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Les charleries

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Ce blogue contient des souvenirs, des anecdotes, des opinions, de la fiction, des bribes d’histoire, des récréations et des documents d’archives.

Charles-É. Jean

Saint-Mathieu-de-Rioux

# 3835                15 septembre 2017

Saint-Mathieu en 1863

En lisant d’anciens textes, on obtient parfois des renseignements précieux. Ceci est un extrait du livre Colonisation du Bas-Canada (1851-1861) écrit par Stanislas Drapeau et édité en 1863, p. 54-55.

 

« La colonisation s'est également bien développée dans les seigneuries, malgré la valeur plus élevée du prix de terres, puisqu'aujourd’hui nous comptons trois autres paroisses nouvelles qui ont surgi durant ces dernières dix années, suivant que le constatent les calendriers de 1851 et 1861. Ces paroisses sont celles de Saint-Octave, Saint-Anaclet et Saint-Mathieu, formées par les démembrements de Métis, Rimouski et Saint-Simon, lesquelles nouvelles paroisses commencent les deuxièmes rangées de paroisses qui bordent le Saint-Lament, dans les seigneuries. Chacune possède un prêtre résident, à l’exception de celle de Saint-Mathieu, qui est desservie par M. le curé de Saint-Simon. […]

 

Saint-Mathieu, formé par le démembrement de la paroisse de Saint-Simon, possède une chapelle temporaire, et les habitants sont desservis par M. le curé de Saint-Simon, comme je viens de le dire. Deux écoles sont ouvertes donnant l’instruction à 72 enfants. Le site élevé et déjà beau de cette paroisse naissante, nous dit le vénérable et fidèle Touriste Canadien dans ses notes sur les paroisses du Bas-du-Fleuve. Bien qu’entouré de bois, de collines et de montagnes, Saint-Mathieu offre au regard du voyageur, tout proche, au pied même du côteau sur lequel est bâtie la chapelle, un lac charmant, qui vient de quelques arpents au-delà, dans l’ouest, et qui se continue, sous forme de rivière ou même de ruisseau, à trois lieues plus bas à l’Est, jusqu’à la vieille église du Bic, située entre Saint-Fabien et Sainte-Cécile. […] Je ne puis offrir aucune statistique sur les développements agricoles de cette nouvelle paroisse ; les chiffres du recensement de 1861 ayant été portés au profit seul de la paroisse de Saint-Simon. »

 

Dans la suite de ce texte, quand on parle de la Seigneurie Rioux, on vise les rangs 3, 4, 5 et 6 de Saint-Mathieu. Quand on parle des terres de la couronne, on désigne ce qui est aujourd’hui le Lac-Boisbouscache. Voici la suite :

 

« Un chemin dit de Saint-Simon part du troisième rang de la seigneurie Rioux et se dirige vers l’intérieur (vers le sud). M. J. L. Caron, conducteur actuel des travaux, dit que ce chemin passe à travers une vaste étendue de belles terres qui n’attendent que les bras du défricheur pour devenir fertiles. Les terres dont parle M. Caron sont celles renfermés dans la seigneurie. Il ajoute que, lorsque le chemin aura atteint les terres de la Couronne, la colonisation prendra un plus rapide essor : les conditions d’acquisition étant plus faciles. M. Charles François Caron, ancien conducteur des travaux de ce chemin, tient le même langage, et dit que les terres que traverse cette route sont bonnes, mais il croit celles qui sont plus en profondeur - c’est-à-dire les terres de la couronne - d’une qualité encore supérieure : le bois qui y croît étant de merisier, érable et autres bois francs qui, d’ordinaire, ajoute-t-il, indiquent un sol riche. »

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# 3800                1er septembre 2017

Élevage de renards

En 1938, l'Office de recherches économiques du Québec a publié le rapport d’un inventaire des ressources naturelles et industrielles du comté municipal de Rimouski. On y donne beaucoup de renseignements sur Saint-Mathieu-de-Rioux qui était alors une paroisse de ce comté. On y retrouve notamment des renseignements sur l’élevage du renard.

 

Dans le rapport, on peut lire : « La municipalité compte 7 éleveurs d'animaux à fourrure. Ils ont vendu en coopération à l’Île du Prince-Édouard, en 1937, 250 peaux de renards au prix moyen de 15 $ l'unité. Cet élevage a donc apporté un appoint de revenu de 536 $ en moyenne par éleveur. »

 

C’était un revenu très appréciable car, cette année là, la vente du sucre d'érable a rapporté en moyenne 50 $ par érablière, la vente de porcs 165 $ par ferme et la vente des produits laitiers 300 $ par ferme.

 

Après avoir fait un appel sur la page Facebook de Ghislaine Théberge, Lisette Voyer a mentionné qu’un des éleveurs était Omer Rousseau, fils de Désiré, qui avait une terre sur la rue de la beurrerie.

 

Thérèse Desjardins a indiqué que son grand-père Cyprien Desjardins du Sud du lac s’adonnait aussi à cet élevage. Lorenzo Dionne a mentionné que son père Désiré Dionne du Faubourg du moulin avait aussi été un éleveur de renards.

 

Comme le renard est omnivore, on pouvait le nourrir, en partie, de restes de table. Les renards vivaient généralement à l’extérieur dans des enclos grillagés, genre broche à poule. La base devrait être enfouie à 6 pouces dans le sol pour ne pas qu’un renard creuse un trou et s’évade.

 

L’auteur du rapport écrit : « L'élevage du renard se pratique sur au-delà de 80 fermes dans le comté de Rimouski et rapporte aux éleveurs des revenus très variables qui sont parfois de beaucoup inférieurs aux dépenses d'exploitation. Cette industrie se pratique à peu près exclusivement pour la vente des fourrures. Très rares sont les renards élevés ou vendus pour la reproduction.

 

Nous n'avons pas à démontrer ici combien de renardières furent une cause de ruine complète pour un grand nombre de fermiers dans la Province. Ce fait est connu et Rimouski n'en fut pas exempt. Cette industrie a mal débuté parce qu'elle a été mal dirigée et le marché est aujourd'hui (en 1937) encombré par une surproduction de mauvaises fourrures. Plusieurs causes d'échecs sont dues à une mauvaise alimentation des renards. »

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# 3520                 13 mars 2017

 

Un oiseau rare à Saint-Mathieu

Sous le titre de Cet oiseau ne devrait pas être au Québec, le Journal de Québec a publié dans son édition du 13 décembre 2016, un article sur un oiseau, le tohi tacheté, qui a élu résidence à Saint-Mathieu-de-Rioux depuis le 2 décembre 2016. Voici ce qu’a alors écrit Stéphanie Gendron dans ce journal :

 

« Un oiseau qui devrait se trouver dans l’ouest du pays a attiré à ce jour au moins 60 curieux dans la cour d’une dame de Saint-Mathieu-de-Rioux dans le Bas-Saint-Laurent, depuis qu’il s’y nourrit.

 

Le tohi tacheté est loin de chez lui. L’oiseau devrait rester dans l’ouest de l’Amérique du Nord toute l’année et ne pas se retrouver au Québec. « Quand je l’ai vu la première fois le vendredi 2 décembre, j’ai cru que c’était un merle d’Amérique », raconte Lise Dionne, la première qui l’a observé et celle qui le nourrit depuis dix jours.

 

 

Deux jours plus tard, il s’est posé à ses pieds et elle l’a photographié. Après quelques vérifications, elle a constaté que c’était un tohi tacheté et que c’était très rare de pouvoir l’observer ici. Elle a partagé sa découverte sur internet auprès d’autres passionnés d’oiseaux.

 

Engouement

Depuis, une soixantaine de personnes venant d’aussi loin que du Nouveau-Brunswick, de Sorel et de Victoriaville, ont fait le chemin jusqu’à Saint-Mathieu-de-Rioux pour le photographier et l’observer. « Je lui mets des graines, du beurre d’arachides et des dattes vers 7 h 15 le matin et il apparaît et se nourrit au sol vers 7 h 30. Le seul moment où on l’a moins vu, c’est quand une dizaine de personnes le photographiaient en même temps », a dit Lise Dionne.

 

Perdu

Il existe une espèce de tohi au Québec, le tohi à flancs roux. Il peut être observé, mais pas très souvent, dans le sud de la province. « Mais dans ce cas-ci, c’est un tohi tacheté et c’est vraiment rare de le voir ici. Est-ce qu’il est désorienté ? Est-ce qu’il s’est retrouvé dans une tempête ? C’est encore le mystère des oiseaux perdus », souligne Mireille Poulin, biologiste spécialisée en ornithologie pour Go Oiseaux à L’Isle-Verte.

 

(…) De la même famille que les bruants et de la grosseur d’un merle, l’oiseau a un bec conique qui lui permet de manger des graines. « Il pourrait survivre cet hiver, mais c’est loin d’être certain, évidemment à cause du froid. » Lise Dionne n’arrêtera pas de le nourrir chaque matin, tant que l’oiseau viendra la visiter. « On espère vraiment qu’il passe l’hiver ici », conclut-elle. » (Fin du texte cité)

 

La page Facebook de Ghislaine Théberge nous apprend récemment que l’oiseau n’a pas quitté depuis. D’ailleurs, en date du 10 mars 2017, Lise Dionne écrit : « Il est très futé ce Tohi. Il est très prudent ... Il se nourrit tôt le matin ou tard en PM afin d'éviter l'achalandage des plus gros oiseaux ! »

 

À ce jour, la présence de cet oiseau a attiré plus de 200 ornithologues amateurs du Québec et du Nouveau-Brunswick.

 

La vocation touristique de Saint-Mathieu-de-Rioux se confirme par le séjour de ce nouveau touriste. D’ailleurs, dans un message du 11 mars 2017, Lise Dionne indique qu’elle a « répertorié une cinquantaine d'oiseaux de différentes espèces à Saint-Mathieu ». Elle invite les ornithologues amateurs à venir faire de l’observation aux abords du Petit lac Saint-Mathieu.

 

La photo est de Lise Dionne.

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# 3510                 9 mars 2017

 

Place aux femmes

Dans la petite histoire comme dans la grande histoire, les femmes sont souvent oubliées. Pourtant elles ont joué un rôle important.

 

À Saint-Mathieu, qui a déjà entendu parler de Sophie Bergeron, Archange Jean et Élisabeth Côté ? Pourtant, l’histoire a retenu les noms de leur mari qui sont respectivement Michel Jean, Élie Dionne et Louis Parent (père), les premiers défricheurs.

 

Plus près de nous, à part la parenté, qui pourrait replacer Eugénie Lebel, Gracia Ouellet et Ilda D’Auteuil ? Pourtant, ce sont les épouses des maires de Saint-Mathieu de 1934 à 1967 qui sont respectivement Alfred Belzile, Onésime Dionne et Réal Dionne.

 

La première femme marguillier de la paroisse est élue en 1966. Dans l’album-souvenir du centenaire, on l’appelle Madame Gérard Belzile, d’ailleurs comme c’est inscrit dans les registres paroissiaux. Pourtant, son nom est Jeanne Gagnon.

 

Une des raisons de ces oublis est qu’en se mariant la femme prend le nom de son mari, un peu comme les religieuses qui choisissent un nouveau nom. Ce n’est que dans les années 1980 que les femmes ont pu commencer à conserver leur vrai nom et à devenir légalement autonomes. Quand on retrouve, dans les anciens écrits, des noms de femmes cachés sous les noms de leur mari, il faut faire des pirouettes pour retracer leur identité.

 

Pourtant les femmes de Saint-Mathieu ont contribué autant et peut-être plus que les hommes au développement de la paroisse. On ne saura jamais si certains hommes sont devenus illustres à cause de leur femme qui les conseillait. Pensons à ces mères de famille qui ont mis au monde de nombreux enfants, les ont éduqués et n’ont pas cessé de leur manifester leur tendresse du berceau à la tombe.

 

Les femmes du milieu rural, en plus de mettre des enfants au monde, ont participé aux travaux de la ferme en trayant les vaches, en semant des jardins, en récoltant les légumes, en filant la laine, en soignant les poules et en ramassant les œufs, en défaisant des vêtements usagés pour en faire de nouveaux, en fabriquant le savon, en lavant le ligne, en faisant le ménage de la maison, en préparant les repas, en ramassant les petits fruits des champs, en faisant le beurre, en bourrant les matelas de paille, etc. Dans le milieu villageois ou urbain, plusieurs de ces tâches leur incombaient.

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# 3485                 27 février 2017

 

Un Mathéen en France

Saint-Mathieu-de-Rioux au Québec a vu un des siens participer à l’émission de télévision The Voice en France samedi le 25 février 2017. Il s’agit de Yoann Guay, un jeune homme de 16 ans. Il n’a pas été retenu par les juges, mais son talent a été remarqué.

 

 

Voici ce qu’écrivait TF1 quelques heures avant l’émission :

« Jeune expatrié canadien, Yoann Guay ne se balade jamais sans sa guitare. Il décide de participer à cette sixième saison de The Voice afin de faire découvrir sa voix au public français. Pour ces Auditions à l’Aveugle, Yoann Guay s’accompagne de sa guitare et reprend le titre « J’entends siffler le train » de Richard Anthony dans l’espoir d’attirer l’attention des Coachs. Son timbre de voix lui permettra-t-il de gagner sa place au sein de l’équipe de l’un d’entre eux et d’accéder ainsi aux Battles ? »

 

On peut voir la prestation à :

http://www.tf1.fr/tf1/the-voice/videos/yoann-guay-j-entends-siffler-train-de-richard-anthony-saison-6.html

 

Voici ce qu’écrivait Ruben VANYPER, pour TF1 le 26 février, au lendemain de l’émission :

« Yoann Guay n'a pas réussi à faire se retourner les coachs. Pourtant, sa voix atypique aurait dû les intriguer. Du haut de ses 16 ans, le jeune Québécois a une voix très grave. Et pour la mettre en avant, il a interprété J'entends siffler le train de Richard Anthony. Pour Mika, le jeune homme est "un senior". Un avis qu'a partagé Florent Pagny. Et pourtant... À la fin de sa prestation, les coachs, curieux, n'ont pas hésité à se retourner pour découvrir la personne qui se cachait derrière cette voix. Force est de constater qu'il faut toujours se méfier des apparences... »

 

Félicitations à ce jeune homme et bonne chance pour l’avenir.

 

La photo est de TF1.

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# 3410                 28 janvier 2017

 

Le prochain anniversaire

Dans la monographie Saint-Mathieu-de-Rioux raconte son histoire, j’ai écrit : « Le centenaire de Saint-Mathieu aurait dû être célébré en 1958 pour souligner l’érection de la paroisse. Il est probable que ce détail ait échappé au curé Alfred Bérubé et aux marguilliers de l’époque. Quand l’abbé Gérard Cayouette est nommé curé en 1959, il réalise cet oubli.

 

Il aurait pu alors choisir 1965 pour commémorer l’érection civile de la paroisse, mais comme, selon la tradition, il revient à la fabrique de souligner un tel événement, il préfère attendre 1966 qui est le centième anniversaire de l’arrivée du premier curé résident. C’est donc la première fois en 1966 qu’on souligne un anniversaire de la paroisse par des festivités. »

 

En 1966, 1991 et 2016, on a fêté respectivement le 100e, le 125e et le 150e anniversaire de la paroisse. Pourtant, ce n’était pas un anniversaire de la paroisse. On soulignait l’arrivée du premier curé résident. La Fabrique en 1966 et en 1991 en avait décidé ainsi. La municipalité en 2016 a fait de même. À partir de la première décision de la fabrique, les autres se sont enchaînées.

 

Quand j’ai écrit la monographie de Saint-Mathieu-de-Rioux, j’étais toujours mal à l’aise de parler d’anniversaires de la paroisse, car le fondement historique ne justifiait pas ces appellations. Je n’avais pas le choix. Les autorités religieuses puis civiles en avaient décidé ainsi.

 

Pourtant, Saint-Anaclet-de-Lessard dont l’érection canonique a eu lieu en 1858, la même année que Saint-Mathieu, et l’érection civile l’année suivante a fêté son 150e anniversaire en 2009, sept ans avant Saint-Mathieu.

 

Dans ce contexte, quatre options se posent :

 

1. Fêter le 175e anniversaire d’érection de la paroisse en 2033.

2. Fêter le 175e anniversaire d’érection de la municipalité en 2040.

3. Fêter le 175e anniversaire de l’arrivée du premier curé résident en 2041.

4. Fêter le 200e anniversaire de fondation de Saint-Mathieu-de-Rioux en 2030.

 

Dans la dernière option, on ne parle pas de paroisse ni de municipalité tout comme le font Québec et Montréal, par exemple. Québec a vu arriver Samuel de Champlain en 1608. On a fêté le 400e anniversaire de fondation en 2008. Montréal a vu arriver Pierre de Maisonneuve en 1642. On fête le 375e anniversaire de fondation en 2017.

 

Personnellement, j’opte pour l’option 4. Je laisse au soin des Mathéens et Mathéennes de discuter de cette proposition pour qu’une décision soit prise quand le temps sera venu.

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# 3370                 12 janvier 2017

Les contes à Saint-Mathieu-de-Rioux

Le 20 août dernier, Georgette et moi avons été invités à participer aux festivités du 150e anniversaire en racontant des « Charleries » de Monsieur Charles-Édouard Jean,  écrivain et professeur de mathématiques. 

 

Ce fut une très belle soirée où 65 personnes ont tendu l’oreille pour les faire rêver de leurs jeunes temps à Saint-Mathieu-de-Rioux. Plusieurs nous ont dit après la soirée « J’ai pensé à mon grand-père… Je l’imaginais là…» « Ça fait du bien… une soirée comme ça ». Aux dires des organisateurs, ils n’attendront pas 150 ans pour recevoir d’autres conteurs!

Pour nous, ce fut une expérience très enrichissante d’entrer dans des personnages avec toutes leurs émotions de ce temps-là et surtout d’entrer en communication avec les gens présents, de jaser, d’échanger avec eux. Espérons revivre ces beaux moments.

 

Nous suggérons d’ajouter un autre volet aux « Charleries », soit  de les présenter aux étudiants dans les écoles de la région. Comme on dit : « Il faut savoir d’où on vient pour savoir où l’on va ». Avec les histoires de monsieur Jean, nous savons d’où nous venons …


 

Daniel, Georgette

La Porte ouverte sur les mots              #  1    522 rue du Chanoine Page, Rimouski, G5N 1G9

www.laporteouvertesurlesmots.com

grenaud18@hotmail.com     projeandaniel@hotmail.com   418-731-0055

Texte et photo : Georgette Renaud et Daniel Projean, auteurs et conteurs/formateurs.

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# 3330                 27 décembre 2016

Conférence de Bernard Vachon

Je reproduis avec plaisir le texte d’une conférence prononcée par Bernard Vachon le 17 septembre 2016 à Saint-Mathieu-de-Rioux, lors d'une soirée organisée dans le cadre des Fêtes du 150e anniversaire de la municipalité.

 

…………………..

 

« Évolution de la ruralité à Saint-Mathieu »

Conférence dans le cadre des fêtes du 150e anniversaire de la

municipalité de Saint-Mathieu-de-Rioux1

17 septembre 2016

 

Bernard Vachon, Ph.D.

Professeur retraité de l’Université du Québec à Montréal

Spécialiste en développement local et régional

Résident au Rang 5, Saint-Mathieu-de-Rioux.

____________________________________________

 

Je voudrais tout d’abord féliciter les membres du Comité organisateur des Fêtes du 150e et les très nombreux bénévoles qui, depuis le mois de février dernier, ont offert un programme diversifié d’activités et d’événements pour souligner en grand cet anniversaire de la municipalité. Un merci aussi aux organisateurs de cette soirée spéciale pour leur aimable invitation.

 

D’entrée de jeu, je veux profiter de ce temps de parole pour vous dire combien, mon épouse Francine et moi, ainsi que nos trois garçons, sommes reconnaissants au hasard de la vie de nous avoir conduits dans le rang 5 de St-Mathieu-de-Rioux où, un 20 juin 1979, nous avons déposé nos valises, il y a de cela 37 ans. L’accueil de la population a été des plus chaleureux et notre projet d’élevage ovin et de remise en état des terres et des bâtiments de la ferme nouvellement acquise a bénéficié des conseils et des talents de nombreuses personnes qui sont devenues des amis. Je salue ici la famille agricole Omer Beaulieu, les menuisiers Gilbert Jean, Roger Jean, Bill Moore et Gervais Tanguay, l’électricien et plombier Raynald Vaillancourt, les mécaniciens Jean-Paul et Sabin Vaillancourt, les garagistes Michel Vaillancourt et avant lui son père. Les rêves qui nous animaient à notre arrivée se sont pour la plupart réalisés allant même au-delà de nos vœux.

 

La communauté de Saint-Mathieu-de-Rioux fête cette année 150 ans d’histoire. 150 ans qui ne se sont pas écoulés comme un long fleuve tranquille, des périodes sereines, d’autres troubles ayant marqué son parcours. C’est ce dont je voudrais vous entretenir ce soir.

 

1. La phase d’occupation et de développement du territoire

C'est au milieu du XIXe siècle que des hommes, à l'étroit sur le littoral, entreprennent la conquête du haut-pays et défrichent les premières terres.

 

Le premier qui s'aventura dans les concessions de la future paroisse de Saint-Mathieu fut Michel Jean.  Natif de Saint-Jean-Port-Joli, il était maçon de profession.  Il s'établit d'abord à Trois-Pistoles puis prit possession d'une terre située à environ huit arpents à l'ouest de l'église actuelle de St-Mathieu.  Dès son arrivée en 1830, il travailla avec acharnement à défricher son lopin de terre.  Il ne pouvait compter que sur sa famille et trois amérindiens de la nation Micmac établis déjà en ces lieux : Abraham René, Jeannot René et Isaac René.

 

Après trois ans de labeur soutenu, il alla vendre des échantillons de sa récolte à Trois-Pistoles.  On fut étonné de constater qu'il était possible de vivre à cet endroit et bientôt d'autres suivirent la trace du pionnier.

 

Ainsi commença le mouvement de colonisation du territoire qui allait devenir la paroisse, puis la municipalité de Saint-Mathieu-de-Rioux.

 

Au sud de Saint-Simon, le site choisi pour ériger le nouveau village est splendide.  On imagine l'émerveillement des pionniers : deux grands lacs allongés encastrés dans une vallée radieuse, dominée par un éperon rocheux, site idéal pour y construire la première église et le noyau de village.

 

La reconnaissance d'un bon potentiel agricole et la présence d'un microclimat dû à l’étendue des lacs attirent de nouvelles familles.  La vie s'anime.  On ouvre des rangs, on sème, on bâtit.  Les espoirs sont sans limites.  On est de la race des bâtisseurs de pays, de pays où la vie rurale est porteuse d'avenir.

 

Des fermes surgissent ici et là, mais aussi des commerces et les services nécessaires au bon fonctionnement de la communauté naissante.

 

Les travaux de la première chapelle débutèrent en février 1861.  La construction alla bon train puisque l'église fut bénite le 15 juin de la même année.

 

Durant plus d’un siècle, la petite communauté de Saint-Mathieu allait se développer sur la base de trois piliers : l’activité agricole et forestière, l’industrie artisanale, les commerces de proximité et les services publics à la population.

 

1.1 La croissance démographique

Toute cette activité s’accompagna de l’arrivée de nouvelles familles et la population s’accrut à un bon rythme. Alors que 15 personnes étaient établies dans le rang 3 en 1858, le nombre de résidents passa à 880 en 1870, puis à 1 333 dix ans plus tard (1880). Ces chiffres diminuèrent toutefois dans les années suivantes puisque les statistiques révèlent une population totale de 1 000 habitants en 1887 et de 930 en 1890. Cette décroissance rapide s’explique par le départ de plusieurs jeunes hommes et jeunes familles vers les États de la Nouvelle-Angleterre pour y travailler dans les usines, notamment les filatures.

 

Un nouveau palier est atteint vers 1950 alors que la population est de 1 200 habitants. Dans un effort pour garder leurs enfants dans la paroisse, les pères fractionnent leur propriété en petites unités. Ainsi, une terre de 10 arpents de front par 30 de profond sera subdivisée en 2 ou 3. Mais on constate rapidement qu’une terre de 2 ou 3 arpents de front fait difficilement vivre une famille. Les sols cultivables apparaissent bientôt surpeuplés, ce qui entraîne un nouveau mouvement d’exode vers les villes où la croissance industrielle a grand besoin de main-d’œuvre.

 

1.2 L’activité agricole et forestière

En 1878, la municipalité compte déjà 90 fermes : 48 sont établies dans le rang 3, 24 au rang 4 et 12 dans le rang 5. Un faible nombre dans le rang 6 et au village.

 

Le nombre maximum de fermes sera atteint en 1891 alors que 122 propriétés agricoles sont enregistrées. Ce nombre passera à 87 en 1921, à 89 en 1931, à 105 en 1941, à 78 en 1961. Il s’agit de petites fermes familiales polyvalentes, dont les activités sont principalement tournées vers la satisfaction des besoins de base de la famille.

 

Dans les rangs, les fermes se succèdent sans discontinuité ; pas de sols en friche, les clôtures de perches sont bien alignées et les bords de chemin soigneusement entretenus.  Les tracteurs ont fait leur apparition dans les champs au cours des années 50, mais les chevaux sont encore bien présents : on en comptait 42 dans le seul rang 5.

 

Les années 1950, c'est la décennie de l'électrification dans les rangs.  L'ampoule vient remplacer la flamme vacillante du fanal.  Quel bonheur d'aller traire les vaches à la lumière électrique.  Un ancien me rappelle : « Avant l’arrivée de l’électricité, on allait traire les vaches deux seaux d’eau dans les mains et l’anse du fanal dans la bouche. Les risques d’incendie étaient toujours présents à l’étable comme à la maison où l’on s’éclairait à la lampe à l’huile ». Quelques appareils nouveaux font leur entrée dans les foyers pour alléger les tâches domestiques.

 

À partir du milieu des années 1950, les incitations à la spécialisation, l’introduction de la mécanisation, l’adoption de nouvelles méthodes culturales, (et plus récemment la robotisation de certaines tâches), accélèrent les phénomènes d’abandon, de regroupement et de restructuration des fermes. Et les problèmes de relève ne sont pas sans incidences sur l’évolution de l’activité agricole.

 

L’activité forestière a connu une évolution analogue. Pour approvisionner les trois moulins à scie et les usines de transformation qui se sont implantées sur le territoire de Saint-Mathieu, les coupes de bois sur les réserves forestières de la Brown Corporation et la concession forestière accordée à même les terres publiques de l’ancienne seigneurie Nicolas-Rioux, créaient plusieurs emplois saisonniers. La disparition des scieries locales et des usines de transformation, conjuguée à l’introduction progressive des technologies performantes d’abattage et de débardage, ont contribué à éliminer la plupart des emplois en forêt. L’usage aujourd’hui des équipements multifonctionnels explique la disparition presque complète du métier de bûcheron remplacé par celui de chauffeur de machineries lourdes sophistiquées appartenant à des entreprises de l’extérieur.

1.3 L’industrie artisanal

L’industrie artisanale est particulièrement florissante à Saint-Mathieu jusqu’au milieu des années 1960. Cette activité industrielle compte un moulin à farine à la décharge de la rivière Neigette (Faubourg du moulin), trois moulins à scie (le dernier au village a été détruit par un incendie en 1991), une beurrerie2, une usine de boîtes à beurre3 et de boîtes à pommes, une autre de coffrets d'écoliers, de chaises, de râteaux à foin, de manches de haches, de talons de souliers, de pattes de meubles, etc.

