faut protéger aménager et cultiver. » (Fin du texte cité)

 

 

Doc 1986. Confirmation à Saint-Mathieu

Le 9 avril 1986, Mgr Gilles Ouellet, archevêque de Rimouski, fait sa visite pastorale à Saint-Mathieu. En après-midi, il rencontre les élèves du collège. À 16 heures, il célèbre la messe aux intentions des paroissiens, puis il prend le souper avec les membres du conseil de fabrique et des comités de pastorale.

 

À 20 heures, à l’église, il préside à la confirmation de 15 jeunes de la paroisse. Ce sont :

 

1. Annik Beaulieu (Noëlla et Lorenzo)

2. Caroline Beaulieu (Carmelle et Marius)

3. Keeven Beaulieu (Gaétane et Isidore)

4. Roger Beaulieu (Bertrand)

5. Jérôme Bélanger (Noëlla et Lionel)

6. Chantal Bélisle (Marielle et Marc-André)

7. Guy Dionne (Henriette et Mario)

8. Yvan Gagnon (Alice et Fernand)

9. Daniel Jean (Marguerite et Justin)

10. Jean-François Lagacé (Jeannine et Julien)

11. Régis Lagacé (Ruth et Rodrigue)

12. Denis Ouellet (Yvette et Laurent)

13. Pascal Ouellet (Lucie et Rodrigue)

14. Vital Ouellet (Lucie et Rodrigue)

15. Éric Plourde (Yvette et Conrad)

 

Après la cérémonie, un goûter a été servi à la salle de l’Âge d’or pour les nouveaux confirmés et leur famille.

 

(Renseignements tirés du feuillet paroissial)

 

 

Doc 1988A. Offices religieux en 1988

Il y a eu, en 1988, 4 mariages, 12 baptêmes et 7 sépultures à Saint-Mathieu. Les données suivantes sont extraites du bulletin paroissial de la paroisse.

 

Mariages

Patrice Théberge et Lise Rousseau

Raymond Aubin et Corona Dionne

Mario Rioux et Louise Rioux

Gaston Côté et Marie-Jeanne Lagacé

 

Baptêmes

Isabelle (Alain Turcotte et Pauline Fournier)

Michaël (Penny et Jean-Yves Soucy)

Marie-Claude (Penny et Jean-Yves Soucy)

Mireille (Suzanne et Sabin Vaillancourt)

Karol-F.-J. (France Fournier et Carol Beaulieu)

Alexandra (Sylvie et Gilles Rioux)

Andrée-A.-M.-P. (Odette et Sylvain Ouellet)

Mathieu-G.-R. (Ginette et Gilles Ouellet)

Léopold-R.-A. (Audrey Plourde et André Jean)

Sabrina (Jacynthe et Maurice Lessard)

Hubert-O. (Hélène Riou et Pierre Jean)

Lucienne-A.-M.-H. (Carmelle et Marius Beaulieu)

 

Sépultures

Valentine Jean, épouse d’Edmond Dionne (84 ans)

Gérard Rioux, époux de Blanche Gaudreau (73 ans)

Joseph Vaillancourt, époux de feu Marie Couturier (94 ans)

Jean-Thomas D’Auteuil, époux de Lyne Brazeau (37 ans)

Germaine Rioux, épouse de Louis Parent (62 ans)

Irénée Boulanger, fils de feu Cyprien (89 ans)

Léo Plourde, époux de feu Émilienne Vaillancourt (83 ans)

 

 

Doc 1988B. Scierie Saint-Mathieu-de-Rioux

Ceci est un texte publié dans le Courrier de Trois-Pistoles, le 25 avril 1988 :

 

« La scierie Saint-Mathieu-de-Rioux entreprendra sous peu son cinquième été de pleine activité. Non pas qu’il s’agisse d’une jeune entreprise puisque l’histoire de cette scierie, longtemps connue sous le nom de Moulin Dionne, remonte jusqu’au début des années 1900.

 

Ayant appartenu à la famille Dionne pendant de nombreuses années, la scierie a brièvement appartenu à l’homme d’affaires Fernand Bois de Lac-des-Aigles avant d’être rachetée, il y a cinq ans, par un groupe d’actionnaires de Saint-Mathieu qui voulaient surtout éviter que l’entreprise diminue ses activités ou ferme carrément ses portes. Depuis cinq ans, la scierie Saint-Mathieu-de-Rioux appartient à un groupe de 49 actionnaires, au nombre desquels on compte les 20 travailleurs de la scierie. M. Simon Plourde, qui est également maire de Saint-Mathieu, est président du groupe d’actionnaires.

 

L’entreprise se spécialise dans le sciage de bois marchand et dans la fabrication de lattes. Elle s’approvisionne auprès de producteurs privés, auprès de la Société d’exploitation des ressources des Basques et, comme ce fut le cas l’an passé, auprès de la Société d’exploitation des ressources de la Neigette. Il s’agit d’un approvisionnement en bois résineux.

 

La production, évaluée à quelques 4 millions de pieds de bois et à une quantité de lattes en un an, est entièrement vendue au consortium Sovebec, à Québec, pour être redistribuée là où se trouve le marché. Ainsi, le bois transformé à Saint-Mathieu se retrouve sur les marchés de la Nouvelle-Écosse, de Toronto et des États-Unis, entre autres.

 

La scierie Saint-Mathieu-de-Rioux est en activité du début du mois de mai jusqu’en novembre ou décembre. Actuellement, de nous confier le président de l’entreprise, M. Simon Plourde, la compagnie étudie la possibilité de diversifier sa production. Il est notamment question d’équiper la scierie pour la transformation du tremble, ce qui éliminerait la production de lattes. Ce projet n’est toutefois qu’à l’étude et aucune décision finale n’a été prise. » (Fin du texte cité)

 

 

Doc 1991A. Festivités du 125e anniversaire

Les festivités marquant le 125e anniversaire de l’arrivée du premier curé résident à Saint-Mathieu ont eu lieu du vendredi 12 juillet 1991 au lundi 15 juillet 1991.

 

Voici les membres du comité organisateur :

Président : Adrien Ouellet

Vice-présidente : Claire Pelletier-Ouellet

Secrétaire-trésorier : Alain Leclerc

Responsable de la programmation : Murielle T. Plourde

Responsable de l’alimentation : Lorenzo Beaulieu

Responsable des activités financières et des éléments promotionnels : Gertrude Dionne

Coordonnatrice : Michèle Lafontaine

Responsable de l’aménagement : Régent Anctil

Responsable de la publicité : Pâquerette Théberge

Responsable du protocole : M. le curé Eugène Chouinard

 

À cette occasion, Le Courrier de Trois-Pistoles a publié un encart de 12 pages commandité par les organismes publics, les commerces et les propriétaires de fermes de Saint-Mathieu-de-Rioux. La liste a été publiée dans l’article 2985 de ce blogue.

 

Le programme des activités du 125e anniversaire est explicité dans la monographie Saint-Mathieu-de-Rioux raconte son histoire aux pages 263 et 264. Il a été à peu près similaire à celui du centenaire 25 ans plus tôt, les activités ayant lieu pendant une fin de semaine. Au contraire, le programme du 150e anniversaire s’est étendu sur toute l’année 2016 et comportait 36 activités.

 

Il est intéressant de comparer le coût des banquets lors de ces festivités.

• Centenaire en 1966. Il en coûte 2,50 $ pour un souper à la salle paroissiale le samedi.

• 125e anniversaire en 1991. Il en coûte 9 $ pour un souper canadien le samedi à la salle de l’Âge d’or et le même montant pour le brunch du dimanche.

• 150e anniversaire en 2016. Il en coûte 15 $ pour un souper canadien le samedi sous le chapiteau et 20 $ pour un souper méchoui le dimanche.

 

Jusqu’à ce jour, dans l’histoire de Saint-Mathieu-de-Rioux, ce sont les trois seules années où la paroisse a souligné un anniversaire par des festivités.

