(Dessin réalisé au primaire)

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Les charleries

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Ce blogue contient des souvenirs, des anecdotes, des opinions, de la fiction, des bribes d’histoire, des récréations et des documents d’archives.

Charles-É. Jean

Séminaire de Rimouski

# 5555             18 septembre 2020

Trousseau des élèves en 1876

Dans son édition du 30 août 1876, le Courrier du Canada publie des extraits du prospectus du Séminaire de Rimouski. Voici ce qu’on écrit au sujet du trousseau des élèves :

 

« Costume  - Il consiste en un capot de drap bleu avec nervures blanches, descendant plus bas que le genou, d'une ceinture en laine verte, pantalon noir, d’une cravate noire avec chemise blanche faite suivant le modèle qui sera fourni par le Directeur. En hiver, on ajoute une bande d’astrakan ou de mouton à la casquette d’été.

 

De plus, chaque élève devra être pourvu des effets suivants :

- Une couchette en fer ou en bois avec un sommier à ressort ou piqué,

- Un matelas et deux oreillers,

- Une valise, coffre ou autre buffet pour mettre son linge,

- 2 paires de draps de lit,

- Autres couvertures à son gré,

- 4 taies d'oreiller,

- 6 serviettes de table,

- 4 chemises au moins,

- 3 camisoles,

- 6 serviettes de toilette,

- 2 paires de pantalons,

- 1 douzaine de mouchoirs,

- 2 cravates,

- 1 paire de caoutchouc (bottes),

- 1 parapluie,

- 3 paires de caleçons, 

- 1 douzaine de collets,

- 6 paires de bas,

- 2 robes et bonnets de nuit,

- 2 paires de chaussures au moins,

- Peignes, brosses pour les dents, les cheveux, les hardes, les chaussures, gobelet, savon,

- 2 sacs au linge sale,

- Pour l’hiver, 1 pardessus, un cache-nez ou crémone, 1 paire de mitaines ou gants.

 

Pour le réfectoire, chaque élève devra fournir son couteau, sa fourchette, ses cuillers et son gobelet. Le Séminaire ne fournira que les assiettes et la tasse à thé.

 

On ne permettra les chaussures à hautes jambes et les chaussures à semelles ferrées que dans la cour, et jamais à l'intérieur.

 

Les parents pourront ajouter tels effets qu'ils voudront à ceux qui sont ici mentionnés. Aucun élève ne sera admis sans avoir au moins tous ces effets. Un maître examinera la valise de chacun à son entrée. Tous ces objets devront être marqués lisiblement au nom de l'élève : sinon on les fera marquer à ses frais après son arrivée. » (Fin du texte cité dont l’ordre a été légèrement remanié)

 

Imaginez la scène du père de famille qui va reconduire son fils pensionnaire au Séminaire dans une voiture tirée par un bœuf ou par un cheval. En 1876, le train intercolonial Rivière-du-Loup/Nouveau-Brunswick vient à peine d’être inauguré. Il n'y a pas d'automobile.

 

Que voit-on principalement dans la voiture ? Les deux personnages, le lit avec matelas, la valise et peut-être des produits de la ferme comme du bois de chauffage, une caisse de livres de beurre, des poches de pommes de terre, une caisse d’œufs, des p’tits cochons, des poules, etc. Cette façon de payer la pension était encouragée car l’argent circulait peu.

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# 5520             27 août 2020

Un fossile au Séminaire

Le Journal de l’instruction publique, dans son édition de novembre 1869, nous apprend qu’un fossile a été trouvé à Bic en 1869 et que ce fossile a été donné au musée du Séminaire de Rimouski. Le titre de l’article que voici est Fossile animal.

 

« Dans le cours des excavations qui se poursuivaient au Bic, sur le tracé du chemin de fer, la pioche des travailleurs mit dernièrement à jour le squelette entier d’un animal marin mesurant  13 pieds de longueur. Enfoui dans le sous-sol à 14 pieds de profondeur, le fossile était enveloppé dans une argile extrêmement dure, et l’on ne parvint pas sans peine à le désagréger complètement. Malgré la désarticulation des ossements résultée de cette opération première, il ne sera pas difficile de reposer le squelette et de lui redonner sa forme intégrale.

 

Des personnes que cette découverte intéressait ont cru voir dans ces restes les os de quelque poisson dont la tête, pourvue de deux canines ou défenses à la mâchoire supérieure, démontre assez que le sujet dont nous parlons appartient à la famille des vaches marines appelées morses par les naturalistes. Moins la grandeur de la taille et le pelage rousse, ces animaux ont beaucoup de ressemblance avec les phoques (loups-marins) si communs dans les eaux du golfe.

 

Quant à celui qui nous occupe, la dépouille en a été retrouvée dans un fonds avoisinant la propriété de M. Georges Sylvain. On se demande par suite de quelle révolution sous-marine ou terrestre, cet individu de l’une des nombreuses espèces qui peuplent les mers du Nord se retrouve-t-il, si loin de ses eaux natales, à cette profondeur de 13 pieds et demi sous terre, à distance assez considérable des bords du Saint-Laurent, qu’une montagne élevée sépare du lieu où ses ossements gisaient ? Est-ce là un débris antédiluvien ? Serait-ce plutôt un visiteur inattendu de la mer glaciale, s’égarant dans notre fleuve au moment où survenait le cataclysme de 1653 ?

 

Bien que nous jugions le problème digne de toute l’attention des archéologues, nous devons cependant en abandonner la solution à d’autres. D’ailleurs les amis de la science auront plus d’une fois, s’il leur en tient l’occasion, d’examiner ce fossile remarquable, puisque M. le grand-vicaire de ce diocèse en a fait l’acquisition dans la vue tout-à-fait libérale de donner au morse squelette une place d’honneur dans le musée du Séminaire de Rimouski. (Voix du Golfe) » (Fin du texte cité)

 

Un autre fossile de morse avait été trouvé à Rimouski en 1853. C’est ce que raconte l’abbé Charles Guay en 1873 dans Chronique de Rimouski, volume 1 :

 

« Le fossile d’un morse a été découvert en 1853, à 200 pieds au-dessus du niveau du Saint-Laurent, et à trois lieux dans l’intérieur de Rimouski, et faisait partie du musée de M. l’abbé Tanguay, qui en a fait cadeau à l’Université Laval. »

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