Toutes ces activités composaient une économie de production dynamique (agriculture, foresterie, industrie) qui créait de nombreux emplois réguliers et saisonniers.

 

Les familles étaient nombreuses et l'ouvrage ne manquait pas. Bien sûr, la vie était rude, mais chacun se sentait solidaire de sa communauté et l'on ne calculait pas les heures passées aux champs ou à l'usine.

 

On n'était pas riches certes, mais qu'est-ce que la richesse ? Plusieurs m'ont dit qu'on mangeait bien, qu'on s'amusait fort et que le soir venu on dormait profondément.  N'est-ce pas là une forme de richesse, cependant très éloignée de nos critères actuels de consommation et d'accumulation matérielle ?

 

1.4 Activités commerciales et services à la population

Isolée des centres urbains et des grands circuits nationaux, l'économie d’autrefois est rurale et locale.  Ainsi en est-il de la vie sociale.  Celle-ci s'écoule dans une forme d'autarcie dont les règles sont définies sur la base des ressources humaines, naturelles, financières et techniques du milieu. L'ingéniosité, le talent et la détermination sont facteurs de progrès et de réussite.  Dans un tel univers, la concurrence qui déstabilise la rentabilité d'une entreprise ne vient pas de Chine ou du Mexique, mais d'un village ou d'une petite ville voisine.

 

L'apogée de la communauté rurale de Saint-Mathieu est atteint au cours des années 50 alors que la population culmine à quelque 1200 habitants (elle est d'environ 670 aujourd'hui) et que l’activité économique est intense. 

 

Au village, noyau multifonctionnel de la communauté, la vie est trépidante.  Pas de centre d'achats à vingt minutes de voiture. Toute la vitalité de Saint-Mathieu repose sur sa capacité à offrir du travail et à satisfaire les besoins de sa population.  Durant les mois paisibles d'hiver, plusieurs vont bûcher dans les chantiers pour accumuler quelques dollars nécessaires à l'achat d'un équipement de ferme ou à des travaux de construction. Dans les maisons on organise des veillées où l’on se rassemble pour danser et chanter.

 

Vers 1937, un relevé de la population active révèle que la paroisse compte 5 commerçants, 1 forgeron, 1 ferblantier-plombier, 43 journaliers (hommes de ferme, menuisiers, charpentiers, etc.), 7 domestiques, qui s’ajoutent aux 92 cultivateurs.

 

Au milieu des années 1950, le village compte un magasin général et deux coopératives à caractère agricole, trois magasins d'alimentation, une quincaillerie, une bijouterie, une meunerie, un abattoir, deux hôtels, deux maisons de pension, trois garages avec atelier mécanique, deux postes d’essence, une cordonnerie-sellerie, un bureau de poste, une caisse populaire (créée en 1937), deux ateliers de menuiserie, une forge, et une multitude de petits services établis dans des foyers privés :  couture, coiffure, tissage...  Au centre du village se dresse une grande écurie où sont gardés les chevaux pendant que l'on fait ses emplettes ou que l'on assiste à la messe.  

 

Les offices religieux, nombreux et fréquentés assidument par la grande majorité de la population jusqu’à la fin des années 1970, sont assurés par un curé et un vicaire qui habitent en résidence au presbytère. 

 

Quant à l’enseignement des jeunes, chaque rang a son école (deux dans le rang 3) et un couvent tenu par des religieuses ainsi qu’une école sont implantés au cœur du village. L’ensemble des écoles accueille plus de 300 enfants (la seule école qui dessert aujourd'hui toute la communauté compte moins de 40 élèves). Suite aux recommandations du rapport Parent des années 60, les écoles de rang sont abandonnées et les élèves sont regroupés dans une nouvelle école construite au village. Un service d’autobus scolaire assure le transport des élèves.

 

À Saint-Simon, le village voisin sis dans les basses terres du Saint-Laurent, le train apporte le sucre, la mélasse et autres denrées que les commerçants achètent en grosse quantité.  La plateforme de la gare est le lien avec le reste du monde.  On y vient pour accueillir des êtres chers ou pour aller visiter de la famille.  Parfois, c'est pour aller tenter sa chance ailleurs.

 

La combinaison de toutes ces activités a généré durant plusieurs décennies une économie de production et de services assurant le dynamisme et la croissance de la communauté de Saint-Mathieu.

 

2. Puis survient la rupture

Dès le début des années 1960 les premiers signes d’effritement et de déséquilibre se manifestent.  Les frontières de l'économie locale reculent.  Le marché du lait prend une ampleur nationale et de nouvelles règles de production (quotas) et de conservation sont imposées. Ceux qui ne peuvent y répondre sont écartés.  La taille des fermes s'agrandit par souci de rentabilité entraînant la disparition de plusieurs petits producteurs.

 

En 1962, le gouvernement fédéral accepte l'entreposage du beurre dans des boîtes de carton.  Une décision fatale pour l'usine des frères Dionne, la plus importante entreprise de boîtes à beurre au Canada, offrant des dizaines d'emplois pour la population de Saint-Mathieu. Il était impossible de concurrencer la boîte de carton, ce qui signifiait la mort de cette entreprise.

 

Le ramassage et la concentration du lait dans des usines régionales de transformation entraîne la fermeture de la beurrerie locale et la perte de ses emplois.

 

En 1976, on dénombre 25 fermes seulement dans la municipalité, plus que 6 en 1997 et 5 en 2016, soient deux fermes laitières, deux fermes ovines et un vignoble. À ces entreprises agricoles s’ajoutent 24 producteurs de sirop d’érable.

 

Depuis la fin des années 1970, des centaines d’hectares ont été retournés à la forêt, principalement dans le cadre des programmes gouvernementaux de reboisement…, avec la bénédiction du ministère de l’Agriculture, soustrayant d’autant ces superficies à la production agricole.

 

Précisons que les 5 fermes actuelles produisent en volume autant, sinon davantage que la centaine de fermes du début du siècle dernier. Cependant, du fait de la forte mécanisation, l’agriculture d’aujourd’hui crée bien peu d’emplois, soit à peine un emploi par ferme, secondé par un employé à temps partiel.

 

Le réseau routier s'améliore et l'automobile se généralise, ce qui contribue à briser l'isolement villageois et à rendre les villes voisines, Trois-Pistoles, puis Rimouski et Rivière-du-Loup, plus accessibles. Les commerces locaux font face désormais à la concurrence des centres urbains.

 

La disparition des chevaux, la généralisation de l’automobile et l’achat dans les villes régionales entraînent la fermeture de plusieurs petits métiers et commerces locaux.

 

Le recul des frontières économiques s'accompagne du recul des frontières sociales et culturelles. Les élèves du niveau secondaire vont à la polyvalente de Trois-Pistoles et ceux qui poursuivent leurs études partent pour de longs mois vivre dans les centres urbains. La télévision favorise par ailleurs la pénétration des valeurs de la société urbaine.

 

Cette ouverture sur l'extérieur entraîne un affaiblissement progressif de l'économie locale et un effritement de la cohésion sociale et culturelle.  Les emplois perdus dans le secteur agricole, l’activité commerciale et la transformation artisanale, ne sont pas remplacés par des emplois des secteurs de la grande industrie et des services spécialisés.

 

Faute d'emploi local, une partie de plus en plus importante de la population n'a d'autre alternative que l'exode.  L'exode rural fait ainsi suite à l'exode agricole.  Ceux qui partent sont généralement des jeunes attirés par la perspective d'emplois plus nombreux et variés à la ville, mais aussi par l'image d'un mode de vie facile et excitant.  Ces départs privent la communauté d'éléments dynamiques porteurs d'avenir.  La population restante est réduite et vieillissante.

 

Ces tendances se sont maintenues et accentuées jusqu’au milieu des années 1970.  Au début, la vitalité démographique et économique de la communauté a pu atténuer la portée des changements.  Mais, sans un apport d'énergies nouvelles, l'épuisement allait inévitablement se manifester.  Doucement, insensiblement tout d'abord, puis de façon de plus en plus marquée.

 

Saint-Mathieu, au même titre que des centaines d'autres municipalités rurales au Québec, est progressivement engagée dans la spirale de la dévitalisation dont l'issue est inquiétante. À la fin des années 1960, dans le cadre des travaux du Bureau d’aménagement de l’Est du Québec (BAEQ), la fermeture des rangs 4 et 5 a été envisagée.

 

La structure économique traditionnelle étant en déclin et offrant peu de perspectives de reprise, sur quelles bases nouvelles, en fonction de quelles orientations, pouvait-on insuffler un dynamisme renouvelé à la communauté de Saint-Mathieu-de-Rioux ?

 

Des initiatives sont lancées, des projets voient le jour, des personnalités s’affirment dans les efforts de relance. Messieurs Adrien Ouellet et Georges Théberge notamment, s’avèrent particulièrement dévoués à la création d’entreprises pour la mise en valeur des ressources locales. Ils contribuent à la création de la Société d’exploitation des ressources des Basques (SER des Basques) et de l’usine de charbon de bois, Produits forestiers basques.

 

Mais il faut davantage. Et l’économie de production (agriculture, foresterie, transformation) ne semble pas la voie exclusive de la redynamisation de la communauté de Saint-Mathieu. D’autres avenues sont à explorer et à promouvoir. Elles se trouvent dans la mise en valeur des atouts du milieu naturel et la qualité d’accueil de la communauté.

 

Saint-Mathieu réinvente sa ruralité : agriculture, résidence, villégiature et plein air

Dans le respect de son authenticité et de l'harmonie de ses paysages, Saint-Mathieu réinvente sa ruralité pour une meilleure adaptation au contexte contemporain. À travers une combinaison d'éléments où s'enchevêtrent activités agricoles et télétravail, culture de la vigne et ébénisterie, résidences permanentes et villégiature, activités de plein air et services de proximité, la vie rurale de St-Mathieu se recompose sur de nouvelles bases. Une métamorphose profonde s'opère de laquelle émerge une ruralité redessinée, celle du XXIe siècle, faite de diversité et de cohabitations inédites.

 

Saint-Mathieu veut résolument offrir une alternative désirable à la ville. Que ce soit pour s’y installer à demeure, pour la durée d’un séjour saisonnier ou pour la pratique d’une activité sportive, Saint-Mathieu a beaucoup à offrir : centre de plein air, station de ski, parcours de golf, club de chasse et pêche, terrains de camping, chalets… et avant tout, une qualité de vie. Une nouvelle vocation émerge. Un village du futur est en ébullition.

 

Nos pionniers et leurs descendants ont façonné, sur près d'un siècle et demi, une communauté rurale agroforestière dotée d'une petite activité industrielle de sciage et de fabrication artisanale. La communauté d'aujourd'hui invente une ruralité nouvelle fondée sur une mixité d'activités dont l'axe central repose désormais sur le récréotourisme, la fonction résidentielle et la villégiature. La vie rurale de Saint-Mathieu est dorénavant faite de diversité et de cohabitation, dans le respect profond de son authenticité et de l'harmonie des lieux.

 

Conclusion : le devoir de la protection

Le défi qui se pose au futur de la communauté de Saint-Mathieu-de-Rioux est à la portée de la population locale, des élus, des organismes, des entrepreneurs : c'est celui de la cohésion sociale, de la solidarité, de la qualité de vie.

 

Malgré l'attraction persistante des grands centres urbains, un nombre croissant d'entreprises, d'individus et de familles sont sensibles aux avantages des petites communautés et à l'environnement rural. Faisons en sorte que la municipalité de Saint-Mathieu soit un milieu où il fait bon vivre, travailler, se divertir et s'épanouir.

 

Alors qu’en plusieurs lieux au Québec, la ruralité redevient attractive et désirable, il n’est pas utopique de croire désormais en un renversement spectaculaire de la tendance au déclin des dernières décennies, introduisant sur le territoire de Saint-Mathieu des forces capables de bouleverser en profondeur la structure économique et provoquer un renouveau démographique à l'origine d'un mouvement de reconquête et de recomposition du territoire.

 

La diversité et la qualité des services aux familles et aux entreprises, la protection et la mise en valeur de l'environnement naturel et bâti, la consolidation de l'appartenance territoriale et l'affirmation de l’identité culturelle, la concertation, le partenariat et la solidarité... deviennent des éléments fondamentaux du projet de société à se donner pour l'avenir durable de la municipalité de Saint-Mathieu-de-Rioux.

 

La qualité de notre milieu naturel composé de lacs, de rivières, de sentiers, de champs en culture, de forêts et de paysages sublimes, est la première richesse sur laquelle bâtir l’avenir. Sachons protéger et mettre en valeur intelligemment ce patrimoine naturel. Il devient un facteur d’attractivité et d’implantation pour des travailleurs indépendants, des petites entreprises, des familles, des villégiateurs et des amateurs de plein air, lesquels génèrent une économie résidentielle (de consommation) complétant avantageusement une économie de production qui s’est affaiblie au cours des dernières décennies. Devenons une communauté rurale du XXIe siècle, désirée, fréquentée, occupée…, et jalousement protectrice de son cadre de vie.

 

Bibliographie

Album souvenir, Centenaire de Saint-Mathieu, 1866-1966, Saint-Mathieu 1966.

Jean, Charles-Édouard et Marjolaine Bernier ; Saint-Mathieu-de-Rioux raconte son histoire. Livre du 150e anniversaire de la municipalité de St-Mathieu-de-Rioux.

Institut de la statistique du Québec ; La population des régions administratives, des MRC et des municipalités du Québec, Gouvernement du Québec, 2016

Jean, Charles-Édouard ; Saint-Mathieu-de-Rioux raconte son histoire (1830-2016).

Vachon, Bernard (sous la direction de) ; Le Québec rural dans tous ses états, Boréal, Montréal 1991, 314 p.

Vachon, Bernard, "Le peuplement des régions rurales du Québec face aux phénomènes de dénatalité et de désurbanisation", in Populations rurales et populations agricoles, Université des Sciences et Technologies de Lille-Flandres-Artois, France, 1986, pp. 85-94.

Vachon, Bernard, "Pour une politique spécifique d'aménagement rural au Québec", in Trames, no. 11, Université de Montréal, Faculté d'Aménagement, 1996, pp. 78-84.

 

Note 1. Notes de conférence prononcée le 17 septembre 2016, lors d’une soirée consacrée à l’évolution de la ruralité à Saint-Mathieu-de-Rioux. Précédée de la projection du film de Jean-Claude Coulbois, Retour au pays d’en bas, réalisé en 1977. Présent à cette soirée, le cinéaste a expliqué les circonstances et le contexte dans lequel le film a été tourné. Plusieurs témoignages de résidents ont suivi.

 

Note 2. En 1932, la beurrerie de Saint-Mathieu transformait un total de 107,745 livres de beurre pour atteindre une production maximum de 182,207 livres en 1958.

 

Note 3. Dans les bonnes années, la production était de 400 000 boîtes par an. Une centaine d’hommes y travaillaient.

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# 3300                 15 décembre 2016

 

Fernand Dionne (1932 – 2016)

Fernand Dionne est décédé le 10 décembre, à l’âge de 84 ans. Fils d’Onésime Dionne, industriel, et de Gracia Ouellet, il est né à Saint-Mathieu-de-Rioux le 29 avril 1932 au moment où le pays vit une grande dépression économique suite à la crise boursière de 1929 à New York.

 

Il fait ses études primaires au couvent du village, puis son cours classique au Séminaire de Rimouski de 1944 à 1952 où il obtient son baccalauréat ès arts de l’université Laval. Par la suite, il prolonge sa formation en faisant des études universitaires en administration.

 

Il fait carrière principalement en éducation. Il est tour à tour le premier secrétaire trésorier de la commission scolaire régionale du Bas-St-Laurent, le premier secrétaire général et le deuxième directeur général du Cégep de Rimouski, le premier directeur régional de la Direction régionale du Bas-St-Laurent et de la Gaspésie sous l’égide du ministère de l’Éducation.

 

Tout au long de sa vie, Fernand Dionne s’implique notamment dans l’organisation de régates régionales à Saint-Mathieu-de-Rioux et dans la fondation d’un club de Voile. Après sa retraite, il prend résidence dans sa paroisse natale où il est conseiller municipal pendant quelques années. En 2015, il écrit trois articles dans la monographie Saint-Mathieu-de-Rioux raconte son histoire parue en avril 2016.

 

 

 

L’hebdomadaire de Rimouski L’Avantage lui a rendu hommage le 14 décembre 2016 sous la plume de Pierre Michaud. Voici ce texte :

 

« Le député de Rimouski, Harold LeBel, et le Cégep de Rimouski rendent hommage au second directeur général de l'histoire du Cégep de Rimouski, Fernand Dionne, décédé le 10 décembre, à 84 ans.

 

« Je suis ému et je tiens à exprimer mes plus profondes sympathies ainsi que mes condoléances à la famille, aux amis et à tous les proches de Fernand Dionne. J’ai eu l’occasion d’échanger avec lui lors d’un récent point de presse sur la sauvegarde de la cathédrale et j’ai été impressionné par l’attachement qu’il avait pour sa région. C’était un homme dynamique et engagé dans sa communauté. M. Dionne se battait dur comme fer pour les causes dans lesquelles il s’engageait. Respecté de tous et grand passionné, il fut une grande source d’inspiration pour celles et ceux qui l’ont côtoyé », déclare le député de Rimouski.

 

« C’est avec tristesse que le personnel et la direction du Collège de Rimouski ont appris le décès de Fernand Dionne. M. Dionne a occupé différentes fonctions au Collège, dont celles de contrôleur de 1967 à 1968, de secrétaire général de 1968 à 1970 et de directeur général de 1970 à 1975. M. Dionne a été un grand précurseur pendant son mandat à la direction du Collège. Il a entre autres procédé à l’inauguration de la toute nouvelle bibliothèque Gilles-Vigneault en 1970 et il a réalisé plusieurs changements, notamment en ce qui concerne le développement de plus d’une douzaine de programmes de formation professionnelle », indique un communiqué du Cégep.

 

 « Nous avons eu le privilège de côtoyer M. Fernand Dionne à quelques reprises alors qu’il était à sa retraite. Il a d'ailleurs participé à la tenue des célébrations du 150e du Séminaire de Rimouski. À chaque fois, ce fut un plaisir de le rencontrer et d’échanger avec lui sur l’histoire du Collège. Nos plus sincères condoléances à la famille de M. Dionne », ajoute une responsable des communications du Collège, Claire Bérubé.

 

Une célébration de la parole en mémoire de Fernand Dionne aura lieu en la chapelle du Mausolée Saint-Germain, 280, 2e rue Est, Rimouski, le samedi, 17 décembre à 11 h. La veille, les proches accueilleront les témoignages de sympathie au Centre funéraire Bissonnette de Rimouski. » (Fin du texte cité)

 

On peut penser que Fernand Dionne, dans son domaine, a suivi les traces de son père qui a été maire de Saint-Mathieu-de-Rioux pendant 20 ans et préfet du comté de Rimouski pendant 8 ans.

 

(L'image appartient à L'Avantage)

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# 3265                 1er décembre 2016

 

Un parc éolien

Le 27 mai 2016, Radio-Canada faisait un reportage sous le titre : Parc éolien Nicolas-Riou : « Une mine d'or pour la MRC des Basques », dit Bertin Denis. Le texte a été écrit d'après les informations de Denis Leduc.

 

« Le projet de parc Nicolas-Riou, qui consiste à ériger 65 éoliennes de 3,3 MW dans les MRC des Basques et de Rimouski-Neigette, obtient le feu vert du gouvernement Couillard. Une nouvelle qui réjouit les élus locaux.

 

Les ministres de l'Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand, et du Bas-Saint-Laurent, Jean D'Amour, étaient à Saint-Mathieu-de-Rioux vendredi matin pour en faire l'annonce.

 

Quatre cents emplois seront créés durant la construction du parc, et une dizaine pour assurer les opérations des éoliennes. Le préfet de la MRC des Basques, Bertin Denis, parle de ce projet comme de l'investissement le plus important en 100 ans dans sa région. « C'est vraiment énorme pour la MRC des Basques, les gens sont en train de se préparer, ça s'achète des maisons pour louer aux travailleurs, ils s'ouvrent des petits restaurants, des cantines, c'est génial », affirme Bertin Denis.

 

Pour le préfet, il s'agit de retombées de 1,1 million de dollars en revenus et en redevances pour les 25 prochaines années, dans la MRC des Basques. Trois éoliennes ont été retirées du projet initial, pour éviter une éventuelle pollution visuelle, qui avait fait l'objet d'inquiétudes chez les résidents de la région.

 

Le parc éolien Nicolas-Riou sera financé par la société française EDF, Énergie Éolienne Bas-Saint-Laurent et la Régie intermunicipale de l'énergie Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine.

 

Projet éolien Nicolas-Riou :

68 éoliennes de 3,3 MW (capacité totale de 224,4 MW)

Coûts estimés à 500 M $

 

Les éoliennes seront implantées dans les MRC des Basques et de Rimouski-Neigette. Le parc Nicolas-Riou sera l'un des derniers projets éoliens à voir le jour après le quatrième appel d'offres gouvernemental, puisque le gouvernement Couillard a annoncé dans sa nouvelle politique énergétique qu’il ne développera pas de nouveaux approvisionnements énergétiques tant et aussi longtemps que Québec aura une marge de manœuvre énergétique supérieure à 4 %.

 

Après avoir tenu des consultations publiques l'automne dernier, le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement a donné son feu vert au projet en février dernier. » (Fin du texte cité)

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# 3215                 11 novembre 2016

 

L’apiculture

En 1938, l'Office de recherches économiques du Québec a publié le rapport d’un inventaire des ressources naturelles et industrielles du comté municipal de Rimouski. On y donne beaucoup de renseignements sur Saint-Mathieu-de-Rioux qui était alors une paroisse de ce comté. On y retrouve notamment des renseignements sur l’apiculture en 1937.

 

Il est écrit : « Il n'y a qu'un seul apiculteur dans la municipalité. Ce dernier possède 10 ruches et son produit est naturellement vite écoulé sur le marché local. »

 

Après avoir fait un appel sur la page Facebook de Ghislaine Théberge pour connaître ce propriétaire, on m’a informé que les ruches appartenaient à Maurice D’Auteuil sur sa terre située à l’extrémité est du village. Voici ce que Nathalie Fournier a écrit : « Chose certaine, un de mes proches âgé de 93 ans (son père) se souvient parfaitement qu'il y avait des ruches (chez Maurice D’Auteuil). Le verger de pommes était à proximité et c'était en vue, entre autres, de favoriser la pollinisation. Et mon témoin ajoute : « J'étais jeune. Je passais par là et je vois encore une des filles de monsieur Adélard (père de Maurice) vêtue de sa salopette, son grand chapeau et sa protection au visage en train de voir à ses ruches. »

 

À cette époque, dans le comté de Rimouski, le plus important apiculteur avait 40 ruches et il demeurait à Bic. La majorité des cultivateurs qui se livraient à la production du miel n’avaient qu'une ruche ou deux. Dans ces derniers cas, la production était généralement consommée dans la famille.

 

Avec 10 ruches, Maurice D’Auteuil pouvait sûrement écouler une grande partie de sa production sur le marché paroissial avec quelque bénéfice.

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# 3160                 20 octobre 2016

 

Un club critiqué

Le Club Appalaches est un club privé de chasse et de pêche dont le territoire inclut le Lac-Boisbouscache et les terres de la Couronne qui comprennent une partie du rang 6 de Saint-Mathieu-de-Rioux et qui appartenaient autrefois à la seigneurie Nicolas-Rioux. Les membres y possèdent encore des droits exclusifs de chasse et de pêche.

 

Le 22 décembre 2015, Jean-Jacques Vien, autrefois Notaire à Trois-Pistoles, signe un article sur le sujet dans L’Avantage, un hebdomadaire de Rimouski. Le titre de l’article est Club Appalaches et le Moyen Âge. Voici le texte de cet article :

 

« Il y a mille ans, la civilisation européenne vivait l’époque du Moyen Âge : l’aristocratie détenait des droits seigneuriaux, la bourgeoisie profitait de privilèges et le peuple devait se contenter de miettes lui permettant d’accomplir sa mission de serviteur…

 

En 2015 dans les Basques, une région très ÉLOIGNÉE, la modernité tarde ; l’opération DÉCLUBAGE de 1978, n’est pas encore arrivée dans notre forêt publique : Club Appalaches y détient des droits exclusifs de chasse et pêche, reconnus en 1999 par l’honorable René Letarte, juge de la Cour d’appel du Québec, qui en même temps, a reconnu le droit de circuler pour les citoyens ordinaires… encore des miettes ?

 

Depuis 1956, Club Appalaches a construit, installé, rénové et agrandi une trentaine de chalets, et a aussi ouvert et prolongé des kilomètres de chemin dans notre forêt publique, tout cela sans bail ni autorisation du Ministère ; l’honorable Jean-Roch Landry de la Cour supérieure du Québec, dans un jugement de 1998 leur a reconnu des droits « de superficie » pour un MAXIMUM de 8 camps ou chalets : certains fonctionnaires endormis n’ont pas lu la page 26 de ce jugement ni le plan annexé en I-9 ; donc, cette occupation illégale de notre forêt publique va persister.

 

En 2016, peut-on espérer que Jean D’Amour, député-ministre responsable de notre région éloignée, nous sorte du Moyen Âge en initiant une procédure d’expropriation de ces droits exclusifs ? Avec l’aide de son collègue, le Notaire Laurent Lessard, ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, il faudrait au moins ouvrir les yeux de certains fonctionnaires inertes, car si ces fonctionnaires continuent à pratiquer l’aveuglement volontaire et que ces ministres continuent à faire la sourde oreille, on n’est pas sorti du … Moyen Âge. » (Fin du texte cité)

 

Se peut-il que les membres du Club dont l’existence remonte à 1910 aient pu oser bafouer ainsi la décision du tribunal ? Si M. Vien dit vrai et je préfère ne pas en douter, il y a là un problème de deux poids deux mesures à corriger.

 

Quand j’étais jeune autour des années 1950, j’ai souvent eu l’occasion d’entrer en contact avec des membres du Club puisque nous demeurions à peu près à un kilomètre de la barrière et que la route du rang 6 passait à côté de notre maison sur la terre de mon père. Ces touristes venaient de la région de Sherbrooke et la plupart parlaient anglais. Ils étaient très gentils. Ils achetaient du lait, de la crème, des œufs et parfois de petites choses d’usage courant qu’ils avaient oublié d’apporter. Ils achetaient surtout des vers de terre que nous piochions pour un sou le ver. Un jour, l’un d’eux qui était médecin a examiné une de mes sœurs qui était malade sans exiger de frais.

 

Malheureusement pour nous, ces touristes venaient dans notre « cour » pour capturer nos poissons et notre gibier. Je n’ai jamais pu franchir la barrière, même si nous passions devant elle pour aller sur la terre de mon père au rang 6.

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# 3115                 2 octobre 2016

 

Baptême de Célina Bérubé

 Célina Bérubé, fille d’Ulric Bérubé et de Rose-Céline Parent, est née le 24 mars 1890 à Cacouna. Le 11 janvier 1910, à Saint-Mathieu-de-Rioux, elle épouse J.-Émile Ouellet, fils de François Ouellet et de Vitaline Gravel.

 

Sur son acte de baptême, il est écrit que son parrain est Louis Fournier, et sa marraine, Geneviève Parent. Il s’avère que le prénom de la marraine est Hermine et non Geneviève.