 

 

Doc 1991B. Spectacle historique en 1991

Le 13 juillet 1991, un spectacle touchant à l’histoire de Saint-Mathieu-de-Rioux a été présenté à la salle municipale dans le cadre du 125e anniversaire de la paroisse. La réalisatrice du spectacle était Claire Pelletier, épouse de Mathieu Ouellet. On m’a confié la tâche d’écrire les textes et d’être l’animateur de la soirée. Le mot de bienvenue fut donné par monsieur Adrien Ouellet, président des Fêtes. Voici le prologue :

 

Prologue

Mesdames et messieurs,

Si nous sommes ici, ce soir, c'est pour nous rappeler. C'est pour rapprocher le présent et le passé. C'est pour nous souvenir de nos racines. L'histoire de Saint-Mathieu, c'est notre histoire. Elle a été marquée par de nombreux hommes et de nombreuses femmes qui y ont imprimé leurs marques ; qui ont trimé dur dans différents métiers ; qui ont aimé ; qui ont pleuré ; qui ont éduqué ; qui ont laissé une postérité pour continuer leur œuvre.

 

Cette histoire continue d'être marquée par nos concitoyens et concitoyennes d'adoption qui ont choisi Saint-Mathieu pour son sens de l'accueil, pour son rythme de vie paisible, pour la qualité de ses citoyens, pour son site enchanteur. L'histoire de Saint-Mathieu continuera, sans aucun doute, d'être marquée par ces gens qui y laisseront une postérité. Ainsi cette paroisse qui, dans le passé, a été reconnue comme très dynamique continuera d'afficher ses talents, d'innover, de fraterniser et de vivre une vie que bien des citadins lui envient.

 

Cette soirée historique a été conçue pour permettre à tous les citoyens de Saint-Mathieu, anciens et actuels, de vibrer ensemble au rythme de l'évolution de la paroisse, de revivre quelque peu ses misères et ses grandeurs. Elle devrait favoriser une plus grande cohésion des énergies de toutes ces personnes qui partagent le même territoire.

 

Au départ, Saint-Mathieu a été une paroisse essentiellement agricole. Les services se sont ajoutés pour soutenir les défricheurs et leurs familles. Puis, peu à peu des industries se sont implantées, faisant de Saint-Mathieu une paroisse mi agricole, mi industrielle. Plus tard, l'agriculture a commencé à décliner, les industries aussi, si bien qu'aujourd'hui Saint-Mathieu a subi une profonde mutation. Tout en conservant sa vocation agricole, elle a développé un volet touristique qui donne à cette paroisse une fraîcheur nouvelle.

 

Tout au long de cette soirée historique, vous pourrez voir le présent rencontrer le passé et fraterniser. Les figurants choisis pour représenter nos personnages de l'époque sont d'anciens résidents de Saint-Mathieu, des résidents actuels et même des descendants de ces illustres personnages.

 

Les textes de cette soirée ont été largement puisés dans l’album-souvenir préparé à l'occasion du centenaire de Saint-Mathieu en 1966. Permettez-moi de remercier les gens de Saint-Mathieu qui ont collaboré avec moi à la rédaction de cet album-souvenir :

 

- Clovis Théberge, qui a rédigé la biographie des prêtres natifs de Saint-Mathieu ;

- Maurice Théberge, qui a préparé des notes sur la chorale de Saint-Mathieu ;

- Paul Plourde, qui a raconté l'évolution de l'agriculture ;

- Gérard Ouellet et Adrien Ouellet, qui ont rédigé l'histoire du mouvement coopératif ;

- Fernand Dionne, qui a relaté l'histoire de l'entreprise Dionne et Dionne ;

- Alain Dionne, qui a brossé l'évolution du Coffret d'écolier à Saint-Mathieu.

 

Cette soirée historique sera illustrée en 12 tableaux accompagnés de chants et de musique. La conception des tableaux vivants est due à Madame Claire Pelletier, fondatrice de la Fondation Célina Bérubé. Elle vous présentera à l'instant un court texte faisant office d'introduction de cette soirée.

 

[Mot de présentation de madame Claire Pelletier]

 

Tableau 1. Le patron de la paroisse

Quand Michel Jean s'aventura dans les concessions de Saint-Simon en 1830, il était certainement loin de se douter que 28 ans plus tard, une nouvelle paroisse naîtrait. Le révérend Germain-Siméon Marteau, qui était à l'époque curé de Saint-Simon, proposa le nom de saint Jude pour cette paroisse. Il justifiait son choix par le fait que saint Jude était un compagnon de saint Simon. Toutefois, l'évêque de Québec, Mgr Charles-François Baillargeon, décida que le patron serait saint Mathieu.

 

[Présentation de saint Mathieu personnifié par Donald Hardy]

 

[Lecture du texte Vous nos ancêtres, que vous êtes beaux par Caroline Beaulieu, fille de Marius Beaulieu et de Carmelle Caron]

 

[Chant de bienvenue Mon Dieu, bénissez cette fête]

 

Tableau 2. Les débuts de Saint-Mathieu

Les premiers habitants de la paroisse furent des Micmacs et des Malécites. Ils vivaient de chasse et de pêche. Ils étaient établis sur la pointe de terre qui s'avance dans les eaux au sud-est du lac Saint-Mathieu. Cette pointe fut d'ailleurs appelée Cimetière des Sauvages ou Pointe-à-la-Croix car, semble-t-il, quelques amérindiens ont été enterrés à cet endroit.

 

Les Micmacs et les Malécites ne défrichèrent que de petits morceaux de terre. Ils avaient fait un petit jardin sur la pointe de terre où fut construit le moulin à farine près de la Rivière Neigette. À l'époque, cette pointe fut appelée Jardin des Sauvages.

 

Déjà en 1829, le curé de Trois-Pistoles acheta au centre de la paroisse actuelle un lopin de terre de 10 arpents de front. Le révérend Édouard Faucher songeait alors à l'érection d'une nouvelle paroisse.

 

En 1830, Michel Jean, venant de Saint-Simon, s'est établi ici. Michel Jean, qui était né à Saint-Jean-Port-Joli le 19 février 1794 et qui était maçon de métier, s'est établi sur une terre située à huit arpents à l'ouest de l'église actuelle. Vers 1858, il était alors sexagénaire, il déménagea au rang 4 sur la terre appartenant aujourd'hui à Edmond Dionne.

 

La première terre défrichée par ce pionnier fut vendue à Étienne Ouellet. Elle fut par la suite cédée de père en fils : François, Philippe et Laurent. Ce dernier la céda à Gilles Ouellet, fils de Dominique et de Laura Vaillancourt. Gilles Ouellet est de la cinquième génération d'Étienne Ouellet.

 

Dès son arrivée, Michel Jean travailla avec acharnement à défricher son lot. Il était accompagné de sa seconde épouse, Sophie Bergeron, et de ses trois enfants du premier mariage : Melchior, Restitute et Élisabeth. Narcisse est le premier de la lignée à être né à Saint-Mathieu et à y donner une postérité.

 

Michel Jean traça un sentier sur sa terre pour se rendre à Saint-Simon. Ce sentier devint la route principale et fut appelée jusqu'à sa disparition route à Michel Jean. Il remontait aussi le cours du lac pour aller quérir des provisions aux Trois-Pistoles. Peu à peu, commença un mouvement de colonisation vers Saint-Mathieu. À l'époque, des dissensions profondes secouaient Trois-Pistoles. La localisation de l'église avait amené une guerre ouverte entre deux clans. On peut penser que ces dissensions aient influencé Michel Jean à établir une voie de communication terrestre avec Saint-Simon au lieu de Trois-Pistoles.

 

En 1852, les habitants de la paroisse demandent une chapelle. Pendant six ans, ils doivent faire requêtes sur requêtes. En 1853, ils demandent d'ériger les rangs 3, 4, 5 et 6 en paroisse. En 1855, puis en 1857, ils demandent à nouveau leur chapelle. La paroisse est finalement érigée en 1858.