 

Louis Fournier est né le 23 septembre 1849 à Saint-Simon. Il est le fils de Louis-Richard Fournier, né en 1812, et d’Angélique Paradis, née en 1824 à Kamouraska. Le couple Fournier-Paradis s’est marié à Trois-Pistoles le 24 octobre 1848.

 

Hermine Parent est baptisée le 26 avril 1848 à Saint-Simon. Elle est la fille de Louis Parent, né à Kamouraska en 1810, et d’Élisabeth Côté, née à Rivière-Ouelle en 1823. Le couple Parent-Côté s’est marié à Trois-Pistoles le 29 octobre 1844. Louis Parent est le grand-père de Mgr Charles-Eugène Parent.

 

Selon le livre-souvenir du 150e anniversaire du Bic publié en 1980, « Louis Fournier, cultivateur, arrive au Bic vers 1870 ». Il épouse Hermine Parent à Saint-Mathieu-de-Rioux le 16 février 1874.

 

La première photo est celle de Louis Fournier et la seconde, celle d’Hermine Parent. Elles ont été puisées dans le livre-souvenir du Bic.

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# 3075                 16 septembre 2016

 

Édouard Bérubé (1812-1869)

Une question m’a été posée par une lectrice du blogue : « Avez-vous déjà entendu parler d’Édouard Bérubé, marié à Ozita Rioux ? Il s’est marié dans les années 1830 mais je ne trouve pas d’information dans les livres que je possède. Faisait-il partie des premiers colons de Saint-Mathieu ? Et si oui, a-t-on une idée, où son lopin de terre était situé ? »

 

Réponse                                                       

Édouard Bérubé est né le 10 octobre 1812 à Rivière-Ouelle. Il épouse Osithe (Ozita) Rioux le 12 novembre 1833 à Trois-Pistoles. Il décède le 21 janvier 1869 à Trois-Pistoles à l’âge de 57 ans. Son épouse est née à L’Isle-Verte le 20 décembre 1803 et décède à Trois-Pistoles le 3 février 1869 à l’âge de 66 ans.

 

Le couple a au moins trois enfants :

• Édouard, né le 10 février 1837 à Saint-Simon. Il épouse Sérazine Bélanger le 25 juillet 1859 à Saint-Simon.

• Bernard, né le 2 avril 1838 à Saint-Simon. Il épouse Philomène Lévesque le 24 février 1868 à Trois-Pistoles. Philomène est née le 4 juillet 1847 à Saint-Simon.

• Calixte, né le 13 octobre 1839 à Saint-Simon. Il épouse en seconde noces Emma-Aimée Boulanger le 16 février 1892 à Saint-Mathieu.

 

Édouard (fils) a au moins 11 enfants. L’aîné Elzéar est né le 12 janvier 1862. Il est baptisé à Trois-Pistoles. On ne connaît pas le lieu de naissance d’Émilia, née en 1864. Arthémise, née en 1865, est baptisée à Saint-Simon, les autres à Saint-Mathieu. En 1878, Édouard (fils) est cultivateur en haut de la paroisse, soit dans le rang 3 Ouest.

 

Elzéar épouse Claudia Lévesque, née à Saint-Simon, le 12 novembre 1886 à Trois-Pistoles. Tous deux décèdent à Saint-Mathieu. Le couple Bérubé-Lévesque a huit enfants dont au moins trois fils ont vécu à Saint-Mathieu : Joseph, Charles-Eugène et Émile.

 

Que faut-il conclure de toutes ces données ?

Il faut d’abord noter que les registres paroissiaux de Saint-Simon ont été ouverts en 1836 et ceux de Saint-Mathieu en 1866. Avant 1836, tout acte religieux accompli à Saint-Mathieu est inscrit à Trois-Pistoles. Entre 1836 et 1866, l’inscription est à Saint-Simon.

 

Le fait que les trois enfants connus d’Édouard Bérubé (père) soient nés à Saint-Simon en 1837, 1838 et 1839 nous laisse penser que le couple a vécu à Saint-Mathieu ou à Saint-Simon. Lors de leur mariage en 1833, les terres de Saint-Simon étaient probablement toutes défrichées, car le premier colon s’y est installé en 1798. Si Édouard Bérubé (père) n’a pas acheté une terre déjà défrichée, il vivait sur le territoire de Saint-Mathieu. C’est son fils Édouard qui aurait hérité de la terre du rang 3 Ouest. Dans les années 1940, des fils d’Elzéar sont cultivateurs dans ce rang. Émile et Joseph avaient deux terres voisines et Charles-Eugène en avait une plus à l’ouest. La terre d’Émile est celle où demeure actuellement Carmen Jean et l’autre voisine est à l’est.

 

À Saint-Mathieu, le premier colon s’y est établi en 1830. Édouard Bérubé, père, s’est marié en 1833. À cette époque, on occupait habituellement une terre en se mariant.

 

Bref, le fait que les trois fils connus d’Édouard Bérubé (père) aient été baptisés à Saint-Simon, qu’Édouard Bérubé (fils) est cultivateur au rang 3 Ouest de Saint-Mathieu en 1878 et que trois fils d’Elzéar aient été cultivateurs au même rang me porte à croire qu’Édouard Bérubé (père) est un pionnier de Saint-Mathieu et qu’il s’est établi au rang 3 Ouest, mais je ne peux pas l’affirmer avec certitude. L’acte notarié d’achat pourrait le confirmer ou non.

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# 3045                 4 septembre 2016

 

Les pistoles-souvenirs

Une pistole-souvenir est une pièce de monnaie qui est émise chaque année depuis 1986, soit il y a 30 ans, par l’organisme Tourisme les Basques de Trois-Pistoles. Cette pièce commémore « des anniversaires, des légendes et des lieux touristiques de la ville et de la région des Basques. »

 

Sur le site de cet organisme on peut lire : « À une époque où l’émission de monnaies souvenirs était populaire comme moyen visant à commémorer des anniversaires de villes, villages et fêtes populaires, les organisateurs du Festival des Îles eurent l’idée de faire émettre une pièce de monnaie de ce genre pour célébrer le 10e anniversaire du festival en 1986. Et quoi de plus normal que de chercher à reproduire une pistole, pièce ancienne qui avait donné son nom à la ville. »

 

On continue en écrivant : « Cette pièce qui vise à promouvoir la région des Basques et les activités qui s’y déroulent, est devenue au fil des ans une pièce des plus prisée tant par les résidents et visiteurs de Trois-Pistoles et de la région des Basques, que par les collectionneurs de monnaie du Québec et du Canada.

 

Le motif qui apparait au revers de la pièce et qui représente une pièce dite pistole d’or intrigue à lui seul par sa particularité. Quant aux divers motifs qui ont orné l’avers des diverses émissions, ils ont contribué à promouvoir les aspects culturels, touristiques et historiques de la ville de Trois-Pistoles et de la région des Basques. »

 

Depuis ses débuts, en deux années, la pistole-souvenir a été émise en hommage à Saint-Mathieu-de-Rioux.

• En 2012, pour souligner le 40e anniversaire des débuts officiels du Parc du Mont-Saint-Mathieu.

 

• En 2015,  en l’honneur de l’église Saint-Mathieu qui est un immeuble patrimonial depuis 2010.

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# 3015                 23 août 2016

 

La grange à dime

Dans la monographie de Saint-Mathieu-de-Rioux publiée en avril 2016, j’ai écrit un texte intitulé La grange à dime. Certaines personnes ont été surprises du  fait que je l’avais appelée ainsi, parce que souvent les gens disaient La grange du curé.

 

Je me souviens d’être allé à cette grange avec mon père quand j’avais probablement neuf ans. C’était en 1950. Mon père était allé porter des poches d’avoine.

 

Dans le livre, j’ai mentionné que les cultivateurs allaient « y déposer un prorata de leur récolte de grains ou de foin », mais je n’ai pas défini le prorata pour ne pas alourdir le texte et parce que ce ratio a changé au cours du temps.

 

Dans la Bible, on raconte qu’Abraham avait donné la dime à Dieu, soit la dixième partie de son revenu. D’ailleurs, le mot dime, vient du mot latin decima signifiant dixième.

 

Dans le site de Sainte-Flavie, on fait la petite histoire de la dime au Québec. On peut lire : « La dime est à l’origine un impôt en nature. Ce système de prélèvement provient du système féodal français et il a traversé l’Atlantique avec les premiers colons français. La dime était un des moyens employés par l’Église, pour libérer les curés des paroisses du fardeau des travaux manuels.

 

Au Québec, l’instauration de la dime subit plusieurs adaptations et soubresauts. En effet, le premier évêque de Québec la fixe à la treizième part de la récolte du grain. Mais ce dernier est contraint de la réduire à la vingtième part et finit même par la suspendre. Il faut attendre Jean Talon, premier intendant de la Nouvelle-France (1665-1681), pour que la dîme soit fixée à la vingtième part en 1674.

 

Lors de la Conquête de 1760, la dîme est abolie. Toutefois, il semble qu’elle continua d’être fidèlement payée au curé après les bouleversements du changement de régime. Enfin en 1774, l’Acte de Québec remet le système en vigueur. »

 

Plus loin, on écrit : « Au Québec, la dîme correspond le plus souvent au vingt-sixième minot de grain récolté. »

 

Même si les évêques fixaient des proratas, la dime est passée de statut d’obligation légale à celui de devoir moral sur une base volontaire.

 

Il existe encore quatre granges à dime au Québec, dont celles de Sainte-Flavie, Sainte-Florence et de Saint-Joseph de Kamouraska.

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# 3000                 17 août 2016

Deux témoignages

Les retrouvailles du 150e anniversaire de Saint-Mathieu-de-Rioux ont eu lieu principalement les 30 et 31 juillet 2016. Je vous livre deux témoignages que j’ai puisés dans la page Facebook de Ghislaine Théberge. Les textes proviennent de deux membres de la même famille, soit celle de Gérard Belzile et de Jeanne Gagnon. Gérard Belzile a été beurrier à Saint-Mathieu pendant plus de 20 ans. Jeanne Gagnon a été la première femme marguillère de la paroisse.

 

1. Martine Belzile

« C'est le cœur rempli d'amour, de joie et de reconnaissance que je suis retournée chez moi, à Québec.

Pendant ce merveilleux 150e anniversaire, que de poignées de mains nous avons échangées, que de fois nous nous sommes embrassés ou serrés dans nos bras, que de beaux souvenirs nous nous sommes rappelés, que de belles paroles nous nous sommes dites, que de regards et de sourires nous avons partagés, que de promesses de se revoir nous nous sommes faites.


Quel plaisir ce fut de se rencontrer, de savoir ce qu'étaient devenus tous ces gens avec qui nous avions partagé notre enfance et notre adolescence. Nous étions presque tous issus de familles modestes et c'est vraiment fascinant de voir comment chacun de nous a réussi à se créer une belle vie.

À tous ceux qui étaient absents, je dis que pendant cette fête, ce n'était que de l'amitié, de la chaleur humaine, des rires, de la tendresse et de l'amour à l'état pur.

Saint-Mathieu était vraiment le village où il fallait naître. Les gens sont bons, lumineux, chaleureux, compatissants, dynamiques, inspirants et vraiment plein de talents et de potentiel.

 

[…] Un immense merci aux organisateurs et aux bénévoles pour ces moments de grâce, aussi touchants que mémorables. »

2. Marcel Belzile

« Ce petit village qui m'a vu naître à la demie du siècle dernier, bien incrusté au creux de montagnes, entouré de ski, de golf, de vin... et bien sûr, de son lac avec ses humeurs changeantes : parfois paisible et d'un calme stoïque presque irréel... mais il peut être aussi agité par des forces éoliennes insoupçonnées qui peuvent le faire littéralement sortir de ses gongs, nous laissant bouche bée.


Mais plus encore, la semaine dernière, j'ai eu l'immense privilège de me reconnecter au passé, de rencontrer des gens fort sympathiques mais presque oubliés par l’usure du temps et de l’absence.

 

Et finalement, je salue tous ces artisans qui ont rendu possible la réalisation de cette gigantesque fête du 150e. Je salue tous ces gens sur qui j’ai pu accoler finalement un nom sur leurs visages… »

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# 2995                 15 août 2016

 

Les festivités continuent

La dernière fin de semaine de juillet a vu une foule de natifs et d’amis déferler vers Saint-Mathieu-de-Rioux.

 

Le samedi 30 juillet, l’exposition des artisans et les activités familiales ont précédé le souper canadien retrouvailles. Plus de 750 convives ont convergé vers le chapiteau installé sur la patinoire. De nombreuses rencontres souvent très émotives ont eu lieu.

 

Le dimanche 31 juillet, sous un soleil bienfaisant, une messe présidée par l’Archevêque de Rimouski attira des centaines de paroissiens et de touristes au Parc du Mont-Saint-Mathieu. Un brunch suivi. Puis, ce fut le défilé sur la rue Principale, un défilé haut en couleurs et en musique. Le souper méchoui montra un service plutôt lent.

 

Après la soirée des artistes locaux sous le chapiteau, un feu d’artifice exceptionnel éclaira le Petit lac Saint-Mathieu.

 

La plupart des activités du 150e sont maintenant du passé. Il reste encore :

• Le 20 août à 19 h 30, à la salle municipale, une soirée de contes où trois interprètes, Daniel Projean, Georgette Renaud et Renée Robitaille seront sur scène. Cinq de mes contes seront interprétés par eux.

• Le 28 août à partir de 10 heures, un tournoi de golf au club de golf du Parc du Mont-Saint-Mathieu.

• Le 17 septembre à 19 h 30 à la salle municipale, projection du film Retour au pays d’en bas avec J.-C. Colbois et Bernard Vachon.

• Le 26 novembre à 19 h 30 à l’église, un concert de Noël et à 22 h, le réveillon de clôture des festivités qui auront vu passer un nombre impressionnant d’activités, soit 36.

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# 2985                 25 juillet 2016

 

Commanditaires au 125e

En 1991, Saint-Mathieu-de-Rioux fête son 125e anniversaire. À cette occasion, le Courrier de Trois-Pistoles publie un encart de 12 pages. Des commanditaires de Saint-Mathieu annoncent dans ces pages. En voici la liste :

• Fabrique de Saint-Mathieu

• Municipalité de Saint-Mathieu dont le maire est Kenneth Ogilvie. Les conseillers sont : Marc-André Jean, Marie-Anne Paradis, Jeanine D’Amours Ouellet, Yvette O. Ouellet, François Houle et Régent Anctil. La secrétaire-trésorière est Michelle Lafontaine.

• AFEAS

• Comité des loisirs Fleur de Lys

• Club de l’Âge d’or, Les Bons Amis

• Fondation Célina Bérubé

• Ambulance Saint-Jean dont le surintendant est Lionel Lagacé

• Caisse populaire dont le directeur est Alain Leclerc

• Association pour la protection du lac Saint-Mathieu

• Ferme du lac, dont le propriétaire est Edmond Dionne

• Ferme du Rocail, propriété de Denise et Réjean Lagacé

• Ferme KLO, propriété de Kenneth et Linda Ogilvie et ayant un service de moissonneuse-batteuse

• Ferme Masika, propriété de Marie et Charles Pelletier

• Ferme des Sentiers, propriété de Claude et Laurie Thibault

• Serres Les Grands Vents

• Marché de chez-nous dont les propriétaires sont André et Denise

• Club Appalaches

• Produits forestiers Basques

• Société d’exploitation des ressources des Basques

• Autobus Richard Jean, propriété de Denis Rouleau

• Quincaillerie Dionne

• Simon Plourde, commerce d’animaux et vente de matériel de sucrerie

• Auberge 4-Saisons, propriété de Lorenzo et Noëlla

• Hôtel Relais du Lac et Transport Raynald Beaulieu

• Taxi Paul Lafontaine

• Électriciens Roger Desjardins dont le représentant est Jean-Maurice Rioux

• Garage Michel Vaillancourt

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# 2940                 6 juillet 2016

Terre d’Yvon Ouellet

Sur la page Facebook de Ghislaine Théberge, Yannick Plourde a nommé cinq propriétaires de la terre qui appartient aujourd’hui à Yvon Ouellet. Cette terre est située au rang 3 Ouest, non loin de la route qui mène à Saint-Simon. Mes recherches ont permis de trouver un autre propriétaire, Joseph-Narcisse Ouellet. Les propriétaires connus de cette terre sont uniquement des Plourde et des Ouellet. Les voici :

1. Éloi Plourde, marié à Euphémie Bélanger le 3 septembre 1850 à Saint-Simon. Le couple a eu six enfants.

*2. Cyprien Plourde, marié à Symphrose Gauvin le 22 juillet 1884 à Saint-Simon. Il est le fils d’Éloi Plourde. Par la suite, il fut marchand général. Le couple a eu 13 enfants.

3. Joseph-Narcisse Ouellet, marié à Éva Bérubé le 7 juillet 1896 à Saint-Mathieu. Le couple a eu 14 enfants.

4. Étienne Ouellet, marié à Alice Vaillancourt le 27 juillet 1920 à Saint-Mathieu. Il est le fils de Joseph-Narcisse. Le couple a eu 13 enfants.

*5. Simon Plourde, marié à Anne-Marie-Beaulieu le 7 juillet 1951 à Saint-Mathieu. Il est l’arrière-petit-fils d’Éloi Plourde (Éloi, Joseph, Émile, Simon). Le couple a eu sept enfants.

*6. Yvon Ouellet, marié à Monique Rainville le 27 avril 1974 à Beauport. Aimée Ouellet, la grand-mère d’Yvon du côté maternel, est la fille de François Ouellet, frère de Joseph-Narcisse. Le couple a eu trois enfants.

On peut penser que, selon la coutume, l’année de possession de la terre pour les quatre premiers propriétaires correspond à la date de leur mariage. Peut-être, y a-t-il eu d’autres propriétaires ? Les actes notariés nous permettraient de valider cette liste.

 

L’astérisque indique que le propriétaire a été (ou est) maire. Serait-ce une terre fertile pour accéder à la mairie ?

 

Il serait intéressant de faire le même exercice pour d’autres terres de Saint-Mathieu. Aussi, j’invite toute personne qui aurait des renseignements à ce sujet de me les faire parvenir.

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# 2900                 21 juin 2016

Chant du 150e anniversaire

Cette année, Saint-Mathieu-de-Rioux fête son 150e anniversaire. Un chant de ralliement a été composé pour l’occasion. Le voici :

 

Air : La valse de l’Isle-aux-Coudres

Musique : Céline Neault

Paroles : Marjolaine Bernier, inspirées du chant de bienvenue de l’Âge d’Or

 

Refrain

Cent cinquante ans à Saint-Mathieu,

Festivités dans notr’milieu.

Amis, amis, chantons ensemble,

Rions, chantons, amusons-nous.

Amis, amis, chantons ensemble,

Toujours tournés vers l’avenir!

 

Couplets

1. Aujourd’hui, pour nous, il y a fête,

Venez, venez nous visiter.

Faisons place à nos retrouvailles,

À tous, cordiales amitiés.

2. Notre village est en liesse,

Très fier de tous vous recevoir.

Il vous dit sa viv’allégresse,

En pensant à nos défricheurs.

 

3. Fièr’ment Saint-Mathieu vous accueille,

Dans ses murs hospitaliers.

Ouvrant ses bras, il recueille

Les fruits de la fraternité.

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# 2870                 9 juin 2016

Saint-Mathieu fête en juillet

Juillet 2016 sera le mois le plus important pour souligner le 150e anniversaire de la paroisse. L’ouverture officielle des fêtes se fera le 22 juillet. Suivra une soirée dansante avec Ghislain Lavoie sous le chapiteau installé à l’emplacement de la patinoire.

 

Le 23 juillet à 10 heures, les Mathéens et leurs invités auront droit à une exposition d’artisans sur le parvis de l’église ou à la salle municipale. À 13 heures, un concours de tire de chevaux a lieu sur le terrain de balle. Après le souper spaghetti à 17 heures 30 sous le chapiteau, une soirée country avec le Duo Harvey prendra la relève.

 

Le 24 juillet à 13 heures, l’automobile est à l’honneur avec une exposition de voitures anciennes sur le parvis de l’église. Suivra à 14 heures, une visite guidée des croix de chemin. À 17 heures 30, il y aura un souper tournedos sous le chapiteau. La journée se termine avec une soirée de danses sociales avec Michelle Fournier sous le chapiteau.

 

Le 29 juillet à 21 heures, se tiendra une soirée rock avec le groupe Open House sous le chapiteau.

 

Le 30 juillet à 10 heures, les artisans exposent sur le parvis de l’église ou à la salle municipale. À partir de 11 heures, des activités familiales sont prévues autour du chapiteau. À 17 heures 30, un souper canadien retrouvailles est offert sous le chapiteau. La journée se termine par une soirée dansante avec Kaven Haché au même endroit.

 

Le 31 juillet est une journée bien remplie.

◊ 10 heures : Messe au Parc du Mont-Saint-Mathieu ou à l’église

◊ 11 heures 30 : Brunch au Parc du Mont-Saint-Mathieu

◊ 13 heures 30 : Défilé sur la rue Principale

◊ 17 heures 30 : Souper Méchoui sous le chapiteau

◊ 19 heures 30 : Soirée des artistes locaux et tirages avec Émilie Rioux sous le chapiteau

◊ 21 heures 30 : Feux d’artifice au dessus du Petit lac Saint-Mathieu.

 

Pour plus de précisions ou advenant des modifications possibles, il serait bon de consulter l’horaire des activités dans le site de la municipalité ou de visiter la page Facebook de Ghislaine Théberge.

 

http://www.st-mathieu-de-rioux.ca/150anniversaire.htm

https://www.facebook.com/groups/150esaintmathieuderioux/?fref=ts

 

Pendant le même mois, deux événements auront lieu à Saint-Mathieu : le festival Le Riverain du 1er au 3 juillet à la plage municipale et la 10e édition de Trois-Pistoles en chansons du 8 au 10 juillet et du 15 au 17 juillet à la salle communautaire du camping KOA.

 

D’autres activités auront lieu plus tard. J’y reviendrai.

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# 2865             7 juin 2016

Festivités de juin à Saint-Mathieu

En 2016, dans le cadre du 150e anniversaire de la paroisse, deux activités ont déjà eu lieu : le souper d’ouverture le 13 février et le lancement de la monographie le 24 avril.

 

Au cours de l’été, une exposition de photos anciennes aura lieu dans l’église. L’ouverture officielle est prévue pour le dimanche 19 juin après la messe. Il y aura des expositions guidées dans l’église du 22 juin au 14 août de 11 h 30 à 17 h 30 du mercredi au dimanche. Il en sera de même les 3 et 4 septembre.

 

Le 24 juin, jour de la Fête nationale, un pique-nique et des activités familiales se dérouleront à la plage municipale à partir de midi. Un souper y sera servi. À 19 h, le nouveau nom de la plage municipale sera dévoilé. Quel sera ce nom ? Faites des paris. Par la suite, on pourra entendre de la musique québécoise. Le tout sera couronné par le feu de la Saint-Jean, toujours à la plage municipale.

 

Pour plus de précisions ou advenant des modifications possibles, il serait bon de consulter l’horaire des activités dans le site de la municipalité ou de visiter la page Facebook de Ghislaine Théberge.

 

http://www.st-mathieu-de-rioux.ca/150anniversaire.htm

https://www.facebook.com/groups/150esaintmathieuderioux/?fref=ts

 

De nombreuses autres activités sont prévues à partir de juillet. J’y reviendrai.

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# 2840            28 mai 2016

Commentaires sur la monographie

J’ai reçu deux commentaires détaillés de la monographie de Saint-Mathieu-de-Rioux. Le premier provient d’une personne qui n’a jamais résidé à Saint-Mathieu, mais qui a lu ou feuilleté plusieurs monographies paroissiales. Le deuxième provient d’un Mathéen. Voici des extraits de ces textes :

Premier commentaire

« […] Impressionnante, la somme de travail qu'a exigée l'élaboration de cette monographie.

 

On te savait féru de statistiques. Personne ne saurait en douter à la lecture du volume. Et elles sont parsemées à bon escient.

 

La subdivision de chacun des chapitres rehausse l'intérêt du livre et en rend la lecture des plus agréable, tout en permettant d'aborder les multiples volets de l'histoire de la paroisse.

 

L'utilisation rationnelle des photos et leur format confèrent à l'ensemble un cachet indéniable. Le format et la qualité de l'édition ajoutent à sa valeur.

 

Voilà une publication qui se démarque avantageusement de bien des monographies paroissiales.

 

Félicitations. »

 

Deuxième commentaire

« J'ai tout lu. Même la table des matières. [… Un de mes amis] a admiré la facture. Il a trouvé le livre beau et très bien présenté. Pour moi, il s'agit d'un livre qui a exigé beaucoup de recherches tant les données sont précises et bien fournies. Le texte se lit avec grand intérêt.

 

La présentation par sections donne lieu à des textes courts et intéressants. Ainsi, les sujets sont nombreux et couvrent une très large part de la vie antérieure des Mathéens et des Mathéennes. Ce document d'histoire même devrait servir de modèle à tous ceux qui se penchent sur leur propre communauté paroissiale et municipale.

 

Le lisant, j'ai appris beaucoup, moi qui croyais bien connaître le passé de Saint-Mathieu. Avec un certain plaisir, je me revoyais dans les années de mon enfance.

 

Que de souvenirs ! »

 

J’en profite pour souligner à nouveau le travail colossal de recherches effectué par Marjolaine Bernier. Sans elle, la monographie ne serait pas aussi élaborée. Et tout ce travail a été fait à distance.

Ajoutons qu’en un mois plus de 400 exemplaires ont été vendus, alors que les festivités se dérouleront principalement en juillet et en août.

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# 2820            19 mai 2016

L’Auberge 4-Saisons

Dans un article écrit par Pierre Michaud et publié le 17 mai 2016 dans le journal l’Avantage, on nous apprend que le Camping KOA Bas-St-Laurent a acheté l’Auberge 4-Saisons. Voici le texte :

 

 « À la suite de la fermeture définitive et de la faillite de l’Auberge 4 Saisons de SaintMathieu en février dernier, Camping KOA BasStLaurent vient de s'entendre avec le syndic pour en faire l’acquisition.

 

L’Auberge 4 Saisons est enclavée à l’intérieur des terrains de Camping KOA BasStLaurent. Pour cet été, il est donc prévu que l’Auberge opérera un service de restauration et d’hébergement pendant la saison touristique. Par la suite, une évaluation sera faite des orientations à donner à l'Auberge pour son développement.

 

La nouvelle tombe à point, car lors de la belle saison 2016, plusieurs activités se tiendront à SaintMathieu :

- les Fêtes du 150e anniversaire  de SaintMathieudeRioux ;

- la piscine, la plage, le parc d’amusement familial et les croisières en ponton seront accessibles du 10 juin au 15 septembre ;

- le Festival du Riverain, du 1er au 3 juillet ;

- TroisPistoles en Chansons, les fins de semaines du 8 et 15 juillet ;

- le Weekend Country à la Fête du Travail ;

- le Tour du Lac SaintMathieu le 10 septembre.

 

 « L’Auberge 4 Saisons existait depuis 40 ans et est devenue une véritable institution. Nous croyons important qu’il y ait des services de restauration et d’hébergement autour du Lac, cet été. Nous analyserons comment en assurer la pérennité » lance Thomas Gagnon, président.

 

Situé directement sur les rives du Lac SaintMathieu et sa plage de sable fin, Camping KOA BasStLaurent est le premier camping 5 étoiles de tout l’Est du Québec.

 

En 2016, avec 255 sites dont 230 pour VR, 25 pour tentes et petits VR ainsi que 6 cabines, Camping KOA BasStLaurent devient également le plus important camping dans l’Est. Thomas Gagnon est secondé par Martin Bruneau, gérant, et Jérôme Bérubé, responsable de la construction. » (Fin du texte cité)

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# 2805            13 mai 2016

 

Prestations exceptionnelles

En 2015, Saint-Mathieu-de-Rioux a accueilli le concours Trois-Pistoles en chansons du 10 au 12 juillet et du 17 au 19 juillet. Voici un texte d’Adeline Mantyk publié le 27 juillet 2015 dans le journal L’Avantage :

 

« Après deux longues fins de semaine enchaînant 10 spectacles, les organisateurs du concours qui a eu lieu cette année au camping KOA Bas-Saint-Laurent, se disent ravis de cette 9e édition de Trois-Pistoles en chansons.

 

Le conseil d’administration et le directeur, Éric Côté sont fiers d’avoir enregistré des salles combles pour les six spectacles en soirée. Selon les organisateurs, les quatre spectacles en après-midi ont connu davantage de succès que par le passé, compte tenu de la possibilité d’assister au spectacle en plein air sur la terrasse.

 

Lors des quatre grandes finales, certains spectateurs étaient sans mot devant la qualité exceptionnelle des prestations des finalistes : « On se croirait en direct de l’émission La Voix, de dire plusieurs spectateurs, même en plus beau car nous découvrons des artistes de 15 ans et moins tout à fait extraordinaires », rapporte M. Côté. « Ils ont découvert 134 talents incroyables que le monde artistique ne connaît pas encore ». Les membres du jury ont qualifié certains finalistes de professionnels.

 

Cette année, pas de gagnants de la région que dessert L'Avantage, mais Danyka Richard de Rimouski, dans la catégorie Frimousse 12 ans et moins, a récolté le Prix Camp musical de Saint-Alexandre.

 

Un nouveau site bien adapté

La nouvelle salle de spectacles et le nouveau site où est présenté Trois-Pistoles en chansons semblent faire l’unanimité. Selon les candidats et leur famille, le site du Camping KOA Bas Saint-Laurent est une station balnéaire extraordinaire et se prête à merveille à ce genre d’événements. « Il est beaucoup plus facile de socialiser entre artistes car le site est vraiment familial, estival et festif », de rapporter le directeur. Les organisateurs souhaitent donc réitérer l’expérience du concours sur le site du camping l’année prochaine.

 

Deux points négatifs corrigés

Les membres du comité organisateur sont à l’écoute des commentaires et les deux points majeurs négatifs qui étaient mentionnés à chaque édition ont pu être résolus cette année. Le son de la salle multifonctionnelle du camping KOA Bas Saint-Laurent était, selon les artistes et les spectateurs présents, d’une qualité exceptionnelle et la partie terrasse a apporté un vent de fraîcheur. » (Fin du texte cité)

 

Pour une 2e année consécutive, Trois-Pistoles en chansons se déroulera à la salle multifonctionnelle du Camping KOA Bas Saint-Laurent à Saint-Mathieu-de-Rioux. Les 9 et 10 avril 2016, on a sélectionné 116 demi-finalistes qui participeront au concours du 8 au 10 juillet et du 15 au 17 juillet. Ce sera la 10e année de Trois-Pistoles en chansons.

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# 2795            9 mai 2016

Histoire de Saint-Mathieu

Le 20 avril 2016, Thérèse Martin du journal L’Avantage de Rimouski a présenté la monographie de Saint-Mathieu-de-Rioux. Voici son texte :

 

« L’histoire de Saint-Mathieu et de son site exceptionnel est racontée dans un volume de 368 pages.

 

Les festivités soulignant le 150e anniversaire de Saint-Mathieu se poursuivent et le lancement de la monographie Saint-Mathieu-de-Rioux raconte son histoire est un événement marquant de ces fêtes.

 

Ce livre raconte l’histoire de la paroisse et de la municipalité de Saint-Mathieu-de-Rioux. La plume de Charles-Édouard Jean et les recherches de Marjolaine Bernier ont permis d’enrichir et de mettre en valeur les événements couvrant la longue période de 1830 à 2016.

 

Le volume comprend 368 pages et 115 photographies. La mémoire des gens de Saint-Mathieu a été mise à contribution, de même que des documents d’archives de la Commission scolaire, de la Fabrique et de la Municipalité.

 

La monographie est disponible au coût de 30 $ et près du quart des volumes ont déjà été (vendus).

 

Les fêtes ne font que commencer

Les festivités du 150e anniversaire s’étalent sur plusieurs mois. Lancées en février dernier, les fêtes sont ponctuées par le lancement du livre […] en avril puis reprendront en juin, à la Saint-Jean, pour se poursuivre de façon intense en juillet et en août. Quelques activités sont également prévues à l’automne.

 

Les fêtes se dérouleront principalement sous un chapiteau qui sera installé à l’emplacement de la patinoire, rue du Collège, à la salle municipale, au parc du Mont-Saint-Mathieu, à la plage municipale et au golf du parc du Mont-Saint-Mathieu. Un programme varié a été préparé, comprenant notamment une exposition de photographies anciennes, des repas et soirées dansantes, expositions d’artisans, de voitures anciennes, défilé, feux d’artifice, tournoi de golf.

 

Dans le cadre des activités de la Saint-Jean, le nouveau nom de la plage municipale sera dévoilé. » (Fin du texte cité)

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# 2775            1er mai 2016

Souper du 13 février 2016

Voici un texte d’Amélie Brière, mathéenne d’adoption depuis décembre 2009 :

 

Le 13 février dernier, j’ai assisté au souper d’ouverture du 150e anniversaire de Saint-Mathieu-de-Rioux. Au moins 150 personnes étaient présentes pour ce premier évènement. Les activités se sont tenues dans la salle municipale de Saint-Mathieu.

 

À l’arrivée des convives, les Mathéens d’origine - ou d’adoption, comme moi - recevaient une jolie rose rouge brodée, à mettre à leur boutonnière. Je l’ai d’ailleurs gardée fièrement. Elle orne désormais le décolleté de l’un de mes chemisiers ! Cette petite attention – qui a certes demandé des heures de travail !!! (150 roses rouges… au moins !) – a donné le ton à la soirée. Une soirée chaleureuse, où l’on se sentait chez soi et en bonne compagnie.

 

Malgré la fameuse inclinaison dans le plancher de la salle municipale, les bénévoles ont réussi à installer les tables pour le souper sans trop de problèmes. À la table d’honneur, juchée sur la scène, trônaient les doyens de Saint-Mathieu, Jeanne Parent (dit Madame Théberge) et André Fournier, bien entourés par le maire, Yvon Ouellet, son épouse et coordonnatrice  du comité du 150e anniversaire de Saint-Mathieu-de-Rioux, Monique Rainville, Bertin Denis, préfet de la MRC des Basques, de même que le député Guy Caron et le ministre et député Jean D’Amour.

 

Si de mon côté j’étais affairée, en début de soirée, à trouver le caméraman de l’évènement pour lui donner quelques indications, les bénévoles eux papillonnaient entre les tables, rectifiaient les plats pour le souper, accueillaient chaleureusement les gens, s’assuraient que tout le monde était à sa place et prêt pour débuter le service. Du côté des  convives, ça papotait joyeusement, ça se donnait l’accolade, ça se retrouvait. Ça échangeait beaucoup ! Les gens en avaient des choses à se raconter ce soir-là ! Le souper s’est très bien déroulé. Théry-Bel, un des restaurants populaires de Trois-Pistoles avait eu le mandat du service de traiteur.

Sans me rappeler l’ordre des évènements, il y a eu tout plein d’interventions pendant la soirée. La chorale, dirigée par Manon Dionne et accompagnée par Fernand Beaulieu à la guitare, a entonné, en début de soirée, le chant du 150e anniversaire de la paroisse et de la municipalité. C’est Marjolaine Bernier qui l’a composé. Les gens ont particulièrement apprécié ce moment. Tout au long de la soirée, il y a eu des petits bouts d’histoires qui ont été lues ou contées par Marjolaine Bernier, Monique Rainville, Fernand Beaulieu ou Gaston Bourdages. De mon côté, j’ai eu un petit faible pour la fougue du conteur naturel qu’est Fernand Beaulieu. Il a su bien enrober les anecdotes qu’il a livrées au public captivé qu’il avait devant lui. J’ai appris ce soir-là plein de choses : des évènements cocasses de la vie mathéenne, comme le déménagement d’une grange qui a causé bien du fil à retordre et ça m’a permis de faire des liens entre les familles. Un tel est le cousin d’un tel, elle c’est la tante d’un tel… On peut facilement s’y perdre lorsqu’on n’est pas né dans la place ! Saint-Mathieu, c’est comme une grande famille finalement !

 

Je n’ai pas assisté à tous les spectacles, mais on m’a raconté plein de belles choses. La soirée s’est terminée à minuit, juste avant que les carrosses ne se transforment en citrouille ! Vers 22 heures, le premier duo de musiciens fut Sylvie Vaillancourt, une Mathéenne pure laine, et son conjoint, Jacques Bédard, bien connus dans la municipalité et dans les environs. Jacques est un guitariste hors pair et Sylvie a une voix fluide et juste. Le deuxième duo fut celui de Simon Fournier, un nouvel arrivant à Saint-Mathieu que je connais très bien et qui joue d’ailleurs à l’occasion avec Jacques. Simon habite à côté du cimetière, dans l’ancienne maison de Madame Théberge. Il y eut aussi les incontournables, Manon Dionne et Fernand Beaulieu que l’on retrouve dans toutes les festivités de Saint-Mathieu. Ce sont les piliers nos prestations musicales !!! Et il paraitrait que ça l’a dansé !  À 23 heures, le président des fêtes du 150e, Lorenzo Beaulieu, a ouvert la danse avec son épouse Noëlla. Le maire Yvon Ouellet et son épouse Monique se sont joints aux danseurs. Il y eut du cha-cha, des rocks et de la danse en ligne.

On m’a dit que les trois groupes ont donné de belles performances, avec des styles très différents. L’animation a été assurée par Gaston Bourdages qui a bien su ficeler chaque intervention de la soirée. Les doyens, assis aux premières loges, ont passé une très belle soirée à ce que l’on raconte.

 

Comme l’écrivait Charles-Étienne, membre du comité du 150e : « Félicitations à tous et à toutes pour cette soirée colorée ! [Il est important de] souligner le travail remarquable de Marjolaine, Gaston, Monique et Fernand, qui ont su «affronter» la foule et user du micro comme de véritables animateurs professionnels! » Je l’appuie dans ses dires.

 

Organiser des activités comme celle-là, ça demande beaucoup de temps, de préparation, de structure et surtout de gens. 18 personnes ont été impliquées de très près dans l’organisation de cette activité, et ça, c’est sans compter la chorale.

 

Comme le soulignait Lorraine, aussi membre du comité du 150: « Maintenant que la table est mise, continuons de la garnir avec joie, fierté et confiance ! »

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# 2770            29 avril 2016

Lancement de la monographie

Dimanche le 24 avril 2016, se tenait le lancement du livre-souvenir de Saint-Mathieu-de-Rioux au Parc du Mont-Saint-Mathieu. Autour de 200 personnes ont répondu à l’appel. La monographie de 368 pages est intitulée Saint-Mathieu-de-Rioux raconte son histoire. À cette occasion, en tant qu’auteur, j’ai fait une présentation générale du livre. Pour les personnes qui n’ont pas pu être présentes, voici le texte de mon exposé :

 

Quand j’ai entrepris d’écrire l’histoire de Saint-Mathieu-de Rioux, je me suis dit que les gens de Saint-Mathieu ont été et continuent d’être des gens fiers et dynamiques. On n’a qu’à feuilleter le programme des activités qui marquent ce 150e anniversaire pour s’en convaincre. J’ai voulu être à la hauteur de cette fierté et de ce dynamisme en y consacrant toutes mes énergies.

Nos ancêtres n’ont pas hésité à bâtir une paroisse à leur image. Ils ont trimé dur pour survivre et laisser à leurs descendants un coin de pays où il fait bon vivre. Alors qu’au 19e siècle, la paroisse est essentiellement rurale, elle entre dans l’ère industrielle au début du 20e siècle avec la mise en place d’industries, comme Dionne & Dionne. Une cohabitation pacifique des deux secteurs, agriculture et industrie, permet d’assurer à la paroisse une certaine prospérité. À la fin du 20e siècle, grâce à ses lacs et à la beauté de son paysage, Saint-Mathieu-de-Rioux attire les touristes et devient un important lieu de villégiature. Le développement touristique et l’apport de la néoruralité s’intensifient alors pour combler la décroissance de l’agriculture et des industries.

En 1956, la population de Saint-Mathieu est d’environ 1200 personnes. Les maisons sont pleines d’enfants. Les cultivateurs et les journaliers, des hommes à l’époque, consacrent toute leur énergie à faire vivre leur famille. Aujourd’hui, la population est un peu plus de la moitié de ce qu’elle était. Depuis 1981, elle se maintient autour de 600 personnes. C’est un constat rassurant quand on sait que les paroisses de la région subissent des chutes plus ou moins dramatiques de leur population.

Le livre contient une centaine de textes et une centaine de photos. De plus, on y retrouve un millier de noms et plus d’un millier de dates. Le livre couvre les principaux secteurs de développement de la municipalité. Bien des sujets de l’histoire de la paroisse n’ont pas été documentés principalement parce qu’ils sont d’ordre domestique. Nous avons essayé d’en relater certains.

 

Dans ce contexte, je me permets une suggestion. Pour faciliter la tâche de ceux ou celles qui voudront écrire à nouveau sur la paroisse, il serait bon de mettre en place un centre d’archives. On pourrait y trouver notamment des photos numérisés ou non, des documents de famille comme les vieux contrats qui risquent d’être perdus à jamais ou même des archives d’entreprises qui assurent ou ont assuré les bien-être des Mathéens. Éventuellement, on pourrait recueillir des articles fabriqués à Saint-Mathieu, comme une boite à beurre, un coffret d’écolier.

 

Pour l’écriture du livre, j’ai eu la collaboration de Marjolaine Bernier qui a fait un travail colossal de recherches et qui a recueilli des photos. Monique Rainville Ouellet a assuré la révision linguistique et la critique des textes. Geneviève Thibault a fait la mise en page et une dernière révision. De plus, je tiens à remercier ceux et celles qui ont signé des textes.

 

En 1867, le premier curé Antoine Chouinard, alors âgé de 29 ans, a écrit : « Soit dit en passant, les gens de Saint-Mathieu sont d’un caractère dur, aimant les dissensions. » Cela semble négatif à première vue et s’explique peut-être par le fait que M. Chouinard a eu des démêlés avec les paroissiens concernant la construction de l’église. Quoi qu’il en soit, l’attitude de nos ancêtres a permis de définir une communauté ayant des valeurs solides et prête à les défendre.

 

Nous espérons que cette monographie vous procurera de très beaux moments. Je ne vous dévoilerai pas le contenu du livre, mais en le lisant je suis assuré que vous y ressentirez la fierté d’appartenir d’une façon ou d’une autre à cette paroisse dynamique et fière de son histoire. (Fin du texte cité)

 

Par la suite, j’ai lu un extrait d’un texte intitulé La santé publique. J’ai dédié ce texte aux médecins de Trois-Pistoles qui ont assuré en santé un service de proximité et en particulier à Martin Gamache. Ce dernier qui était présent a été mon confrère de classe au Séminaire de Rimouski et a visité des malades à Saint-Mathieu pendant de nombreuses années.

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# 2705              27 mars 2016

Lancement d’un livre

Le livre-souvenir préparé pour le 150e anniversaire de Saint-Mathieu-de-Rioux sera lancé dimanche le 24 avril à 10 heures au Parc du Mont-Saint-Mathieu. Voici l'affiche de promotion :

 

 

Le livre est composé de 14 chapitres. Les voici :

 

1. Les premiers pas

2. La paroisse

3. La municipalité

4. Les services à la communauté

5. La commission scolaire

6. Les bâtiments

7. L’agriculture

8. Les commerces et entreprises

9. Le tourisme

10. La santé

11. Les festivités

12. Les personnalités marquantes

13. Souvenirs et anecdotes

14. Éphémérides

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# 2690              21 mars 2016

Vincent Théberge

Vincent Théberge naît à Saint-Mathieu le 6 avril 1943. Il est le fils de Léo Théberge et de Lucie D’Auteuil, mariés le 16 juillet 1930.

 

Il fait son cours classique au Séminaire de Rimouski et au Séminaire de Philosophie de Montréal, de 1957 à 1965. Il suit des cours en arts plastiques à l’École des Beaux-Arts de Montréal et à l’UQAM. À titre de complément, il a un certificat en andragogie de l’Université du Québec à Hull.

 

Ses activités touchent à la création littéraire, la gravure, la sculpture et le graphisme. Au cours des ans, il collabore à la conception ou à la réalisation de huit livres d’artistes ou poèmes-gravures.

 

En sculpture, il conçoit quatre œuvres.

1. Hommage au père Louis-Étienne Delille Reboul, sculpture, ville de Hull, 2001.

2. Les Orgues, sculpture-fontaine, Chénéville, 2000.

3. Séquences urbaines, murale, ministère des Transports du Québec, Hull, 1979

4. Fontaine des bâtisseurs, sculpture-fontaine, ville de Hull, 1975.

 

Depuis 1973, il a remporté 11 prix dont le plus important est celui de l’Ordre de Gatineau en 2013 pour l’ensemble de son œuvre, pour sa carrière et pour son engagement. C’est la plus haute distinction honorifique accordée par cette ville. Conséquemment, il reçoit le titre de Grand Citoyen de Gatineau.

 

Il est le coauteur d’au moins cinq livres, auteur d’un récit Coupable d’être jumeau en 1996 et d’un roman Francis à marée basse en 2001. Ces deux derniers livres ont été publiés par les Éditions Vents d’Ouest de Hull. En 1997, le journal Le Droit lui décerne son prix littéraire pour son livre Coupable d’être jumeau. Il faut dire que Vincent Théberge est jumeau identique. Voici ce que l’éditeur a écrit à titre de présentation de ce livre :

 

« Des jumeaux naissent. C’est l’étonnement, la fascination, puis les interrogations. Pour une rare fois, un jumeau identique transgresse une loi tacite et apporte des éléments de réponse, entraînant le lecteur dans un univers empreint de sensualité, de complicité et de non-dits.

 

L’auteur pose un regard pas toujours tendre sur une société contradictoire : un jour, les jumeaux sont adulés pour leur ressemblance et, le lendemain, ils subissent méfiance et exclusion. Ils deviennent coupables d’être jumeaux.

 

Écrit dans un style ouvragé, ce récit concerne un être qui tente de se singulariser. Ironiquement, cela se passe dans un monde composé essentiellement de singuliers qui rêvent de copies conformes et de symbiose. »

 

Pour en savoir davantage, visitez son site internet où il énumère et illustre ses principales œuvres : http://www.vincenttheberge.ca/.

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# 2650              24 février 2016

Une erreur corrigée

En mars 2014, en faisant des recherches sur Saint-Mathieu-de-Rioux, j’ai constaté que, dans quelques sites web, il était écrit que les débuts de la colonisation de la paroisse s’étaient effectués vers 1850, alors que, dans la réalité, il s’agit de 1830.

 

J’ai effectué moi-même la correction dans Wikipédia. Mon apport n’a pas été contesté. J’ai demandé au diocèse de Rimouski de faire la correction dans son site web : ce qui a été fait. J’ai communiqué avec Jean Cournoyer, ancien politicien et ancien animateur de radio, pour qu’il fasse de même dans son site. C’est lui qui m’a informé que l’erreur provenait de la commission de Toponymie du Québec qui, de fait, est la référence officielle. Il m’a conseillé de m’adresser à cette commission et m’a souhaité bonne chance.

 

En mai 2014, j’ai soumis une demande à la Commission à l’effet de remplacer 1850 par 1830. On m’a demandé de justifier ma demande de façon plus pointue : ce que j’ai fait. N’ayant pas de retour par la suite, le 4 septembre 2014, j’ai suggéré à mon interlocuteur qu’il m’avait oublié. Le même jour, j’ai reçu un courriel d’environ 100 mots dans lequel on m’expliquait qu’il fallait y aller selon la date de réception ou selon la priorité. On me promettait de faire la correction pendant le mois de septembre. Notez que la correction consistait à changer le 5 pour un 3.

 

J’ai laissé passer le temps. Le 10 février 2016, je suis revenu à la charge. Croyez-le ou non, au bout de neuf minutes, je recevais un message mentionnant que la correction avait été effectuée. Tout est bien qui finit bien, mais cela m’a laissé un goût amer.

 

Dans le même ordre d’idées, la plaque-souvenir placée, en 1995, par l’Association des Jean d’Amérique derrière l’église de Saint-Mathieu portait aussi la mention 1850. Le 5 a été changé pour un 3 grâce à la précieuse collaboration de Gaétane Denis, la présidente de la fabrique.

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# 2610              7 février 2016

Lancement officiel des festivités
Le 5 février 2016, Guy Caron, le député fédéral de la circonscription Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques, a fait une déclaration à la Chambre des communes pour souligner le lancement officiel des festivités du 150e anniversaire de la municipalité de Saint-Mathieu-de-Rioux. Voici cette déclaration :

 
« Il y aura célébration d'un 150e anniversaire dans ma circonscription, (qui commencera) dès la semaine prochaine, celui de la très belle municipalité de Saint-Mathieu-de-Rioux, dans la MRC des Basques.

 
Saint-Mathieu-de-Rioux est un petit joyau dans la circonscription que j'ai l'honneur et le privilège de représenter. Le lac Saint-Mathieu, d'une très grande beauté, est encore l'un des secrets les mieux gardés au Québec. Et le camping KOA Bas-Saint-Laurent est le seul classé 5 étoiles dans l'Est-du-Québec.
 
Saint-Mathieu-de-Rioux ne s'endort pas durant l'hiver, puisque le centre de ski du Mont-Saint-Mathieu est l'un des plus modernes et fréquentés de la région.
 
La municipalité compte même un vignoble : le Domaine du Lac. De fait, malgré les difficultés économiques qu'éprouve ma région, Saint-Mathieu-de-Rioux est l'une des rares municipalités à voir sa population croître et se rajeunir.

 

Monsieur le Président, je serai présent le samedi 13 février pour la soirée d'ouverture de cette année bien spéciale, qui verra la tenue de 36 événements tout au long de l'année. Il y aura bien sûr des soupers et soirées dansantes, mais aussi des expositions, des visites guidées, un défilé !

 

Il me fait plaisir de vous inviter à goûter l'hospitalité des Mathéens et des Mathéennes au cours de cette année très spéciale. »

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# 2590              31 janvier 2016

Festivités du 150e

Saint-Mathieu-de-Rioux s’apprête à célébrer son 150e anniversaire de façon grandiose. Le comité organisateur vient de dévoiler le programme des activités pour l’année 2016. On y retrouve 36 activités réparties de février jusqu’à novembre.

 

La première activité est prévue pour le 13 février. C’est le souper d’ouverture à la salle municipale. Le tout sera suivi d’une soirée dansante avec animation.

 

Des invitations avec copie du programme des festivités ont été expédiées aux gens qui ont un lien avec la paroisse et dont l’adresse postale était connue. Détail qui montre l’envergure que les organisateurs ont voulu donner à l’événement : le timbre est oblitéré avec la mention Postes Canada Saint-Mathieu-de-Rioux 150e anniversaire.

 

Dans son message de présentation, le comité organisateur écrit : « Comme il nous est impossible de rejoindre tout le monde, nous vous demandons de transmettre cette invitation aux membres de votre famille : frères, sœurs, enfants, ainsi qu’à vos amis, car c’est toujours agréable de partager les bons moments avec ceux que nous aimons. »

 

Le programme des festivités a également été publié dans la page Facebook de Ghislaine Théberge :

https://www.facebook.com/groups/150esaintmathieuderioux/.

Cette page qui existe depuis le 28 mars 2015 a atteint le score honorable de 982 membres le 30 janvier.

 

Le programme sera aussi publié dans le site de la municipalité de Saint-Mathieu-de-Rioux qui est le maître d’œuvre de l’organisation de ces fêtes. L’adresse est :

http://www.st-mathieu-de-rioux.ca/municipalite.html

 

À la fin du message de présentation du comité organisateur, on peut lire : « Saint-Mathieu-de-Rioux remercie le passé, salue le présent … et sourit à l’avenir. »

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# 2545              15 novembre 2015

Offices religieux en 1988

Il y a eu, en 1988, 4 mariages, 12 baptêmes et 7 sépultures à Saint-Mathieu. Les données suivantes sont extraites du bulletin paroissial de la paroisse.

 

Mariages

Patrice Théberge et Lise Rousseau

Raymond Aubin et Corona Dionne

Mario Rioux et Louise Rioux

Gaston Côté et Marie-Jeanne Lagacé

 

Baptêmes

Isabelle (Alain Turcotte et Pauline Fournier)

Michaël (Penny et Jean-Yves Soucy)

Marie-Claude (Penny et Jean-Yves Soucy)

Mireille (Suzanne et Sabin Vaillancourt)

Karol-F.-J. (France Fournier et Carol Beaulieu)

Alexandra (Sylvie et Gilles Rioux)

Andrée-A.-M.-P. (Odette et Sylvain Ouellet)

Mathieu-G.-R. (Ginette et Gilles Ouellet)

Léopold-R.-A. (Audrey Plourde et André Jean)

Sabrina (Jacynthe et Maurice Lessard)

Hubert-O. (Hélène Riou et Pierre Jean)

Lucienne-A.-M.-H. (Carmelle et Marius Beaulieu)

 

Sépultures

Valentine Jean, épouse d’Edmond Dionne (84 ans)

Gérard Rioux, époux de Blanche Gaudreau (73 ans)

Joseph Vaillancourt, époux de feu Marie Couturier (94 ans)

Jean-Thomas D’Auteuil, époux de Lyne Brazeau (37 ans)

Germaine Rioux, épouse de Louis Parent (62 ans)

Irénée Boulanger, fils de feu Cyprien (89 ans)

Léo Plourde, époux de feu Émilienne Vaillancourt (83 ans)

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# 2500              10 octobre 2015

Un déménagement

En 2015, Saint-Mathieu-de-Rioux a accueilli le concours Trois-Pistoles en chansons. Voici un texte de Mario Pelletier d’Infodimanche en date du 12 juin pour présenter l’événement :

 

« L’organisation de Trois-Pistoles en chansons a annoncé le 11 juin qu’elle déménage son évènement culturel de l’auditorium de l’École secondaire de Trois-Pistoles à la salle multifonctionnelle du Camping KOA Bas-Saint-Laurent à Saint-Mathieu-de-Rioux.

 

Le conseil d’administration a indiqué que Trois-Pistoles en chansons mise sur plus d’accessibilité pour assurer sa pérennité. « Nous voulons décloisonner l’évènement et le renouveler », a indiqué Éric Côté, directeur. La salle de l’école secondaire pouvait accueillir 394 spectateurs. La salle multifonctionnelle du Campin KOA a une capacité de 200 personnes à l’intérieur. En y ajoutant un chapiteau à l’extérieur si la température n’est pas clémente, on parle de 300 spectateurs au total.