 

Les paroissiens demandent de nouveau à l'évêque la permission de bâtir une chapelle et un presbytère. Une assemblée des paroissiens a lieu avec le curé de l'Isle-Verte chez Louis Parent, grand-père de Mgr Charles-Eugène Parent. La chapelle fut fixée sur la terre d'Élie Dionne, aujourd'hui Jude Dionne et une croix fut plantée à cet endroit. Jude Dionne, qui est le fils de Georges Dionne et de Jeanne Lavoie, est l'arrière-petit-fils d'Élie Dionne.

 

Une majorité de paroissiens font part de leur opposition à l'évêque, alléguant que le site n'est pas au centre de la paroisse. Le curé de Saint-Simon s'en mêle et parvient à obtenir gratuitement de Louis Parent et Eucher Thibault chacun un arpent de terre. L'évêque accepte cette dernière proposition. Mais, lorsque son Grand-Vicaire, le révérend Cazeau, visite la paroisse en juillet 1859, il trouve le site impropre à la construction d'une chapelle et choisit plutôt la terre voisine appartenant à Ovide Thibault.

 

La plupart des gens de Saint-Mathieu ont déjà entendu parler de ce qu'on appelle l'histoire des croix. Voici ce que raconte le révérend Antoine Chouinard à ce sujet :

 

« Ce non-accord du curé de l'Isle-Verte et du curé de Saint-Simon créa une division. Deux croix avaient été plantées par les deux délégués et les partisans des deux sites les défendaient de leur mieux. La croix plantée sur le terrain d'Élie Dionne fut arrachée par un nommé Stanislas Roy dit Lauzier, lequel mourut bien misérablement d'un coup de pied dans l'abdomen dans une rixe. La croix plantée à l'endroit actuel fut arrachée par Henri Lagacé, lequel eut la main brisée par un crochet de fer. Toutes ces intriques se passaient dans l'automne de 1860. » (En réalité, c’est en 1859.)

 

[Chant : Un enfant, ça fait chanter]

 

[Scène : Le couple Michel Jean]

 

Le pionnier Michel Jean mérite qu'on souligne de façon spéciale son acharnement et son labeur. Michel Jean est représenté par Olivier Jean, fils d'Urbain Jean et de Lucette Chénard. Olivier est de la sixième génération de Michel Jean. L'épouse du pionnier, Sophie Bergeron, est représentée par Cynthia Beaulieu, fille de Marius Beaulieu et de Carmelle Caron. Michel Jean et son épouse vont recevoir une poignée de mains du couple de la paroisse le plus ancien en âge, Monsieur Edmond Jean et madame Laure Théberge. Coïncidence, Michel Jean est l'arrière-grand-père d’Edmond Jean.

 

Depuis 125 ans, des centaines de mariages ont été célébrés dans l'église de Saint-Mathieu. Pour se remémorer ces événements, rendons hommage au couple le plus jeune de la paroisse et au couple le plus ancien. Le couple le plus jeune est Jean-Marie Ouellet, fils de Roland Ouellet et de Marie-Ange Bernier, et Andréanne Ouellet, fille de Gervais Ouellet et de Jeannine Berger. Ils se sont épousés le 5 juillet 1991. Le couple le plus ancien est monsieur Léo Théberge et madame Lucie D'Auteuil. Ils se sont mariés le 16 juillet 1930. Ils auront donc 61 ans de vie commune dans trois jours. N'est-ce pas merveilleux?

 

Rendons un hommage particulier à la doyenne de la paroisse, madame Marie-Rose Gagné qui est née le 9 août 1898. Madame Gagné avait épousé monsieur Charles Plourde en 1921. De leur union, naquirent 10 enfants dont Paul Plourde, agronome.

 

Rendons également un hommage particulier au doyen de la paroisse, monsieur Edmond Dionne qui est né le 23 août 1903. Il aura donc 88 ans le mois prochain. Monsieur Dionne avait épousé Valentine Jean en 1926. Cette dernière est une descendante de Michel Jean. De leur union, naquirent 12 enfants dont l'abbé Rosaire Dionne qui a rendu de nombreux services à la paroisse.

 

[Entrevue avec madame Edmond Jean (Laure Théberge)]

 

[Chanson : Les souvenirs de nos vingt ans]

 

Tableau 3. Le premier curé

En 1861, la chapelle est bénite. C'est le curé Marceau de Saint-Simon qui est chargé de desservir la paroisse. Il vient faire les offices une fois par mois. La fabrique achète une cloche en 1862. Le 18 août 1865, la paroisse reçoit son décret d'érection civile. Elle sera connue sous le nom de Saint-Mathieu-de-Rioux, en mémoire du premier seigneur-colon Nicolas Rioux.

 

En 1863, les paroissiens demandent à l'évêque un curé résident. Ce n'est qu'en 1866, que leur désir est réalisé. Le révérend Antoine Chouinard, né à St-Jean-Port-Joli en 1838, devient le premier curé ayant résidence à Saint-Mathieu. Coïncidence, il est natif de Saint-Jean-Port-Joli tout comme Michel Jean. Autre coïncidence, le curé actuel porte le même nom de famille.

 

La prise en charge de la paroisse par un curé résident s'avérait importante pour les 785 âmes de Saint-Mathieu. Cela signifiait des services religieux plus près de leur domicile, un support de tous les instants du prêtre et l'ouverture des registres paroissiaux.

 

Comme les travaux de la construction de l'église n'avançaient pas à cause de dissensions, Mgr Langevin, alors évêque de Rimouski, retira le révérend Antoine Chouinard en 1871. Voici maintenant les noms des curés qui lui ont succédé :

 

Deuxième curé : Joseph-Octave Béland. Il est desservant pendant quelques mois avec résidence à Saint-Simon. Ce n'est que le 8 février 1872 qu’il prend possession de sa cure.

 

Troisième curé : Antoine-Cyprien Lebel. À son arrivée en 1874, la population comprend 1086 âmes. Il n'y a pas encore de village.

 

Les autres noms des curés sont dans l'ordre : Thomas Gravel, Hermel Tremblay, Réal Cayouette, Delphis-Salomon Giguère, Joseph Gauvin, Charles Pelletier, Louis-Joseph Lavoie, Alfred Bérubé, Gérard Cayouette, Alfred Gagnon, Lucien Roy, Stanislas Gauvin, Wilbrod Blanchet, Gabriel Langlois et le dix-huitième curé, Eugène Chouinard, qui est curé de Saint-Mathieu depuis 1981.

 

Nous invitons monsieur le curé Eugène Chouinard à venir sur la scène donner la main au premier curé de Saint-Mathieu, son homonyme Antoine. Le révérend Antoine Chouinard est personnifié par Philippe Dumais, fils de Robert Dumais et de Lorraine Berthelot.

 

Pour souligner ses dix ans de service et de dévouement à la paroisse de Saint-Mathieu, la municipalité est heureuse de lui remettre un souvenir.

 

[Mot du révérend Antoine Chouinard à l'intention de Mgr Gilles Ouellet, évêque actuel du diocèse de Rimouski]

 

Au cours de toutes ces années, des citoyens de Saint-Mathieu ont démontré un courage exemplaire, une foi indéfectible et un attachement profond à l'Église. En particulier, quatre de nos concitoyens ont été décorés de la Croix Saint-Germain par Mgr Georges Courchesne en 1949. Ce sont : madame Ernest Dionne, née Odila Vaillancourt, madame Louis Parent, née Marie Lavoie, monsieur J-Émile Ouellet et madame Ouellet, née Célina Bérubé.

 

[Chant du Magnificat]

 

Tableau 4. La première communion

Chacun a un souvenir personnel de sa première communion : costumes spéciaux, voiles, brassards, obligation de ne pas manger et de ne pas boire après minuit. Ordinairement, à six ans, après quelques leçons de catéchisme visant à donner des connaissances de base et une première confession, l'enfant était appelé à communier pour la première fois. Ces cérémonies étaient pour la paroisse et pour les enfants des événements importants.

 

Plus tard, après avoir marché au catéchisme, comme on le disait à l'époque, les enfants étaient admis à la confirmation qui coïncidait avec la visite de l'évêque du diocèse. En 1869, Mgr Jean Langevin, premier évêque de Rimouski depuis deux ans, vint donner la confirmation à 100 enfants : 48 garçons et 52 filles. Voici, parmi eux, les noms de quatre enfants :

 

Pierre, fils de Damase Devost et d'Éléonore Landry

Alphonse, fils d'Élie Dionne et d'Archange Jean

Ursule, fille d'Éloi Plourde et d'Euphémie Bélanger

Anne, fille de Narcisse Ouellet et d’Hortense Lagacé.

 

[Scène : Un garçon et une fille en costume de première communion]

 

[J'engageai ma promesse au baptême]

 

[Souvenirs d'un vieillard avec monsieur Louis-Jacques Beaulieu]

 

Tableau 5. Conventum des religieux

La paroisse de Saint-Mathieu-de-Rioux a longtemps été considérée comme un réservoir important de vocations religieuses. En particulier, plusieurs hommes ont choisi de donner des services à l'Église soit pour une période déterminée, soit toute leur vie. Ce soir, ils se sont rassemblés pour leur conventum.

 

Il nous faut d'abord mentionner un des fils de la paroisse le plus illustre : un ancien archevêque de Rimouski, Mgr Charles-Eugène Parent. Mgr Parent, qui a présidé aux fêtes du centenaire en 1966, était le fils de Louis Parent et de Marie Lavoie. Trois-Pistoles, qui l'a vu naître, aurait bien voulu le considérer comme son fils. Mais, Mgr Parent sentait plus d'affinité avec Saint-Mathieu, vu qu'il y avait vécu son enfance et que sa famille proche s'y était installée. Il a d'ailleurs écrit, à la suite des fêtes du centenaire, un petit livre Échos du centenaire. Il a également préparé la généalogie des familles originaires de Saint-Mathieu qui étaient associées à la famille Louis Parent.

 

Voici le nom des prêtres et religieux natifs de Saint-Mathieu :

• Georges Rioux, né en 1889, fils de Georges-Alphonse Rioux et d'Alphonsine Dubé.

• Hermel Pelletier, né en 1897, fils de Thomas Pelletier et d'Anna Lévesque. Hermel Pelletier est le premier fils de la paroisse à recevoir le sacerdoce à Saint-Mathieu en 1931.

• Paul-Roland Belzile, né en 1906, fils d'Alfred Belzile et d'Eugénie Lebel.

• Amédée Chouinard, né en 1911, fils d’Honoré Chouinard et de Caroline Lagacé.

• Paul-Émile Ouellet, né en 1914, fils de J.-Émile Ouellet et de Célina Bérubé.

• Léonard Parent, né en 1920, fils de Louis Parent et de Marie Lavoie.

• Roland Rioux, né en 1920, fils de Félix Rioux et d'Alice Lagacé.

• Mathieu Ouellet, né en 1921, fils de J.-Émile Ouellet et de Célina Bérubé.

• Ulric Ouellet, né en 1923, fils de J.-Émile Ouellet et de Célina Bérubé.

• Rosaire Dionne, né en 1929, fils d'Edmond Dionne et de Valentine Jean.

• Clovis Devost, né en 1932, fils d'Eugène Devost et d'Agnès Berger.

• Arthur Beaulieu, né en 1937, fils de Joseph-Luc Beaulieu et d'Yvonne Lagacé.

• Clovis Théberge, né en 1939, fils de Léo Théberge et de Lucie D'Auteuil.

• Wilbrod Dionne, né en 1940, fils de Désiré Dionne et d'Alice Caron.

 

[Scène : un conventum de religieux]

 

[Franchis le sanctuaire et Tantum ergo]

 

Tableau 6. Conventum des religieuses

La paroisse de Saint-Mathieu a donné à l'Église pas moins de 35 religieuses dans 11 congrégations différentes. Celles qui ont accueilli le plus de jeunes filles de Saint-Mathieu sont les Sœurs de la Charité de Québec, les Sœurs de la Miséricorde et les Sœurs du Saint-Rosaire. Toutes ces religieuses se réunissent ce soir. Pour ne pas oublier leur courage et leur abnégation, parmi elles, citons celles qui sont nées avant 1900.

 

Religieuses de la Charité de Québec

• Florida Dionne, née en 1879, fille d’Évangéliste Dionne et de Floride Lebel.

• Vitaline Parent, née en 1880, fille de François Parent et d'Emma Dionne.

• Joséphine Parent, née en 1884, sœur de Vitaline.

• Aimée-Stella Dionne, née en 1884, fille de Gonzague Dionne et de Marie Parent.

 

Religieuses de la Miséricorde

• Marie-Céline Rousseau, née en 1884, fille de Ferdinand Rousseau et de Léocadie Lagacé.

• Marie-Cédulie D'Amours, née en 1893, fille de Magloire D'Amours et de Victoire Lagacé.

• Rose D'Amours, née en 1894, sœur de Marie-Cédulie.

 

Religieuse du Bon-Pasteur

• Rose-Anne Plourde, née en 1891, fille de Wilfrid Plourde et d'Adèle Rousseau.

 

[Un conventum de religieuses]

 

[De concert avec les anges]

 

Tableau 7. Colloque sur l'agriculture

En 1877, soit 47 ans après l'arrivée du premier colon défricheur Michel Jean, la paroisse de Saint-Mathieu comptait 90 cultivateurs. Ce nombre a augmenté à 159 en 1886, soit le maximum atteint. Il y a exactement 100 ans, en 1891, 122 cultivateurs occupaient près de 6000 âcres en terre défrichée. Le nombre de cultivateurs a continuellement baissé dans les années subséquentes. Ainsi, en 1921, il y avait 87 cultivateurs et en 1961, il en restait 78. Aujourd'hui en 1991, on retrouve 15 fermes, dont 13 fermes laitières.

 

Jusqu'en 1930, l'agriculture visait la subsistance des familles. Par la suite, cette agriculture a évolué pour devenir commerciale. En 1961, la paroisse de Saint-Mathieu se situait au quatrième rang dans le comté de Rimouski pour la vente de ses produits agricoles.

 

En 1921, les habitants s'adonnent à l'agriculture, développent tout particulièrement l'industrie laitière, la culture de la pomme de terre, l'aviculture et l'élevage d'animaux de boucherie. Il est intéressant de considérer les statistiques de 1921 à cet égard.

 

Les 87 fermes possèdent

• 749 vaches laitières, soit environ 9 têtes par ferme

• 582 bovins, soit une moyenne de 7 par ferme

• 1463 moutons, une moyenne de 17 par ferme,

• 967 porcs, une moyenne de 11 par ferme,

• 2074 volailles, une moyenne de 24 par ferme,

• 227 chevaux, une moyenne de 3 chevaux par ferme.

 

Comme la production laitière constituait la base de l'agriculture, les cultivateurs formèrent en 1891 une société pour l'exploitation d'une beurrerie à Saint-Mathieu. Étienne Ouellet, Jean-Baptiste Dionne et Édouard Lagacé en furent les premiers directeurs. Le curé de l'époque, Hermel Tremblay, en était le secrétaire-trésorier.

 

En 1900, Alfred Belzile achète la beurrerie. En 1937, elle est vendue à son fils, Gérard Belzile. Jusqu'en 1949, la beurrerie faisait l’écrémage du lait. À ce moment, elle commence à ne recevoir que de la crème. Il en coûtait à l'époque quatre cents pour fabriquer une livre de beurre.

 

L'exploitation des boisés de ferme fut aussi une source importante de revenus d'appoint. Les industries du sciage et des boîtes à beurre de Saint-Mathieu ont procuré aux cultivateurs un marché pour les produits de la forêt. L'exploitation des érablières a également contribué à la stabilité économique de la paroisse.