 

Environnement plus ouvert

L’organisation mise donc sur un environnement plus ouvert pour sa 9e édition qui aura lieu du 10 au 12 juillet et du 17 au 19 juillet. Le cadre enchanteur du lac Saint-Mathieu et ses infrastructures d’accueil apporteront de la valeur ajoutée à l’évènement. Le camping est déjà plein pour cette période de l’été.

 

Ses 500 campeurs (170 terrains) constituent même la clientèle de base au niveau des spectateurs, de l’aveu des responsables. Et pour les autres visiteurs, la clientèle régulière de Trois-Pistoles en chansons, ils pourront profiter des spectacles et des infrastructures de loisirs du camping en famille. Une passe journalière sera disponible pour avoir accès aux activités du site de camping.

 

Pour toute la MRC

Puisque le camping affiche déjà complet pour cette période, on estime que les établissements de restauration et d’hébergement continueront d’accueillir les visiteurs qui viendront dans la MRC des Basques pour assister à Trois-Pistoles en chansons.

 

« Trois-Pistoles en chansons est un fleuron de la MRC des Basques, un outil important d’exposition nationale. De plus, il permet aux jeunes de mettre en évidence leur talent » a indiqué Bertin Denis, préfet de la MRC des Basques et président d’honneur de la 9e édition de Trois-Pistoles en chansons. Cet évènement a plus d’une centaine de concurrents et apporte des centaines de milliers de dollars en retombées qui profitent à l’ensemble de la communauté de la MRC des Basques.

 

Choix de la salle

Pourquoi la salle multifonctionnelle du Camping KOA Bas-Saint-Laurent plutôt que le chalet du Parc du Mont Saint-Mathieu situé à proximité ? « C’est pour l’acoustique et la configuration de la salle. Le chalet du Parc du Mont Saint-Mathieu est une infrastructure qui offre bien des qualités, mais pas au niveau acoustique pour des performances vocales », a expliqué Serge Gagnon.

 

Martin Bruno, gérant et copropriétaire du Camping KOA a ajouté que lors de la construction de la salle multifonctionnelle, on s’était assuré qu’elle était conçue pour offrir une bonne qualité sonore. » (Fin du texte cité)

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# 2450              9 septembre 2015

Travaux de la ferme

En 1938, l'Office de recherches économiques du Québec a publié le rapport d’un inventaire des ressources naturelles et industrielles du comté municipal de Rimouski. On y donne beaucoup de renseignements sur Saint-Mathieu-de-Rioux qui était alors une paroisse de ce comté. On y retrouve notamment des renseignements sur les travaux de la ferme. Voici ce que l’auteur du rapport écrit :

 

« Les activités de la ferme se poursuivent habituellement pendant environ sept mois. Elles commencent dès la fonte des neiges, vers la fin de mars, époque où se fait 1'entaillage des érables, et se terminent vers la fin d'octobre ou le début de novembre avec la chute de la première neige, époque où les cultivateurs cessent les labours d'automne. La saison des sucres dure environ un mois.

 

Le travail proprement dit de tous les fermiers commence au début de mai avec les labours du printemps. Les premiers jours de juin marquent la venue des dernières fortes gelées du printemps. Cependant, on commence à semer dès la mi-mai.

 

Vers le 20 juillet, les cultivateurs commencent à faire les foins. La coupe du grain se fait dans la dernière quinzaine d’août. Tous les grains en général ont le temps de mûrir complètement. Dès la fin de septembre surviennent les premières gelées d'automne qui détruisent les jardinages.

 

On estime que dans Saint-Mathieu, l’épaisseur moyenne de la couche de neige est de 48 pouces. » (Fin du texte cité)

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# 2400              4 août 2015

Quiz sur Saint-Mathieu

1. En quelle année, l’usine de charbon de bois a-t-elle vu le jour à Saint-Mathieu ?

a) 1902            b) 1954           c) 1978            d) 1999

 

2. Qui fut le président des fêtes du 125e anniversaire de Saint-Mathieu ?

a) Gérard Cayouette   b) Adrien Ouellet       c) Rosaire Dionne       c) Joseph Gauvin

 

3. Quel citoyen de Saint-Mathieu a été député à Ottawa ?

a) Albert Dionne        b) Antonio Théberge  c) Raynald Thibault   d) Gérard Ouellet

 

4. Qui était le père de quatre femmes natives de Saint-Mathieu qui sont devenues centenaires ?

a) Élie Dionne            b) Michel Jean            c) Ernest Dionne        d) Antoine Dionne

 

5. En quelle année la rivière du Sud-Ouest qui est la décharge du Petit Lac-Saint-Mathieu a-t-elle été creusée ?

a) 1885            b) 1915           c) 1955            d) 1995

 

6. Sur la terre de qui, une première croix qui fut arrachée par la suite, a-t-elle été plantée ?

a) Élie Dionne             b) Michel Jean            c) Georges Courchesne          d) Onésime Dionne

 

7. Quelle communauté de religieuses a pris la direction du couvent en 1943 ?

a) Ursulines                b) Saint-Rosaire          c) Bon-Pasteur            d) de la Providence

 

8. Qui était propriétaire d’une terre au village en 1878 ?

a) Louis Parent           b) Philias Dubé           c) Louis-Jacques Beaulieu      d) Léo Théberge

 

9. Comment s’appelait le pont couvert du bas de la paroisse ?

a) Moreau                   b) Neigette                 c) Boulanger               d) Rousseau

 

10. En quelle année a été béni le carillon de trois cloches de l’église Saint-Mathieu ?

a) 1900            b) 1922           c) 1966            d) 2003

 

Solutions.

1. 1978

2. Adrien Ouellet

3. Gérard Ouellet

4. Ernest Dionne

5. 1915

6. Élie Dionne

7. Saint-Rosaire

8. Louis Parent

9. Pont Moreau

10. 1922

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# 2375              30 juillet 2015

Confirmation à Saint-Mathieu

Le 9 avril 1986, Mgr Gilles Ouellet, archevêque de Rimouski, fait sa visite pastorale à Saint-Mathieu. En après-midi, il rencontre les élèves du collège. À 16 heures, il célèbre la messe aux intentions des paroissiens, puis il prend le souper avec les membres du conseil de fabrique et des comités de pastorale.

 

À 20 heures, à l’église, il préside à la confirmation de 15 jeunes de la paroisse. Ce sont :

 

1. Annik Beaulieu (Noëlla et Lorenzo)

2. Caroline Beaulieu (Carmelle et Marius)

3. Keeven Beaulieu (Gaétane et Isidore)

4. Roger Beaulieu (Bertrand)

5. Jérôme Bélanger (Noëlla et Lionel)

6. Chantal Bélisle (Marielle et Marc-André)

7. Guy Dionne (Henriette et Mario)

8. Yvan Gagnon (Alice et Fernand)

9. Daniel Jean (Marguerite et Justin)

10. Jean-François Lagacé (Jeannine et Julien)

11. Régis Lagacé (Ruth et Rodrigue)

12. Denis Ouellet (Yvette et Laurent)

13. Pascal Ouellet (Lucie et Rodrigue)

14. Vital Ouellet (Lucie et Rodrigue)

15. Éric Plourde (Yvette et Conrad)

 

Après la cérémonie, un goûter a été servi à la salle de l’Âge d’or pour les nouveaux confirmés et leur famille.

 

(Renseignements tirés du feuillet paroissial)

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# 2355              26 juillet 2015

Cours d’eaux et autres

La municipalité de Saint-Mathieu a la chance d’avoir 16 lacs sur son territoire. En plus, on relève 10 cours d’eau, une baie, deux pointes et un mont. Quatre ponts ont été construits. Ces entités naturelles et les ponts dont on fait la liste sont ceux qui ont été officialisés et dont on donne la date.

 

Cours d’eau

Branche Thomas-Bélanger : 11 juin 1982. Cours d’eau situé au sud de la route du rang 3 Est.

 

Cours d’eau Gaudreau : 26 juin 1985. Cours d’eau dans la ligne du lac du Cinquième.

 

Cours d’eau Ouellet : 26 juin 1985. Cours d’eau situé au nord du lac Saint-Mathieu à l’ouest du ruisseau Ernest-Boucher.

 

Cours d’eau Vaillancourt-Plourde : 11 juin 1982. Cours d’eau situé au sud de Petit lac Saint-Mathieu entre le lac Voisine et le lac Alarie.

 

Ruisseau de la Jetée : 11 juin 1982. Ruisseau situé entre la rivière du Sud-Ouest et le lac du Quatrième.

 

Rivière des Écarts : 11 juin 1982. Rivière située à l’ouest du lac du Cinquième.

 

Rivière du Sud-Ouest : 5 décembre 1968. Décharge du Petit lac Saint-Mathieu.

 

Rivière Neigette : 11 juin 1982. Rivière qui coule du sud vers la rivière du Sud-Ouest.

 

Ruisseau Ernest-Boucher : 11 juin 1982. Ruisseau situé au nord du lac Saint-Mathieu.

 

Ruisseau Froid : 11 juin 1982. Ruisseau situé au sud de la Rivière du Sud-Ouest.

 

Baie

Baie du Ha! Ha! : 11 juin 1982. Baie située à l’extrémité ouest du Petit lac Saint-Mathieu.

 

Pointes

Pointe des Tobi : 11 juin 1982. Pointe située à l’extrémité ouest du lac Saint-Mathieu.

 

Pointe à Bouleaux : 11 juin 1982. Pointe située à l’extrémité ouest du lac Saint-Mathieu.

 

Mont

Mont Saint-Mathieu : 6 juin 1973. Mont situé au sud du lac Saint-Mathieu.

 

Ponts

Pont à Désiré : 11 juin 1982. Pont situé sur la route du rang 5 qui traverse la rivière Neigette au Faubourg du Moulin. A été appelé en l’honneur de Désiré Dionne.

 

Pont à François : 11 juin 1982. Pont situé à la limite est du Petit lac Saint-Mathieu. A été appelé en l’honneur de François Fournier.

 

Pont de la Passe : 11 juin 1982. Pont qui est situé entre le Petit et le Grand lac Saint-Mathieu.

 

Pont Moreau : 11 juin 1982. Pont situé au rang 3 Est. A été appelé en l’honneur du député de Rimouski, Louis-Joseph Moreault.

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# 2320              5 juillet 2015

Marie-Marthe Fournier

Dans son édition du 6 mars 2013, Info-Dimanche, sous la signature d’Hugues Albert, a publié un article sur une agricultrice impliquée à Saint-Mathieu. Voici ce texte :

 

« Marie-Marthe Fournier affirme que pour réussir en agriculture, il faut une bonne dose de détermination et l’amour du métier. « Mais ça prend aussi une bonne capacité physique et je remercie le Bon Dieu qui a été généreux envers moi à cet égard. »

 

Agricultrice impliquée s’il en est une, la dame de Saint-Mathieu, qui exploite Ferme Masika avec son époux Charles Pelletier et leur fils Simon, et qui possède 50 % des parts dans l’entreprise depuis 2010, est née d’une famille agricole. Elle dit avoir voulu acheter la ferme familiale mais s’est plutôt tournée en 1987 vers celle appartenant à un oncle à l’est du village.

 

En plus d’assumer son rôle de maman de trois enfants et d’être partenaire d’une ferme laitière avec son mari, elle a consacré passablement de temps au développement du milieu agricole et politique, local et régional.

 

Conseillère municipale pendant quatre ans jusqu’en 2009, elle a siégé de nombreuses années au Comité consultatif agricole de la MRC des Basques, été administratrice au syndicat de base des Îlets, fait partie du comité de loisirs de Saint-Mathieu, du comité des parents et du conseil d’établissement scolaire. Elle est encore membre active de l’AFÉAS. « J’ai même pensé à la mairie de Saint-Mathieu, mais je n’avais pas assez de temps … »

 

Elle consacre beaucoup de temps aujourd’hui à la comptabilité de producteurs agricoles de son secteur. Elle avoue que l’implication en milieu agricole lui manque surtout pour l’aspect social de la chose. L’entreprise offre des stages à la ferme à des étudiants de l’ITA de La Pocatière. Marie-Marthe Fournier exerce parallèlement le métier de chauffeure d’autobus scolaire depuis cinq ans.

 

Ferme Masika exploite un troupeau Holstein enregistré de 70 vaches laitières. Autosuffisante avec ses 700 acres de superficie de terre où sont produits des fourrages en quantité et dont les surplus sont vendus au Québec et aux États-Unis, elle produit également des céréales. » (Fin du texte cité)

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# 2300              1 juillet  2015

Lacs du Lac-Boisbouscache

Lac-Boisbouscache est un territoire non organisé qui est borné au nord par Saint-Mathieu-de-Rioux, à l’est par Saint-Eugène, au sud par Saint-Médard et à l’ouest par Sainte-Françoise.

 

On peut y accéder notamment par la route du rang 5 qui passe à l’est du Petit lac Saint-Mathieu, puis par la route du rang 6 de Saint-Mathieu.

 

Un club privé de chasse et de pêche a accès à ce territoire depuis 1910 : c’est le club Appalaches. Des pourparlers sont en cours pour que la MRC des Basques en fasse un parc régional inter-nations en partenariat avec les Malécites de Viger.

 

Ce territoire comprend 17 lacs. Les noms de tous ces lacs ont été officialisés le 5 décembre 1968, sauf pour ceux où on trouve une date. Voici les noms :

 

Lac à la Loutre

Lac à la Truite

Lac Boisbouscache

Lac Carré (8 février 1977)

Lac de la Grenouille

Lac des Îles

Lac du Castor

Lac Éric

Lac Ferré (8 décembre 1977)

Lac Long (11 juin 1982)

Lac Moreau

Lac Plat

Lac Rimouski

Lac Rimouski Ouest

Lac Vaseux

Petit lac Boisbouscache

Petit lac Moreau

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# 2255              22 juin 2015

Un parc régional

Le Lac-Boisbouscache est un territoire non organisé situé au sud de la paroisse de Saint-Mathieu-de-Rioux. De nouvelles avenues se dessinent pour ce territoire alors que la MRC des Basques veut en faire un parc régional en partenariat avec les Malécites de Viger.

 

Marjolaine Jolicoeur a écrit un article sur le sujet dans L'Horizon des Basques. On le retrouve sur le site de l’AMECQ (Association des médias écrits communautaires du Québec) en date 16 septembre 2014. Il est intitulé Entente historique entre la Première Nation Malécite et la MRC des Basques. Voici des extraits de ce texte :

 

« Anne Archambault, Grande Cheffe de la Première Nation Malécite de Viger et Bertin Denis, préfet de la MRC des Basques, ont signé à Cacouna une entente pour un projet de Parc Régional Inter-Nations, le 19 août dernier (2014). La Grande Cheffe Anne Archambault a qualifié l’entente d’historique : « Aujourd’hui est une date importante à retenir car elle exprime un moment d’histoire où la Première Nation Malécite de Viger sera partie prenante des décisions concernant son territoire ancestral. »

 

Situé sur le territoire public de la MRC des Basques, ce projet de parc veut développer une mise en valeur commune du potentiel récréotouristique de ce patrimoine collectif qui s’étend sur 265 km2.

 

Selon le préfet Bertin Denis, les grandes orientations du projet vont s’échelonner sur une période de plus de dix ans et on analysera chaque projet pour sa viabilité financière. « Nous voulons prendre le temps de travailler pour faire du Parc Régional un projet rassembleur ayant pour fondement la vocation multi-ressources de la forêt dans une perspective de développement durable. » Cet engagement commun sera respectueux des milieux naturels et il s’agit d’un projet de territoire habité et non d’une zone de conservation. « Nous allons utiliser l’ensemble des terres publiques pour le bien de tous les citoyens », a ajouté le préfet. Camping rustique, baignade, sentiers pédestres ou de ski de fond, pistes cyclables, réserves fauniques, mise en valeur des sites naturels, de multiples activités de villégiature s’avèrent possibles pour plusieurs municipalités.

 

On retrouve aussi sur le territoire public le Club Appalaches qui détient des privilèges exclusifs de chasse, de pêche et de piégeage, depuis 1910. Parsemé de trente lacs, dont le Lac-Boisbouscache, le club s’étend sur une superficie de près de 150 km2 entre Saint-Mathieu-de-Rioux, Sainte-Françoise et Saint-Médard.

 

Selon un jugement de la Cour d’appel du Québec de 1999, les citoyens (nes) détiennent cependant un égal droit d’accès à cette partie du territoire – même en temps de chasse – pour y pratiquer d’autres activités que celles de la chasse, de la pêche et du piégeage.

 

Ce partenariat entre la Première Nation Malécite de Viger et la MRC des Basques découle de la loi 206 adoptée en juin 2013 leur concédant le droit de créer un organisme à but non lucratif pour l’exploitation d’un parc régional. » (Fin du texte cité)

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# 2215              14 juin 2015

Jeanne Parent

Jeanne Parent est née le 14 juillet 1927. Elle est la fille de Paul Parent et de Diana Dubé. Après avoir été institutrice, elle épouse Georges Théberge, fils d’Émile Théberge et Marie-Luce Ouellet, le 7 juillet 1948.

 

Le journal Info-Dimanche lui a consacré un article dans son édition du 27 mars 2013. Le voici :

 

« Jeanne Parent, résidente de Saint-Mathieu-de-Rioux, est une femme de 85 ans dont les valeurs de la famille et de l’entraide sont de la plus grande importance. Impliquée dans différentes organisations telles l’AFÉAS, la fabrique et l’âge d’or où elle est trésorière depuis 27 ans, Madame Parent est animée par la fibre bénévole. « J’aime rendre service aux autres. Je fais tout ce que je peux pour me rendre utile. Ça fait du bien autour et ça me valorise », exprime-t-elle.

 

Cette dame, mère de sept filles, intervient encore régulièrement auprès de son entourage, avec sa famille, ses amis et son voisinage, en toutes sortes d’occasions. Plusieurs personnes malades de son milieu ont pu recourir à ses soins, à son accompagnement et à sa compagnie très appréciée lors de moments difficiles. « Bien que je sois encore très active, j’aimerais diminuer mes activités. Je pense également à déménager pour avoir moins de travail à faire », confie Madame Parent. » (Fin du texte cité)

 

Jeanne Parent a vendu la maison ancestrale Théberge en 2014.

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# 2170              5 juin 2015

Un auteur de la paroisse

Fernand Thibault, natif de Saint-Mathieu, a écrit un livre de 596 pages sur les Thibault. Voici son texte de présentation :

 

« La Thibaudière, c'est le récit d'une histoire qui a débuté au dix-septième siècle et qui raconte la la vie de nos ancêtres, génération après génération jusqu'au milieu du vingtième siècle. Ces ancêtres ont défriché les terres de la Côte-de-Beaupré, ont ensuite traversé le Fleuve pour s'établir au Cap-Saint-Ignace. De là, ils ont défriché les terres de Montmagny et de L'Islet.

 

Vers 1800, il n'y avait plus aucune terre de disponible pour les jeunes qui désiraient s'y établir. Hilarion Thibault, comme tous les jeunes de L'Islet, est venu s'établir à Saint-Simon. En moins de vingt ans, la seigneurie Nicolas Rioux dut ouvrir les rangs de Saint-Simon et de Saint-Fabien à l'agriculture.

 

Les jeunes de la région de L'Islet-Montmagny affluèrent en grand nombre et, encore aujourd'hui, vous y trouvez les mêmes patronymes, les mêmes expressions et patois.

Une fière descendance de défricheurs qui ont bâti notre pays. Un peuple laborieux qui nous a laissé le Québec d'aujourd'hui.

 

Soyons reconnaissants envers eux.

 

Pour obtenir un exemplaire de La Thibaudière, 596 pages, en caractères police 14, on peut communiquer avec l'auteur Fernand Thibault par courriel fthibault2013@hotmail.com ou par tél : 418 872-3955. Le prix est de 30,00 $ + frais de poste. »

 

Fernand Thibault a présenté son œuvre au salon du Livre de Québec en avril 2015. Il y aura un lancement officiel lors du rassemblement de l’association des Thibault d’Amérique qui se tiendra les 6 et 7 juin 2015 à Lévis. Fernand est d’ailleurs le président de cette association.

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# 2160             3 juin 2015

Marche au catéchisme

Du 23 février au 20 mars 1953, des cours de préparation à la communion solennelle ont été donnés par le curé Alfred Bérubé à Saint-Mathieu. Ces cours avaient lieu en avant-midi seulement et étaient dispensés dans la sacristie. On appelait cela « marcher au catéchisme ».

 

Étant en 7e année, j’ai suivi ces cours. J’ai noté dans un cahier les noms des jeunes qui étaient alors présents. Les élèves de 1ère année sont ceux qui, comme moi, étaient en 7e année. Les élèves de 2e année n’avaient pas fait leur communion solennelle l’année précédente.

 

Voici les noms des jeunes qui ont marché au catéchisme cette année-là et le nom de leur père entre parenthèses :

 

Garçons (1ère année)

Lorenzo Beaulieu (Louis-Jacques)

Origène Beaulieu (Ovide)

Jean-Paul Bérubé (Cyrice)

André Dubé (David)

Fernand Dubé (David)

Réjean Dionne (Roland)

Wilbrod Dionne (Désiré)

Germain Gagnon (Philippe)

Gervais Gagnon (Philippe)

Jean-Paul Gagnon (Gérard)

Charles-Édouard Jean (Edmond, rang 5)

Ghislain Jean (Philippe)

Réginald Létourneau (Héliodore)

Marc Ouellet (Romuald)

Maurice Ouellet (Philippe)

Odilon Ouellet (Elzéar)

Paul-Armand Ouellet (Édouard)

Valmont Ouellet (Trefflé)

Norbert Rousseau (Omer)

Donald Saindon (Napoléon)

Claude Thibault (Thomas)

 

Garçons (2e année)

Élisée Bérubé (Joseph)

Marcel Devost (Hermel)

Bruno Girouard (Octave)

Donald Jean (Albert)

Richard Jean (Joseph)

Rodrigue Lagacé (Amédée)

André Ouellet (Philippe)

Yvon Ouellet (Omer)

Clément Paradis (Émile)

Clément Rioux (Armand)

Julien Rousseau (Omer)

Onil Rousseau (Denis)

 

Filles (1ère année)

Monique Belzile (Gérard)

Béatrice Boulanger (Charles)

Lina Desjardins (Ernest)

Claudine Dionne (Onésime)

Denise Dionne (Edmond)

Aline Fournier (Hermel)

Yvette Gaudreau (Arthur)

Claudette Jean (Philippe)

Éliette Jean (Edmond, village)

Raymonde Jean (Alphonse)

Marguerite Lagacé (Amédée)

Laurette Ouellet (Thomas)

Marielle Ouellet (Ludger)

Simone Plourde (Léo)

Yvette Rousseau (Jean-Luc)

Lisette Vaillancourt (Charles, rang 5)

Thérèse Vaillancourt (Joseph)

Yolande Vaillancourt (Félix)

Jeanne-Aimée Voisine (Émile)

 

Filles (2e année)

Anita Desjardins (Ernest)

Pauline Dionne (Roland)

Mariette Jean (Charles-Hermel)

Renelle Jean (Joseph)

Roselle Jean (Edmond, village)

Solange Jean (Amédée)

Ida Lagacé (Amédée)

Gisèle Ouellet (Robert)

Marielle Ouellet (Ludger)

Denise Parent (Gérard)

Cécile Rousseau (Jean-Luc)


J’ai noté les résultats du premier examen, en partie. J’ai tous les résultats du deuxième examen et aucun du troisième. Je ne dévoilerai pas ces résultats. Tout ce que je peux dire, c’est que de façon générale les filles avaient de meilleures notes que les garçons.

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# 2150             1 juin 2015

Lacs de Saint-Mathieu

La municipalité de Saint-Mathieu peut s’enorgueillir de ses plans d’eau. En effet, sur son territoire, on retrouve 16 lacs, sans compter les rivières et les ruisseaux. En voici les noms avec la date d’officialisation et leur emplacement :

 

Deuxième lac Neigette : 16 juillet 2003.  Lac situé au sud-ouest du Petit lac Neigette.

 

Grand lac Neigette : 11 juin 1982. Lac situé au sud du lac Saint-Mathieu.

 

Lac Alarie : 5 décembre 1968. Lac situé au sud-est du Petit lac Neigette.

 

Lac des Prairies: 11 juin 1982. Lac situé au rang 6.

 

Lac du Cinquième : 11 juin 1982. Lac au nord du rang 5.

 

Lac du Quatrième : 11 juin 1982. Lac au sud du rang 4.

 

Lac Maximien : 11 juin 1982. Lac situé au sud-est du Petit lac Neigette.

 

Lac Olivier : 11 juin 1982. Lac situé au sud du Petit lac Saint-Mathieu.

 

Lac Pigeon : 11 juin 1982. Lac situé au sud du Petit lac Saint-Mathieu.

 

Lac Saint-Mathieu : 18 juillet 1973. Lac situé au sud du rang 3 Ouest. Autrefois, appelé lac Saint-Simon.

 

Lac Vaillancourt : 11 juin 1982. Lac situé à l’est du lac du Quatrième.

 

Lac Voisine : 11 juin 1982 au sud du lac Saint-Mathieu. Lac situé au sud du Petit lac Saint-Mathieu.

 

Petit lac Neigette : 11 juin 1982. Lac situé au sud du Petit lac Saint-Mathieu.

 

Petit lac Saint-Mathieu : 18 juillet 1973. Lac situé au sud du village. Autrefois, appelé Petit lac Saint-Simon.

 

Petit lac sur la Montagne : 11 juin 1982. Lac situé au sud du Lac Saint-Mathieu à mi-chemin entre le Petit lac Neigette et le Grand lac Neigette.

 

Petit lac Vaseux : 5 décembre 1968. Lac situé à l’ouest du Grand lac Neigette.

 

La plupart de ces lacs sont situés dans les rangs 5 ouest et 6. Le rang 5 habité est à peu près vis-à-vis du rang 3 Est. Le rang 6 contient au plus 10 arpents de front qui sont retournés en forêt et qui appartiennent à des propriétaires privés. Il n’y a pas de lac sur ces lots.

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# 2125             27 mai 2015

Rues de Saint-Mathieu

Pendant longtemps, dans les villages ruraux, les rues n’avaient pas de nom. Cela était dû au fait que les villages progressaient lentement. L’on ouvrait de nouvelles rues et l’on ne se préoccupait pas de choisir un nom. Quand j’étais jeune, on connaissait la rue de la Beurrerie parce que c’est là qu’était située l’usine de transformation du lait.

 

Quand mes parents ont pris leur retraite, ils ont acheté une maison au village sur la rue appelée aujourd’hui Ouellet. Une de mes sœurs leur écrivait de temps à autre. Comme il y avait deux Edmond Jean au village, elle donnait l’adresse de rue Armand-Rioux, parce que cette rue était située sur la terre cet homme.

 

Les renseignements qui suivent ont été puisés, en partie, dans le répertoire de la Commission de toponymie du Québec. Voici les rues de Saint-Mathieu dont le nom a été officialisé :

 

Rue de la Beurrerie : rue dont le nom a été officialisé le 4 février 1982. Le nom rappelle qu’il y avait autrefois une beurrerie sur cette voie. Cette rue, transversale à la rue Principale, est située à l’est de l’église. Avant 1950, c’est dans cette rue que passait la route pour aller à Saint-Simon.

 

Rue du Boisé : rue dont le nom a été officialisé le 3 juin 1994. Cette rue est située au sud du Lac Saint-Mathieu.