 

[Une réunion de l'UCC, puis de l'UPA]

 

Depuis près de cent ans, le mouvement coopératif a été très actif à Saint-Mathieu. Dès 1898, un premier cercle agricole voit le jour. Trente-et-un ans plus tard, en 1929, un premier cercle de l'UCC (Union catholique des cultivateurs) est fondé, sous l'instigation du curé Giguère et d'Alfred Belzile, propriétaire de la beurrerie. Ce dernier en devient président. Thomas Lagacé en est le vice-président et J.-Émile Ouellet, le secrétaire-trésorier. Le cercle compte sept membres actifs. Les premières années furent difficiles. En 1930, le cercle ne comptait plus qu'un membre actif : Elzéar Lagacé. Dans les années qui ont suivi, l'UCC fut très active. Elle a été remplacée plus tard par l'UPA.

 

[Credo du paysan]

 

Tableau 8. La Caisse Populaire

À partir de 1931, sous l'instigation du curé Gauvin, l'UCC se met vraiment en marche. Parmi les réalisations du mouvement coopératif, mentionnons :

• la fondation de la Caisse populaire Desjardins, en 1937

• la fondation du syndicat coopératif de l'UCC en 1938, une coopérative d'achats et de ventes d'animaux

• la fondation du syndicat coopératif de transformation en 1939, une coopérative qui opère un service de moulure et de criblage des grains, puis plus tard un service de machineries agricoles

• la fondation de la Familiale Saint-Mathieu, en 1942, une coopérative de consommation qui opère un magasin général comprenant épicerie, boucherie, quincaillerie et mercerie

• la construction d'un édifice pour la Caisse Populaire en 1944.

 

Parmi les réalisations du mouvement coopératif, la fondation d'une Caisse populaire s'avéra d'une grande importance. La gestion de l'argent des citoyens de Saint-Mathieu se faisait ici et permettait un réinvestissement sur place. Gérard Ouellet, fils de J.-Émile Ouellet et de Célina Bérubé, est considéré comme le fondateur de la Caisse populaire. Il en fut d'ailleurs le premier gérant. En 1962, soit 25 ans après sa fondation, la Caisse populaire avait déjà un chiffre d'affaires de 800 000 dollars.

 

[Scène : Transactions à la Caisse Populaire]

 

Le gérant actuel de la Caisse populaire, Alain Leclerc, va venir donner la main au fondateur de la Caisse, Gérard Ouellet, représenté par Henri Ouellet, fils d'Émile Ouellet et de Thérèse Viel. Henri Ouellet est le petit-fils de Gérard Ouellet.

 

Profitons du moment pour mentionner que Gérard Ouellet a été député au Parlement d'Ottawa de 1963 à 1965. Deux autres fils de Saint-Mathieu ont été députés, mais cette fois à Québec : Albert Dionne, fils de Gonzague Dionne et de Délima Rioux, fut député de Rimouski de 1956 à 1966. Robert Théberge, fils de Jean Théberge et de Marie Dumont, fut député de Chambly de 1956 à 1961.

 

Tableau 9. École du village et écoles rurales

À mesure que les rangs accueillaient des défricheurs, des écoles étaient implantées. La localisation de ces écoles causait parfois des frictions et des discordes. Les écoles de rang étaient à divisions multiples, c'est-à-dire qu'on retrouvait dans la même classe tous les enfants d'un même rang de la première à la septième année. L'école du village, à cause du nombre d'écoliers, pouvait avoir des classes pour un ou deux degrés et dispenser jusqu'à la neuvième année.

 

La première assemblée de la commission scolaire de Saint-Mathieu a lieu le 31 décembre 1869. Le président est le curé Antoine Chouinard. Les commissaires sont Georges Parent, Édouard Bérubé et Barthélémy Dandurand. Le secrétaire-trésorier est Théophile Lévesque.

 

En 1870, à Saint-Mathieu, il y a quatre classes. Quatre institutrices se partagent la tâche : Geneviève Rousseau, Marie Sirois, Eugénie Chamberland et Élisabeth Cloutier. Pendant toutes ces années, des centaines de jeunes filles vont étudier à l'extérieur pour recevoir un brevet d'enseignement, appelé selon les époques, brevet d'école élémentaire, brevet d'école modèle, brevet d'académie, brevet C, brevet B, brevet A. Elles reviennent dans leur paroisse natale pour fournir l'instruction aux enfants d'ici.

 

En 1879, le plus haut montant en taxes scolaires est payé par Léandre Dévost, soit 9,51 dollars. Le plus bas montant, soit 2 cents, est versé par François Parent.

 

Les commissaires ont la charge d'entretenir leur école et de rechercher la perle rare. Le recrutement est parfois difficile et certaines écoles de rang n'arrivent pas à ouvrir leur porte le premier mardi de septembre. Il faut dire aussi que la femme en se mariant n'avait plus le droit d'enseigner.

 

L'arrivée, en 1943, des deux premières religieuses du Saint-Rosaire à l'école du village, dans ce contexte, fut accueillie avec une grande satisfaction.

 

[Scène : Une classe d'autrefois. Madame Denise Mimeault donne la main à la première institutrice de Saint-Mathieu, représentée par Nancy Gaudreault, fille de Roland Gaudreault et de Denise Mimeault.]

 

[Entrevue avec monsieur Réal Dionne]

 

Tableau 10. Le conseil municipal

La première assemblée du conseil municipal eut lieu le 4 mars 1872. Le premier maire fut Joseph Bélanger. Les conseillers étaient : Jean-Baptiste Michaud, Ignace Lévesque, Vital Rousseau, Édouard Bélanger, Majorique Rousseau et François Paradis. Le secrétaire-trésorier était Théophile Lévesque.

 

C'est monsieur Onésime Dionne qui fut maire le plus longtemps, soit 20 ans, de 1937 à 1957. Du côté des secrétaires-trésoriers, c'est Monsieur Léo Théberge qui a rempli cette fonction le plus longtemps, soit 31 ans, de 1942 à 1973.

 

De 1872 à 1966, vingt mandats de maires ont été remplis. Voici les noms des maires qui ont succédé à Joseph Bélanger : Jules Lapointe, Venant Plourde, Léandre Devost, Joseph Jean, Alphonse Dionne, Michel Parent, François Vaillancourt, Jean St-Pierre, Cyprien Plourde, Octave Boucher, Ferdinand Jean, Georges Caron, Antoine Dionne, Alfred Belzile, Onésime Dionne (préfet de comté de 1949 à 1957), Réal Dionne, Jean-Eudes Dionne, Georges Théberge, Simon Plourde et Kenneth Ogilvie depuis 1989.

 

[Scène : La première réunion du conseil municipal]

 

Le maire actuel, monsieur Kenneth Ogilvie, qui cultive à Saint-Mathieu depuis 12 ans, est invité à monter sur la scène pour donner la main au premier maire de Saint-Mathieu, Joseph Bélanger. Le premier maire est personnifié par Alexandre Anctil, fils de Réjean Anctil, conseiller municipal, et de Jocelyne Bruneau.

 

Tableau 11. Plein air

Au cours des 30 dernières années, tout comme l'ensemble de la société québécoise, Saint-Mathieu a connu des changements importants. Plusieurs organismes se sont transformés. Une résidence pour personnes âgées a été érigée au centre du village. Le couvent des sœurs du Saint-Rosaire a changé de vocation pour devenir une maison de l'Âge d'or. Des bureaux y ont été aménagés. La Caisse populaire a été relocalisée ; l'ancienne Caisse accueille la Fondation Célina Bérubé. La coopérative a vendu son magasin général. Un système de câblodistribution a été installé au village. Une centrale téléphonique y a été aménagée.

 

Une usine de charbon de bois est en opération, non loin de l'ancienne beurrerie. Les serres Anctil ont vu le jour au quatrième rang de la paroisse.

 

Le plus grand changement est, sans aucun doute, le développement accéléré de l'aspect touristique. Cela s'est fait particulièrement par une plus grande exploitation du lac Saint-Mathieu : centre de plein air, constructions de chalets, mise en place de services de restauration et d'hôtellerie, organisation du festival Aqua-Mont, développement de sports comme le ski alpin, le ski de fond, le ski nautique, la voile, le camping, etc. On compte 250 chalets autour du lac Saint-Mathieu.

 

Mentionnons aussi la mise sur pied d'un golf, le golf des Appalaches, et d'un centre d'accueil Le Gîte du passant. Les touristes constituent un apport important dans l'économie de la paroisse. La moitié des taxes municipales perçues provient de l'infrastructure touristique.

 

[Scène d'été : Lorenzo Beaulieu donne la main aux touristes d'été]

 

[Scène d'hiver : Dave Gagnon, directeur de la base Plein air, donne la main aux skieurs]

 

[Message de l'association des Jean d'Amérique livré par monsieur Ghislain Jean]

 

["Mon beau sapin"]

 

Tableau 12. Épilogue

Voilà ce que la paroisse de Saint-Mathieu a été depuis 1830. Nous aurions pu davantage citer des événements et des personnes qui ont façonné cette paroisse. En effet, nos ancêtres, des milliers de personnes, hommes et femmes, ont trimé dans des conditions parfois pénibles depuis 161 ans pour nous léguer ce beau coin de pays : notre héritage. Chacun à sa façon, ils ont défriché, ils ont développé des petites entreprises, ayant à cœur la qualité de vie de leurs concitoyens et de leur postérité. Plusieurs familles auraient sans doute voulu que nous rendions hommage à leurs ancêtres. Il y a tellement de noms que nous aurions pu citer, mais dans le cadre de cette soirée, nous avons dû faire un choix et ne retenir que les faits les plus marquants de la paroisse et de la municipalité.

 

Le 125e anniversaire de l'arrivée du premier curé résident est une occasion unique de fraterniser et de se souvenir. Puissent ces souvenirs inspirer les gestes et projets de nos concitoyens. Saint-Mathieu a toujours joui d'une grande considération dans plusieurs domaines au cours de son histoire. Nous sommes assurés que notre paroisse va maintenir cette considération.

 

En votre nom, je tiens à remercier tous les figurants de cette soirée, les chanteurs et musiciens, de même que tous ceux et celles qui l'ont organisée. Un merci particulier à Madame Claire Pelletier qui a assuré la production et la mise en scène.

 

Pour clore cette soirée, vous entendrez maintenant monsieur Adrien Ouellet, le président des Fêtes, dont nous tenons à souligner le dévouement et le dynamisme.

 

["Aux chants de ma reconnaissance"]. n

 

 

Doc 1991C. Commanditaires au 125e

En 1991, Saint-Mathieu-de-Rioux fête son 125e anniversaire. À cette occasion, le Courrier de Trois-Pistoles publie un encart de 12 pages. Des commanditaires de Saint-Mathieu annoncent dans ces pages. En voici la liste :

• Fabrique de Saint-Mathieu

• Municipalité de Saint-Mathieu dont le maire est Kenneth Ogilvie. Les conseillers sont : Marc-André Jean, Marie-Anne Paradis, Jeanine D’Amours Ouellet, Yvette O. Ouellet, François Houle et Régent Anctil. La secrétaire-trésorière est Michelle Lafontaine.

• AFEAS

• Comité des loisirs Fleur de Lys

• Club de l’Âge d’or, Les Bons Amis

• Fondation Célina Bérubé

• Ambulance Saint-Jean dont le surintendant est Lionel Lagacé

• Caisse populaire dont le directeur est Alain Leclerc

• Association pour la protection du lac Saint-Mathieu

• Ferme du lac, dont le propriétaire est Edmond Dionne

• Ferme du Rocail, propriété de Denise et Réjean Lagacé

• Ferme KLO, propriété de Kenneth et Linda Ogilvie et ayant un service de moissonneuse-batteuse

• Ferme Masika, propriété de Marie et Charles Pelletier

• Ferme des Sentiers, propriété de Claude et Laurie Thibault

• Serres Les Grands Vents

• Marché de chez-nous dont les propriétaires sont André et Denise

• Club Appalaches

• Produits forestiers Basques

• Société d’exploitation des ressources des Basques

• Autobus Richard Jean, propriété de Denis Rouleau

• Quincaillerie Dionne

• Simon Plourde, commerce d’animaux et vente de matériel de sucrerie

• Auberge 4-Saisons, propriété de Lorenzo et Noëlla

• Hôtel Relais du Lac et Transport Raynald Beaulieu

• Taxi Paul Lafontaine

• Électriciens Roger Desjardins dont le représentant est Jean-Maurice Rioux

• Garage Michel Vaillancourt

 

 

Doc 1991D. Texte de Rosaire Dionne

Sous le titre « Saint-Mathieu se fait hôte », l’abbé Rosaire Dionne a publié un article dans le Courrier de Trois-Pistoles en 1991, soit lors du 125e anniversaire de Saint-Mathieu-de-Rioux. Voici ce texte :

 

« Le 125e anniversaire de Saint-Mathieu réveille des souvenirs et suscite des initiatives. Les gens de la paroisse ont la mémoire en fête, le cœur à l’hospitalité et l’esprit aux activités.

 

L’enracinement des Anciens, face au lac ou à la montagne sur une terre revêche souvent, nous a laissé une capacité de renouvellement et de permanence.

 

Quand je pense aux grandes familles de mon enfance : les Ouellet, Fournier, Rousseau, Théberge, Rioux, Beaulieu, Parent, Bérubé, Jean, D’Auteuil, Lagacé, Boulanger, etc., je revois des hommes et des femmes de la race et de la qualité des pionniers. Hommage soit rendu à tous ces bâtisseurs grâce au dynamisme du Comité du 125e.

 

Le doyen actuel, Edmond Dionne, est de la même étoffe que ceux et celles de sa génération. Il a fait ce qu’il avait à faire avec Valentine Jean, son épouse de regrettée mémoire, tout autant déterminée et compromise que lui pour l’impérissable. Je les ai toujours considérés comme des équilibristes de l’impossible. La Ferme du lac Enr. témoigne de leur travail depuis 1926. Il s’agit d’une propriété de 220 hectares dont 180 en forêt et 40 en culture.

 

Vétéran de la forêt en région, mon père a reçu le premier prix de la section Terre à bois dans un concours organisé par l’Association forestière du territoire. En 1970 et en 1974, on lui décerne un certificat de ferme forestière. À l’âge de 80 ans, il réussit à se classer deuxième au concours forestier régional. En 1954, il est troisième au concours de la Médaille d’or du Mérite agricole. Ces distinctions s’accueillent comme une récolte de bonnes choses. Nous pouvons fêter ensemble, mais à chacun de faire sa propre récolte.

 

Sans la fête, en effet, la mémoire n’est que nostalgie et, sans mémoire, la fête n’est que passe-temps. Quand la mémoire va jusqu’au bout d’elle-même, elle fait tellement vivre le passé dans le présent que le présent fait, à son tour, un bond dans l’avenir. Et quand l’avenir est là, la fête peut commencer, fête qui porte déjà des fruits parce qu’elle a toujours ses racines.