 

Rue du Collège : rue dont le nom a été officialisé le 4 février 1982. Cette voie conduit à une école primaire qui était autrefois un collège pour garçons. Elle longe l’ancien couvent.

 

Rue du Coteau : rue dont le nom a été officialisé le 4 février 1982. Cette voie part de la rue de la Beurrerie.

 

Rue de l’Église : rue dont le nom a été officialisé le 10 juin 1982. Cette rue passe près de l’église au sud de la rue Principale.

 

Rue de la Montagne : rue dont le nom a été officialisé le 4 février 1982. Cette rue est transversale à la rue Principale.

 

Rue du Moulin : rue dont le nom a été officialisé le 9 novembre 2000. Le nom rappelle que la voie conduisait à un moulin à scie. L’ancien nom était Chemin du Moulin. La Caisse populaire est située sur cette rue.

 

Rue Ouellet : rue dont le nom a été officialisé le 16 juillet 2003. Ce nom a été donné en souvenir des familles Ouellet qui ont habité cette rue : Romuald Ouellet, Étienne Ouellet, Adrien Ouellet et Roland Ouellet. Cette rue est parallèle à la rue Principale à l’ouest de l’église.

 

Rue Principale : rue dont le nom a été officialisé le 4 février 1982. Elle traverse le village d’est en ouest.

 

Rue Rioux : rue dont le nom a été officialisé le 16 juillet 2003. Ce nom évoque le souvenir d’Armand Rioux qui était propriétaire de la terre où est située cette voie. La rue est transversale à la rue Principale à l’ouest de l’église.

 

Rue du Ruisseau : rue dont le nom a été officialisé le 3 juin 1994. Cette rue est située au sud du Lac Saint-Mathieu.

 

Rue Saint-Armand : rue dont le nom a été officialisé le 4 février 1982. Ce nom évoque le souvenir d’Armand Rioux qui était propriétaire de la terre où est située cette voie. Cette rue est transversale à la rue Principale à l’ouest de l’église.

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# 2085             19 mai 2015

Légendes ou vérités

Dans l’histoire d’une paroisse, il se passe des événements qui parfois se transforment en légendes. Il est difficile d’y retrouver la part de vérité. Voici quelques légendes de cette nature :

 

Dans son premier rapport annuel en 1867, le premier curé de la paroisse, l’abbé Antoine Chouinard écrit :

 

« Ce non accord du curé de l'Isle-Verte et du curé de Saint-Simon (au sujet de l’emplacement du site de la chapelle) créa une division. Deux croix avaient été plantées par les deux délégués et les partisans des deux sites les défendaient de leur mieux.

 

La croix plantée sur le terrain d'Élie Dionne fut arrachée par un nommé Stanislas Roy dit Lauzier, lequel mourut bien misérablement d'un coup de pied dans l'abdomen dans une rixe. La croix plantée à l'endroit actuel fut arrachée par Henri Lagacé, lequel eut la main brisée par un crochet de fer. Toutes ces intrigues se passaient dans l'automne de 1860. »

 

Ma mère nous a raconté le fait suivant : Un bon dimanche, le curé de la paroisse déplorait que certaines personnes devaient entendre la messe debout derrière l’église parce qu’elles n’avaient pas de banc dans l’église ou encore que le nombre de places était insuffisant pour la famille. Le curé demandait aux chefs de famille qui avaient des places libres d’inviter les personnes debout dans leur banc. Après la messe, sur le perron de l’église, Monsieur Joseph (nom fictif) a indiqué à ses connaissances qu’il poserait son bras droit pour que personne ne vienne occuper la place disponible. Au cours de la semaine, Monsieur Joseph perdit son bras droit dans un accident de travail dans un moulin à scie.

 

Vers 1950, Émile Lagacé qui demeurait non loin de l’école du Faubourg du Moulin a décidé de faire transporter sa maison au village. Cela se fit au début du printemps. La maison devait passer sur le Petit lac Saint-Mathieu. Parvenue sur la rive nord du lac, la maison commença à s’enfoncer légèrement et stagna. Il semblait impossible de la bouger. Alors, on fit venir le curé de la paroisse, l’abbé Alfred Bérubé. Celui-ci leur dit de solidifier les chaînes et de tenter un dernier effort. La maison sortit de sa fâcheuse position et atteignit la terre ferme.

 

En 1966, un avant-midi de juillet, la maison de Jean-Pierre Devost en haut de la paroisse prend en feu. Les pompiers volontaires s’y rendent. Ils ne réussissent pas à maîtriser l’incendie. Le vent souffle vers l’est. La grange, tout proche, est en danger. On fait venir le curé, l’abbé Gérard Cayouette. Dès son arrivée sur les lieux, le vent tourne si bien que la grange est épargnée.

 

J’invite les habitants actuels de Saint-Mathieu et les anciens de la paroisse à me faire parvenir un court récit d’événements spéciaux qu’ils ont vécu ou de légendes qu’ils ont entendu raconter. Ces récits pourront éventuellement être publiés dans ce blogue.

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# 2050             4 mai 2015

La famille Émile Théberge

Émile Théberge est né le 29 août 1882 à Saint-Mathieu. Ses parents sont Alfred Théberge et Rose Rousseau. Il épouse Marie-Luce Ouellet le 25 janvier 1905. Marie-Luce est la fille de François Ouellet et de Vitaline Gravel.

 

Le couple Théberge-Ouellet a eu 11 enfants. La plus jeune, Bernadette, est née le 15 janvier 1923 et est décédée le 10 mai 1927 à l’âge de quatre ans.

 

Sur la photo prise vers 1940, on trouve, dans la seconde rangée, Léo, Georges, Maurice, Antonio, Marie-Ange, Lucienne, Marie-Laure, ma mère, et Candide. Dans la première rangée, ce sont Émile, le père, Gabrielle, Thérèse et Marie-Luce, la mère.

Émile Théberge demeurait dans la première maison à l’est du cimetière du côté nord de la rue Principale. Il était cultivateur. Il avait hérité de la terre de son père, lequel l’avait acheté de son beau-père Vital Rousseau qui avait épousé Euphrosine Bérubé. Plus tard, Georges Théberge, le fils d’Émile, a hérité de la terre paternelle.

 

La maison a donc abrité au moins quatre générations. Elle était partagée en deux parties : le domicile principal à l’est et un logement de 3 ½ pièces à l’ouest pour loger le couple retraité.

 

Lorsque nous allions à la messe, nous visitions grand-père Émile et sa famille Candide qui habitaient dans le haut-côté. J’ai eu l’occasion, quand j’ai marché au catéchisme, de séjourner pendant un mois avec eux. Comme il n’y avait pas de chambre disponible dans le logement, je couchais dans une chambre au deuxième étage chez l’oncle Georges.

 

La maison a été vendue en décembre 2013. À ce moment, Jeanne Parent, l’épouse de Georges décédé le 5 décembre 1991, y vivait seule.

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# 2015             27 avril 2015

Trois mariages croisés

Au début du 20e siècle et avant, il n’était pas rare de voir des mariages entre les fils et les filles de deux mêmes familles. Le nombre d’enfants par famille permettait ces situations.

 

Le 25 janvier 1905, mon grand-père Émile Théberge, fils d’Alfred Théberge et de Rose Rousseau, épouse Marie-Luce Ouellet, fille de François Ouellet et de Vitaline Gravel. Le même matin, Rose Théberge, la sœur d’Émile, épouse Thomas Ouellet, le frère de Marie-Luce.

 

Deux ans plus tard, soit le 5 février 1907, Désiré Théberge, le frère d’Émile, épouse Lucette Ouellet, la sœur de Marie-Luce. On assistait donc à un troisième mariage croisé.

 

Émile Théberge avait hérité de la terre de son père, terre voisine à l’est de celle de la Fabrique. Il fut en même temps bedeau. Thomas Ouellet fut cultivateur au quatrième rang. Désiré avait une ferblanterie chez son frère quand il demeurait à Saint-Mathieu.

 

Émile Théberge

Avec Marie-Luce Ouellet, Émile Théberge eut 11 enfants. L’année de la naissance est donnée.

• Léo (1905) qui épouse Lucie D’Auteuil

• Marie-Laure (1907) qui épouse Edmond Jean

• Marie-Ange (1908)

• Antonio (1910) qui épouse successivement Adrienne Théberge, Gertrude Thériault et Rose Dumont

• Candide (1912)

• Lucienne (1914) qui épouse Édouard Ouellet

• Thérèse (1915) qui épouse Roland Dionne

• Maurice (1916) qui épouse Lucille Lavoie

• Georges (1918) qui épouse Jeanne Parent

• Gabrielle (1920) qui épouse Paul-Émile Bérubé

• Bernadette (1923)

 

Émile Théberge est décédé le 31 octobre 1960 à l’âge de 78 ans. Marie Luce Ouellet est décédée le 22 mai 1945 à l’âge de 66 ans.

 

Thomas Ouellet

De son mariage avec Rose Théberge, Thomas Ouellet eut six enfants.

• Robert (1907) qui épouse Éveline Fournier

• Rodolphe (1908) qui épouse Adrienne Vaillancourt

• Romuald (1909) qui épouse Rose Ouellet

• Rose-Aimée (1912) qui épouse Omer Ouellet

• Ernestine (1913) qui épouse Charles Vaillancourt du rang 5

• Émilienne (1914) qui épouse Gérard Parent

 

Thomas Ouellet est décédé le 23 décembre 1940 à l’âge de 59 ans. Rose Théberge est décédée le 8 janvier 1920 à l’âge de 36 ans.

 

Désiré Théberge

De son mariage avec Lucette Ouellet, Désiré Théberge eut quatre enfants.

• Yvonne (1908)

• Rose-Aimée (1909)

• Armand (1911) qui épouse Malvina-Laure Larocque

• Jeanne (1913) qui devient une religieuse Franciscaine de Marie, en religion Sœur Désiré-des-Anges

 

Désiré Théberge est décédé le 28 mars 1958 à l’âge de 71 ans. Lucette Ouellet est décédée 21 mars 1916 à l’âge de 29 ans.

 

Les enfants de ces trois familles sont des frérots.

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# 1980             20 avril 2015

Souvenirs de 1963

Les faits divers révèlent souvent le mode de vie des habitants d’une communauté. Ces glanures qui ont trait à Saint-Mathieu-de-Rioux sont tirées de journaux régionaux.

 

Faits divers

• Incendie de la grange-étable de Mathieu Rousseau, ainsi qu’un hangar et un poulailler.

 

• Réunion parents-maîtres, lors de la semaine de l’Éducation, sous la présidence d’Adrien Ouellet. Des ateliers de travail traitent notamment de l’avenir des jeunes, puis de l’amour et des relations entre les jeunes gens et les jeunes filles.

 

• Fête champêtre au profit de l’OTJ (Organisation des terrains de jeux). Dimanche, le 4 août, souper champêtre incluant fèves au lard et cipâtre, puis présentation d’un feu d’artifice, don du maire Réal Dionne.

 

• Le Cercle Lacordaire gagne le trophée Lucien-Deschênes qui est remis pour la première fois. Raynald Thibault est le président du Cercle Lacordaire. Éliane Ouellet est la présidente des Jeanne-D’Arc. Mgr Charles-Eugène Parent assiste à la cérémonie.

 

• le 17 novembre, l’abbé Henri Veilleux, de la société des Missions étrangères prononce le sermon et récolte 180,49 $.

 

• Paul Plourde est nommé agronome du comté de Rimouski.

 

• Lors d’une assemblée Lacordaire, le 22 décembre, bénédiction par le curé Gérard Cayouette de la salle paroissiale rénovée. Les conférenciers invités sont Charles Vaillancourt, Marie-Marthe Parent et Lisette Ouellet.

 

Naissances

Denise Bérubé, fille de de Florian Bérubé et de Lauréanne Fournier.

 

Alain Ouellet, fils de Gérard-Omer Ouellet et de Bernadette Beaulieu.

 

Nelson Plourde, fils de Simon Plourde et de Marie-Anne Beaulieu.

 

Robin Beaulieu, fils de Mathieu Beaulieu et d’Aline Belzile.

 

Mariages

Yves Chayer et Léonie Bérubé, fille de Joseph Bérubé et d’Anna Parent.

 

Albert Gagnon, de Trois-Pistoles, et Monique Ouellet, fille de Louis Ouellet et de Laura Vaillancourt.

 

Décès

Berthilde Boucher, fille de Benoît Boucher et de Germaine Fournier, à l’âge de 7 ans.

 

Edmond Jean, époux d’Alexina Fournier, à l’âge de 57 ans.

 

Léonard Lagacé, époux d’Odile Rioux, à l’âge de 39 ans. Il était le fils de Joseph Lagacé et d’Élisa Vaillancourt.

 

Sœur Rita Bélanger, née Ernestine Bélanger, des Sœurs de la Charité à l’âge de 68 ans. Elle était la fille de Cyprien Bélanger et de Marie-Louise Boulanger.

 

Elzéar Ouellet, barbier, époux de Marie-Rose Ouellet, à l’âge de 77 ans.

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# 1940             12 avril 2015

Chemins de Saint-Mathieu

Ce n’est qu’à la fin du 20e siècle qu’on a commencé à officialiser les noms de chemins et de rues dans la plupart des paroisses du Québec. Saint-Mathieu ne fait pas exception. Voici le nom des chemins qui ont un statut officiel :

 

Chemin Dionne : chemin dont le nom a été officialisé le 16 juillet 2003 en l’honneur des trois Dionne qui ont été maires de la municipalité : Onésime, Réal et Jean-Eudes. Il est situé au nord du Grand Lac Saint-Mathieu.

 

Chemin du Havre : chemin privé dont le nom a été officialisé le 24 septembre 2003. Il est situé à proximité du Petit lac Neigette. Son nom rappelle que le chemin est situé dans un lieu de repos et de tranquillité.

 

Chemin du Lac-du-Cinquième Est : chemin privé dont le nom a été officialisé le 9 novembre 2000. Il est orienté en direction Est et conduit au lac du Cinquième.

 

Chemin du Lac Nord : chemin dont le nom a été officialisé le 24 août 2000. Il est situé au nord du Grand lac Saint-Mathieu.

 

Chemin du Lac Sud : chemin dont le nom a été officialisé le 24 août 2000. Ce chemin prend son origine au troisième rang ouest, passe entre les deux lacs et conduit aux 300 chalets ou résidences, de même qu’au Mont Saint-Mathieu. Les anciens noms étaient Petit-4e Rang et Route de la Passe-du-Lac. La partie au sud du Petit lac Saint-Mathieu était communément appelé Chemin du Sud du Lac.

 

Chemin de la Tête-du-Lac : chemin dont le nom a été officialisé le 24 août 2000. Il est situé à la tête du Grand lac Saint-Mathieu. L’ancien nom était Chemin du Lac-Saint-Mathieu.

 

Route du 5e-Rang : chemin dont le nom a été officialisé le 28 février 1980. Selon Google, cette route part du troisième rang Est et longe l’extrémité est du Petit Lac Saint-Mathieu pour se rendre au cinquième rang.

 

Route du 6e-Rang : chemin dont le nom a été officialisé le 9 novembre 2000. Ce chemin conduit au Lac-Boisbouscache à partir du rang 5.

 

Route du Neigette : chemin dont le nom a été officialisé le 9 novembre 2000. L’ancien nom était route du Lac-Neigette. Ce chemin contourne le Petit lac Neigette.

 

Route de Saint-Simon – Saint-Mathieu : chemin dont le nom a été officialisé le 13 juin 1997. L’ancien nom était Route de Saint-Mathieu.

 

Petite route de Saint-Mathieu : chemin dont le nom a été officialisé le 2 octobre 1980. Il part de Trois-Pistoles et aboutit au sud du Grand lac Saint-Mathieu.

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# 1910             6 avril 2015

150e anniversaire

En 2016, Saint-Mathieu-de-Rioux fêtera son 150e anniversaire. Le premier colon, Michel Jean,  y a mis le pied en 1830. Il y aura alors 186 ans. En réalité, c’est l’arrivée du premier curé résidant, l’abbé Antoine Chouinard, et l’ouverture des registres paroissiaux en 1866 qui seront soulignées.

 

Un comité organisateur sous la responsabilité de la municipalité de paroisse a été mis sur pied il y a plusieurs mois. On commence à préciser les activités.

 

Un album-souvenir sera publié. J’en serai l’auteur. Marjolaine Bernier et Monique Rainville Ouellet participent aux recherches historiques et supervisent les textes. De plus, Marjolaine Bernier est responsable des photos.

 

Nous allons essayer de tracer un portrait le plus fidèle possible de l’évolution de Saint-Mathieu-de-Rioux. La paroisse qui était, à ses débuts, essentiellement agricole s’est associée au secteur industriel au début du 20e siècle. Devenue néorurale depuis les années 1960, elle est en train de développer un secteur récréotouristique très fort. C’est la seule paroisse du Bas-Saint-Laurent dont la population est en croissance. Par ailleurs, au moins deux études universitaires ont été réalisées sur cette paroisse : ce qui montre l’intérêt à son égard.

 

Le 28 mars dernier, Ghislaine Théberge a ouvert une page Facebook. Déjà, on y trouve de remarquables photos et des détails historiques très intéressants. Vous pouvez visiter cette page et y collaborer. L’adresse est :

https://www.facebook.com/groups/150esaintmathieuderioux/

 

Si vous avez des idées ou des suggestions concernant l’album-souvenir, vous pouvez communiquer avec moi, Marjolaine ou Monique. Le comité organisateur peut compter sur ce blogue afin de donner le plus d’informations possibles concernant cette fête.

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# 1890             2 avril 2015

Un citoyen émérite

En décembre 2013, la MRC des Basques décernait à Lorenzo Beaulieu le titre de citoyen émérite de Saint-Mathieu-de-Rioux. Il est le fils de Louis-Jacques Beaulieu et d’Azilda Lagacé qui se sont marié en 1935 et qui ont eu 10 enfants.

 

On a dit de lui qu’il était un homme de cœur et d’action. Sur le site web CIMT, poste affilié à TVA, on pouvait lire sous la plume de Catherine Pellerin :

 

« Connu de tous à Saint-Mathieu-de-Rioux comme ancien propriétaire de l’Auberge 4 saisons et comme un citoyen dynamique, Lorenzo Beaulieu est un homme d’action. Dans les années 1970, il crée avec son frère un restaurant d’été. Suivront un camping, un motel, des chalets et une auberge : l’Auberge 4 saisons. Le succès est là et Lorenzo peut compter sur le soutien indéfectible de ses enfants et du personnel de l’auberge.

 

Mais au-delà de ses occupations professionnelles, M. Beaulieu s’est toujours impliqué dans la vie associative de son village. Sa feuille de route est impressionnante : membre des Chevaliers de Colomb au 3e et 4e degré, membre du Club Richelieu, responsable de la salle paroissiale, marguillier de la Fabrique et président du Club des 50 ans et plus de sa municipalité. Malgré toutes ses occupations, il trouve donc du temps pour réaliser des collectes de la Croix-Rouge contre les maladies du cœur. Il est également cofondateur et membre du comité d’organisation du marchethon qui vise à récolter des dons pour la recherche contre le cancer.

 

Pour Lorenzo, l’implication constitue une manifestation concrète de la citoyenneté. S’il continue de s’investir avec autant d’ardeur à Saint-Mathieu-de-Rioux, c’est justement parce qu’il aime son milieu de vie et croit en son potentiel. Mais comme il le précise lui-même, il ne travaille pas seul dans ces projets. De nombreux résidents s’impliquent et sa femme, Noëlla Pelletier, l’encourage et l’accompagne dans ses multiples engagements. Finalement, son principal souhait serait de voir de plus en plus de jeunes s’investir et contribuer au dynamisme de notre belle région » (Fin du texte cité)

 

Félicitations à Lorenzo Beaulieu et à sa famille.

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# 1855             26 mars 2015

La chorale de Saint-Mathieu

Le texte qui suit a été écrit en 1966 par Maurice Théberge, fils d’Émile Théberge et de Marie-Luce Ouellet. Il a été publié dans l’album-souvenir du centenaire de la paroisse.

 

« La chorale de Saint-Mathieu vit le jour dès les débuts de la paroisse. Le premier maître-chantre fut, sans doute, Ovide Thibault qui était bedeau. Même s’il ne gagnait que 15 $ par année, il chantait gratuitement. Le seul avantage qu’il en retirait, c’était de loger dans une petite maison qui appartenait à l’abbé Antoine Chouinard.

 

D’autres chantres ont fait partie de notre chorale. Ce sont, pour ne nommer que quelques anciens : Joseph Bélanger, le premier maire, Louis Parent, père de Mgr Charles-Eugène Parent, Nicolas Chamberland, forgeron, Georges Parent, menuisier, Cyprien Plourde, marchand, Pierre Chamberland, forgeron, François Parent, Michel Parent, Narcisse Rioux, Jérémie Jean, Jean (Johnny) Jean, Joseph Ouellet, Désiré Rousseau, Ferdinand Parent, tous cultivateurs et Désiré Théberge, plombier.

 

Jusqu’en 1930, l’ancien chant y était surtout pratiqué. À cette époque, M. l’abbé Pierre Bérubé, prêtre du diocèse, vint donner des cours de solfège grégorien à nos chantres. En 1957, à la demande de Mgr Charles-Eugène Parent, des cours de chant populaire furent organisées dans six centres du diocèse (de Rimouski) sous la direction de M. Claude Tessier, professeur à l’Université Laval. La première session fit 10 diplômés : MM. Maurice Théberge, Paul Plourde, Louis Parent, Antonio Théberge, Dominique Ouellet, Adrien Ouellet, Georges Théberge, Raynald Thibault, André Ouellet et Émile Ouellet.

 

Mais, avec le renouveau liturgique et la messe en français, notre chorale a dû modifier son répertoire. Aujourd’hui, elle est aidée dans ses fonctions par un chœur féminin.

 

La chorale est sous la direction de M. Maurice Théberge. » (Fin du texte cité)

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# 1820             19 mars 2015

Sociétés agricoles

En même temps que les Dionne contribuaient à la vie économique de Saint-Mathieu-de-Rioux par la transformation du bois, les cultivateurs de la paroisse se prenaient en mains en mettant sur pied des sociétés agricoles. La plupart des curés qui se sont succédé ont encouragé et même participé activement à la mise sur pied de telles sociétés.

 

Dès 1888, une assemblée de paroisse est convoquée pour établir une fromagerie qui sera transformée plus tard en beurrerie. En 1898, sous l’instigation du curé Charles-Hermel Tremblay un cercle agricole voit le jour. En 1929, avec la collaboration du curé Delphis-Salomon Giguère et d’Alfred Belzile, propriétaire de la beurrerie, le premier cercle de l’UCC (Union catholique des cultivateurs) est fondé. Pour marquer cet événement, 10 ans plus tard, une croix, dite de l’UCC, est érigée sur la terre de Louis Parent.

 

En 1937, une Caisse populaire Desjardins est fondée. L’année suivante, un Syndicat coopératif voit le jour. Ce dernier organisme permettra la mise sur pied d’une coopérative de transformation agricole et une autre de consommation.

 

Dans un rapport d’inventaire des ressources naturelles et industrielles en 1938, l'Office de recherches économiques du Québec mentionne les sociétés agricoles qui étaient actives à Saint-Mathieu en 1937. Les voici :

 

Cercle agricole : 45 membres

Cercle de L'UCC : 135 membres

Cercle de L'UCCF (Union catholique des fermières) : 93 membres

Syndicat coopératif : 25 membres

Caisse populaire : 142 membres

Cercle de jeunes éleveurs : 34 membres

 

L’auteur écrit aussi que plusieurs cultivateurs font aussi partie de la Société d'agriculture du comté de Rimouski. Tous ces chiffres sont assez impressionnants si on considère que la paroisse comptait moins de 1000 habitants.

 

L’auteur ajoute : « Le plus récent cercle est le Syndicat Coopératif qui vient seulement d'être fondé cette année. Ces différents groupements, sauf le Cercle agricole, fonctionnent très bien grâce à l’initiative de quelques bons chefs qui doivent encore lutter cependant contre l'ignorance, l'individualisme, l'opposition des intérêts commerciaux et trop souvent la partisannerie politique. »

 

Cette dernière phrase montre qu’il ne fut pas toujours facile d’établir des mouvements coopératifs à Saint-Mathieu. Il faut dire aussi que, par leur occupation, les gens du village s’impliquaient moins dans ces sociétés parce qu’ils se sentaient moins concernés.

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# 1775             10 mars 2015

Hommage à Mathieu Dionne

Fernand Thibault m’a fait parvenir ce texte sous le titre : Son désir de voler était si grand qu'on croyait lui voir pousser des ailes. Fernand a passé 30 ans au service d’Air Canada et a toujours été impressionné par la passion de Mathieu Dionne pour l’aviation. Aussi, c’est de lui qu’il parle dans son texte parce que, dit-il, « il a été une inspiration pour moi durant toute ma vie. Je le voyais quand j'étais jeune juché sur le faîte de la grange regarder au loin et plus tard j'ai eu l'occasion de le rencontrer fréquemment dans les trois aéroports où j'ai travaillé … Tout n'est pas vrai et précis, mais tout contient une part de vérité romancée ».

 

Mathieu Dionne est le fils d’Edmond Dionne et de Valentine Jean. Fernand Thibault, qui était de 10 ans plus jeune que Mathieu, a vécu son enfance au Sud du lac, étant voisin de la famille Dionne. Voici ce texte :

 

Enfant rêveur, juché sur sa montagne, regardant le profond lointain, fleurant l'horizon doré du soleil levant, il songeait déjà à accompagner les oiseaux dans leurs jeux naïfs, instinctifs, lui, dans un monoplace, offrant ses ailes à ses amis du ciel. Il les percevait, du coin de l'œil, sur les ailerons se laisser emporter au gré du vent invitant. Il les distinguait devant son pare-brise ; il le dirigeait vers des sommets jamais atteints.

 

Émergé de l'onde imaginaire, il retourna à la maison car, si l'âme se nourrit de rêves, le corps lui, a besoin de matière solide pour assurer sa croissance. « Je reviendrai vous voir demain. »

 

« D'où viens-tu, mon grand ? Je ne t'ai pas vu depuis des heures. »

« J'étais sur la montagne, je me rapprochais des oiseaux, des nuages et du ciel. »

« Ton désir de voler est si grand, dit sa maman, qu'on croirait te voir pousser des ailes ! »

 

L'adolescence passa et il fut admis à l'école de pilotage. Il s'appliqua à mémoriser toutes les lois : celles des vents, de la pluie, des orages, de la foudre, des tempêtes, de la bruine, des nuages, de l'altitude, de la puissance de l'air et des vents. Il apprit les manœuvres de pilotage : le déploiement des ailerons, le maniement du gouvernail, le contrôle de vitesse. La lecture des cadrans pleins d'aiguilles, une pour l'essence, l'autre pour l'altitude, l'autre pour la vitesse des vents, etc.

 

Il devait se conformer à tous ces exercices, toutes ces leçons obligatoires, et, toute sa vie retourner sur les bancs de l'école pour se tenir au fait de toutes ces nouveautés que la science offrirait aux  gens de l'air. Mais, il voulait voler. « Patience ! lui disait le professeur, tout vient à temps à qui sait attendre. »

 

Un jour, l'instructeur, de sa main autoritaire, lui indiqua le siège à ses côtés : « Le temps est maintenant venu, dit-il ! Nous ferons des heures d'exercice pendant lesquelles je vais t'enseigner tous les secrets de la navigation et du pilotage. » Mathieu était heureux maintenant, il planait dans ce cerf-volant libre de ses mouvements, sans ficelle pour entraver sa liberté.