 

La liturgie chrétienne ajoute à cette dimension l’anticipation de ce qui un jour ira bien et éclatera comme la bonne nouvelle par excellence. Bonne récolte à notre 125e. » (Fin du texte cité)

Doc 1993. Les nonagénaires

De 1866 à 1993, 35 personnes qui avaient 90 ans et plus ont été inhumées à Saint-Mathieu-de-Rioux. De ce nombre, 18 étaient des hommes et 17 étaient des femmes. Voici la liste répartie en quatre périodes de 32 ans :

 

1866-1897 (5 : 4 hommes, 1 femme)

Jean Marcheterre, époux de Modeste Caron, en 1867 à 90 ans

Jean Gagnon, époux de Sévérine Michaud, en 1871 à 90 ans

Éléonore Thibault, épouse de Léonard Caron, en 1892 à 91 ans

Antoine Ouellet, époux de Geneviève Leclerc, en 1894 à 90 ans

Olivier Carrier, époux de Marie Ouellet, en 1896 à 94 ans

 

1898-1929 (4 : 1 homme, 3 femmes)

Catherine Canuel, épouse d’Octave Dubé, en 1911 à 94 ans

Julienne Lafrance, épouse d’Édouard Bélanger, en 1912 à 93 ans

Clémentine Côté, épouse de Guillaume Rousseau, en 1919 à 90 ans

François Desjardins, époux de Flavie Brillant, en 1924 à 93 ans

 

1930-1961 (7 : 3 hommes, 4 femmes)

Adélina Otis, épouse de Joseph Rousseau, en 1936 à 90 ans

Jean-Baptiste Dionne, époux de Marguerite Gaudreau, en 1936 à 91 ans

Émilie Bélanger, épouse de Séverin Dubé, en 1937 à 90 ans

Marguerite Gaudreau, épouse de Jean-Baptiste Dionne, en 1938 à 93 ans

Édouard Ouellet, époux de Rosalie Chouinard, en 1951 à 93 ans

Victoria Lévesque, épouse de Louis-Joseph Gagnon, en 1956 à 91 ans

Jean-Baptiste Paradis, époux de Géraldine Ouellet, en 1956 à 93 ans

 

1962-1993 (19 : 10 hommes, 9 femmes)

Marie Gagnon-Belzile, épouse de Thomas Jean, en 1963 à 91 ans

Philéas Dubé, époux de Marie Lepage, en 1966 à 98 ans

Désiré Rousseau, époux de Claudia Lavoie et Clara Berger, en 1973 à 94 ans

Victor Rousseau, fils d’Édouard Rousseau et d’Aurélie Chassé, en 1981 à 90 ans

Célina Bérubé, épouse de J.-Émile Ouellet, en 1982 à 92 ans

Victor Bélanger, fils de Cyprien Bélanger et de Marie-Louise Boulanger, en 1983 à 93 ans

Émile Plourde, époux de Caroline Rousseau, en 1984 à 94 ans

Delphis Plourde, fils de Joseph Plourde et de Victoria Lévesque, en 1985 à 92 ans

Ludger Ouellet, époux de Claudia Caron, en 1986 à 90 ans

Joseph Vaillancourt, époux de Marie Couturier, en 1988 à 94 ans

Clarina Parent, épouse de Charles Boulanger, en 1989 à 92 ans

Georges Rousseau, époux de Marie-Rose Boulanger, en 1989 à 92 ans

Diana Dubé, épouse de Paul Parent, en 1990 à 94 ans

Aimée Ouellet, épouse d’Alfred Bérubé, en 1990 à 93 ans

Imelda Bélanger, épouse d’Évariste Parent, en 1992 à 92 ans

Léa Bélanger, épouse de Joseph Rioux, en 1992 à 92 ans

Rose Gagné, épouse de Charles Plourde, en 1992 à 94 ans

Cyrice Bélanger, époux de Marie-Laure Lagacé, en 1993 à 90 ans

Marie Parent, épouse de Philippe Gagnon, en 1993 à 91 ans

 

Dans cette liste, on remarque notamment un couple (Jean-Baptiste Dionne et Marguerite Gaudreau), un père et sa fille (Philéas Dubé et Diana Dubé), deux frères (Émile Plourde et Delphis Plourde), un frère et une sœur (Victor Bélanger et Imelda Bélanger). À partir de 1981, il y a eu au moins un nonagénaire par année, sauf en 1987 et en 1991.

 

Parmi les 35 personnes mentionnées, c’est Philéas Dubé qui a vécu le plus longtemps. Il est décédé quelques mois après les Fêtes du centenaire de Saint-Mathieu en 1966. Il était né deux ans après l’arrivée du premier curé résidant.

 

De 1866 à 1993, il y eut 1374 sépultures à Saint-Mathieu. Le nombre de personnes inhumées qui ont atteint 90 ans ou plus correspond à 2,5 % de l’ensemble.

 

 

Doc 1994. Serres de Régent Anctil

Dans Le Soleil du 3 avril 1994, Carl Thériault publie un article intitulé : Roses biologiques pour les amoureux de l’environnement. Voici ce texte :

« Au 4e rang est de Saint-Mathieu, près de Rimouski, aux Serres Les Grands Vents, Régent Anctil, Johanne Gagné et les membres de leur famille cultivent depuis maintenant deux ans 11 variétés de roses biologiques. Le copropriétaire, Régent Anctil, soutient qu’il s’agit de la seule serre au Québec et en Amérique du Nord à produire une rose biologique. L’entreprise vient toutefois de traverser une dure épreuve. Le 12 mars, un incendie a failli porter un coup mortel aux Serres Les Grands Vents, l’atelier et la chambre des fournaises - en plein hiver! - ayant été détruits.

 

Un très dur moment qui a montré que les communautés rurales, malgré quelques chicanes, peuvent encore se serrer les coudes face aux épreuves de l’un des siens. Grâce à une corvée, la rose biologique a survécu.

« En six heures, on a réussi à sauver les serres. En tout, une cinquantaine de personnes sont venues donner un coup de main », rappelle M. Anctil. Une expression quasi-magique que cette rose biologique. Cette fleur a en quelque sorte un double avantage. Sa durée en vase est de 7 à 10 jours au lieu des quelques jours pour la rose soumise aux impératifs des produits chimiques.

 

Aux Serres Les Grands Vents, on produit entre autres deux variétés de rose rouge, la « Samantha » à l’apparence veloutée et la « Salsa » appréciée pour son parfum de framboise et sa tête gros format. Tous ces produits sont certifiés par l’organisme de contrôle de l’intégrité des produits biologiques du Québec. Des éléments organiques, des produits à base de poudre d’os, de farine de sang et de plumes ainsi que le compost Aquaterre constitué de résidus marins et de tourbe sont utilisés pour produire cette rose unique dans un espace de 930 mètres carrés.

 

L’entreprise n’a pas été facile à mettre sur pied et demande encore beaucoup de temps et d’argent à ses propriétaires. Des investissements de 225 000 $ pour ces nouvelles installations qui s’ajoutent à une surface comparable réservée à celle des tomates biologiques en culture depuis 1983. Le gouvernement fédéral y a contribué par l’entremise du programme d’essai agricole d’Agriculture-Canada.

 

Les roses sont principalement vendues chez les fleuristes de Matane à Rivière-du-Loup. Un grossiste de la région de Québec fait partie de la clientèle de l’entreprise. Environ 125 000 roses ont été produites en 1993. Les roses biologiques ne sont pas que décoratives ou symboliques, elles sont aussi comestibles. L’entreprise vend à d’autres compagnies les rejets de sa production. C’est ainsi que Les Douces Gâteries de Cowansville fabrique de la gelée de pétales de rose biologique. » (Fin du texte cité)

 

 

Doc 2010. Ernest Dionne (1870-1947)

Le 26 juin 2010, à l’occasion de l’assemblée générale annuelle de l’Association des Dionne d’Amérique, Fernand Dionne a prononcé une allocution. Il m’a aimablement transmis le texte que voici :

 

« Notre président, Jean-Guy Dionne, m’a invité au cours du mois de juin à vous entretenir sur ma carrière à l’occasion de notre assemblée annuelle 2010 à Mont-Joli.

 

J’ai plutôt choisi de vous faire partager la fierté que j’ai développée au fil des ans pour mes origines dans la grande famille Dionne de la paroisse rurale de Saint-Mathieu-de-Rioux située dans la MRC des Basques.

 

Élie Dionne est le premier Dionne à s’établir à Saint-Mathieu-de-Rioux en 1835 en provenance de Saint-Denis-de-la-Bouteillerie ; il était originaire de Kamouraska. Je vais vous épargner toute l’histoire de l’implantation des Dionne dans cette paroisse pour me concentrer surtout sur le vécu du petit-fils d’Élie Dionne, soit mon grand-père Ernest Dionne.

 

Il est né le 12 novembre 1870 et décédé le 11 novembre 1947 à l’âge de 77 ans ; il était le fils de Jean-Baptiste Dionne et Aglaée Rioux.

 

Mon grand-père était un bâtisseur et un entrepreneur tout à fait remarquable. Dès l’âge de vingt ans, en 1890, il devient propriétaire avec son frère Ferdinand d’un moulin à farine au pied des chutes de la rivière Neigette au 4e rang.

 

L’année suivante, le 3 février 1891, il se marie avec Odila Vaillancourt et achète une terre tout près du moulin à farine le long de la Rivière Neigette dont la maison est encore occupée aujourd’hui par le cousin Raymond Dionne.

 

Quelques années plus tard, il construit un moulin à scie à l’est de la rivière Neigette sur la rive opposée de sa ferme, suivi d’un deuxième moulin à scie, au cours des années 1920, situé celui-là sur la rive nord du grand lac Saint-Mathieu le long du ruisseau sur la terre de Louis Parent ; il existe d’ailleurs encore aujourd’hui des vestiges de ces deux moulins.

 

À l’hiver 1906-1907, en société avec son cousin Antoine Dionne, un génie de la mécanique à l’époque, il crée l’entreprise Dionne & Dionne et entreprend la fabrication de boites à beurre. En cette première année, 11 000 boites sont fabriquées par une douzaine d’employés dont trois Micmacs.

 

Au début de 1919, la manufacture est la proie des flammes ; les propriétaires n’hésitent pas à reconstruire et, dès la reprise de la production, Antoine vend ses intérêts à l’oncle Félix.

 

Dix mois après la reconstruction, la manufacture est de nouveau réduite en cendres. Cependant, armés de courage et de foi en l’avenir, mon grand-père et son fils Félix entreprennent la reconstruction de la manufacture mais, cette fois, au village pour se rapprocher de leurs employés.

 

On connaît la suite : cette manufacture de boites à beurre devient la plus importante au Canada avec une production moyenne de 400 000 boites par année, à un rythme maximum de 2800 par jour et de 4 1/2 à la minute, vendues dans cinq provinces canadiennes soit le Québec, l’Ontario, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle Écosse et l’Île-du-Prince-Édouard ; le record de production a été de 3000 boîtes en une seule journée au cours de l'été 1951.

 

Pensons-y bien, créer en 1906, à l’âge de 36 ans avec un associé de 28 ans une manufacture de boites à beurre avec les moyens techniques fort limités de l'époque dans une petite paroisse inconnue peuplée de quelques centaines d’habitants relève de l’exploit.

 

En 1920, il acquiert le magasin général du village avec son frère Gonzague. Au décès de son cousin Antoine en 1934, il obtient la succursale de la Banque nationale.

 

Vers 1940, il acquiert la machinerie pour le déroulage du bois dur, tel l’érable, le merisier et le bouleau et fonde une fabrique de boites à fromage destinées à entreposer le fromage cheddar du Québec pour son expédition en bateau vers l’Angleterre. À la fin des années 1940, l’entreprise Dionne & Dionne entreprend la fabrication de boîtes à pommes qui sont vendues aux pomiculteurs des Cantons de l’Est.

 

Ces diverses productions fournissaient du travail jusqu’à plus de cent personnes pendant certaines périodes de production et garantissaient le plein emploi dans cette paroisse rurale de Saint-Mathieu-de-Rioux de telle sorte que plusieurs employés provenaient des paroisses environnantes de Saint-Simon, Sainte-Françoise et Saint-Eugène.

 

Ces entreprises fournissaient, en plus, un revenu d’appoint aux cultivateurs par la vente de leur bois à l’entreprise Dionne & Dionne ou encore en travaillant à la coupe du bois dans les chantiers de l’entreprise pendant l’hiver.

 

Aussi, au cours des années 1935 à 1965, plusieurs dizaines de jeunes ont pu entreprendre des études grâce aux revenus gagnés en travaillant pendant l’été à la fabrique de boites à beurre.

 

Ernest Dionne et Odila Vaillancourt ont élevé seize enfants dont huit garçons et huit filles. Ces seize enfants, au cours de leur vie, ont été impliqués dans les entreprises de leur père à titre d’employés, de gestionnaires, d’associés ou de propriétaires.

 

Cette famille était animée et inspirée par la foi chrétienne que ses descendants conservent toujours vivante bien qu’elle s’exprime et qu’elle influence leurs vies de façon différente aujourd’hui. Sous cet aspect de la foi, il faut se rappeler que ma grand-mère Odila a été décorée de la Croix de Saint-Germain par l’Archevêque de Rimouski Mgr Parent pour son parcours de vie exemplaire.

 

Mes grands-parents ont aussi inculqué à leurs enfants la valeur du travail et le sens de l’entraide fraternelle et de la solidarité familiale. Mon grand-père a aussi transmis à ses filles et à ses fils la passion de l’entreprenariat et l’importance de s’investir dans la communauté sur le plan économique et social. Il n’est donc pas étonnant que l’on retrouve chez ses descendants autant d’hommes et de femmes d’affaires, de gestionnaires publics et privés et de professionnels de toutes formations sans doute influencés par les valeurs transmises par mes grands-parents et leur famille.

 

Mon grand-père était un autodidacte qui a appris les rudiments de la lecture, de l’écriture et du calcul à partir de quelques leçons d’une de ses tantes. Il a été le premier à Saint-Mathieu à être abonné à un journal et au téléphone et à posséder une automobile et un camion.

 

Il n’appréciait pas beaucoup l’expression « pour gagner sa vie » ; pour lui, il fallait faire plus, il fallait bâtir, développer et prendre sa place au soleil.

 

À n’en pas douter, mon grand-père fait partie des leaders québécois de cette époque ; il a contribué chez lui, dans sa paroisse et à sa façon à creuser toujours plus profondément nos racines francophones dans le sol québécois et à s’approprier des moyens de production susceptibles d’aider les siens à grandir, à prospérer et à contrôler leur devenir.

 

Par sa vision, son dynamisme et son action dans le milieu, il a contribué à notre survivance et à notre épanouissement collectif.

 

C’est pourquoi, il m’est apparu pertinent et justifié de vous le faire connaître et de me permettre ainsi de remplir un devoir de reconnaissance envers cet homme remarquable qui a influencé mon enfance et toute ma vie. » (Fin de l’allocution)

 

 

Doc 2012. Les pistoles-souvenirs

Une pistole-souvenir est une pièce de monnaie qui est émise chaque année depuis 1986, soit il y a 30 ans, par l’organisme Tourisme les Basques de Trois-Pistoles. Cette pièce commémore « des anniversaires, des légendes et des lieux touristiques de la ville et de la région des Basques. »

 

Sur le site de cet organisme, on peut lire : « À une époque où l’émission de monnaies souvenirs était populaire comme moyen visant à commémorer des anniversaires de villes, villages et fêtes populaires, les organisateurs du Festival des Îles eurent l’idée de faire émettre une pièce de monnaie de ce genre pour célébrer le 10e anniversaire du festival en 1986. Et quoi de plus normal que de chercher à reproduire une pistole, pièce ancienne qui avait donné son nom à la ville. »

 

On continue en écrivant : « Cette pièce qui vise à promouvoir la région des Basques et les activités qui s’y déroulent, est devenue au fil des ans une pièce des plus prisées tant par les résidents et les visiteurs de Trois-Pistoles et de la région des Basques, que par les collectionneurs de monnaie du Québec et du Canada.

 

Le motif qui apparait au revers de la pièce et qui représente une pièce dite pistole d’or intrigue à lui seul par sa particularité. Quant aux divers motifs qui ont orné l’avers des diverses émissions, ils ont contribué à promouvoir les aspects culturels, touristiques et historiques de la ville de Trois-Pistoles et de la région des Basques. »

 

Depuis ses débuts, en deux années, la pistole-souvenir a été émise en hommage à Saint-Mathieu-de-Rioux.

• En 2012, pour souligner le 40e anniversaire des débuts officiels du Parc du Mont-Saint-Mathieu.

 

• En 2015, en l’honneur de l’église Saint-Mathieu qui est un immeuble patrimonial depuis 2010.

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