 

Lorsque Mathieu eût maîtrisé toutes ces fonctions, son instructeur lui dit : « Ce matin, tu prends les commandes, le temps est maintenant venu. » Mathieu attendait ce moment depuis longtemps et c'est avec beaucoup de fébrilité et de fierté qu'il prit place sur le siège de gauche. Toutefois, avant tout, le pilote responsable de son appareil en tout temps, en tout lieu, doit effectuer une inspection complète de son aéronef. Lorsque tout lui semble parfait, il peut se mettre aux commandes.

 

Le moteur démarra, tourna lentement pour se réchauffer. Les commandes furent vérifiées tour à tour. Lorsque l'aiguille indiqua que la température du moteur était normale, il relâcha les freins. « Oh ! petite erreur, dit l'instructeur, arrête tout de suite, établit les communications avec la tour de contrôle et suis les instructions. » Le biplace s'avança au bout de la piste indiquée et lorsqu'il en eut la permission, Mathieu aligna l'appareil au centre de la piste, tira la manette plein gaz et lorsqu'il atteint la vitesse requise, il tira le bâton et les ailes soulevèrent le corps de cet oiseau mécanique qui volait vers la liberté des grands espaces.

 

Quelque temps plus tard, Mathieu obtint son brevet de pilotage. Le cœur rempli de joie, de fierté, d'orgueil, il effectua son premier vol solo. Dès qu'il économisait quelques sous, il retournait à l'école et effectuait un autre vol d'entrainement. Lorsqu'il fut sûr de ses aptitudes, il vint montrer à ses parents et à tout le monde de la paroisse (Saint-Mathieu-de-Rioux) que ses rêves étaient devenus réalité. Fébrile, lorsqu'il se libéra de l'emprise du sol, il lança l'aéronef vers des sommets qu'il n'avait jamais atteints, suivant cette route invisible que lui indiquait la boussole. Ici, sous la voute des cieux, seul le soleil guide le pilote dans l'univers azur des espaces sans fin.

 

Au loin, Mathieu aperçut une grande surface blanche dont il reconnaissait les contours, son village, son lac. Ces petits points noirs devaient être son père et ses chevaux qui l'attendaient après avoir préparé une piste d'atterrissage improvisée sur la glace. À mesure qu'il s'approchait, il ajustait les réglages, alignait l'appareil dans le vent, ajustait sa pente, sa vitesse, il contrôlait le navigateur pour dompter les caprices du vent ; les roues touchèrent le sol. Or, c'était la première fois qu'il atterrissait sur la surface glacée du lac qui avait été son terrain de jeu depuis son enfance. Des bourrasques inattendues lui firent perdre le contrôle de l'appareil qui glissa dans la neige et piqua du nez.

 

Avec l'aide d'un mécanicien qui vint de l'école de pilotage avec une hélice neuve, les deux téméraires repartirent bientôt et, Mathieu, en parfait synchro avec son ami, put enfin effectuer quelques tonneaux afin d'épater de ses prouesses la population du village assemblée devant l'église pour accueillir son héros.

 

« Pauvre petit, heureusement que je ne le vois pas toujours effectuer ses prouesses, il me ferait mourir d'angoisse », dit sa mère.

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# 1735                2 mars 2015

Rangs de Saint-Mathieu

La paroisse de Saint-Mathieu-de-Rioux a été taillée à même la paroisse de Saint-Simon. Cette dernière paroisse a conservé les deux premiers rangs. Saint-Mathieu a donc vu le jour au troisième rang de Saint-Simon, qui est devenu le troisième rang de Saint-Mathieu.

 

Le troisième rang fut colonisé en premier, d’abord à partir du village, puis avec extension vers l’est et vers l’ouest. Puis vinrent le quatrième, le cinquième et le sixième rang. Ce dernier fut peu habité. À ma connaissance, il y eut là une seule ferme qui fut abandonnée vers 1890. Toutefois, le sol qui avait été défriché y a été cultivé jusque vers 1970.

 

Quand j’étais jeune, il n’y avait pas d’indication de route dans les campagnes. Une des seules pancartes qui existait dans la paroisse était placée à l’entrée du village non loin de la maison de Maurice D’Auteuil. On pouvait y lire Saint-Mathieu. Quand je l’ai remarqué pour la première fois, j’étais fâché. Je me suis dit : « Et nous du rang 5, on ne fait pas partie de Saint-Mathieu ? » Au moins, on aurait dû ajouter Village.

 

Les renseignements qui suivent ont été puisés en grande partie dans le répertoire de la Commission de toponymie du Québec. Le nom des rangs, sauf le rang 6 qui n’a pas été retenu, a été officialisé le 9 novembre 2000. Voici ces rangs :

 

3e Rang Ouest : L’ancien nom était 3e rang. Ce rang est communément appelé haut de la paroisse.

 

3e Rang Est : L’ancien nom était 3e rang. Ce rang est communément appelé bas de la paroisse.

 

4e Rang Est : L’ancien nom était Grand-4e Rang.

 

Petit-4e Rang : Il part du chemin du Lac Sud où ont résidé au début de la paroisse Michel Jean et plus tard Edmond Dionne. Il passe au sud du Petit lac Saint-Mathieu, rang qui était communément appelé Sud du Lac, puis par le Faubourg du Moulin où étaient situés le moulin à scie des Dionne et le moulin à farine. Il s’arrête à une centaine de mètres du 4e Rang Est.

 

5e Rang Est : L’ancien nom était 5e Rang.

 

5e Rang Ouest : L’ancien nom était 5e rang de Sainte-Françoise.

 

S’il n’y avait pas eu de concessions forestières au Lac-Boisbouscache, d’autres rangs auraient sûrement pu être colonisés.

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# 1700             23 février 2015

Présence de néoruraux

Depuis quelques années, la paroisse de Saint-Mathieu-de-Rioux est devenue un véritable laboratoire pour les chercheurs qui s’intéressent au développement régional. Le terme néorural a été créé pour désigner les citadins qui viennent s’installer en milieu rural pour y prendre leur retraite ou pour y travailler.

 

Mélanie Doyon et Juan-Luis Klein du département de géographie de l’UQAM s’intéressent au phénomène de la néoruralité. En 2013, avec la collaboration d’autres chercheurs, ils ont signé un article dans la revue française Géographie, Économie, Société. L’article est intitulé La néoruralité au Québec : facteur présentiel d’enrichissement collectif ou source d’embourgeoisement ? Dans cet article, les auteurs décrivent l’incidence des néoruraux sur le développement de Saint-Mathieu-de-Rioux. Dans le texte ci-après, les références ont été supprimées. On devra se référer à l’original pour les connaître.

 

« Les néoruraux qui viennent habiter Saint-Mathieu-de-Rioux sont issus de différentes régions du Québec, notamment celle du Bas-Saint-Laurent, mais aussi de Montréal et de Québec. Plusieurs d’entre eux ont mentionné qu’en s’installant en milieu rural, ils souhaitaient se soustraire à un mode de vie urbain centré sur la performance. Bon nombre avaient fréquenté la municipalité comme récréotouriste ou comme villégiateur avant de s’y établir. Le choix de la municipalité elle-même a en grande partie été influencé par la présence d’éléments contribuant à créer un cadre de vie agréable.

 

En effet, la beauté des paysages, les attraits naturels et les équipements de loisir comme les lacs, le centre de ski et le terrain de golf, mais également les éléments non tangibles comme le calme et la tranquillité ont contribué à l’attractivité de la municipalité. D’autres éléments relevant de considérations plus pratiques comme la présence de familles et d’amis, le faible coût du foncier et des habitations, la présence d’une école dans le village ainsi que la relative proximité de villes régionales ont également joué un rôle important dans l’établissement de certains néoruraux.

 

L’arrivée de nouvelles populations a des incidences diverses sur les communautés d’accueil. Certaines sont courantes dans les municipalités connaissant une forte croissance démographique alors que d’autres sont propres à Saint-Mathieu-de-Rioux et dépendent de l’histoire, des orientations de développement, des enjeux territoriaux, mais aussi des éléments géographiques qui caractérisent la localité. » (Fin du texte cité)

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# 1660             15 février 2015

Vignoble du Lac

Saint-Mathieu-de-Rioux est en train de se tailler une place dans la production de vin. Dans un publi-reportage d’Info-Dimanche daté du 7 mars 2012, le journaliste Hugues Albert écrit :

 

« Le vignoble Le Domaine du Lac bénéficie de conditions de chaleur et de lumière particulièrement propices au mûrissement du raisin. Les 10 000 plants de vigne mis en terre depuis 2001 proviennent de différents cépages bien adaptés au climat. Ils permettent la production artisanale de vins rouges, blancs et rosés.

 

Pour plusieurs, l’expérience des vendanges crée une accoutumance. C’est ainsi qu’année après année, entre la fin de septembre et la mi-octobre, les cueilleurs bénévoles apprécient cette occasion privilégiée de participer à la récolte et d’avoir du plaisir en compagnie dans un décor enchanteur.

 

Le reste de l’année, on vient au domaine pour goûter ou faire provision des vins faits sur place, s’initier à la fabrication du vin ou tout simplement prendre un répit entre amis, dans une maison rustique à l’ambiance accueillante et chaleureuse où une terrasse surplombe le lac et permet en tout temps de s’imprégner d’un paysage merveilleux. » (Fin du texte cité)

 

L’entreprise possède un site web : Vignoble Le Domaine du Lac.  On y apprend que le vin est fabriqué uniquement à partir des raisins cultivés sur place et que le vignoble produit entre 7000 et 10 000 bouteilles annuellement.

 

Si vous allez visiter les résidents des chalets du côté sud du Lac Saint-Mathieu ou si vous arrivez du Sud du Lac, en revenant vers le village, vous verrez des plants de vigne en bordure du Petit lac Saint-Mathieu. Il y a là un microclimat qui favorise le mûrissement des raisins issus de cépages adaptés à la rigueur de l’hiver.

 

L’entreprise présente huit produits. On y trouve cinq rouges : L’oiseau-mouche, La Dame du Lac, Le Hoûallet, Le Saint-Mathieu et Le Grand Héron. On y trouve aussi deux blancs Le Saint-Mathieu et Le Grand Héron de même qu’un rosé, L’églantine. Ils sont disponibles à la boutique, au Restaurant du Parc du Mont Saint-Mathieu, à l'Auberge des 4 saisons de Saint-Mathieu et à des marchés publics à Trois-Pistoles et à Rimouski comme le Marché des Saveurs de Rimouski.

 

En 2013, la Coupe des nations, une compétition de dégustation de vins et d'autres produits contenant de l'alcool, a décerné une médaille d’argent à l’entreprise pour son vin rouge Le Saint-Mathieu, 2010.

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# 1615             6 février 2015

Deux industries

En 1938, l'Office de recherches économiques du Québec a publié le rapport d’un inventaire des ressources naturelles et industrielles du comté municipal de Rimouski. On y donnait beaucoup de renseignements sur Saint-Mathieu-de-Rioux qui était alors une paroisse de ce comté. On y retrouve des renseignements sur deux industries dérivées de l’agriculture. Voici ce que l’auteur du rapport écrit :

 

Beurrerie

« Les cultivateurs de Saint-Mathieu ont à leur disposition une beurrerie industrielle, propriété de M. Gérard Belzile. Établie dans la municipalité depuis 43 ans, cette industrie emploie actuellement 2 hommes et fonctionne 8 mois par année. Le lait utilisé à la beurrerie provient de 97 patrons dont 80 de Saint-Mathieu et les autres de Saint-Simon surtout.

 

La production totale pour l'année 1937 fut de 100 000 livres de beurres environ. Le propriétaire estime que son beurre s'est vendu alors au prix moyen de 0,265 $ la livre.

 

À part quelques 1000 livres vendues au détail aux consommateurs locaux, toute la production fut écoulée sur le marché de Témiscouata.

 

La beurrerie semble fonctionner à la satisfaction de l’exploitant et des cultivateurs. Le développement de cette industrie est évidemment lié au progrès de l’industrie laitière. »

 

Cette beurrerie était située sur la rue de la Beurrerie dont le nom a été officialisé le 4 février 1982.

 

Meunerie

« Une vieille meunerie dont l'établissement dans la municipalité remonte à au-delà de 100 ans, est actuellement exploitée par M. Alfred Bernier. Ce dernier assure ses services aux cultivateurs pendant tout le cours de l'année. Il a moulu en 1937 près de 215 000 livres de blé représentant 150 000 livres de farine, ainsi que 600 000 livres de moulées alimentaires.

 

M. Bernier moud à commission pour les cultivateurs et garde comme rémunération de son travail 12 % des grains qu'il reçoit. Il est parfois payé en argent à raison de 0,15 $ du 100 livres d'avoine et de grains mélangés et 0,25 $ du 100 livres de blé. Ce dernier mode de paiement est plutôt rare.

 

Cotte meunerie est la seule en exploitation dans la municipalité et son propriétaire semble satisfait de la marche actuelle de son entreprise. »

 

Cette meunerie était située au Faubourg du Moulin à l’embouchure de la Rivière-Neigette. Elle a abandonné ses activités vers 1940.

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# 1575             29 janvier 2015

Des condos à Saint-Mathieu

Il devient de plus en plus évident que la paroisse de Saint-Mathieu-de-Rioux prend de l’expansion. Les infrastructures touristiques sont là pour en témoigner. Voilà que l’hebdomadaire Info-Dimanche, sous la plume de Mario Pelletier, nous apprend que bientôt des condos-hôtels verront le jour au pied du Mont Saint-Mathieu.

 

Il est clair que la paroisse se prépare à recevoir les anciens en 2016 pour commémorer le 150e anniversaire de l’arrivée du premier curé résident, qui coïncide avec l’ouverture des registres paroissiaux. Voici le texte du journaliste publié le 22 décembre 2014 :

 

« Construction B.C.K. Inc. de Saint-Simon-de-Rimouski, dont le propriétaire est Carl Bérubé, a débuté la construction de condos-hôtels au pied des pentes du Parc du Mont-Saint-Mathieu.

 

« C’est un projet de 1,3 million de dollars, soit quatre jumelés pour 8 condos », a mentionné le promoteur. M. Bérubé a acheté les terrains nécessaires pour ce projet par voie de soumission. La MRC des Basques, qui est propriétaire de la station de glisse, a ainsi accordé ce mandat de développement à Construction B.C.K.

 

Ces condos de quatre pièces et demie seront donc érigés au pied de la montagne et permettront une vue sur le lac Saint-Mathieu. « Ils sont à vendre et les acheteurs pourront eux-mêmes décider s’ils veulent les utiliser pour de la location à des plaisanciers », a noté M. Bérubé.

 

« Ces condos de genre chalet sont une nouvelle tendance très populaire dans les stations de glisse », a ajouté Daniel Bouchard des Habitations Mont-Carleton, entreprise collaboratrice au projet.

 

La construction du premier jumelé a débuté récemment. Les fondations ont d’ailleurs été coulées le 11 décembre. Les deux premiers condos devraient être disponibles vers la fin du mois de février 2015, à temps pour la relâche scolaire. « Pour les autres condos, ce sera selon la demande », a conclu M. Bérubé. » (Fin du texte cité)

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# 1530             20 janvier 2015

Famille de Fernand Thibault

Fernand Thibault, natif de Saint-Mathieu-de-Rioux, est le fils de Donat Thibault et d’Yvette Rioux. Il a eu l’amabilité de m’expédier un texte concernant la petite histoire de sa famille. Je le reproduis avec plaisir :

 

« Je suis né le 21 janvier 1938, dans la chambre au sud-ouest de la maison d’Edmond Jean et d’Alexina Fournier. Le bon docteur Catellier me mit au monde sain et sauf. En cet hiver-là, mes parents avaient partagé la maison d’Edmond qui était parti avec mon père travailler dans les chantiers. Au printemps, la petite maison blanche voisine ― située entre la boucherie d’Arthur Fournier et la maison d’Edmond Jean ― devint libre et mon père s’empressa de la louer. Comme nous le verrons plus loin, nous y demeurâmes jusqu’en mars 1941. Cette propriété fut vendue à Augustin Thibault ― père de Roland ― qui y éleva sa famille et y mourut à un âge avancé.

 

Mes ancêtres pionniers de Saint-Simon

Mon premier ancêtre en la seigneurie Nicolas Rioux fut Hilarion et Marthe Lefebvre-Boulanger, sa femme. Ce pionnier, venu de L’Islet en 1805, s’établit sur une terre située à environ un kilomètre à l’est de la route de Saint-Mathieu sur la route 132. Cette terre est à l’intersection de la voie ferrée et de la route 132 qu’on appelle « la traverse ». Plus tard, en 1818, il acheta une autre terre à la limite de Saint-Fabien, de Grégoire Bélanger, qu’il divisa en deux pour en céder les moitiés à ses fils François et Pierre-Chrysologue. Ces terres demeurèrent en la possession des Thibault durant trois générations. Mon arrière-grand-père y est né.

 

L’ouverture du deuxième rang à la colonisation

Lorsque les seigneuresses Drapeau ouvrirent le deuxième rang à la colonisation, Hilarion et son fils François obtinrent chacun une censive de 10 arpents de front sur 30 de profondeur, partant de la terre de Pierre Bélanger ― à noter que depuis deux siècles, cette terre est toujours en la possession de Bélanger, descendants de Pierre ― allant vers l’est, en d’autres mots, jusqu’aux terres des frères Jean environ, du côté est de l’ancien chemin pour se rendre à Saint-Mathieu qui débouchait à la beurrerie de Gérard Belzile, ou de son père avant lui. Ce sont donc mes ancêtres qui ont commencé le défrichement de presque la moitié du deuxième rang de Saint-Simon. Un des fils d’Hilarion, Denis, à qui son père avait cédé un lot de deux arpents de front sur trente de profondeur sur son fief de 10 arpents de front, vendit celle-ci à un de ses frères et acheta une terre située à environ huit arpents à l’ouest du village ― très difficile d’évaluer aujourd’hui où commençait le village en 1830 ou 1840 ―.

 

L’arrivée de François-Xavier Thibault dans la nouvelle paroisse de Saint-Mathieu

Mon arrière arrière-grand-père Jean-Baptiste acheta deux terres de trois arpents de front situées entre Séverin Dubé et François Létourneau dans le bas de la paroisse, ― maintenant la terre no 28 au cadastre de Saint-Mathieu ― une possédait des bâtisses et il la céda à son fils François-Xavier qui épousait alors Zélie Caron. Il céda l’autre à un autre fils Ferdinand, mais il semble que ce dernier ne l’ait jamais habitée car il demeurait sur la terre no 39 au cadastre de Saint-Mathieu avant de devenir quincaillier et ensuite d’émigrer aux États.

 

Mon grand-père Jean-Baptiste est né sur cette terre no 28, il y demeura jusqu’au temps où la famille émigra à Fall River aux États. Il avait environ 15 ans, c’était au printemps 1895 ou 1896. Le séjour ne fut pas long car François-Xavier revint avec sa famille au printemps 1900, alors que sa femme était décédée d’un cancer du sein en 1898 à l’âge de 46 ans. Il acheta la terre no 329 au cadastre de Saint-Simon dans le deuxième rang juste après la courbe en haut de la colline.

 

Mariage de mon grand-père Jean-Baptiste

Le 18 mai 1909, mon grand-père Jean-Baptiste épousa Alice Bélanger, fille d’Antoine Bélanger et d’Émilia Desjardins de Saint-Mathieu. Le couple s’installa à Montréal car Jean-Baptiste, devenu bilingue, travaillait aux Ateliers Angus du Pacifique Canadien. Lorsque la guerre de 1914/1918 fut déclarée, Jean-Baptiste, ne voulant pas aller se battre en Europe, acheta la terre no 326/328 longeant l’ancienne route entre le 2e rang et le village de Saint-Mathieu. En 1937, mon père Donat épousa Yvette Rioux, petite fille de son rang et vint s’établir à Saint-Mathieu. Son premier emploi fut à la manufacture de boîtes à beurre des Dionne & Dionne, dont Réal était un des propriétaires avec son frère Onésime.

 

Le retour à la terre

C’est en mars 1941 que Donat acheta de Jean-Baptiste Jean une petite terre au 4e rang, partie sud du lac, située entre Edmond Dionne et Georges Rousseau. Ce n’était pas une terre, c’était des flancs de montagne. Il n’y avait pas plus de cinq ou six arpents en superficie qui était cultivable avec des instruments aratoires tirés par les chevaux. Les vaillants défricheurs avaient défriché des côtes où même les vaches avaient peine à se tenir debout ; parfois, on les voyait à genoux pour brouter. Bien sûr, il était possible de cultiver ces montagnes au pic et à la pelle, à la faucille et au râteau de bois, mais depuis l’avènement de la mécanisation agricole, toutes ces terres sont retournées à la forêt. Mon père qui voulait augmenter son troupeau s’empressa de faire l’achat de lopin de terre au sud du lac, près du ruisseau froid. Plus tard, il fit l’achat d’une terre de Romuald Jean, voisine d’Edmond Dionne, côté ouest. Cette terre a sûrement déjà été habitée car elle possédait encore une bonne grange. Dès qu’on avait franchi la première côte, on y trouvait de grands champs cultivables ; elle devait compter une quinzaine d’arpents en valeur.

 

La ruée vers l’Abitibi

Au printemps 1951, Donat accompagna ses amis Omer, Réal et Mathieu Ouellet en Abitibi dans l’idée d’acquérir une belle terre selon la propagande du gouvernement et le désir de tout bon habitant. Omer et Réal achetèrent des terres près d’Amos qu’ils n’ont presque jamais cultivées car ils étaient tous deux menuisiers et le travail ne manquait pas. Mon père et Mathieu n’avaient pas mordu à l’hameçon. Ils s’arrêtèrent donc à Beaumont sur le chemin du retour où, avec l’aide de l’agent des terres, ils trouvèrent tous les deux une très belle ferme à leur goût. En 1951, les agents des terres existaient encore comme au temps de la colonisation. Il s’agissait de Josaphat Morency, ancien maire et l’homme de Duplessis dans la paroisse. Monsieur Morency avait épousé une dame Rioux de Saint-Simon, petite cousine de ma mère. C’est la raison pour quoi mon père était allé le rencontrer.

 

Nous avons déménagé le 18 juin 1951 après avoir tout vendu à l’encan. Quant aux terres, elles furent vendues en parties à Edmond Dionne, Gérard Gagnon et Philippe Ouellet. La maison fut acquise par Adrien Saindon qui utilisa les matériaux pour agrandir la forge.

 

Voilà qui complète la vie de ma famille à Saint-Mathieu. Mais soyez assurés que même s’il est possible d’éloigner quelqu’un de ses racines, il est autrement plus difficile d’en déraciner son esprit. Mathéen un jour Mathéen toujours. » (Fin du texte cité)

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# 1500             14 janvier 2015

Ernest Dionne (1870-1947)

Le 26 juin 2010, à l’occasion de l’assemblée générale annuelle de l’Association des Dionne d’Amérique, Fernand Dionne a prononcé une allocution. Il m’a aimablement transmis le texte que voici :

 

« Notre président, Jean-Guy Dionne, m’a invité au cours du mois de juin à vous entretenir sur ma carrière à l’occasion de notre assemblée annuelle 2010 à Mont-Joli.

 

J’ai plutôt choisi de vous faire partager la fierté que j’ai développée au fil des ans pour mes origines dans la grande famille Dionne de la  paroisse rurale de Saint-Mathieu-de-Rioux située dans la MRC des Basques.

 

Élie Dionne est le premier Dionne à s’établir à Saint-Mathieu-de-Rioux en 1835 en provenance de Saint-Denis-de-la-Bouteillerie ; il était originaire de Kamouraska. Je vais vous épargner toute l’histoire de l’implantation des Dionne dans cette paroisse pour me concentrer surtout sur le vécu du petit-fils d’Élie Dionne, soit mon grand-père Ernest Dionne.

 

Il est né le 12 novembre 1870 et décédé le 11 novembre 1947 à l’âge de 77 ans ; il était le fils de Jean-Baptiste Dionne et Aglaée Rioux.

 

Mon grand-père était un bâtisseur et un entrepreneur tout à fait remarquable. Dès l’âge de vingt ans, en 1890,  il devient propriétaire avec son frère Ferdinand d’un moulin à farine au pied des chutes de la rivière Neigette au 4e rang.

 

L’année suivante, le 3 février 1891, il se marie avec Odila Vaillancourt et achète une terre tout près du moulin à farine le long de la Rivière Neigette dont la maison est encore occupée aujourd’hui par le cousin Raymond Dionne.

 

Quelques années plus tard, il construit un moulin à scie à l’est  de la rivière Neigette sur la rive opposée de sa ferme, suivi d’un deuxième moulin à scie, au cours des années 1920, situé celui-là sur la rive nord du grand lac Saint-Mathieu le long du ruisseau sur la terre de Louis Parent ; il existe d’ailleurs encore aujourd’hui des vestiges de ces deux moulins.

 

À l’hiver 1906-1907, en société avec son cousin Antoine Dionne, un génie de la mécanique à l’époque, il crée l’entreprise Dionne & Dionne et entreprend la fabrication de boites à beurre. En cette première année, 11 000 boites sont fabriquées par une douzaine d’employés dont trois Micmacs.

 

Au début de 1919, la manufacture est la proie des flammes ; les propriétaires n’hésitent pas à reconstruire et, dès la reprise de la production, Antoine vend ses intérêts à l’oncle Félix.

 

Dix mois après la reconstruction, la manufacture est de nouveau réduite en cendres. Cependant, armés de courage et de foi en l’avenir, mon grand-père et son fils Félix entreprennent la reconstruction de la manufacture mais, cette fois, au village pour se rapprocher de leurs employés.

 

On connaît la suite : cette manufacture de boites à beurre devient la plus importante au Canada avec une production moyenne de 400 000 boites par année, à un rythme maximum de 2800 par jour et de 4 1/2 à la minute, vendues dans cinq provinces canadiennes soit le Québec, l’Ontario, le Nouveau Brunswick, la Nouvelle Écosse et l’Île-du-Prince-Édouard ; le record de production a été de 3000 boîtes en une seule journée au cours de l'été 1951.

 

Pensons-y bien, créer en 1906, à l’âge de 36 ans avec un associé de 28 ans une manufacture de boites à beurre avec les moyens techniques fort limités de l'époque dans une petite paroisse inconnue peuplée de quelques centaines d’habitants relève de l’exploit.

 

En 1920, il acquiert le magasin général du village avec son frère Gonzague. Au décès de son cousin Antoine en 1934, il obtient la succursale de la Banque nationale.

 

Vers 1940, il acquiert la machinerie pour le déroulage du bois dur, tel l’érable, le merisier et le bouleau et fonde une fabrique de boites à fromage destinées à entreposer le fromage cheddar du Québec pour son expédition en bateau vers l’Angleterre. À la fin des années 1940, l’entreprise Dionne & Dionne entreprend la fabrication de boîtes à pommes qui sont vendues aux pomiculteurs des Cantons de l’Est.

 

Ces diverses productions fournissaient du travail jusqu’à plus de cent personnes pendant certaines périodes de production et garantissaient le plein emploi dans cette paroisse rurale de Saint-Mathieu-de-Rioux de telle sorte que plusieurs employés provenaient des paroisses environnantes de Saint-Simon, Sainte-Françoise et Saint-Eugène. 

 

Ces entreprises fournissaient, en plus, un revenu d’appoint aux cultivateurs par la vente de leur bois à l’entreprise Dionne & Dionne ou encore en travaillant à la coupe du bois dans les chantiers de l’entreprise pendant l’hiver.

 

Aussi, au cours des années 1935 à 1965, plusieurs dizaines de jeunes ont pu entreprendre des études grâce aux revenus gagnés en travaillant pendant l’été à la fabrique de boites à beurre.

 

Ernest Dionne et Odila Vaillancourt ont élevé seize enfants dont huit garçons et huit filles. Ces seize enfants, au cours de leur vie, ont été impliqués dans les entreprises de leur père à titre d’employés, de gestionnaires, d’associés ou de propriétaires.

 

Cette famille était animée et inspirée par la foi chrétienne que ses descendants conservent toujours vivante bien qu’elle s’exprime et qu’elle influence leurs vies de façon différente aujourd’hui. Sous cet aspect de la foi, il faut se rappeler que ma grand-mère Odila a été décorée de la Croix de Saint-Germain par l’Archevêque de Rimouski Mgr Parent pour son parcours de vie exemplaire.

 

Mes grands-parents ont aussi inculqué à leurs enfants la valeur du travail et le sens de l’entraide fraternelle et de la solidarité familiale. Mon grand-père a aussi transmis à ses filles et à ses fils la passion de l’entreprenariat et l’importance de s’investir dans la communauté sur le plan économique et social. Il n’est donc pas étonnant que l’on retrouve chez ses descendants autant d’hommes et de femmes d’affaires, de gestionnaires publics et privés et de professionnels de toutes formations sans doute influencés par les valeurs transmises par mes grands-parents et leur famille.

 

Mon grand-père était un autodidacte qui a appris les rudiments de la lecture, de l’écriture et du calcul à partir de quelques leçons d’une de ses tantes. Il a été le premier à Saint-Mathieu à être abonné à un journal et au téléphone et à posséder une automobile et un camion.

 

Il n’appréciait pas beaucoup l’expression «  travailler pour gagner sa vie » ; pour lui, il fallait faire plus, il fallait bâtir, développer et prendre sa place au soleil.

 

À n’en pas douter, mon grand-père fait parti des leaders québécois de cette époque ; il a contribué chez lui, dans sa paroisse et à sa façon à creuser toujours plus profondément nos racines francophones dans le sol québécois et à s’approprier des moyens de production susceptibles d’aider les siens à grandir, à prospérer et à contrôler leur devenir.

 

Par sa vision, son dynamisme et son action dans le milieu, il a contribué à notre survivance et à notre épanouissement collectif.

 

C’est pourquoi, il m’est apparu pertinent et justifié de vous le faire connaître et de me permettre ainsi de remplir un devoir de reconnaissance envers cet homme remarquable qui a influencé mon enfance et toute ma vie. » (Fin de l’allocution)

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# 1465             7 janvier 2015

Quatre sœurs Dionne centenaires

Les annales de Saint-Mathieu-de-Rioux peuvent se glorifier d’un exploit exceptionnel. Quatre sœurs natives de cette paroisse ont atteint et dépassé le seuil de 100 ans. Vous avez bien lu : quatre filles d’une même famille. Fernand Dionne, le neveu de ces femmes, m’a aimablement transmis un  texte où il présente les quatre centenaires. Voici ce texte écrit le 1er septembre 2010 :

 

« Chacun se souvient de l’immense impact médiatique soulevé par la naissance et la vie des célèbres jumelles DIONNE.

 

Aujourd’hui, notre grande famille mérite qu’on s’attarde à un autre événement exceptionnel alors que quatre sœurs Dionne ont atteint l’âge de cent ans.

 

Ces sœurs sont de la famille d’Ernest Dionne (1870-1947) et d’Odila Vaillancourt (1873-1951) de Saint-Mathieu-de-Rioux dans la MRC des Basques ; cette famille de huit garçons et huit filles s’est illustrée par la mise sur pied de nombreuses industries et commerces qui ont assuré le développement de cette paroisse rurale.

 

Je vous présente ces quatre sœurs :

 

CLAIRINA, mariée à Émile Gauvin de Saint-Simon et mère de 13 enfants. Elle est née le 6 janvier 1893 et décédée le 30 mars 1997 l’âge de 104 ans.

 

LÉDA, épouse en premières noces d’Amédée Plourde qui est décédé en 1918 de la grippe espagnole, à l’âge de 27 ans et laissant deux enfants. Avec Alphonse Bérubé, son deuxième mari, elle a eu sept enfants. Elle a œuvré plusieurs années dans les entreprises de son père avant de s’établir sur une ferme à Cacouna  au début de son deuxième mariage.

 

Elle est née le 3 avril 1895 et elle est décédée le 20 mai 2004 à l’âge de 109 ans.

 

VALENTINE, épouse de Magloire D’Anjou (comptable de l’entreprise Dionne & Dionne) et mère de quatre enfants ; elle a travaillé de nombreuses années dans les entreprises de son père. Elle est née le 1 mars 1909 et elle a maintenant l’âge de 101 ans.

 

Sr JEANNE DIONNE est membre de la Congrégation des Sœurs de la Providence et elle a célébré l’an dernier ses 75 ans de vie religieuse. Après ses études en sciences infirmières et plusieurs formations spécialisées en cours de carrière, Sr. Jeanne a œuvré dans de nombreux postes de responsabilités dans plusieurs hôpitaux du Québec à titre de directrice de la pédiatrie ou de directrice du nursing.

 

Son centenaire a été célébré avec faste (chants, musique et hommages) en présence de plus de soixante neveux, nièces et conjoints et plusieurs de ses compagnes de communauté qui lui ont témoigné leur affection et leur fierté.

 

Sr Jeanne est née le 6 juillet 1910; son centenaire a été célébré le jour de sa fête, soit le 6 juillet 2010.

 

Ces quatre sœurs Dionne centenaires font partie de ces femmes pionnières qui ont contribué par leur dévouement, leur engagement et leur fierté à assurer notre survivance collective.

 

Il nous incombe de profiter de cet événement pour leur signifier à elles et à toutes les femmes de leur génération notre reconnaissance et notre attachement aux valeurs qu’elles nous ont transmises. » (fin du texte cité)

 

Note 1. Valentine est décédée le 30 mars 2012 à l’âge de 103 ans. Sr Jeanne est encore vivante et elle fêtera ses 105 ans le 6 juillet 2015. Souhaitons qu’elle batte le record de sa sœur Léda qui est décédée à 109 ans.

 

Note 2. « Amédée Plourde avait une petite ferme à Sayabec. Dès son décès, mon grand père Ernest a envoyé son fils Félix et sa fille Alice s’occuper de la ferme et des funérailles. Félix avait le mandat de vendre la ferme et de ramener la petite famille à Saint-Mathieu. Ils avaient deux très jeunes enfants. Deux mois plus tard, ils étaient tous de retour et hébergés chez mon grand-père. » (Fernand Dionne)

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# 1430             31 décembre 2014

Un innovateur

Marc Jean est né à Saint-Mathieu-de-Rioux. Il est actuellement de retour dans son village natal. Après avoir réparé des instruments à vent pendant plus de 30 ans, il a conçu des ligatures pour différents instruments de musique comme les clarinettes et les saxophones. S’ajoute un modèle de barillet de clarinette fabriqué à partir de panache d’orignal.

 

Ses ligatures sont les plus performantes sur le marché international et sont l’objet d’un brevet aux États-Unis. « Créée sur le principe d'une anche de hautbois, la ligature Marc Jean libère les harmoniques comme aucune autre. Elle est maintenant la ligature préférée d'une dizaine de fabricants de becs parmi les meilleurs au monde et de très nombreux musiciens de tous les niveaux. Plus de 2 700 ligatures Marc Jean ont été vendues dans plus de 37 pays à ce jour, la grande majorité ayant été expédiée directement à des musiciens. »

 

« Les Ligatures Marc Jean facilitent substantiellement l'exécution de toutes les notes de tous les registres même pendant de longues périodes d'utilisation. Le son ainsi généré est plus propre, plus ouvert, avec plus d'harmoniques tout en libérant toutes les caractéristiques de votre bec. Plusieurs disent que les accents et nuances sont améliorés d'au moins 15 %. Même les attaques sont 15 % plus rapides. »

En cette fin d’année 2014, je suis fier de souligner les mérites de cet homme qui a créé une véritable petite entreprise et qui est considéré parmi les deux meilleurs au monde dans la fabrication de ligatures. Un fleuron pour Saint-Mathieu-de-Rioux.

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# 1405             26 décembre 2014

La néoruralité

Mélanie Doyon et Juan-Luis Klein du département de géographie de l’UQAM s’intéressent au phénomène de la néoruralité. En 2013, avec la collaboration d’autres chercheurs, ils ont signé un article dans la revue française Géographie, Économie, Société. L’article est intitulé La néoruralité au Québec : facteur présentiel d’enrichissement collectif ou source d’embourgeoisement ? Dans cet article, les auteurs étudient le cas de Saint-Mathieu-de-Rioux.

 

Ci-après, un extrait de cet article qui décrit le mouvement de population de cette paroisse. Les références ont été supprimées. On devra se référer à l’original pour les connaître.

 

« Saint-Mathieu-de-Rioux est situé à plus de 500 kilomètres de Montréal, dans la MRC des Basques, dans la région administrative du Bas-Saint-Laurent, au Québec. Le paysage mathéen, semblable à celui de l’arrière-pays de la MRC, est marqué par une série de collines boisées ainsi que par plusieurs plans d’eau notamment le lac Saint-Mathieu et le Petit lac Saint-Mathieu, le lac Alarie, le Petit lac Vaseux, le Grand lac Neigette et la rivière du Sud-Ouest. La municipalité est située à mi-chemin entre les deux principaux centres régionaux du Bas-Saint-Laurent, soit Rivière-du-Loup et Rimouski. Elle a été fondée en 1865 bien que la colonisation se soit amorcée au cours des années 1850. (NDLR La fondation de la paroisse fait référence à son décret d’érection civile. Quant à la date 1850, elle a été puisée par les auteurs sur le site de la Commission de toponymie du Québec. Toutefois, cette date est inexacte. J’ai demandé à la Commission, avec preuves à l’appui, de la changer pour 1830. Cette demande a été faite en mai 2014. La décision n’est pas encore rendue.)

 

Au cours des dernières années, Saint-Mathieu-de-Rioux a connu une croissance de population beaucoup plus importante que la moyenne du Québec. En 1996, la municipa­lité comptait 565 habitants, 601 en 2001 et 672 en 2006. Cette population est composée de 570 habitants de 15 ans et plus : la population active compte 280 personnes alors que le nombre d’inactifs s’élève à 290. Ainsi, entre 1996 et 2006, l’augmentation démographique a été de 18,2 %, alors qu’au cours de la même période, l’ensemble de la population rurale québécoise dimi­nuait de 3 %. Pourtant, la population de cette municipalité avait fortement décru de 1960 jusqu’au début des années 1990. Au cours des années 1970, la municipalité a connu une première vague de néoruralité, influencée par le mouvement de retour à la terre, ce qui avait permis de ralentir quelque peu la décroissance démographique, laquelle s’est poursuivie dans les années 1980.

 

La récente reprise démographique contraste avec la situation qui prévaut dans le reste de la MRC et de la région auxquelles la municipalité appartient. En effet, entre 1996 et 2006, la MRC des Basques a enregistré une diminution de population de 7,3 % et de plus de 17 % entre 1986 et 2006 alors que dans l’ensemble de la région du Bas-Saint-Laurent la population a diminué de 3,4 % au cours de la même décennie. Parallèlement à la récente reprise démographique de Saint-Mathieu-de-Rioux, on observe un vieillissement de sa population. En effet, entre 1996 et 2006, l’âge médian des habitants de la municipalité a augmenté de 7,4 ans, moins rapidement que celui de la MRC (9,5 ans), mais sensiblement plus vite que celui de l’ensemble de la province (4,7 ans).

 

Par le passé, l’agriculture constituait la principale activité économique de Saint-Mathieu-de-Rioux, alors que l’agroforesterie assurait un revenu d’appoint. L’industrie du sciage ainsi que la fabrication de boîtes à beurre en bois ont longtemps été les principales activités de transformation de la municipalité. Aujourd’hui, une importante composante de son économie repose sur le récréotourisme avec comme principaux attraits un centre de ski, le lac Saint-Mathieu et le Petit lac Saint-Mathieu où se pratique la voile, un terrain de golf, en plus des services d’une auberge et d’un camping. Toutes ces activités, combinées aux attraits du paysage, contribuent à la qualité du cadre de vie et sont de nature à attirer de nouveaux résidents. L’activité économique de la municipalité est ainsi passée de la production agricole et forestière à une économie tertiarisée, basée notamment sur les activités récréatives, touristiques et de villégiature, passant ainsi d’une campagne qualifiée de « ressource » à une campagne « cadre de vie ». (Fin du texte cité)

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# 1370             19 décembre 2014

Impôts et contributions

En 1938, l'Office de recherches économiques du Québec a publié le rapport d’un inventaire des ressources naturelles et industrielles du comté municipal de Rimouski. On y donnait beaucoup de renseignements sur Saint-Mathieu-de-Rioux qui était alors une paroisse de ce comté. On y retrouve des renseignements sur les impôts et contributions des pères de famille. Voici ce que l’auteur du rapport écrit :

 

« Chaque famille verse en moyenne une contribution monétaire annuelle de 30 $ pour l’entretien du culte. Cette contribution comprend la dîme, habituellement payée en nature, la capitation, les bancs, les collectes, etc. Les paroissiens supportent également une répartition légale de 23 $ en moyenne par famille ; cette répartition a pour but d'éteindre la dette d'église qui s'élève encore à 15 000 $.

 

Quant aux taxes municipales et scolaires, elles sont respectivement de 4 $ et 12 $ en moyenne par famille.

 

Les occupants du sol, étant établis sur la seigneurie Nicolas-Rioux, doivent aussi payer tous les ans une rente seigneuriale totale de 284,32 $.

 

En somme, chaque famille de cultivateurs doit verser annuellement quelque 70 $ pour les impôts ou contributions de toutes sortes. Notons que ces charges sont constituées dans une proportion de plus de 75 % par les taxes d'église.

 

L'évaluation municipale représente les 2/3 de la valeur réelle. » (Fin du texte cité)

 

J’ai été surpris d’apprendre que les habitants de Saint-Mathieu-de-Rioux devaient payer une rente aux descendants du premier seigneur alors que le régime seigneurial avait été aboli en 1854. Je n’ai aucune souvenance que cela existait dans les années 1940 et 1950.

 

Dans le même rapport, l’auteur estime le revenu moyen du cultivateur à 687 $. Le fait de verser 70 $ en contributions faisait un trou dans le budget de chaque famille.

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# 1325             10 décembre 2014

Carrières de grès

Depuis ses débuts, le bois fut une ressource naturelle importante dans le développement économique de Saint-Mathieu-de-Rioux. Une autre ressource plus méconnue est le grès.

 

On peut lire dans le Progrès du Golfe de Rimouski  en juillet 1966. « La carrière sera  exploitée, selon la décision récente du propriétaire M. Réal Dionne, par une corporation qui vient d’obtenir ses lettres patentes de la Province. La Carrière Saint-Mathieu Inc., dont le siège social sera à Saint-Mathieu, fera commerce de l’ardoise, de la pierre, du granit et de tous les produits des carrières. Ses membres Jean Beauvais, Jean-Marie Bouchard et Robert Truchon, avocats de Québec, pourront posséder un capital de 40 000 $ divisé en 25 000 actions ordinaires d’une valeur nominale de 1 $ chacune et en 1500 actions privilégiées d’une valeur nominale de 10 $ chacune. » (Fin du texte cité)

 

La Carrière Saint-Mathieu qui a été constituée le 13 mai 1966 a été dissolue le 27 avril 1984.

 

Voici un texte puisé sur le site du ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles du Québec :

 

« Près du lac Saint-Mathieu, deux carrières de grès ont été exploitées pour produire de la pierre de construction. La pierre de la carrière Dionne a été employée pour la construction de résidences et de deux monuments à Saint-Mathieu alors que celle de la carrière Gagnon a servi pour la construction des églises de Saint-Mathieu et de Sainte-Françoise, et pour les piliers du pont de chemin de fer au-dessus de la rivière Trois-Pistoles. De nos jours, ce grès est utilisé comme pierre de décoration pour parterres (dallage, muret), pierre de construction pour foyers et façades de maison. Une nouvelle carrière (Grès Basques) a été ouverte en 2005 pour les mêmes usages.

 

La roche exploitée appartient à la Formation de Robitaille. Il s’agit essentiellement d'arénite quartzitique, à grains variant de fins à moyens et en lits mal définis de 10 à 20 cm d'épaisseur. La couleur varie du brun rosé, au rouge et au blanc crème, la roche étant parfois rubanée rouge et blanc crème. » (Fin du texte cité)

 

Dans ce domaine, il faut ajouter l’entreprise Les Grès Saint-Mathieu Inc. dont j’ai parlé à l’article 1180.

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# 1290             3 décembre 2014

Le charbon de bois

Pendant le 20e siècle, la paroisse de Saint-Mathieu-de-Rioux a maintenu un taux enviable de prospérité grâce à un apport industriel important qui est venu compenser le déclin de la ruralité. Une usine de charbon de bois qui opère depuis 1978 en est un exemple éloquent. Les anciens de cette paroisse seront heureux d’apprendre que cette usine emploie près d’une vingtaine de travailleurs. Je me permets de citer un article d’Hugues Albert tiré du journal Info Dimanche en date de 4 août 2014.

 

« L’usine de Charbon de bois franc Basques produit du charbon d’érable depuis plus de trois décennies. Il ne reste plus que deux usines du genre au Canada, dont celle-ci à Saint-Mathieu. Fondée en 1978, l’entreprise a été acquise en 1988 par Produits forestiers Basques avant de passer aux mains des employés cadres de cette corporation en 2013.

 

On a su y maîtriser l’art de fabriquer un produit de qualité qui est reconnu et convoité par des chefs, des traiteurs et de fins connaisseurs de barbecue et de grillades dans la plupart des grands centres du nord-est de l’Amérique du Nord, que ce soit de Montréal, Boston, Toronto ou New York.

 

Mieux connu sous les marques Charbon de bois francs Basques et Nature’s Own, le produit doit son succès à la combinaison d’une précieuse expérience acquise par ses employés et du choix de sa matière première, principalement des billes de bois d’érable à sucre et de bouleau jaune (merisier). Le charbon de bois produit par Produits forestiers Basques offre un bilan de carbone neutre en GES (gaz à effet de serre). La matière première utilisée provient de programmes d’aménagement forestier en conformité avec les règles d’aménagement forestier durable. On n’utilise que des portions d’arbres résiduelles après que les billes de sciage en ont été extraites.

 

Depuis quelque temps, on voit chez les consommateurs un intérêt renouvelé dans le choix du charbon de bois comme mode de cuisson. Plusieurs facteurs y contribuent. Le goût unique du charbon de bois Basques procure aux aliments des odeurs et des arômes naturels du bois.

 

Le directeur général David Huard explique que le volume de production est écoulé à parts égales au Québec, en Ontario et aux États-Unis et que 90 % de la production destinée au Québec est vendue dans la région de Montréal. « L’acheteur numéro 1 au Québec est le chef propriétaire qui veut distinguer la cuisson qu’il effectue dans son restaurant de tous ses concurrents. Et avec le charbon de bois naturel comme nous produisons, il y parvient assurément. On retrouve aussi d’autres clients de pays du Maghreb ou de la Méditerranée qui veulent préserver cette méthode de cuisson ancestrale. Aussi avec l’avènement du poêle en céramique de type Kamado, l’amateur de barbecue de fin de semaine pourra prolonger la période d’utilisation du charbon de bois bien au-delà de l’été. Il pourra le faire pendant toute l’année. » Le charbon de bois regagne ses lettres de noblesse qu’il avait perdues au profit de la briquette, du propane ou du gaz naturel.

 

M. Huard estime à plus de 3000 tonnes de charbon de bois qui seront produites en 2014 à l’usine de Saint-Mathieu, qui dispose de 20 fours de carbonisation. Dix-neuf travailleurs s’activent au site de mars à décembre. L’entreprise ne cesse d’améliorer l’environnement de travail des employés grâce à un traitement de plus en plus efficace des fumées générées par la carbonisation du bois et à l’apport d’équipements de plus en plus sophistiqués dans le cadre de ses opérations, ce qui contribue au rehaussement de la qualité de l’air. L’entreprise est constamment en recrutement de main-d’œuvre. Elle propose un niveau salarial des plus intéressants avec des horaires flexibles. L’usine de carbonisation fonctionne 24 heures par jour et sept jours par semaine.

 

L’entreprise explore d’autres avenues pour valoriser les fins résidus du bois transformé en charbon à son usine de Saint-Mathieu. La fine granulométrie, c’est-à-dire la poussière de charbon produite, pourrait être utilisée en métallurgie et en horticulture, ainsi que pour la fabrication de briquettes. » (Fin du texte cité)

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# 1285             2 décembre 2014

Nouvelles de Roland Thibault

J’ai reçu un message de Roland Thibault, un ancien de Saint-Mathieu, que je remercie beaucoup. Ce dernier m’a autorisé à publier son message. Le voici :

 

« Récemment, ma nièce Carmen Vaillancourt, fille d’Émilien Vaillancourt, époux en secondes noces de ma sœur Cécile Thibault, fille d’Augustin Thibault de St-Mathieu et de Marie Dubé de Notre-Dame-du-Lac, m’a fait parvenir l’adresse de ton blogue où j’ai pu y lire « Les charleries ». Que de plaisir et d’intérêt à fouiller tous ces documents !!!

 

Je m’empresse de te féliciter pour toutes les informations que tu nous fournies concernant ce beau coin de pays où j’y ai passé les belles années de ma jeunesse. Je me prénomme Roland et je suis né à Rivière-du Loup le 26 avril 1930. C`est aussi l’endroit où j’ai débuté mes études primaires, soit de 1936 à l’automne 1938. À ce moment-là, notre père, n’ayant plus d’emploi à Rivière-du-Loup, dut déménager la famille à Squatec où un travail lui était offert. Puis, à l’automne 1941, la famille déménagea à nouveau, mais cette fois, c’était pour s’établir à St-Mathieu où demeuraient nos grands-parents, Pierre Thibault et Joséphine Lepage.

 

Le jour même de notre arrivée à St-Mathieu, alors que nous aidions papa à décharger le camion qui transportait bagages et meubles de la famille, un jeune garçon de mon âge est venu me souhaiter la bienvenue. Ce fut mon premier ami à St-Mathieu. Il s’agit de Patrice Dionne, fils d’Omer Dionne et de Cécile Ouellet qui demeuraient alors à St-Mathieu et, quelques années plus tard, à Rimouski. Je garde un souvenir impérissable de ce contact amical à notre arrivée dans cette accueillante paroisse du Bas-du-Fleuve. Des amis à St-Mathieu, j’en ai eu beaucoup d’autres par la suite !

 

Nos parents ont ainsi résidé à St-Mathieu de 1941 à 1972. La maison familiale était située entre celle d’Arthur Fournier et celle d’Edmond Jean, en face de la boutique de forge de Napoléon Saindon. C’est donc au vieux couvent du village que j’ai terminé mes études primaires en 1944. Au mois de septembre de la même année, j’entrais au Séminaire de Rimouski pour entreprendre les études classiques. Je m’y retrouvais avec les confrères de St-Mathieu, soit mes amis, Patrice Dionne, Fernand Dionne, Rosaire Dionne, devenu l’abbé Rosaire, bien aimé et regretté de tous, ainsi que Joseph-Paul Boulanger, fils de Chs-Eugène Boulanger et de Clairina Parent. Malheureusement, à la fin de la classe de Versification, soit après avoir terminé la moitié du cours classique, au lendemain du retour à la maison pour les vacances d’été, nous apprenions avec stupéfaction que Joseph-Paul s`était noyé dans la rivière St-Mathieu, le 20 juin 1948, à l’âge de 16 ans et 6 mois. Il faut se souvenir qu’il faisait une chaleur suffocante cette fin de semaine-là. Voulait-il se baigner ou aller à la pêche ? Nous venions de perdre un confrère très aimable et fort sympathique dont nous nous souviendrons toujours. 

 

Les études classiques terminées, j’entrais à l’Université Laval à l’automne 1952 pour suivre le cours en « Sciences Appliquées », section génie civil. Vous vous demandez peut-être qu`était devenu mon ami Patrice ? Hé bien, il était inscrit lui aussi au même cours à l`Université Laval. C’est ainsi qu’en 1957, nous quittions l’Université, en possession du diplôme qui nous permettait d’exercer la profession d’ingénieur civil.

 

Alors que j’étais encore aux études, je me suis marié en 1956 à Huguette Vaillancourt, fille d’Henri Vaillancourt et de Germaine D’Auteuil de St-Mathieu. Le mariage a eu lieu à St-Fabien, étant donné que mes beaux-parents étaient déjà résidents de cette paroisse depuis quelques années. Quatre enfants sont nés de notre union entre les années 1958 et 1966. Inutile de vous dire que nous sommes très fiers des dix petits-enfants qu’ils nous ont donnés.

 

Augustin, notre père, est décédé le 17 avril 1971 à Rimouski, alors que Marie, notre mère, décéda à Montréal le 22 mai 1984. La famille comptait six enfants, à savoir :

 

 Raynald, né à Notre-Dame-du-Lac le 30 mars 1927, marié à Rita Saindon à St-Mathieu le 27 août 1947. Il est décédé à la Pocatière le 14 septembre 2013. Notons qu’il a été le dernier des enfants à quitter St-Mathieu, de mémoire, en 1968.

 

Thomas, né le 21 octobre 1928 à Rivière-du-Loup, marié à Noëlla Lagacé de Cabano le 15 octobre 1960, est décédé le 19 octobre 1986 à Rimouski, lieu de sa résidence.

 

Roland, le soussigné, dont la présentation a été faite ci-avant.

 

Noël, né le 24 décembre 1931 à Rivière-du-Loup, marié le 4 août 1952 à Rachel Lebel de Trois-Pistoles. Rachel est décédée le 25 janvier 2006 à Baie-Comeau où Noël demeure toujours.

 

Gemma, née le 15 décembre 1933 à Rivière-du-Loup, mariée le 25 juin 1952 à Roger Ouellet, fils de Ludger Ouellet et de Claudia Caron de St-Mathieu. Roger est décédé à Roberval le 19 mai 2014.

 

Cécile, née le 28 février 1936 à Rivière-du-Loup, mariée à St-Mathieu le 31 juillet 1956 à Émilien Vaillancourt, fils de Charles Vaillancourt et de Marie-Anne Albert. Émilien est décédé le 9 décembre 2001 à Rimouski. Cécile demeure maintenant à St-Simon.

 

Nous vous assurons que nous gardons un excellent souvenir de St-Mathieu, ainsi que de ses concitoyens. En ce qui nous concerne, à moins de circonstances défavorables, mon épouse et moi auront le plaisir d’être présents au 150e anniversaire de St-Mathieu en 2016.

 

Roland Thibault »

 

Espérons que d’autres anciens de la paroisse ou des résidents actuels suivront l’exemple de Roland Thibault et oseront me fournir des renseignements sur leur vécu. La porte est ouverte.

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